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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 20:59
Par Claude Imbert, Le Point du 29 05 08...

Notre vie publique aborde une heure de vérité . La tyrannie du statu quo se trouve acculée à braver le sens commun en refusant, pour le régime des retraites et la durée du travail, des obligations inéluctables. Incitée à quitter le droit chemin démocratique en demandant à la grève et à la rue de censurer la volonté des urnes. En fait, la réforme entre dans le vif. Elle fouaille les tréfonds d'une France mollasse. Elle peine, mais elle avance.

Notre système de retraite est condamné. Condamné par l'allongement des vies qui déglingue le rapport entre actifs et retraités : une évidence mathématique. La réforme des régimes spéciaux avait, la première, crevé l'édredon des illusions. Vient aujourd'hui l'allongement à 41 ans de la durée des cotisations. Et, un jour inéluctable, ce sera l'abandon du butoir normatif à 60 ans de l'âge minimum du droit à la retraite. Aucun des 27 pays de l'Union européenne ne s'y cramponne : les Allemands accèdent à la retraite à 65 ans, les Anglais aussi, les Espagnols aussi. Nous n'en perdrons pas pour autant notre record de la plus faible durée annuelle du travail, qui nous laisse à 125 heures de la moyenne britannique et à 220 de la moyenne américaine. Ce déficit national de travail reste la raison simplissime mais principale de notre débilité de croissance.

N'importe quel pouvoir de droite ou de gauche aura le nez sur l'équation du système de retraite. Au pied de son couperet, l'opposition syndicale ne peut qu'aligner des comédies dilatoires, pavanes pour une illusion défunte !

Sarkozy n'a pas tranché ce noeud de la réforme à coups d'estoc et plume au vent. Il a installé, dans son ombre, l'entregent du subtil Soubie, un mélomane qui connaît de longue date la musique syndicale. Et mis en pleine lumière le disert Xavier Bertrand, d'une patience végétale, une serpe dans une main, une pommade dans l'autre. Sarkozy, lui-même, affairé comme jamais, aura plus rencontré les caciques syndicaux, en un an, que son prédécesseur en cinq, cassant la graine avec celui-ci, amadouant celui-là à des heures indues, déroulant, mêlant, plaidant ses projets enchevêtrés sur la représentativité des syndicats, le Code du travail, les 35 heures, le service minimum... Accoucheur, pour le coup plutôt discret, d'une révolution silencieuse dans le champ des relations sociales.

Contre ces éclaircies, les intégristes de l'avantage acquis rameutent encore leurs deux mégères : la grève et la rue. Il en est de toutes sortes. Certaines confites dans le train-train processionnaire, semblables aux rogations de jadis où l'on invoquait la pluie ou le soleil. D'autres plus agressives pour imposer leur nuisance publique aux pékins des transports publics, aux enfants privés de classe. D'autres, enfin-les grandes « manifs »-, rassemblent les doléances de la fonction publique avec l'espoir que leur déferlement engloutira toute réforme dans l'oeuf.

Le défilé de masse a son mois chéri : le joli mois de mai. On y respire-c'est le temps des cerises !-des effluves de nostalgie commémorative. Jadis, quand prospérait l'utopie communiste, une vague rêverie révolutionnaire, celle du « Grand Soir », flottait sur les grandes fièvres populaires. Aujourd'hui, le Parti socialiste marine en pleine « révolution réformiste ». Après Ségolène Royal qui, la première, aéra le grenier idéologique du parti, le fringant Delanoë s'affiche en « libéral », un mot qui, à lui seul, écorche les oreilles des militants et la bouche de Jacques Chirac. Autant dire que, dans les défilés, le capitalisme-pourtant patraque ces temps-ci-peut encore se faire étriller, la colère peut toujours s'inviter et la violence dégénérer, mais la Révolution ne bat plus la chamade.

