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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 10:25

 

La Gauche Moderne a rejoint la confédération des centres. Le vote a été sans appel, 95% des membres présents du Conseil National (30% ne s’étaient toutefois pas déplacés) ont choisi d’adhérer à cette « Alliance Républicaine Ecologique et Sociale », confédération des centres,  dont tous les dirigeants (excepté Jean-Marie Bockel) et l’essentiel des militants, ont été membres de la vieille UDF.

Bien entendu cette décision démocratique s’impose à tous les membres de La Gauche Moderne. J’en prends acte, même si, avant de passer à autre chose, je me permets de rappeler les raisons pour lesquelles cette décision ne me réjouit pas et m’inquiète.

Je persiste à penser que La Gauche Moderne n’est pas centriste, ne souhaite pas le devenir, et que sa place n’était pas dans  ce regroupement centriste qui ne lui correspond ni culturellement, ni politiquement. Il m’arrive de penser que, malgré les différences de choix politiques,  nous sommes parfois plus proches idéologiquement du MRG ou de certains courants du PS,  que de l’ancienne UDF, plus proches de Manuel Valls ou de Gérard Collomb que d’Hervé Morin ou d’Hervé de Charrette.

Si nous avons rejoint, en 2007, la majorité présidentielle, c’est pour soutenir l’action réformatrice du Président de la République ; cette action courageuse se poursuit, notre soutien n’a donc aucune raison de cesser.

Or cette « Alliance Républicaine » veut « une autre majorité présidentielle » et Jean-Louis Borloo veut être une « alternative à Nicolas Sarkozy ». J’aurais préféré que La Gauche Moderne  ne s’engage pas dans cette recherche d’une « alternative à Sarkozy » qui ressemble à s’y méprendre à une opposition qui n’ose pas encore dire son nom.

Croit-on que Jean-Louis Borloo aurait, s’il avait été nommé Premier ministre en novembre dernier, fait une politique si différente de celle mise en œuvre par François Fillon…On a du mal à distinguer en quoi…Et croit-on qu’il aurait été candidat à la présidentielle, contre le Président qui l’aurait nommé ?  Cette nouvelle opposition, à une politique et à un Président, parait avoir une raison bien…conjoncturelle.

Quand Jean-Marie Bockel déclare souhaiter la candidature de Jean-Louis Borloo  à la présidentielle, et surtout souhaiter son succès, (donc la défaite de Sarkozy !), est-ce parce qu’il considère qu’aussi talentueux soit-il, il serait un Président plus déterminé, plus réformateur, plus efficace que Nicolas Sarkozy. J’en doute…Alors pourquoi le soutenir ?

Je persiste à penser que cette adhésion à ce regroupement centriste, va, progressivement, faire perdre à La Gauche Moderne son indépendance, pour la recherche d’un intérêt électoral qui me semble illusoire. D’ailleurs les parlementaires radicaux qui ont une vive sensibilité à tout ce qui pourrait menacer leur réélection – comment leur en vouloir - ne se précipitent pas dans les bras de cette « alliance », sachant que ce serait le meilleur moyen de se faire battre, l’UMP étant très tentée de présenter contre eux des candidats. Alors, pourquoi ce qui serait un handicap électoral pour les radicaux, se transformerait-il en avantage pour La  Gauche Moderne ?

Enfin, comme tout parti membre d’une Confédération, surtout un petit parti,  le risque est immense de disparaître. Viendra très vite le temps, où on ne parlera plus de la Convention démocrate  d’Hervé de Charette ou de La Gauche Moderne , mais uniquement de « l’Alliance Républicaine ».

Je crois encore, comme j’ai eu l’occasion de le dire, que ce regroupement, qui divise et affaiblit la majorité présidentielle, est moralement, politiquement, stratégiquement, électoralement, une erreur.

J’aurais préféré, que nous ne décidions pas de nous précipiter dans cette démarche  ambigüe, dangereuse pour l’indépendance, le développement et même la pérennité de « La Gauche Moderne ».

Mais, la décision est prise, elle s’impose à nous. Faisons tout, pour que tout de même et le plus longtemps possible, La Gauche Moderne conserve la capacité d’affirmer sa spécificité, de défendre ses idées et son « projet », d’avancer librement ses propositions.

Marc d’Héré

Merci à ceux qui, en réponse à certaines attaques personnelles dont j’ai été l’objet, m’ont, soit directement en fin de réunion,  soit  par mail ou SMS,  témoigné leur amitié.

 

 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 20:03

 

 

Le Conseil National de  La Gauche Moderne sera, le 28 mai prochain,  appelé à se prononcer sur l’éventuel engagement du parti  dans un rassemblement des centres dont l’objectif et le projet sont encore bien flous.   

                                     

J’avoue mal saisir l’intérêt de la démarche qui nous est proposée et la motivation profonde de ses instigateurs. Sans aucune hostilité  à l’égard de Jean-Marie Bockel, que j’accompagne quasiment sans interruption depuis 12 ans et auquel je réaffirme estime et affection, je veux  mettre en garde  les adhérents de La Gauche Moderne  contre une aventure politique, où notre formation perdra sa spécificité et son indépendance, se  diluera, et, comme tout parti membre d’une Confédération, finira par disparaître purement et simplement.

