Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 21:34

 

Le billet d’Eric SEYDOUX  

 

« SARKO m’a tuer » ! Et tant pis pour l’éthique.  

 

Pour avoir retenu un tel titre, les auteurs de ce livre auront certainement dû faire preuve d’un manque évident d’imagination.

 

Ou peut-être que nos journalistes écrivains, après en avoir tellement abusé, s’en trouvèrent-ils  démunis   au moment du couronnement de leur œuvre...

 

A moins qu’ils aient pensé que ce cliché éculé, correspondait le mieux à une cible de lecteurs éprouvés par une vie souvent difficile, qui pourraient trouver dans ce nouveau brûlot anti présidentiel une revanche sur le sort, un soulagement aux déboires de la vie, soulagement qu’ils auraient d’ailleurs pu aussi bien se procurer dans les récits qui emplissent les magazines, d’une LOANA déprimée et obèse ou dans les pitoyables reality show télévisuels dont on nous accable, succédanés des jeux du cirque, qui offraient à un public sadique et cruel, l’immolation de la victime, sur le théâtre même de sa fugace gloire.

 

« SARKO m’a tuer » ne serait alors qu’une transposition, à un livre, de ces émissions de télévision, dans lesquelles ont fait exposer, à de pauvres gens qui ont perdu tout sens de la dignité, du respect d’autrui, comme du leur propre,  leurs affaires de famille les plus sordides, leurs maux les plus intimes, leurs déboires professionnels, leurs avanies conjugales.

 

Voici deux journalistes, qui ont le privilège de se prévaloir du titre d’un journal, qui à une certaine époque fut certainement l’un des organes de presse le plus prestigieux qui soit et  qui ne trouvent rien de mieux, pour assurer leur pitance médiatique, que de procéder à une triste exhumation, d’ambitions inassouvies, de vanités déplacées et d’égos démesurés.

 

Voici deux journalistes qui savent bien qu’ils trouveront bienveillance et assistance auprès de tous ceux, et ils sont nombreux sous tous les régimes, qui s’étant trouvés un jour dépositaires d’une parcelle de l’autorité, ont cru qu’ils l’incarnaient, en même temps que la justice, la vérité, la vertu et que par conséquent on ne pourrait jamais les en démunir, sauf à commettre une terrible injustice, une violation intolérable du droit, une ignominie.

 

Comment alors pourront-ils hésiter, à aller exhiber leur âme martyrisée sous les feux glauques d’une lumière qui ne cherche qu’à meurtrir, et à s’en  remettre à ceux,  qui veilleront pour que la chose soit « plus belle encore», à ne retenir que les pages les plus perfides de leur histoire, sans trop de souci de vérité ou même parfois de vraisemblance, seul comptera, pour les uns d’assouvir le désamour de leur vie, pour les autres de conduire leur combat contre un président liberticide, enclin à tous les favoritismes, prévaricateur, corrupteur quand il n’est pas lui-même corrompu, affameur de pauvres, enrichisseur de riches, et que sais-je encore 

 

Ces journalistes-écrivains,  protégés par leur corporation, affectés par le syndrome du Watergate devenu l’ambition des médiocres, qui s’illusionnent de pouvoir, sur un coup un seul, faire vaciller le monde, faire chuter un pouvoir qu’ils abominent, se moquant avec désinvolture du discrédit qu’ils pourront jeter sur une profession, de plus en plus atteinte par ce mélange des genres, convaincus, d’être seuls à détenir la vérité et de la pureté de leurs convictions.

 

A force de pouvoir s’offrir tous les quatre matins sans la moindre mesure et toujours sans le moindre risque, la dénonciation « d’affaires d’Etat  d’une extrême gravité », à force d’avoir vu dans les caniveaux de Paris les corps gisants des témoins de ces affaires d’Etat, à force de dire que les juges, s’ils ne sont pas aux ordres, sont harcelés par des mains occultes dirigées par des cabinets noirs, à force de dire que la presse n’est pas libre, à force de dire que la France est une dictature autoritaire et bientôt sanguinaire, ils perdent tout crédit au profit d’une idéologie, tellement extrême, qu’on en vient à la rejeter en bloc.

 

S’il est de la fonction du journaliste de dénoncer les excès des pouvoirs, dans une société démocratique aussi policée que la nôtre, ce doit être avec prudence, circonspection et après avoir effectué un travail d’enquête rigoureux : croiser les sources, connaître la version des mis en cause en les interpelant, vérifier auprès des témoins cités la réalité des allégations qu’on leur prête, traiter chaque personne objet de l’enquête sur un pied d’égalité quelle que soit sa fonction, son aura ou sa personnalité.

 

Lorsque l’idéologie l’emporte sur tout le reste, lorsque l’on considère, prétention inouïe, détenir la vérité la seule qui vaille, la seule qui compte, au point de pouvoir se dispenser de toutes ces règles, lorsque l’on sait que de toute façon personne n’osera contester ce qui est dit, à peine de se trouver dans le camp trouble des auteurs des coups tordus, des barbouzes et des comploteurs, ce journalisme là se perpétuera, et tant pis pour l’éthique..

Gpancrazi.over-blog.com/

 

Repost 0
Published by Eric Seydoux - dans démocratie
commenter cet article
9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 05:24

 

Alors que  va s'ouvrir l'université d'été de la confédération des centres... je vous propose, sur le site du Nouvel Obs,  une opinion contestatrice, et à ce jour minoritaire, au sein de La Gauche Moderne:
 
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/190600;la-gauche-moderne-ne-peut-soutenir-jean-louis-borloo.html
 
 
Nous créons,  avec des militants de La Gauche Moderne ou appartenant à d'autres formations,   le "Cercle des Libertés Egales", mouvement qui refuse de voir La Gauche Moderne se dissoudre dans cette mauvaise  copie  de l'UDF, et veut maintenir l'existence d'une formation de gauche sociale libérale, soutenant les réformes du Président de la République, et sa candidature.
 
 
Marc d'Héré
Membre du bureau politique de La Gauche Moderne
Animateur du "Cercle des Libertés Egales" 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 13:29

 

Oui, on peut, tout en étant de sensibilité de gauche et sociale-libérale,  approuver, appuyer et soutenir la politique réformatrice du  Président de la République. 

Approuver  sa politique étrangère qui redonne une place et un rôle éminent  à la France, défend les peuples victimes de leurs  dictateurs-dirigeants et, tout aussi important, intervient avec énergie en faveur de la  « moralisation » du capitalisme et pour renforcer la dimension sociale de  la mondialisation.

Appuyer sa politique économique et sociale, qui a permis aux Français de moins souffrir de la crise que leurs voisins et leur permet d’en sortir plus vite que les autres.

Soutenir les politiques courageuses et les  réformes entreprises par le Président (réforme de la Constitution,  limitation des dépenses publiques improductives, création du statut d’auto entrepreneur,  autonomie des universités,  service minimum, réforme des retraites permettant de  sauver le système par « répartition », Grand Emprunt, politique d’environnement, RSA…),  et souhaiter qu’il puisse les poursuivre.

Au début du quinquennat, ont été fondés  deux mouvements de gauche qui s’engageaient dans le soutien aux réformes voulues et mises en œuvre par  Nicolas Sarkozy : « Les Progressistes » d’Eric Besson et  « La Gauche Moderne » de Jean-Marie Bockel.

Et puis les choses évoluèrent. Eric Besson resta  fidèle au Président,  mais abandonna la référence à la gauche t au social-libéralisme pour adhérer à l’UMP, et Les Progressistes disparurent plus ou moins.  Jean-Marie Bockel, quant à lui, entraîna La Gauche Moderne à abandonner son positionnement de gauche pour rejoindre le marais centriste, et à manifester une opposition soudaine au gouvernement accusé de « droitisation » et à Nicolas Sarkozy, en souhaitant le voir devancé à la Présidentielle par…Jean-Louis Borloo !

Il ne reste plus aujourd’hui, à l’exception de nos amis de  la Diagonale, de mouvement se revendiquant de la  gauche, moderne et sociale libérale, et soutenant clairement l’action réformatrice du Président de la République. 

