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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 15:11

 

Nicolas Sarkozy a atteint en avril, un très bas niveau d’opinions favorables dans les sondages. J’ai enregistré le % d’opinions positives qu’il a obtenu, dans 9 médias au long du mois d’avril.

 

 

                                       AVRIL      

Sofres Figaro                     28

Opinion Way Metro            31

Ipsos Le Point                    32                   

BVA Orange Express        40                   

IFOP JDD                            31                              

LH2 Nouvel Obs                  38

IFOP, Paris Match               33                   

Via Voice Libération           35                   

CSA Le Parisien                 34                   

 

 

Moyenne                               33,5

 

 

Comme on peut le noter, la dispersion est grande allant de 28 à 40%, due sans doute à la variété  des questions posées qui ne sont pas exactement les mêmes (avez-vous une opinion positive de NS ?..., faites-vous confiance à NS ?...), aux techniques de chaque institut et aux dates de réalisation des enquêtes, les premières étant effectuées au tout début du mois, la dernière, BVA Orange Express, en fin de mois.  La moyenne fait apparaître un niveau de 33,5 %   d’opinions positives, ce qui est assez bas, mais représente un socle honorable, à partir duquel rebondir!

 

Il est vraisemblable que ce niveau remontera dans les semaines qui viennent (les dernières enquêtes témoignent d’une stabilisation voire d’un léger progrès) et qu’il redeviendra proche des 50% lorsque les résultats positifs dans les domaines de la croissance, de l’emploi et de la sécurité s’affirmeront et viendront illustrer et  justifier les réformes entreprises comme  la politique suivie.

 

Chaque mois je publierai ce « baromètre »  constitué  de ces 9 sondages et de leur moyenne.  

 

Marc d’Héré

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 11:04

 

Par Yves Urieta, de La Gauche Moderne...

 

Les français ont envoyé un message fort lors des élections régionales. Dans cette période de crise mondiale et même si la France est moins touchée que la plupart des autres pays, il faut avoir conscience de l’inquiétude de nos concitoyens, que beaucoup de nos compatriotes sont malheureux, dans la détresse.

Notre devoir est de tout faire pour sortir de cette situation le plus rapidement possible.

Pour cela la France a besoin de continuer les réformes justes, comme le régime de retraite. Mais en préservant les retraites par répartition, le montant de celles-ci et en tenant compte de la pénibilité des métiers. Sur ce dossier les organisations syndicales, les partis politiques doivent arriver à un consensus, en laissant la démagogie de côté. Cette réforme est vitale  pour la majorité des français.

Chacun d’entre nous a le droit de vivre sa retraite en toute sérénité.

Tout le monde sait que la réforme du régime de retraite est indispensable, alors si nous voulons que les français aient à nouveau confiance en nos politiques menons ce chantier rapidement, avec sérénité dans l’intérêt de tous.

Je suis un homme de gauche qui soutient la politique de notre gouvernement car je pense depuis toujours qu’il est indispensable que les femmes et les hommes de ce pays se rassemblent  dans l’intérêt général de la France et des français.

C’est ce que fait le Président de la République avec l’ouverture. Il n’y a rien de pire que le sectarisme de gauche ou de droite.

Les réformes entreprises par le gouvernement sont  mal comprises, car à mon avis illisibles par les français qui souffrent de la crise. Lorsque nous discutons avec eux ils nous disent leur incompréhension, leur révolte contre le bouclier fiscal et les niches fiscales. Ils ont l’impression que le gouvernement ne fait rien pour eux et de ce fait sont attentifs aux sirènes de la démagogie de l’opposition.

Les français ont besoin aujourd’hui d’un geste fort du pouvoir. Je pense que cela pourrait être la suspension pendant 3 ans du bouclier fiscal et de certaines niches fiscales. Certains estiment que cela permettrait à l’Etat de récupérer environ 100 milliards par an. Ceux-ci pourraient d’une part être reversés au Fonds de réserve des Retraites et d’autre part utilisés pour la réduction de notre dette.

Compte tenu de la période exceptionnelle que nous traversons cette mesure ne serait en aucun cas un retour en arrière, une dérobade, mais un signe d’une écoute profonde de nos concitoyens et d’un geste de solidarité des plus aisés d’entre nous, pour aider à la sortie de crise le plus rapidement possible.

C’est comme cela que nous serons capables de nous écouter, de nous entendre, de nous comprendre. Poursuivons ensemble la réforme juste prônée par la Gauche Moderne.

Yves URIETA

Ancien Maire de Pau

Membre du Conseil Permanent de la Gauche Moderne

 

 

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 20:37

Le Premier ministre François Fillon, interrogé par Claude Askolovitch et Soizig Quemener , dans Le JDD du 27 mars 2010.

                               

Combien de temps est-ce tenable pour vous d’être beaucoup plus populaire que le président de la République?
Les sondages, ça monte et ça descend. Ils ne sont un problème que s’ils sont utilisés à des fins personnelles. Ma conception est claire: le Premier ministre met en œuvre la politique du président de la République, légitimée par son élection. Ce qui compte, c’est le résultat des élections et le président de la République, c’est Nicolas Sarkozy.

Mais vous ne pouvez rien contre le désir de la droite profonde et de ces parlementaires qui vous applaudissent, et fulminent contre le Président…
Les popularités ou les humeurs, c’est quelque chose de changeant. Ce qui comptera, ce sont nos résultats. Nous sommes arrivés aux responsabilités sur un programme ambitieux, que la crise est venue percuter. Notre sujet, c’est de renforcer les mesures contre le chômage, de reprendre la lutte contre les déficits, de recentrer et d’amplifier notre action. C’est la leçon que je retiens des régionales. Rien n’existe que cela. Il ne peut pas y avoir de rivalité entre le Président et son Premier ministre parce qu’il en va de la cohérence du gouvernement de la France et donc de l’intérêt national. Je vais être très clair: Nicolas Sarkozy est le candidat naturel de la majorité en 2012.