 

La Gauche Moderne n’a jamais été centriste et ne souhaite certainement pas le devenir ! Nous n’avons pas, pour la plupart d’entre nous, quitté le PS ou d’autres partis de gauche pour adhérer à une nouvelle UDF (tous les dirigeants de ce regroupement sont, sauf Jean-Marie Bockel, d’anciens dirigeants de l’UDF),  qui s’inscrit dans une tradition politique éloignée de notre histoire militante et de notre vision stratégique.

 

Au nom de quoi, devrions-nous emboîter le pas d’anciens ministres qui approuvaient totalement l’action et les projets du gouvernement quand ils en faisaient partie (bouclier fiscal et discours de Grenoble compris),  pour devenir critiques lorsqu’ils ont cessé d’y appartenir ?

 

Nous ne voyons pas en quoi  il y aurait eu récemment de la part du gouvernement  la mise en œuvre « d’orientations inverses » à ce que nous souhaitions,  ni en quoi il y aurait eu renoncement à ce qui nous a fait rejoindre la majorité.  Nous avons rejoint la majorité présidentielle  pour soutenir l’action réformatrice du Président de la République; cette action courageuse se poursuit, notre soutien  n’a donc aucune raison de cesser. 

                                                                             

Quelles sont les bases sur lesquelles on nous enjoint  de rejoindre cette confédération centriste, alors qu’elle n’a, à ce jour, ni projet politique, ni programme (une commission y travaille toujours…) ? Ne pourrait-on au moins, attendre la publication de ce projet, avant d’envisager d’y adhérer ? D’autant que, si cette confédération se présente comme l’aile sociale de la majorité (en fait-elle encore partie ?), nous serions bien en peine de citer la moindre proposition sociale sérieuse qui en émane. Alors, pourquoi la rejoindre ?  

 

Je souhaite  que La Gauche Moderne puisse continuer à affirmer sa spécificité, à défendre ses idées, à avancer librement ses propositions,  ce qu’elle ne pourra plus faire si elle se dilue dans un regroupement centriste, qui ne nous correspond  ni  culturellement, ni politiquement.  Nous y perdrions notre indépendance et notre capacité de peser, et plus encore, ce qui représente notre capital essentiel,  notre orientation et notre clair positionnement  à gauche, dont nous ne pourrions plus nous prévaloir.

 

Adhérer à ce regroupement, nous imposerait évidemment de soutenir Jean-Louis Borloo s’il se décidait à être  candidat à la présidentielle, où il affirme vouloir représenter  « une alternative » à Nicolas Sarkozy !   

Jean-Marie Bockel, qui a déclaré souhaiter cette candidature,  pense –t-il vraiment  que Jean-Louis Borloo serait un meilleur Président, plus énergique, plus courageux,  plus réformateur  que le Président actuel ? Croit-il que la  réponse de la France à la crise mondiale aurait été plus efficace si  Jean-Louis Borloo avait été Président de la République, en lieu et place de Nicolas Sarkozy ?  S’imagine-t-il que dans la difficile situation de sortie de crise que nous allons vivre encore plusieurs années,  Jean-Louis Borloo serait plus volontaire, plus déterminé et plus compétent que  Nicolas Sarkozy ? J’en doute. Mais alors pourquoi le soutenir ?

 

En fait, le seul intérêt que la direction du parti met en avant, en proposant cette « alliance », concerne les élections. Or, c’est le contraire qui est vrai : électoralement nous n’avons rien à  y gagner, nous avons même beaucoup à y perdre.

 

L’indépendance actuelle  de La Gauche Moderne, qui nous convient je crois,  et  que je souhaite  maintenir, nous permet des alliances avec tous les partis de la majorité, UMP comprise, sans être enfermés, comme nous le serions dans une alliance rétrécie à cette seule confédération des centres. Alliance rétrécie, à laquelle, d’ailleurs, l’UMP s’opposera le plus souvent au premier tour…ce qui lui laissera, peu de chances de s’épanouir.  

Notez que  les parlementaires radicaux ne s’y trompent pas et sont plus qu’hésitants à  entrer dans ce regroupement. Ils voient bien que ce serait mortel pour eux !  Or, pour juger de leur intérêt électoral,  je leur fait toute confiance.

Je conseille à ceux de nos amis qui ont des ambitions électorales, d’y réfléchir, eux aussi, sérieusement…

 

Au bout du compte, je pense sincèrement que cette « alliance », qui divise et affaiblit la majorité présidentielle,  est moralement, politiquement, stratégiquement, électoralement une erreur. C’est  un piège dans lequel s’enfermerait notre parti,  La Gauche Moderne. 

 

Rien ne presse, n’y allons pas les yeux fermés, attendons au moins, pour nous décider, de connaître  le « projet » de ce regroupement et ce que veut vraiment ou  ce que propose Jean-Louis Borloo.