Le parcours de Sarkozy n'a pas fini de décoiffer. Il y a un an, quand sa popularité était au zénith, les réformes annoncées furent escagassées par la romance de sa vie privée et les pétards de son zèle fait-diversier. Aujourd'hui que l'impopularité lui tombe dessus, les réformes commencent d'aller bon train. Après avoir caressé en vain le populaire en s'affairant au subalterne, Sarkozy déniche, dans l'impopulaire, le sérieux pour lequel il fut élu. Dans une démocratie infestée par la démagogie, l'impopularité devient la partenaire obligée de la réforme.

Beaucoup de couacs, malgré tout, dans son orchestre ! Indéniable ! Mais l'orchestre joue. Pour sa prise de pupitre au grand opéra présidentiel, Sarkozy programmait, il y a un an, « L'élixir d'amour ». Un four ! Il change de genre. Il aborde aujourd'hui « La force du destin ». C'est là-dessus que la France l'attend.

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Published by Claude Imbert, Editorial du Point 29 05 08 - dans Vie Politique
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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 09:40



Le Parti socialiste a lancé il y a quelques mois une campagne sur le thème « Sarkozy ne tient pas ses promesses ».  Fortement relayée par les médias, prompts à accabler un Président qui commençait à être en difficulté, après l’avoir encensé au temps de ses succès, cette campagne,  a, compte tenu des difficultés du temps, de quelques maladresses du pouvoir et  d’un certain retard dans les résultats par rapport aux attentes,  rencontré un écho dans l’opinion. Elle a été fabriquée et orchestrée autour de deux thèmes.

 

 D’abord, le pouvoir d’achat : Sarkozy avait promis d’augmenter le pouvoir d’achat or celui-ci baisse et le Président ne fait rien pour le relever ….On peut tout d’abord émettre des réserves sur cette baisse importante du pouvoir d’achat,  tout au moins  sur son caractère  soudain et  général.  Mais surtout on doit  rappeler que le candidat  Sarkozy n’a jamais prétendu qu’il augmenterait le pouvoir d’achat de tous, en un an. Il a dit, et chacun s’en souvient, qu’il agirait de manière à permettre  au plus grand nombre de « travailler plus pour gagner plus ». Et, conformément à cet engagement il a, une fois élu, pris des mesures telles que la défiscalisation des heures supplémentaires ou  la possibilité de monétiser ses RTT, mesures qui permettent à des millions de salariés (y compris des  agents publics) de gagner effectivement plus en travaillant plus. Il y ajoute à destination des entreprises une  incitation forte à développer la participation et l’intéressement, ainsi qu’à  négocier des  accords salariaux.  Les négociations engagées avec les fonctionnaires conduiront à plus de 3% d’augmentations moyennes et le   gouvernement a confirmé que, comme promis par le candidat Sarkozy, le minimum vieillesse augmenterait bien de 25% en 5 ans, et que  dès cette année, l’ augmentation se monterait à 5%.  Par ailleurs les pensions de réversion passeront à 60% de la pension initiale et un effort important  sera fait pour les « petites » retraites. Enfin la baisse continue du chômage, depuis le mois de mai 2007,  a  permis à plus de 100.000 personnes  de retrouver un emploi et donc d’obtenir un gain de  pouvoir d’achat, et le RSA de Martin Hirsh destiné à  faciliter cette reprise du travail, expérimenté dans près de 40 départements va être généralisé. Comme on le voit l’argument de passivité et d’échec face à la « baisse du pouvoir d’achat » est assez peu fondé.