Et si vous n’êtes plus Premier ministre dans six mois?
Compte tenu de mon éthique politique, compte tenu de mes références politiques, je suis et je serai loyal à Nicolas Sarkozy. Depuis dimanche soir, ce que je lis et j’entends sur mes relations avec le président de la République relève de la manipulation. On cherche à écrire une histoire qui nous monterait l’un contre l’autre, pour affaiblir l’exécutif.

"Le gaullisme est une éthique, pas un programme clés en main"

Votre interview sur TF1, prévue mercredi, a pourtant bien été annulée à la demande du Président?
C’est une décision que nous avons prise tous les deux en tête à tête. A l’origine, le Président ne devait pas s’adresser directement aux Français. Mais il a finalement décidé de le faire. Cela n’avait pas de sens que je m’exprime le même jour que lui.

Selon Luc Ferry, la droite a besoin de revenir au gaullisme social, ce qui expliquerait au passage votre popularité…
Le gaullisme est une éthique, ce n’est pas un programme clés en main pour répondre à la crise que rencontre le pays aujourd’hui. Au-delà de cette référence, il y a des sensibilités à l’intérieur de la droite, dont une sensibilité plus sociale à laquelle j’ai toujours appartenu. Que cette sensibilité s’exprime de façon plus forte, oui. Mais le pays doit relever des défis d’organisation, d’efficacité économique, de désendettement, de réduction des déficits pour protéger les Français et leur mode de vie. Avec un déficit de 8% du PIB, un endettement élevé, des points de compétitivité à gagner sur son voisin allemand, l’Etat ne peut pas devenir un guichet ouvert. Je me souviens aussi que le général de Gaulle, en 1945 comme en 1958, avait redressé la situation économique et sociale de la France.

Ne faut-il pas reconnaître que le programme de 2007 est devenu obsolète?
Le programme de 2007, on peut le résumer ainsi: depuis vingt ans, la France a fait preuve de beaucoup d’attentisme sur les évolutions à apporter à son organisation économique et sociale. Il faut maintenant entrer dans un effort de réforme rapide car la compétition est intense. Cet engagement-là est encore plus fort, plus justifié aujourd’hui qu’il ne l’était avant la crise. L’économie mondiale est repartie à grande vitesse. La France joue dans les prochains mois une partie très importante qui est son maintien dans le peloton de tête des pays développés et au même niveau que l’économie allemande. C’est cela, le véritable enjeu.

C’est ce que vous expliquerez lundi aux parlementaires de la majorité?
A l’initiative de Jean-François Copé et Gérard Longuet, nous avons ouvert un débat avec la majorité, qui passe par une réunion de travail que je conclurai demain (lundi), puis par la réception des parlementaires mercredi par le Président. C’est un débat dans le cadre des engagements du mandat présidentiel, qui s’achève en 2012 et pas avant. Telle est la règle de la Ve République. Mais les parlementaires sont en prise directe avec les Français. Ils ont des choses à dire à l’exécutif. Je veux les écouter et j’ai besoin de chacun d’eux dans les prochains mois.

"Je n’engagerai pas la responsabilité du gouvernement"

Pour changer de politique?
C’est un débat sur le rythme législatif et les priorités. Les députés réclament des ajustements et des approfondissements. On ne change pas une politique engagée depuis trois ans, qui commence à peine à produire ses effets, au risque de rater le train de la croissance qui repart. Ce que nous avons fait, pour aider les entreprises, notamment en supprimant la taxe professionnelle, va payer maintenant en termes d’emploi.

Donc vous ne changez rien?
Nous allons nous concentrer sur trois priorités. Amplification des mesures pour la sortie de crise et le recul du chômage. Poursuite de la réduction des déficits: on voit bien avec la situation de la zone euro les dangers qu’ils font peser sur l’avenir de l’économie européenne. Et, enfin, réponse au besoin de protection, tel qu’il s’est exprimé pendant cette campagne: la sécurité évidemment; la santé, avec cette question préoccupante de territoires à faible couverture médicale; et la crise agricole, on peut même dire la crise du monde rural.

Au terme de ces retrouvailles avec la majorité, allez-vous refaire valider votre gouvernement en sollicitant la confiance du Parlement?
Non. Je n’engagerai pas la responsabilité du gouvernement, et je ne prononcerai pas de discours de politique générale. Il n’y a pas de raison de le faire. Il n’y a pas de nouveau contrat avec le peuple, ni de changement de cap politique, ni de doute sur le soutien de la majorité. Nous devons trouver des réponses qui ne se posaient pas en 2007, parce que la crise est passée par là.

Où placez-vous la question des retraites?
C’est LA réforme des mois à venir.

Mais les déficits sont votre priorité…
C’est une question essentielle: il y a un moment où le niveau d’endettement est simplement insoutenable. Les comptes sociaux pèsent très lourd, mais ce n’est qu’un aspect du problème. Nous allons continuer la réduction des effectifs de fonctionnaires. Nous allons surtout poursuivre le gel des dépenses de l’Etat dans le prochain budget. C’est un effort extraordinaire, extrêmement compliqué à mettre en œuvre…

"Il ne faut pas casser le retour de la croissance

Nicolas Sarkozy a-t-il toujours partagé votre conviction?
Il n’y a jamais eu de désaccord entre lui et moi sur ce sujet. Il ne peut pas y en avoir, pour une raison simple, c’est qu’une économie trop endettée étouffe la croissance. Et chacun sait qu’il est très important que la France conserve un haut niveau de confiance des marchés, cela lui permet de financer son endettement à des taux raisonnables.