 

La décision qui sera prise le 28 mai,  nous engagera pour longtemps. Ce  sera une décision du parti, et tous, évidemment, nous nous y soumettrons. D’où la nécessité de bien la peser, de ne pas la prendre à la légère ou  « en aveugle », et de faire en sorte qu’elle corresponde au mieux à l’intérêt de La Gauche Moderne. 

 

Plus nous serons nombreux à contester cette démarche  et plus nous donnerons à la direction du parti, des armes pour se dégager du piège dans lequel elle s’est enfermée.  

En refusant de nous précipiter dans  ce projet ambigu, nous affirmerons  notre volonté de  nous engager pour le maintien de l’indépendance de La Gauche Moderne, pour sa pérennité et pour  son développement auquel cette alliance porterait un coup fatal. .

 

Marc d’Héré

 

 Voir aussi sur ce blog :

 

 "4 ans d'action, Mai 2007-Mai 2011" : http://marcdhere.over-blog.com/article-quatre-ans-d-action-mai-2007-mai-2011-73916545.html

 

"Libres propos politiques 3": http://marcdhere.over-blog.com/article-libres-propos-politiques-3-74040640.html

 

 

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 07:41

 

Deux communiqués de La Gauche Moderne...

 

 

Paris, 20 mars 2011

Faire barrage au Front National


Si l’Opposition reste incapable de proposer au pays une perspective crédible, la Majorité voit l’électorat sanctionner lourdement sa droitisation, dont le remaniement gouvernemental de l’automne a été le premier symbole. La montée du vote en faveur des extrémistes du Front national est la conséquence de ces deux phénomènes.
 

 

La Gauche Moderne remercie les électeurs qui se sont prononcés pour les candidats à qui elle avait donné son investiture et pour ceux qu’elle a présenté en propre.

 

Elle leur demande de donner, au second tour, à la Majorité, la crédibilité nécessaire pour reprendre la politique de Réforme juste, qu’on ne trouve pas ailleurs aujourd’hui.
 

 

Dans les cantons où la majorité est absente, et où seuls, le Front national et l’Opposition sont face à face, La Gauche Moderne appelle à ce que pas une seule voix, pas un seul élu du FN ne puisse venir de ceux qui lui ont fait confiance au premier tour.

 

La Gauche Moderne

 

 

 

Paris, 16 mars 2011

 

La France à la rescousse du peuple libyen

La France, soutenue par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, en décidant de se porter garante d’un des fondements des Nations Unies, celui de la « liberté de protéger » les populations en danger, en Libye, gomme, en même temps, son relatif attentisme durant les derniers mois face au phénomène des révolutions qui ont libéré la Tunisie et l’Egypte.

La voix de la diplomatie française semblait inaudible, elle n’en raisonne que davantage et peux être un signal fort quant à l’indispensable solidarité des riverains de la Méditerranée dans leur quête de libertés.

Même si l’absence de vision consensuelle au niveau de l’UE est un signe supplémentaire de l’affaiblissement du projet communautaire, la France rappelle ainsi - par sa ferme détermination à imposer une zone d’exclusion aérienne et de recourir à d’éventuelles frappes aériennes - qu’on ne saurait rester les bras croisés, face à ce qui s’apparente de jour en jour, d’heure en heure, comme un crime contre la Raison.

La Gauche Moderne qui soutient de longue date l’émergence d’un Maghreb démocratique et pluraliste et qui se trouvera toujours aux côtés des courageux militants des droits de l’homme, se félicite de la résolution de l’ONU, visant à protéger les Libyens de la folie manifeste d’un homme, Mouammar Kadhafi et d’un régime désormais aux abois et devenus illégitimes.

 

 

La Gauche Moderne

 

 

 

 

 

 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 14:53

 

Chers amis,
 
La tribune "La Gauche moderne sera présente dans la campagne présidentielle" signée par  

Jean-Marie Bockel, Michel Suchod et Marc d'Héré 

 

est publiée sur le site nouvelobs.com
  

Vous la trouverez en cliquant sur   l'adresse suivante: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20110222.OBS8496/tribune-la-gauche-moderne-sera-presente-dans-la-campagne-presidentielle.html

 

 

Marc d'Héré 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:56

 

La gauche ce ne peut être seulement l'irréalisme de l'extême gauche, ou l'immobilisme du PS.

 

Il y a une autre façon d'être à gauche, d'agir à gauche.

 

 

La Gauche Moderne  représente cette autre gauche, réaliste, voulant à la fois la réforme et la justice, l'efficacité économique et la solidarité. Elle peut  être une autre voie et une autre voix pour la gauche. 

 

La Gauche Moderne doit avoir un candidat à la présidentielle, qui pourrait être Jean-Marie Bockel, un candidat capable d'exprimer les idées et  de porter les objectifs de La Gauche Moderne .

 

Si ce projet de candidature vous paraît souhaitable, difficile à concrétiser certainement, risqué mais plein de promesses pour La Gauche Moderne et son objectif de "réforme juste", faites le savoir, sur ce blog ou directement à mon adresse mail. 