Sur ce terrain, déserté par  les Progressistes et La Gauche Moderne, un autre acteur doit se manifester.

C’est une nécessité.

Ce mouvement nouveau c’est   le « Cercle des Libertés Egales », qui veut à la fois approfondir et défendre  les valeurs social-libérales - la solidarité, l’équité et la  responsabilité -  tout en  s’engageant dans le soutien à la politique réformatrice et juste de Nicolas Sarkozy.

Sereinement, sans agressivité vis-à-vis de quiconque, ce Cercle, lieu de réflexion ouvert au débat,  se constitue progressivement et de manière volontairement souple et informelle.  Y sont bienvenus, sans être tenus à une adhésion formelle,  tous ceux, engagés ou non-engagés dans un parti politique (de La Gauche Moderne à l’UMP), de sensibilité de gauche, de philosophie sociale-libérale et voulant soutenir le Président de la République et son action réformatrice. 

Nous nous limiterons,  dans un premier temps, à des échanges d’informations, d’analyses et de réflexions.  Puis, nous travaillerons à l’élaboration de propositions,  en développant des contacts avec des mouvements proches avec lesquels pourront être envisagés, des collaborations, des groupes communs de travail, des réunions publiques ou des publications communes.  

Que ceux qui peuvent être intéressés par la démarche de  ce Cercle des Libertés Egales, me le fassent savoir... en commentaires de cet article ou, par exemple en adressant un mail à ies1@hotmail.fr...

 

Marc d’Héré

 

Abonnez-vous, (gratuitement bien sûr) au nouveau  blog "Cercle des Libertés Egales":

 

http://libertesegales.canalblog.com

voir en bas à droite, la case news letter. Vous serez ainsi informé de tout nouvel article publié sur ce nouveau blog.

 

 

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 13:01

 

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

L’hommage d’Harlem DESIR à Marine LE PEN 

 

Le Secrétaire  Général du Parti socialiste par intérim, après avoir parlé « d’une droite rance, » a  affirmé tout de go que Claude GUEANT était « la triste copie de Bruno GOLLNISCH ».

 

On peut penser qu’il a ainsi, de la façon la plus classique qui soit, cherché à capitaliser les campagnes de presse qui se sont développées ces derniers temps contre le ministre de l’intérieur afin, en le discréditant, d’entacher par contre coup l’image du gouvernement et celle du président de la République, à un moment où ce dernier reprend pied dans les sondages.

 

Ce qui a cependant frappé les esprits, c’est la référence faite à Bruno GOLLNISCH pour cette attaque, alors que l’ancien leader du Front National se trouve, depuis l’élection de Marine LE PEN à la tête du parti, en marge du mouvement.

 

Ou a pu penser qu’ Harlem DESIR, en se référant à lui aurait tout simplement voulu marquer les esprits, en utilisant un nom à consonance germanique ou nord européenne, mieux à même d’évoquer l’extrémisme de droite. Difficile à croire cependant. Outre que ce serait une trop grossière erreur de la part de l’actuel plus haut responsable du Parti socialiste, que d’utiliser les mêmes armes que ceux qu’il vilipende à longueur de temps, il est peu probable que le discours qu’il a prononcé en tant que premier représentant du Parti socialiste n’ait pas été soigneusement rédigé pour cet évènement d’importance.

 

Si l’on s’en tient à ce qu’est la dialectique du Parti socialiste depuis maintenant de nombreuses années, c’est Marine LE PEN que le pétulant Harlem DESIR, aurait dû logiquement choisir, pour couvrir d’infamie le ministre de l’intérieur, par le biais d’une comparaison qu’il a cherché être peu flatteuse, puisque faisant référence à l’extrême droite.

 

Jusque là en effet c’était le père, es qualité de président du Front National qui était l’homme que l’on utilisait pour jeter le discrédit sur quiconque déplaisait à droite. La logique « institutionnelle » eut voulu que ce privilège soit dévolu à sa fille qui lui a succédé.

 

Le déplacement de l’anathème socialiste sur Bruno GOLLNISCH, actuellement de facto en congé de parti ne peut être le fruit du pur hasard. Il a nécessairement une signification, d’autant que Marine LE PEN s’est démarquée clairement de lui tout au long de sa campagne pour son accession à la présidence du parti et que personne n’a ignoré que la lutte a opposé la tendance dure personnifiée par celui qui est aujourd’hui désigné comme le mauvais sujet de la droite extrême, à une Marine LE PEN qui s’est efforcée de donner de son mouvement l’image d’une droite ferme, exclusive de toute connotation raciste ou antisémite.

 

Dans son discours Harlem DESIR a, en choisissant Bruno GOLLNISCH, rendu par la même hommage à la modération de la présidente du Front National. Il lui a ainsi indiscutablement décerné un brevet de respectabilité.

 

Harlem DESIR a confirmé cette analyse en affirmant encore dans le même discours que l'«héritière millionnaire Le Pen ne sera jamais le porte-voix des travailleurs français : la gentille syndicaliste du FN n'est que l'arbre qui cache la forêt des néo-nazis, des racistes, des révisionnistes qui continuent à peupler le Front national »

 

Mine de rien, cette déclaration est une reconnaissance de bonne volonté d’une Marine LE PEN, qui serait débordée par les extrémistes de son parti.

 

Ainsi, le Secrétaire général par intérim du parti socialiste tire à boulets rouges sur la droite libérale et ménage dans le même temps la présidente du Front National. Le travail de Marine LE PEN commencerait-il à payer au point qu’un homme politique ne risquerait aucun discrédit si on le comparait à elle ? S’agit-il pour le parti socialiste d’une Stratégie politique nouvelle en vue des présidentielles ? On peut le penser, sans toutefois totalement exclure que l’ancien responsable de SOS racisme, à trop vouloir en faire, se serait emmêlé les pieds dans le tapis.

 

Eric SEYDOUX

 

 

Gpancrazi.over-blog.com/

 

Repost 0
Published by Eric Seydoux - dans démocratie
commenter cet article
27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 14:28

 

Le billet d’Eric SEYDOUX 

 

Christine LAGARDE « littéralement accablée »

 

Savez vous qui a eu le privilège, de recevoir en exclusivité, la décision rendue par la Commission des requêtes de la Cour de Justice de la République dans l’affaire Christine LAGARDE ? Non ? Ne me dites pas que vous ne connaissez pas l’organe de presse qui est le plus habilité à « s’intéresser » à une ancienne ministre de Nicolas SARKOZY et qui jouit dans le paysage médiatique d’une indiscutable autorité morale, au point de voir son commentaire repris par  l’ensemble de la presse, parfois même à la virgule prés…Toujours pas ? 

 

Enfin, je sais bien qu’il y a eu les vacances, mais vous n’avez tout de même pas tout oublié ? Souvenez vous : MAM, WOERST, BETTENCOURT et l’affaire des footballeurs à la double nationalité avec la FFF, de vraies belles affaires, avec  révélations, scoops, rebondissements, avec publications de lettres ministérielles, de factures, de courriers privés, de correspondances publiques, de feuilles d’impôts, de chiffres sortis d’on ne sait où, d’écoutes téléphoniques illégales, de photocopies de registres officiels couverts par le secret, d’enregistrements illégaux … MEDIAPART ! le choix ne pouvait être plus judicieux, ne trouvez vous pas ?

   

MEDIAPART ? Je suis désolé ! Vous devez au moins reconnaître que leurs petits gars n’ont pas froid aux yeux. Ils ne craignent ni Dieu ni diable, des héros vous dis-je. Et croyez moi, heureusement qu’ils sont là pour dénoncer inlassablement les perversions de la  société capitaliste mondialisée... Bien sûr, c’est au péril de la présomption d’innocence, des droits de la défense, du principe du contradictoire, du secret professionnel, de l’instruction, de correspondance, du droit à un procès équitable avant toute condamnation …En un mot des droits des gens, mais comment faire ? Et puisque personne ne se plaint ou si peu, alors ?