 

 

Deuxième angle d’attaque utilisé, Sarkozy  ne ferait pas les réformes promises. Or on peut constater qu’en quelques mois, de nombreux changements décisifs ont  été décidés ou lancés, dont on peut citer quelques exemples.  En ce qui concerne l’éducation d’abord avec l’assouplissement de la carte scolaire,  un service minimum d’accueil, une importante réforme des programmes et des rythmes à l’école primaire, le soutien personnalisé pour ceux qui en ont besoin,  l’autonomie des universités, le lancement du plan « campus ».  Pour ce qui concerne les pouvoirs publics ce sont les 166 mesures de « révision générale des politiques publiques » pour réformer l’Etat et maîtriser les dépenses, c’est le début de l’allègement de l’administration, la réforme de la carte judiciaire, les franchises médicales et le plan national de lutte contre la maladie d’ Alzheimer, la réforme des hôpitaux, le plan « défense » en préparation qui sera annoncé courant juin. C’est la proposition de modification de la Constitution destinée à renforcer les pouvoirs du Parlement et encadrer ceux du Président.

Dans le domaine de l’économie, du travail et des rapports sociaux, c’est  l’alignement des régimes spéciaux de retraite sur le public et la nouvelle étape dans la réforme des retraites, le service minimum dans les transports, les mesures destinées à appuyer les efforts de recherche des entreprises et, résultant d’un accord entre acteurs sociaux,  une modernisation décisive du « marché du travail ». C’est aussi le « plan banlieue » de Fadela Amara, la loi sur la modernisation de l’économie qui sera présentée ces jours-ci, les assouplissements décisifs apportés aux 35 heures.  On peut y ajouter  sur le  plan extérieur, le  rééquilibrage bienvenu de notre  politique étrangère abandonnant l’ anti américanisme de la période Villepin/ Chirac , un début (difficile) de remise en cause de la vieille politique clientéliste  Africaine,  une politique active au moyen Orient et, excusez du peu,  la relance de l’Europe par  la signature, obtenue en quelques mois, par les 27 Etats européens, d’un nouveau traité simplifié et la ratification par la France de ce traité, selon la procédure annoncée lors de la campagne présidentielle.

A ces réformes s’ajoutent sur le plan intérieur une politique permettant à notre croissance de se maintenir à un bon niveau malgré la crise internationale, la création d’entreprises,   la  maîtrise concertée des flux migratoires, la poursuite de la baisse du chômage, et  de celle de la délinquance, …

 Tout aurait donc était parfait ?  Certainement pas. Il y a certaines manières d’être ou de faire  du Président qui peuvent nous surprendre, nous agacer, parfois nous décevoir.   Il y a eu des erreurs, des déclarations maladroites et des réformes insuffisamment appuyées…. Et puis, il reste  tant à faire qu’on ne peut pas  se contenter de ce qui a été fait pendant ces premiers mois…Mais prétendre que le Président  Nicolas Sarkozy agit insuffisamment  ou ne tient pas ses promesses n’est ni sérieux…ni  très honnête.

 

Marc d’Héré

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 13:48


Certains  s’étonnent de voir des hommes et des femmes du centre, du centre gauche, voire même de gauche soutenir l’action de Nicolas Sarkozy. Jugeant parfois cela inconcevable et scandaleux,  ils se laissent aller à accuser ceux qui font ce choix d’être des naïfs qui se laissent berner, ou des ambitieux sans convictions qui se laissent « acheter ». A l’évidence, il existe d’autres explications à leur choix.

   

Tout d’abord on peut  faire observer que le clivage entre gauche et droite n’est sans doute plus aujourd’hui aussi discriminant. Certes les sensibilités de droite ou de gauche existent toujours mais elles apparaissent comme moins décisives dans les choix politiques, ou en tous cas, elles ne sont plus les seules. Le clivage  essentiel aujourd’hui semble être celui qui  sépare les réformistes qui veulent le changement et ceux qui choisissent  l’immobilisme et le repli sur soi…..S’il y a des partisans de l’un et de l’autre aussi bien à droite qu’à gauche, force est de reconnaître que Nicolas Sarkozy se place résolument dans le camp du changement et ceux qui, à gauche, le soutiennent, le font d’abord pour cette raison, ne pouvant plus  accepter le conservatisme de la gauche institutionnelle et du PS en particulier.