 

 

Marc d'Héré

 

 

P.S. Jean-Marie Bockel hésite à se lancer dans l'aventure...Il est vrai que c'est une décision lourde et difficile à prendre. Quelle que soit sa décision, que nous approuverons, une candidature de La Gauche Moderne reste utile et... nécessaire. 

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:14

 

I- Le choix du changement

 

La Gauche Moderne  parti de centre gauche, fondé à l’initiative de  Jean-Marie  Bockel, s’est engagé dans le soutien à Nicolas Sarkozy, parce que celui-ci apparaissait comme le seul apte à réformer la France.

Dans un monde profondément transformé par la révolution technologique, la globalisation économique et financière, et l’émergence de nouvelles puissances, dans des sociétés gagnées par une montée de  l’individualisme et d’exigences nouvelles, le changement était devenu une urgente nécessité. Et ce l’était particulièrement pour notre pays, qui malgré d’exceptionnels atouts géographiques, économiques, culturels, humains, se trouvait menacé, du fait de l’immobilisme  des 20 dernières années, d’être relégué au bord du chemin par des nations qui avaient mieux compris l’évolution du monde et mieux su s’y adapter.

Ce changement nécessaire,  la gauche s’avère incapable de l’imaginer ou de le vouloir. Archaïque et nostalgique le parti socialiste se cantonne dans la  diabolisation du capitalisme, le refus de toute modernisation, immédiatement qualifiée de régression ultra libérale, et dans l’opposition systématique et brutale à toutes mesures proposées ou prises par le gouvernement.  Le parti socialiste a choisi l’immobilisme, la réforme a changé de camp.

 

C’est pourquoi, La Gauche Moderne, s’éloignant, à regret, de la gauche institutionnelle, a rejoint la majorité présidentielle pour accompagner et soutenir la politique de changement voulue par le Président de la République.

 

 Plus de trois ans après, où en est  La Gauche Moderne, où en sommes-nous ?

 

Sans trop m’avancer je crois pouvoir dire que  notre  choix se trouve justifié. Nicolas Sarkozy a inspiré et mené une politique de changement qui a transcendé les frontières politiques traditionnelles et qui ne peut, malgré ce qu’en disent des commentateurs peu attentifs à la réalité ou peu concernés par la vérité,  être qualifiée de droitière.

 

 Certes, on savait que réformer la France en profondeur, et  lui redonner sa compétitivité ne serait pas facile.  Il y a eu d’abord - différence avec le reste de l’Europe - les difficultés attendues, comme le   refus de la moindre coopération de la part du Parti socialiste, et l’opposition de tous les corporatismes défenseurs de l’immobilisme.  S’y est ajoutée, l’attitude souvent rétive d’une majorité pas toujours prête au changement.

Et puis, le  rythme et l’intensité des réformes n’ont sans doute   pas été suffisants lors de la première année du quinquennat,  celle où tout est d’ordinaire plus facile. Et cela a été d’autant plus regrettable que dès septembre 2008, la crise mondiale nous a atteints.  En limitant les moyens disponibles,  elle a exigé un changement de politique, qui n’a pas permis de réaliser l’ensemble des engagements de campagne, ni  de procéder, avec la force nécessaire, à toutes  les réformes envisagées.

  

On se retrouve donc, même si les choses vont encore un peu avancer durant la dernière année, avec des réformes parfois incomplètes, marquant une « rupture » certaine mais  que l’on peut trouver insuffisante.

 

Pourtant, beaucoup a été fait et le bilan provisoire de ce quinquennat s’avère positif.

 

La réponse de Nicolas Sarkozy  à la crise a été efficace, d’abord en parvenant à   mobiliser les pays européens pour soutenir le secteur bancaire au bord de l’effondrement, procéder à une relance budgétaire coordonnée puis en  s’engageant, au sein d’un G20 qu’il a  contribué à revitaliser, dans une action destinée à moraliser et réguler le capitalisme financier.  

Sur le plan intérieur, le Président   a, fort justement, centré sa réponse à la crise  sur la relance rapide et massive de l’investissement utile et du développement des entreprises… Dans le même temps, les mesures sociales et de soutien à l’activité ont permis de limiter la progression du chômage ainsi que des pertes de revenus qui y sont liées. L’ensemble de ces mesures et la rapidité de leur mise en œuvre,   ont  réussi à faire sortir la France de la crise, plus vite et dans de meilleures conditions que la plupart des pays comparables.

 

Pendant ces trois années, des réformes importantes ont été réalisées.   

La démocratie a progressé, avec l’accroissement des pouvoirs du Parlement et de  l’opposition et un nouveau rôle accordé au Conseil Constitutionnel.

L’Etat a été modernisé. Tout en veillant à préserver son rôle et son autorité, une politique de réorganisation et  d’allégement de son  coût a été entreprise ainsi qu’une réforme importante du fonctionnement des collectivités locales.

La politique d’autonomie des universités, qui permet à chaque établissement d’être maître de son budget et plus autonome dans ses décisions,  et qui s’accompagne d’un  plan de rénovation des campus de 5 milliards d’Euros, et du  soutien à la recherche et à l’innovation avec le  « crédit d’impôt-recherche »  est capitale et s’y ajoute la réforme partielle de l’école, qui permet de mieux accompagner et soutenir les plus faibles.