 

Non, l’humour n’est pas mon genre. Je poursuis. Il est vrai que parfois les petits gars  vont un peu vite en besogne, qu’en l’espèce la Commission en question ne s’est prononcée que sur la recevabilité de l’affaire et que le jugement sur le fond n’interviendra que dans quelques années après une instruction à charge et à décharge… Certes, mais entre nous, tout cela n’est que formalisme de prétoire, la réalité est que l’on peut d’ores et déjà dire, sans être trivial, qu’avec ce que l’on a entre les mains, le sort de l’ex ministre est plié.

 

Vous en doutez ? Et bien lisez avec moi le commentaire du site sur lequel vous avez l’audace de dire que j’ironise : « Il s’agit d’un document accablant contre LAGARDE ». Vous avez bien lu, LAGARDE ! Vous commencez à comprendre ? Au point où elle en est, il n’y a plus de titre, ni même de prénom, pas même de civilité. Déchue de tout, LAGARDE  l’accablée ! Et ce n’est pas fini. Le commentaire parle au détour d’une phrase de « l’affaire Lagarde/Tapie ». Je ne sais pas vous, mais moi ça m’a fait froid dans le dos. Enfin qu’auront-ils donc manigancé ces deux là. Pourtant elle avait l’air bien elle. Ah, l’argent, l’argent…

 

Continuons la lecture. L’honorable site ajoute  que si le document est accablant, les attendus de la décision de la CJR sont eux « littéralement accablants.» « Littéralement accablants » ! Vous avez entendu ! Et puisque vous paraissez toujours incrédule, je vous précise que « Littéralement accablants » veut dire que  « la culpabilité est absolument prouvée ». Ce n’est pas moi qui le dit c’est le LAROUSSE !

 

Ça y est, vous y êtes ? Toujours pas ? Bon, puisque cela vous amuse, et comme je suis beau joueur, je vous livre les attendus de la Commission : « Christine Lagarde s'est impliquée personnellement et de façon litigieuse dans ce dossier et à elle-même donné des instructions de vote»…« Elle n’a pas pris en compte un courrier de l'Agence des participations de l'Etat, qui estimait que la procédure d’arbitrage n’était pas justifiée. »

 

Alors, que dites-vous de ça ? Et bien, je dis  que Christine LAGARDE, pour en finir avec une procédure contentieuse qui s’éternisait, a donné comme instruction à ses services de mettre en œuvre la procédure d’arbitrage  prévue par le Code de procédure civile. J’ajoute que rien n’obligeait la ministre à suivre cet avis, puisqu’il s’agissait,  comme l’aurait dit monsieur de la Palisse, d’un avis. 

 

Bon, non seulement vous ne voulez rien comprendre, mais en plus vous faites du mauvais esprit. Je préfère m’arrêter là car je perds mon temps. Vous connaissez le vieux dicton populaire, on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif !

 

Eric SEYDOUX

 

 

 

Repost 0
Published by Eric Seydoux - dans démocratie
commenter cet article
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 21:19

EXTRAITS

 

Porte de Versailles -- Mardi 23 novembre 2010


.....Vous avez choisi de mettre l'avenir au cœur de votre Congrès : « demain quel sera notre rôle et quels seront nos moyens ? ». C'est également la question qui se pose chaque jour pour la France : quel sera son rôle, quelle sera sa place et quels seront ses moyens ? Ne jamais sacrifier l'avenir au présent. Comment faire pour que la France reste la France dans un monde qui bouge à une vitesse stupéfiante ?...  Aujourd'hui, à chaque décennie nous voyons arriver de nouveaux concurrents, des nations qui travaillent plus que nous, des nations qui travaillent mieux que nous, des nations qui n'ont rien à nous envier en termes de technologie et de qualité de formation de leurs citoyens...

 

 

...Quelle est la caractéristique de notre pays depuis trente ans ? C'est assez simple : toute majorité confondue, quand les choix étaient trop difficiles, quand les réformes étaient trop conflictuelles, quand la rue descendait pour s'exprimer pour des raisons souvent bonnes et souvent compréhensibles, la décision était souvent prise de reculer, de renvoyer la réforme après l'élection. Le problème dans notre pays, c'est qu'il y a des élections chaque année. On diffère et à chaque fois le rendez-vous est plus douloureux, parce qu'à force de refuser de sauter l'obstacle, l'obstacle devient de plus en plus important. Ce n'est pas une question de gauche ou de droite, d'opposition ou de majorité, c'est une question de lucidité.

 

...Naturellement,  les vraies réformes, les grandes réformes, sont forcément douloureuses et difficiles, sinon elles auraient déjà été faites. Puis-je prendre un ou deux exemples ? Quand le général de Gaulle promet la   décolonisation, il n'y avait plus un seul dîner familial qui ne se finisse pas en insultes. Cette idée qu'il fallait rendre la liberté à ces peuples, aujourd'hui acceptée par tout le monde, était profondément conflictuelle... .

 

...Prenons un autre exemple tout à fait différent. Quand François Mitterrand a courageusement décidé qu'il fallait en finir avec la peine de mort. Que nous disait-on à l'époque : « vous n'y pensez pas, la peine de mort, les Français la souhaitent !». Et pourtant, il l'a fait. Et cela reste dans [son] mandat,  que l'on soit de gauche ou de droite, comme un moment incontournable.

 

Et lorsque Valéry GISCARD d'ESTAING et Simone VEIL ont eu le courage d'affronter toute une partie de leur majorité pour faire voter la première loi sur l'IVG ? Cela s'est passé dans quel climat, dans quelles oppositions, dans quelles intolérances ? Ainsi va la France.

Il n'existe pas de grande réforme sans qu'il y ait de grands débats et de grandes oppositions. Et puis, une fois que la réforme est faite, les choses se calment comme par miracle, comme si le pays reprenait son calme, son souffle, comme si chacun à son tour réfléchissait.

 

Je prends la question des retraites, si difficile, douloureuse et complexe.

Au fond, je me suis trouvé dans une situation où un million et demi de retraités n'avaient pas leur retraite payée. Cette réalité, on peut ne pas la regarder en face, pourtant elle est incontestable.

 

Si vous regardez la situation de vos communes, sur les vingt-cinq dernières années : notre industrie a perdu un demi-million d'emplois. Doit-on continuer ainsi ou trouve-t-on les moyens de s'en sortir ? Je sais bien que lorsqu'on a fait la réforme de la taxe professionnelle cela a suscité des inquiétudes, y compris au sein de la majorité. Comment aurait-il pu en être autrement ? Et pourtant, pouvions-nous conserver en l'état une taxe professionnelle qui n'existait plus dans aucun pays d'Europe ? Pouvions-nous continuer à dire aux industriels : « continuez à produire en France, vous en serez récompensé par la taxe professionnelle, alors que si vous produisiez dans un pays frontalier, vous ne payerez pas la taxe professionnelle » ?

 

Pouvions-nous conserver cette véritable subvention aux délocalisations qui, soit dit en passant, portaient en germe la mort de la taxe professionnelle, puisque le jour où il n'y a plus d'usine, il n'y aurait plus d'assiette, il n'y aurait plus de recettes pour les collectivités locales ? Quelle facture représentait la taxe professionnelle dans un pays comme la France où l'industrie automobile pèse 10% des emplois de la population active, 10% ! Sur 21 millions d'actifs, deux millions cent mille travaillent dans l'automobile. Savez-vous que la taxe professionnelle sur la seule industrie automobile pèse 250 Euros par voiture produite en France ? Etait-il raisonnable de continuer, de fermer les yeux ? ... Je suis convaincu que la France doit rester une terre de production, que le mot industrie n'est pas un gros mot. Et que le jour où l'industrie s'en va, les services s'en vont aussi. Il fallait bien faire quelque chose, on ne pouvait pas continuer comme cela.

 

Dans un débat animé, nous avons, avec vous, trouvé la solution. Le gouvernement s'était engagé à vous garantir les recettes. C'est le moins que l'on pouvait faire. À l'arrivée, les recettes de taxe professionnelle sont supérieures d'un milliard cent millions d'euros à ce qui avait été promis. Nous nous étions engagés à ce que le nouvel impôt soit assis sur une base dynamique, une assiette dynamique, celle de la valeur ajoutée. Qui peut contester que ce soit une base dynamique ?