 

Mais, nous dira t-on, il n’en reste pas moins  que Nicolas Sarkozy est de droite, qu’il se revendique  comme tel.  Des hommes ou des femmes qui se reconnaissent dans les  valeurs de la gauche, ne peuvent mener à ses côtés une politique qui par définition ne peut être qu’une politique de droite.


Il est  vrai que Nicolas Sarkozy s’affirme de droite. Sa tradition, ses réflexes, certaines de ses déclarations, ses méthodes parfois, sont d’un homme de droite. Pourtant, à bien y regarder, ses principales orientations et la plupart de ses décisions ne sont pas de droite, mais pourraient même  être qualifiés de centristes ou de progressistes, mises en œuvre par un gouvernement dont on ne peut que souligner l’ouverture et la diversité.


La politique étrangère de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner n’est pas une politique de droite.  Ils visent à une large « politique de réconciliation »,  et,  tout en rejetant le suivisme, ils adoptent une attitude équilibrée et plus constructive que celle de la droite traditionnelle  vis-à-vis des Etats-Unis, dont ils accompagnent la lutte contre le terrorisme. Les efforts déployés pour le Darfour ou  pour contribuer à régler la crise libanaise, la politique nuancée vis-à-vis de la Chine, le projet d’une « Union pour la Méditerranée », l’élaboration, la signature et la ratification du  traité « simplifié » de Lisbonne qui relance l’Europe et rend à la France toute sa place dans l’Union, traduisent des changements heureux dans la politique de la France et peuvent être  largement soutenus, que l’on soit du centre ou de gauche. 
  

La politique intérieure est également une politique novatrice, réformiste, dépassant les clivages traditionnels et ne peut   être qualifiée de politique de droite.
 

C’est d’abord le Grenelle de l’environnement qui permet le lancement de mesures ambitieuses et de long terme favorables à l’environnement et au développement durable et dont on commence à voir (avec l’opposition d’une partie de la majorité de droite) les premières concrétisations.
 

 C’est  la volonté de moderniser l’Etat, de réformer son fonctionnement tout en veillant à préserver son rôle et son autorité, d’alléger son coût global (qui limite toute marge de manœuvre notamment sociale), tout en améliorant l’efficacité des services publics et le revenu des fonctionnaires, particulièrement celui des  plus méritants et des plus productifs. C’est la réforme de l’école et celle des hôpitaux qui doit leur permettre d’être plus efficaces et de  rendre, à coût supportable, de meilleurs services au public. C’est, au bénéfice des plus faibles et des plus fragiles,  la poursuite de la lutte contre la délinquance et l’insécurité.
 

Ce sont les réformes sur l’autonomie des universités, sur le service minimum dans les transports et bientôt pour l’accueil à l’école, ou sur les retraites des régimes spéciaux, menées dans la concertation la plus large avec  les organisations syndicales. C’est la « modernisation du marché du travail », pour laquelle le gouvernement s’en est remis à la négociation  entre acteurs sociaux et qui a abouti à un accord qui va contribuer à rénover notre droit du travail et favoriser la croissance et l’emploi. Cette méthode de rénovation sociale, qui est tout sauf une méthode de droite, se poursuit, et plusieurs négociations sont en cours entre acteurs sociaux, dont l’Etat devrait ratifier les conclusions.
 

C’est la politique menée pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés par une plus grande liberté donnée au travail, par la défiscalisation des heures supplémentaires et leur meilleure rémunération, par les facilités accordées à l’accession au logement, par la possibilité de « monétiser » ses jours de RTT, le très important projet préconisant le  développement de l’intéressement et de la participation, et incitant fortement les  entreprises à négocier des augmentations de salaires.
 

C’est une politique pour l’emploi qui vise à favoriser les  créations de nouveaux emplois plutôt que la défense d’emplois obsolètes, qui encourage la recherche et l’innovation clés du développement et protection contre les délocalisations, une politique qui  responsabilise les acteurs, qui permet un meilleur suivi des demandeurs d’emploi par  l’unification de l’ANPE et de l’Unedic, qui   expérimente et va généraliser des mesures incitatives telles que le RSA de Martin Hirsh…..
 

