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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 06:00

 

Un  texte savoureux que j'ai relevé il y a quelques années dans un forum de Liberation.fr, sous la signature de "Lucide".  Il poussera, je crois à la réflexion...



Voici un texte reçu en anglais et provenant d'un professeur américain qui essaye d'expliquer à ses élèves le système des impôts ...

« Les impôts semblent s'expliquer par une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer en des termes que tout le monde peut comprendre.

Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 100 $. (Normalement 10 $ chacun).

S'ils payaient la note de la même façon que l'on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :

Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
Le cinquième payerait 1 $
Le sixième payerait 3 $
Le septième payerait 7 $
Le huitième payerait 12 $
Le neuvième payerait 18 $
Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 $.

Ils décidèrent de procéder comme décrit ci-dessus.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :

« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20$. Vous ne payerez donc vos 10 bières que 80$ »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20$ de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20$ divisé par 6 faisaient 3,33$.

Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6 ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait équitable d'appliquer un pourcentage de réduction plus important pour les plus 'pauvres' et de réduire l'addition comme suit:

Alors ?

Le 5° homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien.
Le 6° paya 2 $ au lieu de 3 (33% de réduction)
Le 7° paya 5 $ au lieu de 7 (28% de réduction)
Le 8° paya 9 $ au lieu de 12 (25% de réduction)
Le 9° paya 14 $ au lieu de 18 (22% de réduction)
Le 10° paya 49 $ au lieu de 59 $ (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai seulement eu 1 $ sur les 20 $ de remise », dit le 6°, il
désigna le 10° « Lui il a eu 10 $ ».

« ouais ! dit le 5°, j'ai seulement eu 1 $ d'économie aussi »

« C'est vrai ! » s'exclama le 7°, « pourquoi aurait-il 10 $ alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction»

« Attendez une minute » cria le 1° homme à l'unisson, « Nous quatre n'avons rien eu du tout, nous. Le système exploite les pauvres »

Les 9 hommes cernèrent le 10° et l'insultèrent.

La nuit suivante le 10° homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.


Et cela, garçons et filles, journalistes et collègues professeurs est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger où l'atmosphère est, comment dire, plus amicale.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

Texte adressé par Lucide, à Libération.fr

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 06:37

 

Grégoire Biseau, Libération du 21 01 2011...

 

 

 

Ce n’est pas seulement un livre écrit par trois économistes français de renommée mondiale (1). C’est un véritable manifeste politique. Un texte de 135 pages qui prône une révolution fiscale française. Au nom de l’équité, de l’efficacité et de la transparence démocratique. Il s’adresse à la gauche mais parle aussi à la droite. Ce Pour une révolution fiscale se présente comme une contribution intellectuelle majeure au débat politique. Et aux campagnes à venir : des primaires socialistes d’abord, puis de la présidentielle de 2012.

 

Obama. Difficile désormais pour un futur candidat de prononcer les mots «impôt» ou «réforme budgétaire» sans faire référence à ce livre qui résume plus de dix ans de travail des trois principaux spécialistes mondiaux des questions de fiscalité et de répartition des revenus. Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Camille Landais, économistes à la sensibilité de gauche, ont déjà fait parler d’eux. Les travaux des deux premiers ont été cités par Barack Obama devant le Congrès américain lors de la présentation de son premier budget. Les conclusions d’une étude de référence du troisième ont obligé l’Insee à mettre son nez dans les inégalités françaises, pour découvrir que les très riches ont vu leurs revenus exploser ses dernières années.

 

Que nous disent ces trois cadors de la chose fiscale? D’abord un diagnostic édifiant qui bat en brèche les idées reçues : plus les Français sont riches, moins ils payent d’impôts. Alors que les 50% des Français les plus modestes (ceux gagnant entre 1 000 et 2 200 euros brut par mois) doivent s’acquitter d’un taux moyen d’imposition d’environ 45%(2), les 500 000 les plus riches s’acquittent eux d’un taux à peine supérieur à 35%. La faute d’abord à un impôt sur le revenu (le seul réellement progressif) devenu une passoire. Et que les riches s’amusent à contourner à coups de niches et autres mécanismes d’optimisation fiscale.

L’autre réalité est historique : jamais depuis un siècle les patrimoines se sont aussi bien portés. Et si 50% des Français ne possèdent rien ou si peu, 10% des plus riches en détiennent 62 % de la totalité. Bref, la France prend le chemin des Etats-Unis. Sauf à remettre tout à plat.