 

Rappelons-nous de la réforme de la carte judiciaire et les protestations qu'elle a suscitée. Le sentiment de telle ville d'être décapitée parce qu'elle perdait son Tribunal d'Instance ou son Tribunal de Grande Instance. Mais quand je regardais la carte, je voyais un Tribunal de Grande Instance à dix-huit kilomètres d'un autre Tribunal. Je voyais certains départements avec trois Tribunaux de Grande Instance, chacun avec leur propre politique pénale. Est-ce que l'on pouvait continuer ainsi, la carte n'ayant pas bougé depuis 1958 ?

La carte militaire qui a tellement fait souffrir l'Est de la France, je m'en excuse. Mais enfin, mes chers amis, mes chers concitoyens, Mesdames et Messieurs les Maires, pouvait-on garder la même carte territoriale qu'à l'époque où nous avions la conscription et 350 000 soldats de plus ? Pouvions-nous garder 52 bases aériennes dont 18 n'avaient plus d'avion depuis plus de 20 ans ? Dans un pays que l'on traverse en 20 minutes avec les mirages 2000-5 ? Et est-ce que l'avenir de grandes métropoles comme Metz se résume uniquement à garder des bases dont nous n'avons pas besoin ? Nous avons dû la faire.

 

Je dirai plus loin un mot de la santé. Je me suis trouvé dans une situation qui est très simple : 69% des hôpitaux de France étaient en déficit. Avec le budget de l'Assurance Maladie qui augmente de plus de 3% chaque année, pouvait-on continuer comme cela ? Avec la demande de sécurité médicale, avec le souhait bien légitime des patients de ne plus souffrir ?...

 

 ...Est-ce que vous pensez que vos concitoyens dans vos communes ont envie que notre pays se trouve dans la situation de la Grèce ou de l'Irlande ? Est-ce que vous pensez que tous ceux qui sont attachés au service public -- je le suis, j'en parlerai -- considèrent qu'il est normal que l'on soit le pays qui a un tel déficit, un tel niveau de dépenses, un tel niveau d'impôts ? Et est-ce que vous pensez qu'ils nous féliciteraient tous si nous devions faire la quête sur les marchés internationaux si notre note était dégradée ?... Qui peut me reprocher de vouloir accrocher l'exemple français sur la réussite magnifique, économique et exportatrice, de l'Allemagne ? Voilà pourquoi nous avons menés toutes ces réformes en 3 ans et demi.

 

 ...Avec la réforme des collectivités territoriales, qu'avons-nous essayé de faire ? Trouver des marges de manœuvre pour augmenter le potentiel d'investissements de la France en évitant à toute force d'augmenter les dépenses de fonctionnement de la France.

Le problème des finances publiques françaises se réduit à cette simple phrase : dans les 30 années passées, nous n'avons pas eu le courage de couper dans les dépenses de fonctionnement. Et c'est tellement plus facile de couper dans les dépenses d'investissements. Nous avons préféré accumuler des dépenses : 1 million d'emplois publics en plus entre 1992 et 2007. Mais ce million d'emplois publics, Mesdames et Messieurs les Maires, se paie de dépenses publiques, donc d'impôts, donc d'un problème de compétitivité pour l'économie française, donc d'un problème de destruction d'emplois, donc d'un problème d'augmentation du nombre de chômeurs.

 

...Mais regardons la réalité telle qu'elle est : non seulement nous sommes le pays d'Europe qui a le nombre le plus important de niveaux d'administrations, mais en plus chaque niveau a la compétence générale. Communes ? Compétence générale ! Départements ? Compétence générale ! Régions ? Compétence générale ! État ? Compétence générale ! Europe ? De plus en plus de compétences. A ceux-là s'ajoutent les intercommunalités, les pays ou autres. Qui peut contester que plus personne ne comprenait rien à notre système ? Je pense aux Maires, notamment les Maires qui n'ont pas la chance d'avoir des collaborateurs nombreux, je pense aux petites communes. Qui comprenait comment on devait déposer un dossier, où cela se décidait, qui le finançait ?

 

...Je n'ai jamais été de ceux qui ont pensé qu'il y avait trop de communes. Parce qu'au fond ces 500 000 conseillers municipaux, ces 36 500 communes, c'est peut-être aussi pour cela qu'il fait meilleur vivre en France que dans d'autres pays. On a autant de communes que tous les autres pays d'Europe, mais au fond il y a un savoir-vivre à la française qui est aussi l'héritage d'une démocratie locale extrêmement vivante. Mais dans le même temps, l'intercommunalité devait permettre de répondre aux défis de la modernité. Savez-vous qu'aujourd'hui nous avons 15 600 syndicats intercommunaux, 2 600 EPCI à fiscalité propre, 371 pays en plus des régions, en plus des départements, en plus de l'État, en plus des 36 500 communes, en plus de l'Europe ? Est-ce que vous pensez qu'il n'y a pas déperdition d'énergie et de financement ? Est-ce que vous croyez que nos compatriotes quand ils voient notre organisation, se disent « surtout il ne faut rien toucher, cela fonctionne tellement bien » ? Sur les 10 dernières années les effectifs des établissements de coopération à fiscalité propre ont augmenté de 64%. Dans le même temps, les effectifs des communes ont augmenté de 3%, et nous avions tous dit aux Français : « vous verrez on fait l'intercommunalité et il y aura des économies d'échelle ». Bien loin de moi l'idée de dire : c'est la faute des uns ou c'est la faute des autres. C'est la réalité de notre pays. Elle est incontestable, elle est incontournable.

 

Alors face à cela, il y a toujours deux formules. Il y a la formule technocratique qui consiste à dire : « il y a trop de communes, on supprime ». Et puis vous n'avez qu'à choisir, vous les politiques. Comme c'est commode de parler des politiques quand on ne s'est jamais présenté à une élection. Comme c'est commode de critiquer les politiques quand on n'a jamais affronté le suffrage universel. Comme c'est commode de dire, quand on est un expert « il a qu'à, faut que, faudrait que, et pourquoi vous ne faites pas ». Comme c'est commode de faire des dessins sur une page blanche quand nous nous avons à manier la réalité, c'est-à-dire une France qui n'est pas une page blanche.

I

l y a ceux qui m'ont dit : « choisissez : supprimez les départements ou supprimez les régions ». Et les deux étaient également convaincus, pour les uns les régions n'avaient pas de légitimité, pour les autres les départements n'avaient plus la superficie. Je n'ai pas voulu de ce choix. Nous en avons discuté, j'ai pensé que les départements avaient la légitimité historique et que les régions avaient une légitimité économique. On peut argumenter pour savoir si elles sont trop petites, s'il ne faudrait pas les rassembler, c'est un autre sujet.

 

Ce que nous avons essayé de faire, c'est de jouer la complémentarité régions / départements. Donc nous avons inventé un nouvel élu, le conseiller territorial, qui sera le rapprochement du conseiller général et du conseiller régional. Il a des racines territoriales et je pense que l'immense majorité des élus était très attachée au maintien du cadre territorial, notamment en ruralité. Donc le conseiller territorial restera élu dans un cadre cantonal. C'est d'autant plus facile que le Conseil constitutionnel nous a demandé de faire la refonte de la carte des conseillers généraux.

Ce seront donc les mêmes élus qui géreront à la fois le département et la région. Prenez l'exemple des collèges et des lycées. C'est quand même extraordinaire. C'est une assemblée qui gère les collèges -- le département, c'est une assemblée qui gère le lycée -- la région. Et, quand c'est collège et lycée, il faut négocier une convention pour savoir qui abandonne sa compétence au profit de l'autre. Désormais, ce seront les mêmes élus qui porteront cette responsabilité.

 

C'est ensuite posé le problème de la compétence générale. ... 

...Nous avons proposé que la répartition des compétences soit faite en gardant un bloc commun parce que pour les petites communes rurales sont si petites qu'elles ont besoin de financements croisés ; parce que les acteurs du sport et de la culture avaient besoin qu'on puisse continuer à les financer. Et franchement, je crois que nous sommes arrivés à un équilibre.