Les retraites, ce n’est pas seulement un problème de déficits, c’est une affaire de cohésion sociale…
La meilleure façon d’assurer la cohésion, c’est de pérenniser les retraites. S’il n’y a pas de réforme, on exposera les générations à venir: un gouvernement ultérieur sera forcé de baisser les pensions. La priorité des priorités, c’est d’assurer le financement au niveau où elles sont aujourd’hui.

Changer le ministre des Affaires sociales à mi-négociation, n’est-ce pas problématique?
La vraie négociation s’engage maintenant. Le conseil d’orientation des retraites va rendre son analyse à la mi-avril, tout débutera à ce moment-là. Au passage, la seule chose intelligente que la gauche ait faite sur les retraites, c’est la création de ce conseil. Il a permis l’établissement d’un diagnostic partagé sur la question. J’espère que la gauche va éviter de se désolidariser du COR dans un accès de démagogie…

Pourquoi en cette période de crise ne pas abroger le bouclier fiscal, pour envoyer un signal de justice sociale?
C’est un argument démagogique. Nous avons déjà le niveau de prélèvements obligatoires le plus élevé du monde. Il ne faut pas casser le retour de la croissance.

Le PS tient "un discours facile et démagogique"

Vous poursuivez la réforme territoriale?
Oui, parce que nous voulons simplifier et rendre plus efficace l’organisation des territoires. Sur le mode de scrutin, le gouvernement est ouvert aux propositions de la majorité. Cette réforme va de pair avec une réduction des dépenses. La dépense publique a atteint ses limites: on prélève 41% de la richesse nationale, et on en dépense 55 %. Nous avons l’obligation de réduire la part de la dépense publique dans l’économie. L’Etat a commencé à le faire. Les collectivités locales doivent prendre leur part de l’effort.

Comprenez-vous que Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, soit "désespérée"?
Elle a eu tort de s’exprimer comme elle l’a fait. Je respecte ses convictions mais il y a une seule ligne dans un gouvernement. Elle n’y est d’ailleurs pas la seule comptable de l’ambition écologique. Je lui en ai parlé et je crois qu’elle l’a compris.

Dominique de Villepin est une menace?
Créer un nouveau parti n’est pas à la hauteur des défis qu’il prétend relever.

Votre discours uniquement rigoriste n’ouvre pas la porte aux socialistes?
Je crois que les Français sont préoccupés par les déficits, dont ils savent qu’ils les menacent. Quant aux socialistes, ils devraient être réalistes avec eux-mêmes. C’est nous qui avons alourdi la fiscalité sur les stock-options que Laurent Fabius avait allégée. Sous Jospin, ils ont privatisé plus que tout autre gouvernement de la Ve République. Aujourd’hui, ils tiennent un discours facile et démagogique, sur la fiscalité notamment, mais ils sont totalement isolés dans l’Union européenne.

Nicolas Sarkozy et la droite auront-ils quelque chose de nouveau à dire en 2012?
Nous gouvernons. Et j’ai dit au conseil national de l’UMP que le parti devait commencer à travailler dès maintenant à notre futur projet.

François Fillon interrogé par le JDD

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:53

Regard n° 1: semaine du 22 au 28 mars
...


Régionales, réaction présidentielle.

 La réponse de Nicolas Sarkozy à l’échec des régionales et au message donné par les  Français  en s’abstenant massivement et en votant pour les oppositions, a été la bonne.  Appel à entrer dans le gouvernement, à des personnalités venant de la partie la plus contestataire de la droite (un chiraquien et un villepiniste) tout en suspendant,  provisoirement, une ouverture nécessaire mais mal comprise.  Réaffirmation des fondamentaux, renforcement de la politique en faveur  de la relance économique et donc de  l’emploi, poursuite des réformes urgentes notamment celle sur les retraites.  Sa déclaration a eu peu d’effet, car pour l’instant  le Président est « inaudible » mais elle constitue un premier pas fondateur sur le chemin vers le retour de la croissance et la reconquête de l’opinion.                                                       

 

 

Taxe carbone.

Une erreur dans la réponse de l’exécutif : le report de la taxe carbone  dont l’application en France est conditionnée  à son instauration aux frontières de l’Europe. Erreur aggravée par une mauvaise communication du Premier ministre à ce sujet. Le projet de taxe carbone a été, il est vrai, très mal rédigé et très mal défendu par Jean-Louis Borloo.  On aurait dû mieux l’expliquer.

La  taxe carbone était une incitation à nous faire produire moins de CO2, à nous faire moins polluer. Puisqu'elle était globalement  compensée, ceux qui  grosso modo  continuaient à utiliser le même niveau  de CO2, n’avaient, financièrement ni perte ni gain...Ceux qui produisaient plus de CO2 payaient et ceux qui polluaient moins étaient financièrement gagnants.  Seules certaines entreprises étaient amenées à payer (avec des garanties pour ne pas payer deux fois!). Mais cette loi était un peu "usine à gaz", elle a été violemment attaquée par les écologistes qui auraient dû la défendre, et enfin retoquée (par idéologie ou pour gêner le Président ?) par le Conseil constitutionnel. Il était donc difficile  dans ces conditions de poursuivre...
On peut toutefois comprendre la déception de Chantal Jouanno. Espérons seulement que Sarkozy arrivera à convaincre les Européens d'aller dans le même sens et  que l’on pourra  donc  remettre sur le tapis, avant la fin du quinquennat,  cette taxe importante ou une taxe mieux construite!.
 