C’est aussi, dans le domaine de l’immigration, la volonté de concilier une maîtrise des flux migratoires avec le développement d’une immigration du travail, une politique de co-développement basée sur des accords de plus en plus nombreux avec des pays d’Afrique, une véritable intégration, et un plan ambitieux pour les quartiers difficiles (où depuis des années, la gauche et la droite ont concentrés les immigrés…)…
 

C’est un projet de réforme des institutions, qui vise notamment à élargir la démocratie, à augmenter les pouvoirs du Parlement et à mieux encadrer ceux du Président…
 

Voilà quelques bonnes raisons pour que des responsables, des militants, des citoyens à la sensibilité de gauche ou de centre gauche, réformistes, refusant le  sectarisme comme le conservatisme,  n’aient aucune difficulté à soutenir l’action du Président de la République et à agir au sein de la majorité présidentielle. Ils peuvent, sur certains points, à l’occasion de  certaines déclarations, devant certaines attitudes, éprouver des réticences, c’est vrai, mais ils en éprouveraient tellement plus si c’était le programme de la gauche qui devait s’appliquer ! Tout  en accordant leur soutien à la politique suivie comme   aux réformes entreprises, ils ont également l’ambition  et la volonté d’influer sur les décisions à venir en contribuant à ce qu’elles prennent toujours davantage en compte la solidarité, l’équité et la lutte contre les inégalités

 

Marc d’Héré

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29 novembre 2007 4 29 /11 /novembre /2007 05:27

Article publié aussi sur le blog d'IES.....

Le gouvernement vient de passer un cap, de faire sauter un verrou. Quelle qu’ait été l’importance réelle, en terme financier ou social, de la réforme des régimes spéciaux, la capacité du gouvernement à la faire passer, malgré les oppositions qu'elle suscitait, était déterminante pour l’avenir. Un échec, c'est-à-dire un recul du gouvernement sur les trois principes de cette réforme (40 annuités, décote pour années manquantes, indexation sur les prix) aurait été particulièrement grave : c’était contredire et ruiner l’argument de campagne de  Nicolas Sarkozy «  je ferai ce que j’ai promis » ; c’était  vider de son sens la notion de « rupture », car, comme les autres, les Chirac, Mitterrand, Juppé, Jospin, Villepin, il aurait cédé à la rue et à la contestation ; c’était surtout rendre impossible toutes nouvelles réformes, en encourageant la cohorte des opposants systématiques et des contestataires professionnels  à les refuser.

           

Le gouvernement et le Président de la République jouaient gros. Ils ont gagné et ils ont gagné d’une manière doublement satisfaisante.  Ils ont gagné après une forte opposition, après un long conflit qui ne les a pas fait céder : leur victoire apparaît donc  comme méritoire, rehausse leur prestige, justifie et augmente  la confiance que l’on mettait en eux.   Ils  ont su gagner  aussi  sans transformer en défaite  le renoncement et l’abandon des syndicats : ils renforcent ainsi  leur image d’ouverture.  Fermes mais ouverts au dialogue,  faisant des concessions sans céder sur l’essentiel, sachant faire preuve de souplesse mais aussi de fermeté pour  faire avancer la France sur la voie de la modernité et du développement, tels s’affirment aujourd’hui dans l’opinion le gouvernement et le Président. Cela leur sera utile pour la suite.

 

            Cela dit, le passage du cap difficile n’est pas encore total, même si l’essentiel a été fait.  Pour que cela soit tout à fait le cas, il faut encore que le gouvernement puisse faire cesser la contestation étudiante sans remettre en cause la loi sur l’autonomie des Universités. Ce défi  reste assez délicat, car s’opposer aux « jeunes » passe parfois mal dans l’opinion et il est de tradition en France depuis 20 ans de toujours céder devant les manifestations étudiantes et les chahuts lycéens.  Mais, l’intérêt et l’utilité de cette loi sont si  évidents, les motivations des contestataires sont si clairement « politiques », leurs raisons si peu fondées, leurs méthodes tellement anti démocratiques, que l’on peut penser qu’ils provoqueront l’hostilité de plus en plus affirmée d’une majorité d’étudiants et  que les choses rentreront dans l’ordre prochainement.