Pour l’emploi, la réunion de l’ANPE et l’UNEDIC dans un "pôle emploi" unique,  la création d’un Fonds d’Investissement Social, comme l’assouplissement de plusieurs modalités du contrat de travail sont des  mesures qui montrent leur utilité.

La méthode de rénovation sociale, assise sur la ratification des négociations entre acteurs sociaux comme la loi sur la représentativité syndicale, permettent de conforter la légitimité des partenaires sociaux et de soumettre les accords d’entreprise à une réelle validation; la défiscalisation des heures supplémentaires, la décision d’augmenter fortement le minimum vieillesse, l’allocation d’adulte handicapé, le minimum retraite pour les agriculteurs ont permis le soutien du pouvoir d’achat ; la suppression de droits de succession pour 95% des Français, l’instauration du RSA, (et  son extension, sous conditions, aux  moins de 25 ans) qui permet de cumuler revenu d’activité et revenu de solidarité afin d’encourager la reprise d’un emploi, même à temps partiel, et   son financement par une taxe sur le capital,  représentent des mesures sociales essentielles.

S’y ajoute, évidemment, la réforme du système des retraites –venant après celle des régimes spéciaux-  qui permet, en faisant tomber le tabou des 60 ans,  de sauver provisoirement le système par répartition en assurant un financement qui en  limite le déficit.

On peut citer aussi, le service minimum dans les transports et pour l’accueil à l’école qui autorisent un fonctionnement plus régulier du service public et limitent les gênes et  les coûts causés par les grèves ; la création du statut d'auto entrepreneur;  la santé avec la réforme de l’hôpital, les Agences Régionales de Santé (ARS) et les plans de santé publique (Altzheimer et cancer);  la refonte des  cartes judiciaire et militaire ; la politique de création de logements sociaux (il s’en est construit 160.000 en 2009, chiffre jamais atteint en une année) et les facilités accordées pour l’accès à la propriété ;  la plus grande maîtrise de l’immigration,  et la lutte réactivée contre l’immigration clandestine;  la  loi Hadopi qui limite les chargements illégaux sur Internet, la loi contre le port du voile intégral   et  la suppression de la publicité à la télévision publique, qui lui permet de se libérer des contraintes commerciales…   

Et aussi, le « Grenelle de l’environnement » qui a permis d’exprimer et de matérialiser un certain nombre de principes inscrivant la dimension écologique dans notre vision de la politique, et le lancement de mesures de long terme favorables à l’environnement.

 

Comme on le voit, ce bilan  n’est pas mince,  pourtant nous n’approuvons pas tout.

 

Nous regrettons d’abord que le Président n’ait pas suffisamment exposé sa vision de l’avenir, montré l’objectif qu’il se fixait et  les   chemins à emprunter pour y parvenir. Les réformes ont été nombreuses, utiles, fortes, mais ne s’en distinguaient ni la ligne directrice, ni la cohérence.

Nous pouvons, ensuite,  exprimer des réticences voire des oppositions sur certains points, notamment sur la fiscalité : nous nous serions bien passés du bouclier fiscal (qui aurait pu rester au niveau où l’avait placé le précédent gouvernement)  et nous aurions souhaité que l’on fasse participer davantage les plus aisés à l’effort commun. Cette politique  fiscale a  contribué à répandre  dans l’opinion, un sentiment d’injustice, pas vraiment justifié, contre lequel il est très difficile de lutter. Une mesure comme   la nomination des présidents de chaînes publiques par le Président et non par le CSA ne nous semble pas non plus judicieuse, pas plus que l’extension des motifs de déchéance de la nationalité, totalement inutile.

 

Au bout du compte c’est un jugement positif que nous pouvons porter sur ces trois années et nous pouvons être fiers et heureux d’avoir contribué à la réalisation de ce bilan.

 

Qu’en sera-t-il de l’avenir ?  Quelle sera l’action du nouveau gouvernement Fillon, recentré sur le noyau traditionnel de l’UMP qui n’est pas le plus progressiste, appuyé sur un parti dont le nouveau dirigeant est clairement un homme de droite ? Quelle sera la marge de manœuvre du Président durant ces 16 prochains mois, et quel sera le projet qu’il présentera aux Français à l’élection présidentielle ?

Sans remettre en cause le préjugé favorable que le passé nous permet de ressentir,  nous verrons bien et nous jugerons très librement.

En tout état de cause, il faut que La Gauche Moderne, plus qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent, fasse entendre sa voix, dans tous les débats, dans toutes les élections, et même que sans le moindre complexe, elle montre la voie, une autre voie pour la gauche...

 

 

II- Pour la réforme juste

 

Où en est la gauche aujourd’hui en France ?  Plus précisément, où en sont les gauches ?

 

L’extrême gauche, morcelée, éclatée en multiples factions est dominées par deux  partis rivaux, le NPA de Besancenot et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon qui aspire dans son orbite un Parti communiste moribond. Quelles que soient les différences et les oppositions entre ces différentes organisations, toutes se caractérisent par la violence et l’outrance de leur discours, par une obsession anti capitaliste et anti libérale, par la  radicalité et l’irréalisme absolu de leurs propositions.