Je tiens beaucoup à deux autres idées. La première, c'est que ce régions et départements, avec le conseiller territorial, ne soient pas obligés d'être organisés de la même manière. Il faut arrêter, en France, de confondre égalité et égalitarisme et unité avec uniformité. Nos régions ne sont pas les mêmes, nos départements ne sont pas les mêmes. Nous devons pouvoir adapter nos organisations, nos schémas à la réalité du terrain. C'est justement parce que nous accepterons la diversité d'organisation que notre pays restera uni. C'est l'uniformité obligatoire, rigide, administrée du haut, qui menace l'unité d'un pays....

 

...Un mot du financement. S'agissant de la taxe professionnelle, les chiffres 2010 sont à votre disposition. L'État a versé, a garanti 1,1 Md de plus. J'entends bien les craintes pour l'avenir. On verra comment évolue la valeur ajoutée. Sur la proposition de Jean-Pierre RAFFARIN, nous avons mis en place un comité de suivi et Gérard LARCHER, en tant que président du Sénat y est très attentif. Mais franchement, avoir une recette assise sur la valeur ajoutée, en dynamisme, c'est bien mieux que d'avoir une recette pour partie assise sur la valeur et la surface des bâtiments qui, par construction, ne sont pas aussi dynamiques que la valeur ajoutée.

 

Concernant le budget et les dotations, j'ai bien entendu votre président et un certain nombre d'entre vous dire : « Le gel, qu'est-ce que ça peut amener ? ». Allons au fond des débats sur les finances locales, les uns et les autres.

D'abord, soyons clairs entre nous : l'État a garanti l'an passé aux collectivités locales 98 milliards d'euros. C'est pour vous dire, ce n'est pas une petite somme. J'entends bien la question de l'autonomie financière. J'appelle tout de même votre attention sur le fait qu'en Allemagne, qui est un pays dont on a bien des leçons à tier en termes de décentralisation, le budget des collectivités locales est alimenté quasi-exclusivement des dotations de l'État et il ne viendrait à personne l'idée de dire qu'elles sont moins autonomes. Ne résumons pas la liberté des collectivités locales à la seule autonomie fiscale. ..

 

 L'État a garanti 98 milliards d'euros l'année dernière, alors même que ses recettes, tenez-vous bien, se sont effondrées de 20% du fait de la crise. Que m'a alors dit Bercy ? « Monsieur le Président, c'est très simple, les recettes fiscales de la France se sont effondrées de 20%. Vous prenez les dotations des collectivités locales et vous les baissez de 20%, selon le parallélisme des formes». Non seulement nous ne l'avons pas fait mais en 2010, ce montant sera de 99 milliards d'euros.

 

Nous devons parler lucidement des déficits. Je sais bien que vous pesez pour 20% de l'ensemble, vous, les collectivités, de la dépense publique. L'État pèse pour 35%. La sécurité sociale pour 45%. Mais, Mesdames et messieurs, expliquez-moi comment on peut sortir la France de la maladie des déficits et de l'endettement en ne touchant qu'à 35 % de la dépense publique, celle de l'État ? Comment ? Si j'entends les élus, ils me disent : « nos budgets sont équilibrés ». Bien-sûr, c'est la loi.. Si j'entends les syndicats, ils me disent : « ne touchez pas à la sécurité sociale, c'est la cohésion sociale ». ...Si on veut réduire nos déficits, réduire notre endettement, il faut qu'on s'y mette tous. ..Il n'y a pas d'un côté le contribuable national et de l'autre le contribuable local. C'est le même. D'un côté la mauvaise dette, celle de l'État et de l'autre les bonnes dépenses, celles des collectivités.

 

...Tous nous devons apprendre à vivre dans un monde où la ressource n'est plus infinie et où l'utilisation de l'argent public doit sans cesse être repensée...

 

 ..J'ajoute un dernier point sur les péréquations. La péréquation, sur le principe, tout le monde est pour. Là où ça conteste, c'est ceux sur qui on prélève. Depuis 2004, la dotation de solidarité rurale et la dotation de solidarité urbaine, tenez-vous bien, ont doublé. Elles ont doublé et vont progresser en 2011. Elles progresseront de 50 millions pour la dotation de solidarité rurale à 802 millions et elles progresseront de 77 millions pour la dotation de solidarité urbaine à 1,2 milliards.

 

Par ailleurs, nous allons faire en sorte que 2% des recettes fiscales de l'ensemble du bloc local aillent à la péréquation, c'est-à-dire 1 milliard d'euros de plus. La seule limite que je mets à la péréquation, c'est qu'elle ne doit pas tuer les plus dynamiques.

 Prenons le sujet des valeurs locatives...  Les valeurs locatives, disons les choses comme elles sont, c'est une possibilité de recettes considérables pour les collectivités territoriales. Il y a 3 paramètres à la multiplication, il y a les taux, l'indexation et puis il y a la valeur locative. Mais enfin, disons aussi les choses comme elles sont, les valeurs locatives pourquoi ce n'est pas simple parce que cela posera le problème notamment du logement social. Donc nous allons avec le ministre du budget, dès l'année prochaine, commencer l'expérimentation de l'actualisation des valeurs locatives en prenant un certain nombre de départements, de villes et de régions tests. Parce que le rendez-vous est incontournable, il nous faut commencer dès l'année prochaine.

 

Un mot sur les normes, enfin. Je prends l'engagement devant votre congrès qu'il n'y aura plus une seule norme proposée au vote de l'Assemblée Nationale ou du Sénat. Je m'y opposerai quelles que soient les raisons. Pourquoi ? Parce qu'à force d'accumuler les normes plus personne n'y comprend rien. Je vais faire une deuxième proposition : nous allons faire un groupe de travail État, collectivités territoriales pour identifier un certain nombre de normes à enlever dans le stock existant. Je ne suis pas sûr que l'accessibilité soit la première norme sur laquelle il faille revenir, parce que nos compatriotes qui souffrent d'un handicap ont été abandonnés pendant bien trop longtemps. Mais dans bien d'autres domaines, c'est possible. Je pense à l'urbanisme, au logement, aux crèches où l'on applique les mêmes règles invraisemblables en cœur de ville où les terrains sont rares et dans l'espace rural où il y a autant de terrains que l'on veut. Je propose également que l'on aille un peu plus loin -- je le dis devant les parlementaires -- en commençant l'année prochaine à délégiférer dans un certain nombre de domaines et je serai très à l'écoute de l'Association des Maires pour voir par où commencer. J'ai proposé l'urbanisme car je trouve incroyable qu'aujourd'hui un maire soit encouragé à construire laid et inadapté mais légal ; à respecter la règle plutôt qu'à essayer de faire quelque chose de beau et d'adapté à la situation de sa commune en prenant parfois quelques libertés. On ne peut pas continuer comme cela.

Je terminerai en parlant de trois autres sujets très rapidement pour ne pas lasser votre patience.

Le premier sujet, c'est la dépendance, disons les choses comme elles sont. Qu'est-ce qui menace le plus certains départements aujourd'hui ? C'est le vieillissement de la population et l'incapacité dans laquelle se trouveront ces départements de financer l'explosion de l'allocation personnalisée d'autonomie. J'ai été effrayé moi-même en voyant les chiffres. Il y a 1,1 million personnes dépendantes. En plus, 250 000 de nos compatriotes ont Alzheimer chaque année dont certains dès 50 ans. L'APA ne peut plus suffire à financer et une quinzaine de départements sont dans une situation d'étranglement que chacun comprend. Ces départements qui accueillent tant de nos compatriotes âgés, n'ont souvent pas un potentiel fiscal leur permettant d'assumer cette augmentation de population âgée qui a besoin de services de santé, de maisons médicalisées, de personnes à domicile. Si l'État ne conduit pas avec vous la réforme de la dépendance dans l'année 2011, là il y a une véritable explosion de vos dépenses locales. Le vrai risque il est dans le choix du financement de la dépendance. Cela va être très compliqué, très difficile, nous allons organiser dès le début de l'année un vaste débat sur le sujet mais j'entends que les décisions soient prises dans le PLFSS 2012, voté à l'automne 2011, pour qu'il y ait une réponse à cette question angoissante. Quel que soit l'amour des enfants pour leurs parents, personne n'a un appartement pour recevoir des parents dépendants.