 

Chômage. 
La progression du  chômage est de moins en moins forte, ce qui montre bien que la situation s’améliore. Mais la  sortie de crise est longue et ne sera véritablement reconnue que lorsque la France recommencera à créer des emplois.  On peut penser que ce sera le cas au second semestre 

 

Sébastien/ Villepin.
Le même jour ont été annoncés deux nouveaux mouvements politiques. L’un, le D.A.R.D lancé par Patrick Sébastien, est clair dans son objectif (faire remonter directement des demandes et des propositions d’amélioration de la vie quotidienne) et la méthode choisie (faire pression comme Nicolas Hulot pour faire prendre en compte ces demandes par les candidats à la présidentielle), l’autre, celui de Villepin est bien flou et bien conventionnel…Le nouveau parti qu’il annonce (sur quel projet ?. avec quel objectif?..) est destiné à récupérer l’anti sarkozysme de droite ou du centre, que Bayrou ne peut plus représenter…Cela n’ira pas très loin mais peut être finalement assez  favorable à la  majorité  et au Président. En effet, lors des élections, récupérant des voix de droite et du centre qui ne voudraient pas se porter sur Nicolas Sarkozy au premier tour, et se réfugieraient dans l’abstention ou le vote d’opposition, il ne pourra faire autrement que les apporter au second tour à son rival. Ce petit parti  sera un « sas » pour voter Sarkozy au second tour. Villepin est cadenassé, et ne pourra faire autrement !

 

Proposition de La Gauche Moderne.

La Gauche Moderne soutient sans ambiguïté le Président de la République, le gouvernement et leur politique et fera tout pour qu’elle soit mieux comprise et mieux acceptée par les Français. Pourtant cette politique, notamment  dans son aspect social,  est plombée par l’existence du  bouclier fiscal. Non pas que cette mesure soit scandaleuse, mais tant qu’elle  demeurera, les électeurs seront persuadés que la politique de Sarkozy est gravement inégalitaire, et favorise "les riches". La  gauche a imposé cette lecture et la majorité a été incapable d'en imposer une autre. C'est un fait. 


Or, dans cette période de crise, le sentiment que le pouvoir ne fait rien pour les "petits" et agit en faveur des "gros" est mortel. C'est faux, mais c'est ressenti comme évident, indiscutable. 

Tant que le bouclier fiscal demeurera inchangé, toute avancée sociale sera vaine,  considérée comme inexistante, ou pire, hypocrite.  Voilà pourquoi,  nous proposons  non pas de supprimer le bouclier fiscal, mais de le suspendre pour une durée précise de 3 ans. Il ne s’agirait pas de revenir sur une promesse électorale, mais du fait de la crise, de la mettre provisoirement entre parenthèses.  
En politique, et en économie, il faut souvent choisir entre deux mauvaises solutions, celle que nous proposons nous semble être la moins mauvaise. D’autant que pourrait s’y ajouter la suspension, également pour 3 ans, de plusieurs niches fiscales. Les milliards ainsi « récupérés » par l’Etat seraient pour partie reversés au  Fonds de Réserve des Retraites et pour partie utilisés  pour la réduction de la dette.

 

La participation des plus aisés aux efforts demandés pour sortir de la crise, serait ainsi évidente et le reste de la politique sociale du Président, serait alors comprise et approuvée. La suite du quinquennat en serait modifiée.

 

Marc d’Héré


Mon baromètre de la semaine:
 
En hausse: Aubry et Fillon
En baisse:  Bayrou et Sarkozy

 

 

 


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 06:12



Palais de l'Elysée, mercredi 24 mars 2010

 


Mes chers compatriotes,

 

Lors des élections régionales vous avez élu ceux qui vont diriger nos régions. Il s’agissait certes d’un scrutin local. Mais par vos choix et par l’abstention qui a atteint un niveau extrêmement élevé, vous avez voulu exprimer ce que vous ressentiez dans un contexte de crise économique, de crise financière, de crise agricole, qui rend si dure la vie quotidienne de tant d’entre vous. Mon devoir est d’entendre ce message.

 

Mes chers compatriotes, vous m’avez élu pour sortir notre pays de l’immobilisme qui l’empêchait d’entreprendre les réformes nécessaires que tous les autres pays mettaient en œuvre. Nous avions accumulé beaucoup de retards, un retard qui mettait en danger notre prospérité, notre cohésion, notre place dans le monde. J’ai pris l’engagement de combler ce retard.

 

Depuis trois ans beaucoup de réformes ont été mises en œuvre. Elles ont demandé à nombre d’entre vous une somme considérable d’efforts, elles ont, j’en ai bien conscience, bousculé bien des habitudes. Elles ont fait naître des incertitudes, parfois même des angoisses. Vous avez souvent le sentiment que ces réformes n’ont pas changé votre vie quotidienne. La crise, ajoutant ses difficultés, a empêché de voir les effets positifs de tout ce qui a été accompli. Je comprends votre impatience. Je me dois d’y répondre.

 

Mais mes chers compatriotes, rien ne serait pire que de changer de cap du tout au tout, en cédant à l’agitation propre aux périodes électorales. Les conséquences économiques et sociales de la crise financière, la nécessité de tirer les leçons de ce qui s’est passé, exigent du sang-froid. C’est le rôle du Président de la République d’assurer la stabilité, la continuité, de fixer une ligne et d’éviter les à-coups. Il y a des choix sur lesquels nous devons faire preuve de constance.

 

Nous devons continuer les réformes. Arrêter maintenant ce serait tout simplement ruiner les efforts accomplis. Vous m’avez fait confiance pour moderniser la France. Je tiendrai mes engagements. La crise ne doit pas nous inciter à ralentir, mais au contraire à aller plus loin afin de construire un nouveau modèle de croissance. Nous avons fait depuis trois ans le choix de la compétitivité, le choix du travail. C’est un choix absolument capital. Nous l’avons fait parce que notre priorité absolue c’est l’emploi. Nous devons continuer à alléger nos charges sur le travail et sur l’investissement, nous devons continuer à refuser toute augmentation d’impôts.