 

Coupé de ses homologues européens, le Parti socialiste, est un parti divisé et  sur le déclin,  fort encore de ses bastions locaux mais qui  perd progressivement de son importance  au niveau national.  Désorienté par  une évolution du monde et de nos sociétés qu’il n’a pas voulu ou su  analyser, campé dans une opposition dogmatique à tout ce qui peut de près ou de loin s’apparenter au libéralisme, refusant toute réforme, arque bouté  sur les dogmes que  sont l’assistance, la préservation des  droits acquis, l’augmentation continue des dépenses de fonctionnement  de l’Etat et donc des impôts, la méfiance confinant à l’hostilité vis-à-vis de entrepreneurs, il se montre incapable de bâtir un projet réaliste novateur et répondant aux besoins comme  aux attentes de nos compatriotes.   

 

Quelques satellites morts comme le PRG et le MDC, tournent encore par effet d' hystérésis,  autour de cet astre mourant.

 

Doit-on se résigner  à cette situation ? Pense-t-on que  la gauche doive se limiter à n’offrir que le visage de la radicalité utopiste, ou celui de l’immobilisme archaïque ?  Ailleurs en Europe, on voit bien  qu’une autre gauche peut exister et parfois remporter des succès.

 

Et, en effet, la   gauche c’est aussi autre chose. C’est l’équité, la responsabilité, l’initiative,  c’est la complémentarité reconnue entre les droits et les devoirs. C’est la recherche de la justice sociale,  rendue possible par l’efficacité économique et les réformes de structure. C’est la lutte contre le chômage  basée, non sur la préservation   à toute force des emplois dépassés mais sur l’innovation, sur la souplesse donnée aux entreprises  et  sur  la formation et la protection des salariés.  C’est une pression fiscale qui, restant globalement au même niveau, sera  rééquilibrée,  par une taxation plus forte des revenus du patrimoine et une diminution des charges pesant sur les entreprises et les salariés. C’est une possibilité de sortir des 35 heures pour accroître le pouvoir d’achat des salariés  et la production des entreprises.  C’est une réponse à apporter à l’injustice dont sont victimes les classes moyennes, « trop pauvres pour vivre vraiment à l’aise et trop riches pour bénéficier des aides ». C’est un Etat modernisé et qui verra réduire ses dépenses de fonctionnement, tout en affirmant son autorité,  et des services publics plus autonomes pour un meilleur service, notamment en direction des plus fragiles et des plus vulnérables.

 

Oui il y a une autre façon d’être de gauche et d’agir à gauche. En  France aujourd’hui, c’est  La Gauche Moderne qui  représente cette autre voix de gauche, cette autre voie pour la gauche.   

 

Alors que le Parti socialiste, qui prétend vouloir la justice sociale, a abandonné toute idée de réforme qui en est pourtant la condition,   la Gauche Moderne, elle, parce que la France a besoin de réforme et que les Français ont besoin de justice,   a clairement choisi « la  réforme juste »  

 

Cette belle idée, cette ligne directrice de gauche,  doit  pouvoir s’exprimer fortement, dans tous les débats, et nous nous y attacherons.  Elle doit  aussi être présente   dans  toutes les   élections, des cantonales à la présidentielle.  Là encore, nous ferons en sorte de répondre présents…

 

III- La Gauche Moderne et la présidentielle

 

16 mois nous séparent encore de l’élection  présidentielle. Pourtant, les grandes manœuvres ont commencé et la campagne est pratiquement lancée, même si on ne connaît pas encore de manière certaine tous les candidats,  et si, selon les camps, la situation varie.

 

A l’extrême droite pas de suspense ce sera Marine Le Pen.  A droite Nicolas Sarkozy sera candidat, s’y ajoutera sans doute, à un niveau inférieur,  Nicolas Dupont-Aignan au titre du petit courant souverainiste de droite.

Le centre sera représenté par  François Bayrou pour le centre d’opposition et Jean-Louis Borloo ou  Hervé Morin pour le centre proche de la majorité. Les écologistes auront leur candidat, qui ne sera peut-être pas l'incompétente et très faible Eva Joly.

La gauche aura plusieurs candidats d’extrême gauche et un candidat (ou une candidate) socialiste, qui devrait être logiquement Martine Aubry, même si ce n’est pas la meilleure. Il y aura peut-être aussi un ou deux « divers », pour apporter une touche de folklore.

 

Toute la palette des opinions paraît ainsi bien représentée et le grand match peut commencer.

 

Et pourtant ce n’est pas tout à fait le cas. Il y a un problème et un manque criant à gauche.

 

Si la situation reste celle-là, le citoyen de gauche n’aurait le choix qu’entre l’irréalisme de l’extrême gauche  et l’immobilisme du PS. Entre la promesse que demain sera comme hier (ou même avant-hier), avec Martine Aubry et  la semaine des 4 jeudis que leur proposent Besancenot et Mélenchon.