La santé, c'est le deuxième sujet. Il n'y a jamais eu autant de médecins dans notre pays, jamais. 210 000 ! Et en même temps, des régions entières ont une démographie médicale sinistrée et, à l'inverse, certains quartiers de nos villes ont une hypertrophie de la représentation médicale. J'ajoute qu'on a beaucoup de difficultés à trouver un certain nombre de spécialités. Là encore l'État doit vous aider à installer durablement des professionnels de santé. Nous allons complètement repenser le statut des médecins, repenser leur rémunération. La rémunération à l'acte doit rester la base mais elle n'est pas suffisante. Eux aussi doivent libérer du temps pour des actes médicaux et non pas pour remplir quantité de formulaires qui parfois ne servent à rien. Je crois également qu'il faut aller plus loin dans le financement des études des jeunes internes qui s'engageront, en échange du fait que l'État ait payé leurs études, à s'implanter dans des régions et des départements où il n'y a pas de médecins, sinon, on ne va pas pouvoir s'en sortir.

 

Je termine en parlant d'un sujet qu'a évoqué Jacques PELISSARD qui est le problème de la sécurité. Toutes les sociétés modernes sont touchées par une violence de plus en plus barbare sans limite, sans règle, sans remord. L'État bien sûr doit faire son devoir , et s'agissant de la police judiciaire, de la répression, de la fermeté, nous répondrons présent. ... À nous de nous saisir de ce sujet et j'aurai l'occasion, à la suite de ce congrès, de recevoir un certain nombre de maires, toutes tendances confondues, qui ont dit et proposé des choses me semble-t-il très raisonnables pour voir avec eux comment on peut travailler de manière à ce que l'on apporte des résultats à nos compatriotes...

 

...Je pense qu'un pays n'est grand et ne s'en sort que quand une partie des concitoyens de ce pays s'engage. C'est tellement facile de faire de l'amertume assis sur sa chaise et de regarder d'autres se débattre. Que ce soit l'engagement syndical, l'engagement associatif ou l'engagement politique, il est utile à notre pays. Et je n'aime pas beaucoup l'évolution des choses qui fait que c'est toujours ceux qui s'engagent le plus qui sont le plus dénoncés, le plus attaqués, le moins respectés. Bertrand DELANOE disait tout à l'heure, il faut se respecter. Combien il a raison ! Mais je veux dire à tous ceux qui nous regardent, y compris le système médiatique, respectez donc ceux qui ont eu le courage de se présenter devant le suffrage universel, respectez-le aussi. Je dis à la classe politique dans son ensemble, donnons l'image de gens respectables qui nous écoutent qui dialoguent et qui tirent le dialogue vers le haut. Je suis inquiet parfois. Il y a suffisamment de sujets qui nous permettraient de nous réunir au service de notre pays en tirant tout le monde vers le haut. Il y a suffisamment d'enjeux complexes où il n'y a pas de prêt-à-penser idéologique et qui mériteraient des débats de haut niveau. Ce n'est pas la peine qu'on se prête les uns et les autres à des polémiques qui tirent tout vers le bas, qui avilissent tout, qui ne respectent rien et qui conduisent finalement à donner une piètre image d'une démocratie qui a besoin d'hommes et de femmes comme vous.

 

Je vous remercie.

 

Nicolas Sarkozy

Repost 0
Published by Discours de Nicolas Sarkozy - dans démocratie
commenter cet article
20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 11:17

 

La  6ème journée de protestation et de défilés contre la réforme des retraites a été un échec. Le nombre de grévistes a été très faible et la mobilisation des salariés diminue dans de fortes proportions.

Depuis la rentrée le mouvement s'effrite gravement. Un million cent mille manifestants hier c’est exactement le même nombre que le 7 septembre, mais avec un afflux d’adolescents alors qu’il n’y en avait pas le 7 septembre. Le nombre de salariés diminue donc. Dans le même temps le nombre de grévistes est quasiment divisé par deux.

 

Les syndicats qui ont toujours conservé une position ambigüe, mi chèvre mi-chou, n’ont pas été à la hauteur de l’enjeu. Ils ont déçu aussi bien les radicaux qui leur ont reproché de ne pas oser aller au-delà des sempiternelles et archaïques «  grandes journées unitaires de grèves et  de manifestations », et les plus modérés qui constatent que tout cela ne débouche sur rien et que, pour ne pas perdre la face, Thibault et Chérèque leur demandent, sans aucune chance de réussite, de perdre journées de salaires après journées de salaires ! Les syndicats sont à la fois lâchés et débordés.

La CFDT notamment, sous la direction de François Chérèque, piètre secrétaire général, a dérivé. Collant à la CGT jusqu’à perdre toute spécificité et tout intérêt, affichant une volonté de dialogue mais refusant de rencontrer le ministre du travail, et de répondre au dernier appel de François Fillon, niant avec une mauvaise foi évidente les avancées réalisées par le gouvernement, disant rejeter les débordements mais laissant les routiers et les chimistes CFDT être en pointe dans toutes les opérations illégales de blocage…Elle se retrouve dans une triste situation.

 

Les socialistes, très divisés sur ce sujet (comme sur d’autres), ont été inexistants… se contentant de hurler avec les loups, d’attaquer systématiquement le Président de la République, de faire  de l’obstruction au Parlement, d’appeler les adolescents à descendre dans la rue et se gardant bien de faire des propositions sérieuses. Ils attendent, ne prendront aucune initiative, mais suivront ceux qui crient le plus fort !

 

Le  gouvernement lui,  est  resté calme et serein, il  a longuement débattu avec les organisations syndicales (quand elles le voulaient bien), puis avec les parlementaires à l’Assemblée Nationale et au Sénat, et, ouvert aux critiques et aux propositions, a fortement amélioré son texte (pour plusieurs milliards d’Euros) dans le sens d’une plus grande équité. Et il n’est pas impossible qu’il ait encore un dernier geste.  Mais Fillon et Borloo  sont incapables depuis plusieurs jours d'assurer l'approvisionnement en essence. Leur incompétence et leur mollesse vont coûter de nombreux emplois!  

Alors, et maintenant ?

S’ils sont sages, les syndicats arrêteront les grèves et manifestations nationales (peut-être une dernière encore !), tout en prétendant qu’ils continuent la lutte avec « de nouvelles formes » plus décentralisées…etc…etc….  Ils laisseront les blocages s’effilocher puis disparaître. Ils lâcheront les syndicats radicaux,  les étudiants et les lycéens manipulés par l’extrême gauche,  qui eux poursuivront quelque temps les manifestations violentes et de plus en plus minoritaires. En fait  ils abandonneront !

C’est ce qu’ils auront de mieux à faire. Il y a bien l’autre hypothèse, consistant à  poursuivre le mouvement et à  se radicaliser, mais je ne  veux pas l’ envisager.

 

Le gouvernement, le nouveau qui sera nommé par Nicolas Sarkozy, on l'espère bien différend de l'actuel (!) aura à cœur sans doute d’offrir une porte de sortie et une nouvelle perspective aux syndicats, en leur proposant une grande consultation sur « l’emploi des jeunes», qui est un sujet important, essentiel,  lié dans une certaine mesure à celui des retraites et qui nous préoccupe tous.

 

Espérons que les syndicats sauront saisir cette perche.

 

 

Marc d’Héré

 

Sur ce blog, se poursuit le suivi et le commentaire en direct des trois journées 18, 19 et 20 octobre. Vous pouvez vous y reporter :

18,19, 20 Octobre, les trois « glorieuses » ou les trois « piteuses » : http://marcdhere.over-blog.com/article-18-19-20-octobre-les-trois-glorieuses-ou-les-trois-piteuses-en-direct-suite-59198052.html

 

 Voir aussi :

Mensonges syndicaux et socialistes ?  http://marcdhere.over-blog.com/article-mensonges-syndicaux-et-socialistes-58905688.html

 

 

                                                  

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 10:24

 

Comme je l’avais fait précédemment, je suivrai en direct la journée de grèves et de manifestations

 

Point à 12 heures.