 

            Cette double étape franchie,  est-ce à dire que la voie des réformes s’ouvre toute grande devant le gouvernement et que tout sera facile? Certainement pas. Mais alors que  l’échec de ces deux réformes symboliques aurait fermé la voie à de nouvelles avancées, le succès va grandement faciliter les choses pour l’avenir.  Les opposants systématiques, les minorités violentes de gauche hésiteront sans doute davantage à s’engager dans un nouveau  conflit avec le gouvernement et admettront sans doute  que la voie de la négociation, offerte par le pouvoir, est préférable à celle de la grève et de la confrontation.    Le gouvernement pourra alors  reprendre sa marche en avant pour élaborer,    faire adopter, et mettre en oeuvre rapidement, car le temps presse, de nouvelles réformes, de nouvelles mesures.

 

Il s'agira notamment  des mesures décidées lors du Grenelle de l’environnement, et  de celles  qui sortiront du  « Grenelle de l’insertion » dont on attend des résultats dans les six mois. Ce sera la prolongation de la loi de 2003 sur les retraites du régime général, la poursuite de la réforme du fonctionnement de l’Etat et son allègement, la réforme de la carte judiciaire, celle de l’école, la limitation des dépenses de santé et la réforme  des hôpitaux, la libéralisation du commerce et le recours plus large à la concurrence, une nouvelle étape dans l’allègement des 35 heures, la réforme du logement opposable, le rapprochement ANPE/Unedic, la réforme, en cours de négociation, du droit du travail, la réforme des institutions …..Et tout cela en poursuivant l’action quotidienne en faveur de la croissance, de la hausse du pouvoir d’achat, de la baisse du chômage…..

La route est encore longue et les difficultés ne manqueront pas, mais, parce que l’obstacle des deux premières réformes difficiles a  pu être franchi,    le gouvernement et le Président de la République peuvent maintenant s’y engager franchement et sans perte de temps  …..

 

Marc d’Héré    

 
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27 novembre 2007 2 27 /11 /novembre /2007 08:08
Un extrait d'un article de Martine Chevalet pour le Parisien....

Quelques jours avant le congrès fondateur de son nouveau parti, le leader centriste est lâché par Jean-Marie Cavada, qui préfère l'alliance avec l'UMP à Paris. D'autres soutiens du « troisième homme » de la présidentielle s'interrogent.

JEAN-MARIE CAVADA et François Bayrou se sont téléphoné une dernière fois dimanche soir, alors que l'interview dans laquelle l'ancien producteur de « la Marche du siècle » annonçait sa candidature dans le XII e arrondissement de Paris était déjà dans « le Figaro ». Ultime tentative, pour Cavada, de ne pas rompre définitivement avec le MoDem. Ce départ met en évidence la solitude de François Bayrou avant le congrès fondateur du MoDem, de vendredi à dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Cavada remue volontiers le couteau dans la plaie : « François est dévoré par un désir de solitude et entouré de gens l'enfermant dans le cercle des applaudissements », souffle-t-il en envisageant de rejoindre Gauche moderne, le nouveau parti de l'ancien socialiste devenu ministre Jean-Marie Bockel.

« François a présidentialisé à outrance le parti »

Cette défection s'ajoute à d'autres. Thierry Benoit, l'un des quatre députés UDF-MoDem, a annoncé qu'il n'adhérerait pas au MoDem. Et les sénateurs centristes sont en plein malaise. Au Palais du Luxembourg, l'unité du groupe est maintenue non sans mal par le Lyonnais Michel Mercier. Mais lui-même apprécie peu la primaire interne dans laquelle s'empoignent les candidats aux municipales à Lyon (dont l'ancien ministre Azouz Begag) et rêve de réconcilier la famille centriste......