 

Nous avons fait le choix de la production, le choix de l’industrie, le choix de l’investissement. Nous devons continuer à investir dans l’innovation, dans la recherche, dans nos universités. C’est la seule façon de protéger nos emplois, c’est la seule façon de garder nos usines, c’est la seule façon de préserver nos agriculteurs, notre mode de vie, notre protection sociale.

 

Nous avons fait le choix de ne laisser personne sur le bord de la route. Tout ce qui pouvait être mis en œuvre pour protéger les effets du chômage a été entrepris. Cette politique nous a permis de mieux traverser la crise que la plupart de nos partenaires. Elle nous permettra de mieux profiter de la reprise.

 

Nous avons fait le choix depuis trois ans de refuser le sectarisme. La France a une tradition de divisions, d’affrontements parfois violents. Mais la France n’est grande, n’est forte que lorsqu’elle est rassemblée et lorsqu’elle est unie. Je me suis engagé à ce que tous les leviers de l’Etat ne soient pas confisqués par un seul parti politique. C’est ma responsabilité de veiller à la pluralité des opinions et que cette pluralité des opinions soit respectée dans le choix des femmes et des hommes appelés à exercer des responsabilités. J’avais promis lors de ma campagne électorale une République irréprochable et une Démocratie exemplaire, c’est l’intérêt de notre pays, c’est mon devoir de continuer sous le signe du refus de l’esprit partisan et du sectarisme.

 

Les réformes, la politique économique, la République irréprochable, ce sont des choix qui exigent de la constance qui doivent s’inscrire dans la durée. Notre pays a trop souffert des hésitations, et des changements de cap incessants.

 

Mais il y a aussi, j’en ai bien conscience, des sujets qui ne peuvent plus attendre. Nous ne pouvons plus attendre pour résoudre la crise sans précédent à laquelle est confrontée notre agriculture et qui suscite une véritable angoisse dans nos campagnes. Je le dis clairement : je suis prêt à aller à une crise en Europe plutôt que d’accepter le démantèlement de la Politique agricole commune, plutôt que d’accepter que soit laissée la spéculation le soin de fixer de façon erratique des prix agricoles qui ne permettraient plus à nos agriculteurs de vivre décemment du fruit de leur travail. Je ne laisserai pas mourir notre agriculture alors que la question de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire est devenue cruciale, et que tant de femmes, d’hommes et d’enfants dans le monde meurent de faim.

 

Nous ne pouvons plus attendre pour nous occuper du financement de nos retraites menacées par un déficit qui ne cesse de se creuser. Mes chers compatriotes, je connais votre inquiétude sur l’avenir de nos retraites. Et je sais la sensibilité du sujet, mais mon devoir de chef de l’Etat est de garantir que nos retraites, vos retraites, seront financées. Je ne passerai pas en force. Le temps qu’il faut sera donné à la discussion avec les partenaires sociaux. Mais je vous promets qu’avant six mois les mesures nécessaires et justes auront été adoptées. J’appelle chacun sur un sujet de cette importance à abandonner les postures partisanes.

 

La santé, c’est un sujet de préoccupation pour chacun d’entre vous. Depuis trois ans l’essentiel de nos efforts a porté sur l’hôpital et les personnels hospitaliers. Le temps est venu d’attacher la même attention à la médecine de proximité. Je sais les difficultés auxquelles les médecins se trouvent confrontés. Une grande concertation va s’engager pour déterminer comment ces difficultés peuvent être résolues de façon structurelle. Le temps n’est pas aux rustines en la matière, mais à des décisions structurelles.

 

Enfin, la sécurité est une priorité. Une action déterminée conduite avec constance depuis des années nous a permis de faire baisser le nombre des délits, personne ne le conteste. Mais nous n’avons pas jugulé la montée de la violence dans les stades, dans les transports, dans les établissements scolaires. Cette situation ne peut pas durer. Je suis décidé à m’engager personnellement dans la lutte contre cette violence, la plus brutale, qui est devenue intolérable pour chacun d’entre vous. Ceux qui attendent ou qui espèrent une réaction ferme de ma part ne seront pas déçus.

 

Le malaise, que beaucoup d’entre vous ont exprimé vis-à-vis de la démocratie et de la politique en s’abstenant ou en choisissant des votes protestataires, n’a d’autre origine que le fait que pendant trop longtemps collectivement la société française a trop cédé sur ses valeurs, sur ses principes, valeurs et principes qui fondent notre pacte civique et notre pacte social. Trop longtemps on a toléré que la violence pénètre à l’école, que l’agresseur soit traité avec plus d’égard que la victime, que le travail soit dévalorisé, que le mérite ne soit plus récompensé. Eh bien, je m’y engage, il n’y aura plus aucune concession.

 

Trop longtemps nous avons supporté les atteintes à la laïcité, à l’égalité de l’homme et de la femme, les discriminations, l’irresponsabilité de certains parents qui ne s’occupent pas de l’éducation de leurs enfants. Ce n’est plus supportable.

 

Trop longtemps nous avons accepté les concurrences déloyales, les dumpings qui détruisent nos emplois. Ce n’est plus acceptable.

 

Trois sujets de l’actualité récente vont illustrer mon état d’esprit. L’absentéisme scolaire est un fléau. La responsabilité des parents doit être engagée, les sanctions en matière d’allocations familiales doivent être effectives, les jeunes qui ne peuvent pas suivre une scolarité normale seront placés dans des établissements adaptés où ils ne perturberont plus la vie des autres et où ils feront l’objet d’un accompagnement spécifique.