Côté grèves, il y a une bonne mobilisation à la SNCF avec 40% de grévistes contre 37¨% le 23 septembre, mais 43% le 7 septembre. A la RATP le trafic est meilleur que prévu.

En revanche  à la poste le nombre de gréviste n’a pas dépassé celui du 23 septembre (16, 50%) et reste inférieur au 7. Dans l’éducation nationale, baisse par rapport au 7 mais aussi par rapport au 23 : 22,1% contre 25,8%.

 

Deux nouveautés :

 

Les lycéens sont lancés dans l’action, 300 lycées sont touchés, beaucoup bloqués ! Voir manifester des jeunes pour une retraite qu'ils prendront en 2060, et qui aura été réformée 3 fois d'ici là est énorme! Et il est scandaleux de voir des syndicalistes et des "responsables" socialistes les y entraîner, pour remplacer les adultes qui risquent de  ne plus  se mobiliser suffisamment. C’est d’autant plus stupide que c’est eux, les plus jeunes, qui auraient le plus à perdre du retrait de cette réforme. Un travail d’explication est nécessaire vis-à-vis de ceux qui, de bonne foi, sont inquiets.

 

Le recours à des « blocages », dans les raffineries mais aussi devant des dépôts de bus interdisant aux employés non grévistes de travailler et de servir le public. Cela n’est pas conforme à la démocratie et à la liberté du travail.

 

 

....A suivre...Prochain point à 14 heures...

 

Point à 14 heures.

Confirmant les informations de midi, le nombre de  grévistes, en dehors de la SNCF, est inférieur à ce qu’il était les journées précédentes : à France Telecom 20% pour 24%, à EDF 18% pour 21%, dans la fonction publique d’Etat, 19,2 pour 19,8%...

 

On annonce qu’à la RATP où les grèves sont peu sensibles, les assemblées générales ont reconduit la grève pour demain. Ont-elles voté à bulletins secrets comme on l’envisageait et comme la démocratie le commanderait ?

 

En  raison notamment du nombre de jeunes dans les manifestations, (et d’une météo idéale !) celles-ci sont plus fournies que lors des 3 journées précédentes. 500.000 manifestants recensés à la mi-journée, quand leur nombre allait jusque là de 400 à 450.000.

 

Les socialistes et les syndicats défendent l’idée que le gouvernement cherche la confrontation. C’est évidemment absurde…Il  ne faudrait pas qu’un blocage de l’activité s’annonce, ce que ne pourrait pas admettre le gouvernement.

 

 François Chérèque disait tout à l’heure que le gouvernement était totalement bloqué. Comment peut-il dire une énormité pareille quand, grâce aux avancées sur la pénibilité, les carrières longues, la situation des femmes sur 700.000 personnes environ partant en retraite chaque année, 200.000 pourront continuer à partir à 60 ans ou à 65 ans sans décote ? La CFDT nous avait habitués à plus de sérieux et d’honnêteté.

 

…A suivre… Prochain point à 16 ou 17 heures…

 

 

Point à 16 heures.

Confirmation d’une forte mobilisation dans les différentes manifestations, mais rien d’exceptionnel, surtout si l’on considère que les étudiants et les lycéens étaient nombreux dans les cortèges.

 

Grèves reconduites pour demain à la RATP, dans les raffineries…Les syndicats sont-ils débordés par leurs troupes qui cherchent le blocage et la confrontation ?

 

François Fillon clair et ferme à l’Assemblée Nationale dans la séance de questions d’actualité.

 

On attend avec impatience le match de la France contre le Luxembourg. Le renouveau de l’équipe de France va-t-il se confirmer ?

 

 

...A suivre...Prochain point à 20 heures... 

 

 

  

Point à 20 heures.

 

1,2 millions de manifestants en France aujourd’hui. C’est assez nettement plus que lors des deux « dernières » journées mais à peine plus que le 7 septembre (1, 12Millions.) Si la mobilisation a été plu forte grâce notamment à la participation très forte des étudiants et des lycéens, la baisse du nombre de grévistes sauf à la SNCF, montre une baisse de la motivation. Peu à peu on se résigne à une réforme inéluctable et, tout compte fait, assez raisonnable.

 

Malgré la reconduite de la grève à la RATP et à la SNCF, on nous annonce que le service devrait être plus étendu qu’aujourd’hui…Tout le monde n’a sans doute pas voulu reconduire la grève ! Reste comme vrai point noir les employés des raffinerie(qui ne votent pas la reconduction à bulletins secrets) et les grutiers de Marseille, contre lesquels vient de s’élever un élu PS de la Région.  

 

L’Assemblée a voté le projet de loi sur l’immigration présenté par Eric Besson. Le texte doit être prochainement soumis au Sénat.

 

Nicolas Sarkozy s’est dit prêt à proposer une grande réforme de la fiscalité du patrimoine au premier semestre 2011. A priori c’est une excellente chose.

 

S’il veut vraiment être nommé Premier ministre, il faudrait peut-être que Borloo se remue un peu pour défendre la réforme des retraites.

 

Un communiqué de Jean-Marie Bockel, Président de La Gauche Moderne :

 

 

Il faut accepter cette réforme raisonnable, juste et nécessaire

 

Jean-Marie Bockel et La Gauche Moderne, sont sensibles à l’inquiétude face aux retraites,  qu’ont exprimée pour la 4ème journée, les nombreux manifestants et les grévistes. Comme eux, ils éprouvent regret et nostalgie de voir disparaître cette réforme emblématique de la retraite à 60 ans, mise en œuvre il y a près de trente ans, par François Mitterrand.

 

Mais depuis cette date, le monde a changé, la durée de vie s’est considérablement accrue, le nombre d’actifs par rapport aux retraités a diminué et doit encore diminuer, et prolonger de deux années l’âge légal de départ à la retraite est devenu incontournable, pour sauver le  système de retraite par répartition auquel nous tenons.

 

Par ailleurs, le Président et le gouvernement ont largement entendu les oppositions et les manifestations, en réalisant des avancées importantes sur la pénibilité, les carrières longues, les handicapés, la situation particulière des femmes, sur la participation des hauts revenus au financement...

 

Le texte d’origine,  aussi bien à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat,  a été largement modifié, dans le sens d’une plus grande équité. Aujourd’hui sur les quelques 700 .000 personnes partant chaque année en retraite, plus de 200.000, continueront à pouvoir partir à 60 ans ou à 65 ans sans décote.

 

Malgré sa difficulté, mais parce qu’elle est raisonnable, juste et nécessaire, la réforme des retraites doit être acceptée. 

 

C’est pourquoi, Jean-Marie Bockel et La Gauche Moderne, s’adressent aux  citoyens de gauche, dont ils se sentent proches, pour leur dire qu’il est temps maintenant d’achever dans le calme et la dignité cette période justifiée de manifestations et de grèves, qui a montré son utilité.

 

Jean-Marie Bockel, Président de La Gauche Moderne

Le 12 octobre 2010

 

 

Je reprendrai peut-être ce texte une dernière fois, ne serait-ce que pour donner le résultat du match de l’équipe de France.

 

 

Rien à dire sur un mauvais match même si la France a gagné.

 

Pour terminer sur la journée de protestation, on se retrouve avec un nombre de manifestants égal à celui du 7 septembre, (mais avec davantage de très jeunes, heureux de chahuter) et moins de grévistes. En un mois les syndicats n'ont pas avancé, on peut même parler de recul. Qui osera le dire?   

 

Marc d'Héré

 

 

 

Repost 0
Published by Marc d'Here - dans démocratie
commenter cet article
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 14:42

 

Par MICHEL MAFFESOLI Membre de l’Institut universitaire de France

Libération du 05 10 2010

 

Est-il possible de refuser la dichotomie entre l’enfer et le paradis ? Peut-on, à l’image des humaniste de la Renaissance, aborder un «phénomène», sine ira et odio, sans colère ni haine ? Ainsi, comment décrypter le fait que Sarkozy provoque, chez les uns, les élites éduquées, tant de réactions hystériques, et chez d’autres (ce peuple si inquiétant) un accord explicite ou implicite ?