Suite de l'article sur le site du Parisien.....

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 09:28
Le mouvement animé par Eric Besson, les-progressistes.fr , vient de lancer son nouveau site 
http://www.les-progressistes.fr,  vous y trouverez le premier "billet " hebdomadaire d'Eric Besson.....Nous le reproduisons également ci-dessous.... 


 

Eric Besson

L’ouverture, sereinement

Il est des jours où la machine s’emballe.
Des jours où l’on est sommé de répondre par oui ou par non instantanément. Pour ou contre Brice Hortefeux, pour ou contre l’ADN, pour ou contre les propos de Fadela Amara. Toute nuance vous condamne ; vous, « homme de gauche », « ministre d’ouverture » devez dire à chaque instant si vous approuvez ou désapprouvez chaque mesure gouvernementale.

Rien ni personne n’oblige à se soumettre à de tels diktats. Il nous faut rappeler que la politique est un sport d’équipe, que l’on peut, sans se renier, connaître et accepter les exigences de la solidarité gouvernementale, que le bilan du gouvernement Fillon sera jugé, le moment venu jugé collectivement. Sur des critères simples : la vie quotidienne de nos concitoyens se sera-t-elle améliorée ? Aurons-nous engagé notre pays sur la voie de l’adaptation à la mondialisation, pour concilier compétitivité et haut niveau de protection sociale ?
C’est à ce mouvement de réforme que nous avons choisi d’apporter notre contribution. Et c’est au bilan de ces réformes que nous devons être jugés, car oui, la culture du résultat s’applique à tous.

En attendant, nous ferons, vendredi 9 novembre, un point d’étape avec le Président de la République, qui a voulu, conçu cette ouverture et qui a accepté d’être notre invité sur l’ouverture. Sur le fond. Et sereinement.



Eric BESSON

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 08:56

Je remercie les 533 électeurs de la 8ème circonscription de Paris, qui, en m’apportant leurs suffrages,  m’ont permis de dépasser le cap fatidique des 1%....Je remercie aussi ma suppléante, Catherine Pauchet, ainsi que  les amis et militants qui m’ont soutenu et  accompagné tout au long de cette campagne.

Dois-je me prononcer pour le deuxième tour ? Il va de soi que les électeurs sont libres et qu’ils n’ont sans doute pas besoin de moi pour décider de ce que sera  leur vote. Pourtant je pense qu’il est normal que je donne une indication sur ce que sera  mon choix….

Je ne connais pas Arno Klarsfeld alors que  j’ai beaucoup d’amitié et d’estime pour Sandrine Mazetier…..Mais la politique doit  davantage dépendre des  convictions que des sentiments……

Je me suis présenté dans le cadre de la majorité présidentielle et j’ai approuvé le projet de Nicolas Sarkozy.  Je  souhaite donc, tout naturellement,   qu’il y ait à l’Assemblée Nationale le plus grand nombre de députés appartenant à la majorité présidentielle pour rendre plus facile et plus complète  l’application de ce projet……

.

Au-delà de ces élections législatives, nous aurons certainement d’autres rendez-vous et le mouvement Initiative Européenne et Sociale (IES), sera vraisemblablement présent aux prochaines municipales, dans le 12ème arrondissement de Paris et ailleurs…..A bientôt….

 

Marc d’Héré

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 04:42

Après une escapade malheureuse à Malte, les premiers jours de la présidence Sarkozy, vont bien dans le sens  positif qu’il nous avait annoncé : prise de contact immédiate avec des syndicats qui ont jugé  plutôt positifs ces premiers entretiens, voyage en Allemagne, qui a confirmé les liens Franco Allemand et manifesté la volonté de « relancer » l’Europe. Et puis surtout la composition de ce premier gouvernement, resserré, paritaire et concrétisant la volonté d’ouverture vers le centre et la gauche.