 

On ne peut laisser le citoyen de gauche devant ce seul choix, désespérant.

                                                                                                                                           

La  gauche ce n’est pas seulement cela. Ce n’est pas seulement l’antisarkozysme et l’antilibéralisme, systématiques, ce n’est pas seulement l’archaïsme et la défense des droits acquis., ce n'est pas seulement l'augmentation continue des dépenses publiques et des impôts.  C’est aussi le réalisme, c’est aussi l’innovation;  c’est rechercher l’efficacité économique, parce que c’est elle qui conditionne la solidarité, c’est vouloir la « réforme juste » s’exprimant dans un  projet capable de répondre à la fois aux besoins de réforme de la France comme aux attentes de justice des Français,  un projet qui  associe les dynamiques individuelles et les régulations collectives,  la liberté et la responsabilité. Il faut que cette autre gauche se fasse entendre.  

 

Au sein de La Gauche Moderne, on a commencé à en débattre. L’idée qu’il faudra, à l’occasion de cette  pré- campagne, aider à rassembler les innovateurs de gauche, faire entendre leur voix,  porter leurs objectifs et leurs propositions, s’impose…Mais,  doit-on aller plus loin ?  Peut-on s’engager davantage ?

 

A titre personnel, je défends, l’idée que  La Gauche Moderne, doit  présenter un candidat à l’élection présidentielle. Un candidat capable de s’adresser  à tous ceux  qui se reconnaissent dans un centre gauche réformateur, les proches des radicaux de gauche et ceux qui auront soutenu Manuel Valls dans les primaires du PS et se retrouveront orphelins,  les blessés de l’ouverture qui ont approuvé la volonté de changement du Président mais regretté son oubli de la justice, les déçus d’un parti socialiste qui prétend vouloir la justice sociale, mais a abandonné toute volonté de changement qui en est pourtant la condition,    tous ceux qui se reconnaissent et mettent leur espérance dans cette autre gauche, réaliste et  moderne, et qui, s’ils ne trouvent pas de candidat répondant à leurs vœux se réfugieront dans l’abstention ou choisiront de voter, faute de mieux, pour des centristes flous et sans consistance.

 

Un candidat issu de nos rangs, aurait la légitimité de s’adresser à eux et de se proposer à leurs suffrages, et en l’absence de tout autre candidat porteur de ces idées, il en aurait le devoir.

 

Pour être plus précis encore, mais est-ce bien nécessaire,  je dirais que je souhaite (et je ne suis pas le seul) que Jean-Marie Bockel, décide d’être candidat à l’élection présidentielle.

 

Parce que je suis lucide, je sais que cette décision n’est pas facile à prendre et je comprends qu’il poursuive sa réflexion, mais parce que je sais cette candidature nécessaire j’ai bon espoir…

 

Marc d’Héré

 

En attendant la décision de Jean-Marie Bockel,  j’ai, pour ma part,   décidé (mais c’est plus facile) de proposer à La Gauche Moderne d’être son candidat aux élections législatives de Juin 2012, dans la 8ème circonscription de Paris (12ème arrondissement).

 

 

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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 17:41

 

Invitation à un café politique organisé par la Fédération de Paris de La Gauche Moderne

 

 

lundi 24 janvier 2011 à 18 heures, à l'Entrepôt (Paris 14) sur le thème :

 

"Vox Populi ou Populisme, objet politique mal identifié"

 

avec

 

Max Gallo,

 

Membre de l'Académie Française

 

Stéphane Rozès,

 

politologue

 

 

 

Le lieu :

 

l'Entrepôt

7 / 9 rue Francis de Pressensé

75014 Paris

Métro Pernety

 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 07:47

 

Je propose,  sous ce titre, une série de trois articles consacrés à la nécessaire affirmation de La Gauche Moderne, dans la période qui vient.  

 

Aujourd’hui,  le 3ème et dernier article : La Gauche Moderne et la présidentielle.

 

 

III- La Gauche Moderne et la présidentielle

 

16 mois nous séparent encore de l’élection  présidentielle. Pourtant, les grandes manœuvres ont commencé et la campagne est pratiquement lancée, même si on ne connaît pas encore de manière certaine tous les candidats,  et si, selon les camps, la situation varie.

 

A l’extrême droite pas de suspense ce sera Marine Le Pen.  A droite Nicolas Sarkozy sera candidat, s’y ajoutera sans doute, à un niveau inférieur,  Nicolas Dupont-Aignan au titre du petit courant souverainiste de droite.

Le centre sera représenté par  François Bayrou pour le centre d’opposition et Jean-Louis Borloo ou  Hervé Morin pour le centre proche de la majorité. Les écologistes auront leur candidat, qui ne sera peut-être pas l'incompétente et très faible Eva Joly.

La gauche aura plusieurs candidats d’extrême gauche et un candidat (ou une candidate) socialiste, qui devrait être logiquement Martine Aubry, même si ce n’est pas la meilleure. Il y aura peut-être aussi un ou deux « divers », pour apporter une touche de folklore.