 

Le voile intégral est contraire à la dignité de la femme. La réponse c’est l’interdiction du voile intégral. Le gouvernement déposera un projet de loi d’interdiction conforme aux principes généraux de notre droit.

 

Le dumping environnemental menace nos emplois. Il serait absurde de taxer les entreprises françaises en donnant un avantage compétitif aux entreprises des pays pollueurs. Je confirme sans ambiguïté notre choix d’une fiscalité écologique mais je subordonne la création d’une taxe carbone intérieure à une taxe aux frontières qui protègera notre agriculture et nos industries contre la concurrence déloyale de ceux qui continuent à polluer sans vergogne. Je lance d’ailleurs un appel à une prise de responsabilité générale pour que l’Europe admette le principe de la protection de ses entreprises et de ses emplois contre les concurrences déloyales.

 

Sur ces sujets comme sur bien d’autres, je suis convaincu qu’il nous faut revenir en France et en Europe, à des principes simples à des principes de bon sens, sans lesquels la vie ensemble n’est pas possible. Il faut s’y tenir, il faut ne pas transiger. Mes chers concitoyens, Depuis trois ans un travail considérable a été accompli. Il a fallu réformer et en même temps affronter une crise comme le monde n’en avait pas connu depuis les années 30. Il reste beaucoup de travail pour les deux années à venir afin que la France sorte plus forte de cette crise, qu’elle puisse le mieux possible tirer parti de la reprise, qu’elle puisse jouer sa carte dans le monde de demain.

 

 La compétition demain, mes chers compatriotes, ne sera pas moins rude qu’hier, elle le sera davantage. C’est ma responsabilité d’y préparer notre pays. Le Premier ministre François FILLON et le gouvernement vont prendre à bras le corps tous ces problèmes. Je m’y engagerai totalement et à chaque instant.

 Vous attendez des résultats. Ces résultats vous les aurez. Je vous remercie.

 

Nicolas Sarkozy

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 22:06


Après le défoulement des électeurs, c’étaient quelques milliers de syndicalistes, accompagnés de  quelques  militants épars qui avaient choisi de ne pas se rendre à leur travail ce mardi pour crier dans les rues  qu’ils voulaient moins travailler, moins longtemps,  tout en gagnant plus…Bon,  on s’en doutait et je ne suis pas persuadé que cette journée fasse beaucoup avancer les choses. Il y en aura sans doute encore, dans les mois qui viennent,  tout aussi inutiles !

 

Et puis les députés UMP et les sénateurs du même parti voulaient aussi se défouler, ce qu’ils ont fait semble-t-il, en critiquant le Président sans lequel ils ne seraient pas élus, et en s’élevant contre les réformes qu’ils ont eux-mêmes  votées !

La « droite la plus bête du monde », comme disait déjà Guy Mollet (et il ne connaissait pas encore celle-là !) veut que le Président abandonne sa politique de modernisation pour se concentrer sur les « valeurs » et les « projets » de droite…incapables de voir que si Sarkozy les écoutait, la droite étant sociologiquement et politiquement minoritaire, seule la moitié d’entre eux reviendraient en 2012…Heureusement Nicolas Sarkozy et François Fillon  feront ce qu’ils estiment bon. Et ils auront raison.

 

Fillon a semble-t-il,  lâché moins qu’on le dit mais trop tout de même, sur la taxe carbonne. Les députés ont compris qu’elle était abandonnée, lui dit qu’il a seulement lié son instauration à sa généralisation en Europe…Cela signifie-t-il la même chose ? Christine Lagarde pense que non et qu’on peut espérer la faire adopter en Europe… Chantal Jouanno qui n’y croit pas est « désespérée »…Le mot est fort, mais on la comprend, tout en espérant que Sarkozy va éclairer les choses demain. 

 

A l’Assemblée Nationale, lors de la séance de questions au gouvernement, Fillon a été excellent.

Il  a réaffirmé  les trois "priorités" du gouvernement : la croissance et l'emploi, la réduction des déficits publics, et le pacte républicain. Interrogé par le président du groupe UMP Jean-François Copé,  Fillon a reconnu la "défaite électorale" de la majorité lors des régionales. "Nous devons examiner la situation avec beaucoup d'humilité et nous devons ajuster ce qui doit l'être", a-t-il dit.

 

Le Premier ministre a prévenu que le président Nicolas Sarkozy et lui-même "ne transigeraient pas sur la nécessité de moderniser notre pays". Il a indiqué que "l'action du gouvernement pour les prochaines semaines porte sur trois priorités": "la croissance et l'emploi", "la réduction des déficits", et l'action "sur les deux piliers de notre pacte républicain que sont la sécurité, la laïcité et l'égalité entre les hommes et les femmes".

François Fillon a ainsi évoqué "la nécessité d'ajuster nos dispositifs de lutte contre le chômage d'autant que celui-ci s'inversera dans la deuxième partie de 2010". "Nous devons voter dans les meilleures conditions la loi de modernisation de l'agriculture", qui vit une "crise très grave » a-t-il ajouté.

 

Le chef du gouvernement a prévenu aussi qu'il serait "intransigeant sur l'affectation des 35 milliards d'euros" du plan de relance pour "les investissements d'avenir". Il a affirmé qu'il fallait "amplifier les mesures en faveur du renforcement de la compétitivité de notre économie". "Je voudrais indiquer que les décisions que nous allons prendre en matière de développement durable doivent être mieux coordonnées avec l'ensemble des pays européens pour ne pas creuser le déficit de compétitivité avec notre voisin allemand".

En matière de réduction des déficits, "priorité absolue", il a évoqué la prochaine réforme des retraites, le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et la réforme de l'organisation territoriale.