Parmi les ministres, je veux bien sûr souligner la nomination de Bernard Kouchner comme ministre des Affaires Etrangères et Européennes. C’est avec une vraie satisfaction et une vraie joie que nous avons, à IES, accueilli cette nomination. D’abord parce que nous savons que Bernard Kouchner sera un grand ministre des Affaires Etrangères, que sa compétence en ce domaine est incontestable et sera bien utile à la France et au nouveau Président. Mais aussi parce que nous nous retrouvons une fois de plus en phase avec lui. En acceptant cette lourde responsabilité il montre, qu’à l’inverse d’une grande partie de la gauche et parfois du centre, il considère Nicolas Sarkozy comme un démocrate et un républicain, avec qui il est possible de travailler, même quand on est de gauche, et qu’il n’est pas « immoral » de soutenir dans son action et pour la réalisation de son projet. En acceptant, il manifeste aussi un grand courage (mais on sait qu’il n’en manque pas) en s’exposant aux critiques de ses « amis » politiques, mais aussi aux insultes et aux insinuations des médiocres….Je suis persuadé qu’il saura répondre clairement  aux premières et ignorer les secondes…

L’élection, avec un score de plus de 53%,  de Nicolas Sarkozy change la donne politique et on voit que des tentatives diverses de recomposition se manifestent. Sans m’attarder sur les tentatives de DSK au PS, auxquelles je ne crois que modérément ( mais un article de ce blog lui permet de s’exprimer), j’évoquerai plutôt ce qui se passe au Centre et qui ne peut  que nous réjouir, car  nombreuses sont les initiatives qui  vont dans le sens que nous avons depuis  longtemps souhaité et annoncé comme probable, quand personne ne voulait y croire : l’existence nouvelle de forces du centre et du centre gauche….initiatives un peu désordonnées pour l’instant mais qui trouveront à se coordonner et peut-être à se rejoindre…

C’est la constitution du mouvement démocrate, dont on sait encore peu de choses sur le plan des projets. Revenant sur les attaques très dures et souvent injustes à l’égard de Nicolas Sarkozy et sur un choix déséquilibré en faveur de la gauche (malheureusement pas à partir d’un projet commun de modernisation) entre les deux tours de la présidentielle, François Bayrou paraît vouloir devenir plus équitable dans ses jugements et surtout plus équilibré dans son positionnement….Eric Besson, sans doute à travers un club ou une organisation non partisane,  vise à rassembler une partie du centre gauche qui s’est prononcé en faveur de Sarkozy…..Les radicaux de gauche semblent vouloir s’éloigner d’une union de la gauche sans avenir et sans projet pour se rapprocher des radicaux valoisiens de Jean-louis Borloo….les centristes qui ont,  au premier ou au second tour de la présidentielle, approuvé le projet de Sarkozy fondent , avec d’autres réformistes,  un parti dont le nom « Parti Social Libéral Européen », ne peut que combler nos vœux, reprenant explicitement les trois concepts sur lesquels IES s’est constitué…et continuera à agir.

C’est ce parti en gestation, qui  m’a proposé son investiture pour les élections législatives…investiture que j’ai acceptée   et c’est donc sous cette étiquette, qui donnera plus de moyens et plus d’écho à ma candidature que n’en n’aurait fait la seule étiquette IES,  que je défendrai, dans la 8ème circonscription de Paris, et je l’espère avec votre soutien,  les valeurs et  les objectifs qui sont les nôtres.

 

Marc d’Héré

 

Nous nous félicitons aussi particulièrement de la nomination d’Hervé Morin,   des deux secrétaires d’Etat : Eric Besson à la prospective économique et Jean-Pierre Jouyet aux Affaires Européennes, auprès de Bernard Kouchner et de la nomination de Martin Hirsh au poste de Haut commissaire aux solidarités.    

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Published by Marc d'Héré - dans Vie Politique
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