 

Bien sûr, on peut taxer de populisme le fait que ses déclarations outrancières et guerrières contre les Roms ou les «cailleras» réconfortent ceux qui, au quotidien, chaque jour, vivent en leur présence. L’injure comme catharsis de la violence en quelque sorte. Mais on peut également observer que l’on est en présence d’un phénomène de participation «mystique» d’un chef en phase avec les réactions populaires. Un Sarkozy est là, bien réel, en phase avec la «nappe phréatique» que sont les masses populaires, mais qui ne correspond en rien à ce que les élites, dans leur majorité, ont envie d’entendre, de comprendre, d’interpréter.
 

Il faut reprendre ici la distinction proposée par Auguste Comte, entre «pays légal» et «pays réel». Opposition qui, sous des noms divers, est fréquente dans les histoires humaines : celle qui souligne le désaccord profond entre le peuple et ses représentants. Désaccord ou désamour permettant l’émergence de nouveaux leaders, qui, eux, «sentent» ce qu’il convient de dire et de faire. Leaders populistes ? Charismatiques ? Démagogues ? C’est selon. En tout cas, ils sont les indices flagrants qu’un cycle s’achève, et avec lui une manière de faire la politique, de penser le politique. On peut traduire de nos jours la distinction comtienne en pointant un fossé indépassable entre l’opinion «publiée» et l’opinion publique qui elle, ne se reconnaît en rien dans ce qui est publié.
 

D’où une question simple : pourquoi tant de haine lorsqu’il est question du président de la République ?

 

Peut-être parce que ce qui irrite tant l’opinion publiée est en parfaite congruence avec l’opinion publique. Certes, pour le dire familièrement, il y a des «hauts et des bas» dans les sondages. Et pour cause : la versatilité est une des caractéristiques essentielles de l’opinion publique.

Mais, fondamentalement, Sarkozy, en ses aspects changeants, avec sa syntaxe approximative, dans sa théâtralité voyante, avec son côté «m’as-tu vu», au travers d’un désir de jouissance ici et maintenant, ne fait que tendre au peuple ébaudi un miroir, où celui-ci peut voir le reflet de son âme collective. Il est, à lui seul, une autobiographie du peuple !
 

Là est le secret de son magnétisme. Il suffit qu’il se déplace en province, qu’il visite une usine, fasse semblant de s’intéresser aux paysans ou parcoure au pas de course les couloirs d’un hôpital, pour que son charisme fonctionne. Sa présence, malgré ou grâce aux défauts et imperfections qui sont les siens, suscite une sorte de «participation magique». C’est ainsi que des ethnologues, tel Lévy-Bruhl, désignaient ce «je-ne-sais-quoi», cette chose immatérielle, impondérable, échappant à toutes les statistiques, assurant la cohésion d’une communauté, le sentiment d’appartenance, faisant qu’il y a du lien, du liant social.
Il faut en effet rapprocher le faire et le dire de Nicolas Sarkozy des processus religieux ou magiques. La parole, le verbe, l’attitude ont en quelque sorte une force propre, qu’ils soient ou non suivis de décisions.

 

Quand Sarkozy explique qu’il faut «nettoyer la cité au Kärcher» ou «démanteler les campements irréguliers» ou encore, lors de son discours de Grenoble, «déclarer la guerre aux voyous», ce n’est pas un acte réfléchi d’agression voire de discrimination envers les «gens du voyage» ou les «sauvageons». Mais tout simplement une réaction, une action en retour.

 Action qui tient tout entière en la puissance du verbe qui fait écho à ces paroles qu’ont envie de prononcer, au même moment, ceux qui n’en peuvent plus de vivre là.

Comme ce serait bien s’il suffisait d’un passage au Kärcher, de la distribution de «pactoles» de 300 euros pour résoudre les difficultés du vivre ensemble au quotidien. Le passage du Kärcher, voilà qui fait écho à ce «souci» constant, quoiqu’inconscient, de nettoyer les caves, les garages, les autres lieux souillés. Un tel nettoyage s’apparente au balancement de l’ostensoir, au feu purificateur, bref à la cérémonie archétypale de tout exorcisme. Dont on sait qu’il n’a de réalité que dans l’instant même de la cérémonie.

Ainsi peu importe les promesses ou les menaces. Celles-ci ne sont pas faites pour être tenues. Il suffit, pour un homme politique, de savoir se servir, avec force, d’une image ou métaphore que tout un chacun peut comprendre ou aimerait dire sur le moment même. Et sans que cela porte à conséquence.

En politique, qui n’est en rien morale (ce que l’on oublie trop souvent), seul le verbe importe, l’action est secondaire ! Il faut avoir la lucidité de reconnaître que ce que le peuple attend de ses dirigeants est une parole qui soit en phase avec ce qu’il vit. Qu’il soit en résonance, à l’écoute. Leçon fondamentale donnée par Heidegger dans Etre et temps : «Comprendre est inséparable de vibrer.» Il s’agit là d’une constante anthropologique.

 

La vraie puissance des chefs, que ce soit celui des tribus indiennes ou celui des divers présidents de la République (De Gaulle ou Mitterrand en sont des exemples achevés) est avant tout celui du «verbe».
C’est cela l’intuition du Président. Dès lors, des «affaires» en tous genres peuvent défrayer la chronique, des articles vengeurs le traîner dans la boue, tout cela semble de peu d’importance, dès le moment où, par une grâce mystérieuse, la simple existence d’un Sarkozy n’ayant que faire des analyses par trop rationnelles est source d’inspiration pour un désir de jouissance, pour l’hédonisme immédiat qui, pour le meilleur et pour le pire, caractérise l’esprit du temps.

Michel Maffesoli

dans Libération

 

 

Repost 0
Published by Michel Maffesoli, dans Libération - dans démocratie
commenter cet article
28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 20:17

 

 

Par Eric Besson

 

 

Lors de l’émission « Mots croisés » sur France 2 le lundi 27 septembre 2010, j'ai indiqué à Manuel VALLS qu’il était mal placé pour donner des leçons de générosité vis-à-vis des populations nomades, puisque « sur sa commune d’Évry et dans sa communauté d’agglomération, alors que la loi l’impose, aucune aire de repos n’a été créée par sa communauté d’agglomération ».

Manuel VALLS a répondu « c’est faux vous mentez » et a indiqué que « la communauté d’agglomération d’Évry Centre Essonne remplit parfaitement les conditions de la loi », avec une « aire de passage à Lisses, une autre à Courcouronnes et une autre en devenir à Bondoufle », en ajoutant « nous sommes parfaitement respectueux de la loi. »

 

Vérifications faites, il s’avère que la communauté d’agglomération d’Evry, présidée par Manuel VALLS, a bien l’obligation de construire et d’entretenir 5 aires d’accueil, et n’en a construite aucune à ce jour.

 

Sur le territoire de la communauté d’agglomération, on recense :

- Sur la commune de Courcouronnes, une aire d’accueil de 10 places officielles, créée par la commune, mais avec la nécessité de réhabiliter 15 places ne répondant pas aux normes.

- Sur la commune de Lisses, une aire fermée depuis 2007, dont les travaux de réhabilitation sont en attente.

- Sur la commune de Lisses, un terrain de grand passage, créé et géré par l’Etat, qui vise à accueillir les grands rassemblements quelques fois par an, et qui n’a aucune des caractéristiques d’une aide d’accueil des gens du voyage telle que prévue par la loi.

 

Il est donc avéré que la communauté d’agglomération d’Evry, présidée par Manuel VALLS, n’a construit aucune des 5 aires d’accueil des gens du voyage telles que prévues par la loi et précisées par le schéma départemental d’accueil des gens du voyage de l’Essonne, adopté en 2003, qui fixe l’emplacement de ces aires : Bondoufle, Courcouronnes, Evry, Lisses, Ris-Orangis.

Repost 0
Published by Eric Besson - dans démocratie
commenter cet article