 

Toute la palette des opinions paraît ainsi bien représentée et le grand match peut commencer.

 

Et pourtant ce n’est pas tout à fait le cas. Il y a un problème et un manque criant à gauche.

 

Si la situation reste celle-là, le citoyen de gauche n’aurait le choix qu’entre l’irréalisme de l’extrême gauche  et l’immobilisme du PS. Entre la promesse que demain sera comme hier (ou même avant-hier), avec Martine Aubry et  la semaine des 4 jeudis que leur proposent Besancenot et Mélenchon.

 

On ne peut laisser le citoyen de gauche devant ce seul choix, désespérant.

                                                                                                                                         

La  gauche ce n’est pas seulement cela. Ce n’est pas seulement l’antisarkozysme et l’antilibéralisme, systématiques, ce n’est pas seulement l’archaïsme et la défense des droits acquis., ce n'est pas seulement l'augmentation continue des dépenses publiques et des impôts.  C’est aussi le réalisme, c’est aussi l’innovation;  c’est rechercher l’efficacité économique, parce que c’est elle qui conditionne la solidarité, c’est vouloir la « réforme juste » s’exprimant dans un  projet capable de répondre à la fois aux besoins de réforme de la France comme aux attentes de justice des Français,  un projet qui  associe les dynamiques individuelles et les régulations collectives,  la liberté et la responsabilité. Il faut que cette autre gauche se fasse entendre. 

 

Au sein de La Gauche Moderne, on a commencé à en débattre. L’idée qu’il faudra, à l’occasion de cette  pré- campagne, aider à rassembler les innovateurs de gauche, faire entendre leur voix,  porter leurs objectifs et leurs propositions, s’impose…Mais,  doit-on aller plus loin ?  Peut-on s’engager davantage ?

 

A titre personnel, je défends, l’idée que  La Gauche Moderne, doit  présenter un candidat à l’élection présidentielle. Un candidat capable de s’adresser  à tous ceux  qui se reconnaissent dans un centre gauche réformateur, les proches des radicaux de gauche et ceux qui auront soutenu Manuel Valls dans les primaires du PS et se retrouveront orphelins,  les blessés de l’ouverture qui ont approuvé la volonté de changement du Président mais regretté son oubli de la justice, les déçus d’un parti socialiste qui prétend vouloir la justice sociale, mais a abandonné toute volonté de changement qui en est pourtant la condition,    tous ceux qui se reconnaissent et mettent leur espérance dans cette autre gauche, réaliste et  moderne, et qui, s’ils ne trouvent pas de candidat répondant à leurs vœux se réfugieront dans l’abstention ou choisiront de voter, faute de mieux, pour des centristes flous et sans consistance.

 

Un candidat issu de nos rangs, aurait la légitimité de s’adresser à eux et de se proposer à leurs suffrages, et en l’absence de tout autre candidat porteur de ces idées, il en aurait le devoir.

 

Pour être plus précis encore, mais est-ce bien nécessaire,  je dirais que je souhaite (et je ne suis pas le seul) que Jean-Marie Bockel, décide d’être candidat à l’élection présidentielle.

 

Parce que je suis lucide, je sais que cette décision n’est pas facile à prendre et je comprends qu’il poursuive sa réflexion, mais parce que je sais cette candidature nécessaire j’ai bon espoir…

 

Marc d’Héré

 

En attendant la décision de Jean-Marie Bockel,  j’ai, pour ma part,   décidé (mais c’est plus facile) de proposer à La Gauche Moderne d’être son candidat aux élections législatives de Juin 2012, dans la 8ème circonscription de Paris (12ème arrondissement).

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:25

 

 

Jean-Marie Bockel présente demain, à Paris, ses voeux à la presse.

 

 

Je publierai, demain aussi, le troisième article du triptyque " La Gauche

 

Moderne, une nouvelle voie (et une nouvelle voix) pour la gauche", sous le titre

 

" La Gauche Moderne et l'élection présidentielle"...

 

 

 

Voir les deux précédents articles:

 

http://marcdhere.over-blog.com/article-la-gauche-moderne-une-nouvelle-voie-et-une-nouvelle-voix-pour-la-gauche-2-64914483.html

 

 

http://marcdhere.over-blog.com/article-la-gauche-moderne-une-nouvelle-voie-et-une-nouvelle-voix-pour-la-gauche-64410826.html

 

 

 

Marc d'Héré

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 18:57

 

 

Invitation à un café politique organisé par la Fédération de Paris de La Gauche Moderne

 

 

lundi 24 janvier 2011 à 18 heures, à l'Entrepôt (Paris 14) sur le thème :

 

"Vox Populi ou Populisme, objet politique mal identifié"

 

avec

 

Max Gallo,

 

Membre de l'Académie Française

 

Stéphane Rozès,

 

politologue

 

 

 

Le lieu :

 

l'Entrepôt

7 / 9 rue Francis de Pressensé

75014 Paris

Métro Pernety

 

 

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Consultez le site national de La Gauche Moderne:  http://marcdhere.over-blog.com/article-consultez-le-site-de-la-gauche-moderne-64561992.html

 

 

 

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