 

Evoquant "les piliers du pacte républicain", Fillon a indiqué vouloir "inventer de nouvelles formes de lutte contre la délinquance et contre la violence". Enfin sur la laïcité, il s'est engagé à "trancher cette question qui est un symbole, celle du voile intégral".

 

Nicolas Sarkozy a nommé la conseillère d'Etat Jeannette Bougrab, ancienne militante de SOS Racisme,  candidate UMP aux législatives de 2007, à la présidence de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) en remplacement du socialiste Louis Schweitzer, a annoncé mardi l'Elysée.

C’est bien.

 

Marc d’Héré avec  AFP

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 20:51

Communiqué de La Gauche Moderne, après le 2ème tour des Régionales...


La France a besoin de reformes, les Français ont besoin de justice.

C’est parce qu’ils ressentent principalement ce besoin de justice, que la rigueur de la crise économique n’a pas permis encore de satisfaire, autant que la majorité dont La Gauche Moderne se sent pleinement solidaire l’aurait souhaité, que les Français ont manifesté, tant par leur abstention que par leurs votes, un doute, une inquiétude, adressé une alerte.

Ces élections avaient pour fonction le renouvellement des assemblées régionales. Mais qui ne voit que nombre de Français ont saisi cette occasion pour manifester leurs inquiétudes, leurs doutes. Il revient à majorité et au gouvernement de montrer que la politique choisie est bien celle de la réforme juste et qu’elle ne renoncera pas à moderniser notre pays, parce que c’est la condition du renforcement de la justice sociale.

La Gauche Moderne le disait dans sa lettre ouverte il y a deux mois : « La majorité a besoin d’un nouveau souffle pour donner au cap fixé par le Président de la république une incarnation, une traduction politique ».

Elle est décidée, aux côtés de ses alliés et dans l’esprit de responsabilité et de solidarité qui est le sien à y prendre toute sa part.

 

Dimanche 21 mars 2010

La Gauche Moderne

 

Pour tout contact :

Carine Valette

Attachée de presse de La Gauche Moderne

06 47 84 35 30

lgm.presse@gmail.com

 

 

www.lagauchemoderne.org

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 09:47
 
AFP...

Une majorité d'électeurs a voté en fonction d'enjeux régionaux et sans vouloir juger l'action de Nicolas Sarkozy, selon un sondage du CSA/Le Parisien/Europe 1, qui revient aussi sur les causes de l'abstention.

Quelque 63% ont voté pour des enjeux régionaux (29% pour des enjeux nationaux), selon ce sondage auprès de 2.026 personnes réalisé dès hier, jour du vote. Au total, 51% estiment que leur vote "n'a aucun rapport avec un jugement sur l'action du président de la République et du gouvernement".
32% ont voulu exprimer leur insatisfaction vis-à-vis de l'action de Nicolas Sarkozy (et 10% leur soutien).

Les abstentionnistes ne sont pas allés voter considérant que "cela ne changera pas leur vie quotidienne" (29%) et pour "exprimer leur mécontentement" (29%) ou par désintérêt pour la politique (28%, contre 18% pour les abstentionnistes des Européennes de 2009). Par ailleurs, 66% des personnes interrogées se sont peu ou pas du tout intéressées à la campagne.  En revanche, seuls 10% des abstentionnistes choisissent la réponse "parce que je n'étais pas suffisamment informé sur les enjeux de ces élections", contre 24% lors des Européennes de juin 2009.

Dans les listes où Europe Ecologie réalise de bons scores, 43% des sondés souhaitent qu'elles se maintiennent au second tour, et 28% qu'elles fassent alliance avec une liste de gauche conduite par le PS, ce qui est le choix des deux partis.

AFP
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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 14:55

Une «nouvelle étape politique» envisageable après la réforme des retraites, des mesures importantes sur l'identité nationale annoncées en avril : dans une interview au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy confie ce qu'il prépare dans les mois à venir. Extraits.

Sur son rôle dans la campagne régionale

Le président de la République se défend de s'être engagé dans cette campagne, y compris pendant ses déplacements en province .«Je n'ai pas donné de consigne de vote et je ne le ferai pas. Mais convenez qu'il serait étrange que je sois le seul à ne pouvoir expliquer l'enjeu des élections régionales !». Quant à la convocation des chefs de file de la campagne en Ile-de-France, le président s'agace de «ces polémiques permanentes qui font perdre un temps précieux à la France» :«Qu'y a t-il d'étonnant à ce que je rencontre des élus d'Ile-de-France alors que je suis moi même un élu de cette région depuis 1977 ?». Préoccupé par le taux record d'abstention annoncé pour ce scrutin, Nicolas Sarkozy demande aux Français d'aller voter : «C'est aussi un devoir civique».


Sur les conséquences du scrutin

« Je serai bien sûr attentif à ce que les Français diront». Mais Nicolas Sarkozy est très clair : «Le scrutin des 14 et 21 mars est un scrutin régional : ses conséquences seront donc régionales». Insistant sur la nécessité d'une certaine stabilité pour l'action gouvernementale, le président cite en exemple le record de longévité de Christine Lagarde - seule ministre à être citée dans l'interview - au ministère des Finances : deux ans et demi. Le président envisage peut-être une «nouvelle étape» mais seulement après la réforme des retraites - un texte devrait etre deposé au parlement en septembre - , même s'il n'exclut pas d'ici là «quelques adaptation gouvernementales».


Sur le débat sur l'identité nationale

Se défendant d'avoir arrêté le débat sur l'identité nationale avant les régionales, Nicolas Sarkozy promet «des mesures importantes» qu'il annoncera en avril. Citant la phrase de Claude Lévi-Strauss «l'identité n'est pas une pathologie», le président estime utile pour le rassemblement du pays de «réfléchir ensemble à la direction vers laquelle doit aller notre nation, à son projet, à ses valeurs».


Sur la politique économique et fiscale

Persuadé que la statégie économique actuellement suivie portera ses fruits dès 2010, notamment en matière d'emploi, le président est en revanche préoccupé par la question des deficits publics. « La vérité, c'est que nous tenons la dépense publique et que c'est la crise qui a fait chuter nos recettes fiscales» analyse-t-il. Mais hors de question d'augmenter les impôts, promet-il une nouvelle fois, «ni aujourd'hui, ni demain». «Je ne crois pas à une politique de rigueur qui n'a jamais fonctionné et qui est contre-productive». Le président n'a cependant pas renoncé à l'idée d'une «TVA sociale» - expression qu'il réprouve - car il faut continuer à réfléchir au moyen de financer la protection sociale autrement qu'en taxant le travail. La taxe carbone verra aussi le jour, après une concertation au niveau national et européen.


Sur la réforme des retraites

A l'issue des concertations avec les syndicats, le gouvernement fera des propositions pour qu'un texte soit déposé au Parlement en septembre. Nicolas Sarkozy rappelle son engagement : la réforme concernera les 21 millions de salariés du privé et les 5 millions du public. Et si allongement de la durée de cotisation il doit y avoir, elle concernerait aussi bien le privé que le public. En revanche, sur le mode de calcul des retraites (sur la base des six derniers mois dans le public et des 25 meilleures années dans le privé), le président rappelle que les primes des fonctionnaires ne sont pas intégrées alors qu'elle le sont dans le privé. «Tous ces éléments doivent être sur la table».


Sur la popularité de François Fillon et un deuxième mandat.

«S'il n'était pas populaire, on me dirait : il faut le changer. S'il l'est, on me dit : c'est un problème pour vous. Tout cela, ce sont des conjectures vaines. Mon seul problème, c'est de mener à bien les réformes qu'attendent les Français. N'essayez pas de créer des problèmes là où il n'y en a pas». Quant à sa décision de se réprésenter en 2012, Nicolas Sarkozy repète que la question est prématurée. «Je prendrai position à la fin de 2011, en tenant compte d'un certain nombre de critères collectifs et personnels».


Avenir des réformes, autres grands chantiers, politique d'ouverture, dossier brûlant du nucléaire... Retrouvez l'intégralité de l'interview de Nicolas Sarkozy dans le Figaro Magazine à paraître vendredi 12 mars.

Le Figaro.fr 

Je me permets de citer quelques autres extraits:

A l'automne, après la réforme des retraites nous engagerons la concertation sur la dépendance...Je m'y engage: le cinquième risque sera créé, selon des modalités à définir en accord avec les partenaires sociaux et les assurances au premier trimestre 2011. Chaque Français doit savoir que que les mesures seront prises pour que personne ne soit laissé seul fâce au grand âge et à la dépendance...


Une fois ces dossiers bouclés,je proposerai au Parlement de compléter toutes les réformes  réalisées depuis 2007: universités, travail du dimanche, 35 heures, heures supplémentaires...nous ferons un audit de toutes les réformes pour les améliorer. Ensuite au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite délégiférer...La complexité est souvent telle que personne ne se retrouve plus. Il sera grand temps de s'attaquer au chantier de la simplification législative et administrative.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 16:09

Par Jean-Marie Bockel...


Les élections régionales des 14 et 21 mars sont le moment pour nos concitoyens de choisir les dirigeants de leur région. Ce n’est pas un referendum sur la politique du Gouvernement, pas plus que sur celle de la Mairie ou du Conseil général.

C’est par respect pour la nature de ce choix, c’est à dire par respect pour les électeurs, que la Majorité présidentielle a fait le choix de présenter – dès le premier tour – les équipes qui dirigeront chacune des régions, si nous acquérons dans ce scrutin, la confiance des Français.

L’opposition a fait un choix inverse : présenter toutes sortes de candidats sur de nombreuses listes, chacune étant censée être un attrape-électeurs, et – au dernier moment – entre les deux tours, dans une nuit de négociation, loin des observateurs et des citoyens, décider de la liste finale qui sera soumise au second tour.

Le choix de La Gauche Moderne est allé spontanément vers la formule retenue par la Majorité présidentielle. Une politique de vérité et de transparence pour proposer, dans chacune des régions de métropole et d’outre-mer, un programme clairement défini et dont on sait exactement qui sont ceux qui seront en position de le mettre en œuvre.

À travers le pays, 30 militants et responsables de La Gauche Moderne font partie de ces équipes qui dirigeront nos régions si nous l’emportons. Au cours de la campagne, ils auront à cœur de développer devant nos concitoyens, la profonde réorientation de la dépense publique des régions que nous proposons : en mettant fin aux gaspillages en choisissant des investissements directement utiles aux habitants et d’abord à l’emploi et au monde du travail.

Ils ne ménageront ni leur peine ni leurs explications pour convaincre les électeurs de chaque région que confier les rènes du Conseil régional à la majorité, c’est le meilleur choix, après l’expérience faite, dans de trop nombreuses régions, de la gestion par un Parti socialiste qui n’a plus aucune perspective dans aucun domaine.

Ils montreront aussi que La Gauche Moderne est une composante active et militante de la majorité. Ils savent que toute élection est un moment de débat politique dans lequel chacun fait valoir la cohérence et la pertinence de ses idées. C’est ainsi qu’ils feront tout pour entraîner nos concitoyens à être plus actifs sur le terrain de la politique, qui ne peut jamais être abandonné aux seuls « professionnels ». Ceux-ci perdraient bien vite le contact des électeurs, si des partis actifs et militants n’étaient là pour les représenter.

La Gauche Moderne a aussi cette ambition, au delà de ces élections.

Jean-Marie Bockel
Président de La Gauche Moderne

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