 

Procès. Les auteurs font le constat que le niveau moyen d’impôt en France (49% du revenu national) est trop élevé pour envisager une nouvelle hausse générale. En revanche, à recette constante, il est possible de faire baisser les impôts de 97% des Français en augmentant ceux des 3% les plus riches. Grâce à un matraquage en règle des plus fortunés? Surtout pas répond le trio, qui refuse le procès en démagogie fiscale. En fusionnant l’impôt sur le revenu avec la CSG, ils proposent de ne plus taxer uniquement le travail mais une partie des revenus du capital, et de retrouver ainsi une vraie justice fiscale.

 

Au final, si cette réforme radicale voit le jour, les 10% les plus modestes afficheront un taux d’imposition général de 40%, contre 51% pour les 1% les plus riches. Tout est désormais sur la table et sur un site Internet. «Je considère avoir fait la part de mon travail», lâche Thomas Piketty. La gauche peut déjà lui dire merci.

 

(1) Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, «Pour une révolution fiscale, un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle». Le Seuil, 12,50 €.

(2) Ce taux global d’imposition intègre l’impôt sur le revenu, la CSG, la TVA, les cotisations sociales…

 

   

Complément, Libération....

 

Réforme, mode d’emploi

 

Elle remplace le barème actuel, en taux marginaux, par un barème en taux effectif. Au lieu de taxer le revenu selon des tranches d’imposition fixes de 5,5 à 41% pour la tranche maximale, l’impôt exprimé en taux effectif s’applique à la totalité du revenu, ce qui permet de se faire une idée de qui paie quoi.

Prélevé à la source, individualisé, cet impôt unique sur le revenu, acquitté par tous, est basé sur l’assiette de la CSG (Contribution sociale généralisée), qui taxe également une partie des revenus du capital. Pour 1 100 euros de revenus mensuels brut, il est de 2%, 10% pour 2 200 euros, 13% pour 5 000 euros, jusqu’à 60% maximum pour les salaires supérieurs à 100 000 euros par mois.

Seuls les 3% de contribuables les plus aisés (ceux qui gagnent au-delà de 8 000 euros par mois) paient davantage d’impôts, les 97% restants voient leur imposition diminuer. Autour de 7 000 euros de salaire brut, la réforme est neutre, à 6 000 euros et en dessous, l’impôt baisse. Les hausses n’atteignent 10% et plus que pour les 0,1% les plus aisés (plus de 40 000 euros par mois).

 

 

Libération

 

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 08:15

 

Le budget de 2011, accompagné d’une loi de programmation 2011-2014, vient d’être adopté par le Parlement. Ce budget prévoit une réduction des déficits de 60 milliards d’Euros, et n’envisage aucunement une « augmentation des impôts ».

Il  y a six  mois, en juin dernier,  le quotidien "Le Monde"  dans un titre  péremptoire, affirmait  en première page  " la hausse des impôts est inévitable’', (sans point d'interrogation).  Ce titre, que j’avais à l’époque jugé scandaleux car il était à l’évidence contraire à la vérité,  voulait signifier  que le gouvernement de François Fillon allait, sans aucun doute et très vite, procéder à des augmentations générales d’impôt. Or le gouvernement et le Président avaient toujours indiqué qu’ils ne le feraient pas : le Monde voulait donc ainsi persuader l’opinion que le gouvernement mentait et qu’il devrait se résoudre à une politique qui était - tiens donc, que c’est curieux-  celle que préconisaient les socialistes et donc ce journal d’opposition lui-même.

 

On a confirmation aujourd’hui que cette affirmation était fausse et on peut imaginer que le quotidien en question qui le savait,  avait  pour but de manipuler l’opinion, selon un  procédé qui  n’était pas nouveau.

 

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Laurent  Fabius,  affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment  la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, périodiquement, les socialistes et leurs relais dans la presse,  affirment, pour inquiéter le citoyen et  l’électeur,  que les impôts vont  augmenter. Cela fut dit avant les élections municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement, fidèle à sa ligne de conduite, ne les a pas  augmentés !

Qu’à cela ne tienne.  Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les  élections européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement contredit, dans la réalité, les déclarations socialistes et « mondaines ».

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit et  que cet argument de la hausse prochaine des impôts est utilisé dans cette période de difficultés, pour accroître l'inquiétude de nos compatriotes et leur désarroi et renforcer leur opposition à la politique menée.

A cette raison de tactique politicienne, s'ajoute une raison de fond tenant à une conception idéologique et archaïque de l'économie.

 

En annonçant une prochaine et inéluctable hausse des impôts les socialistes justifient la hausse des prélèvements qu'eux-mêmes font figurer dans leur "projet". Est-on tenté de leur reprocher de prévoir de fortes augmentations d'impôts, ils répondent "c'est inéluctable, d'ailleurs le gouvernement lui-même devra s'y résoudre." Pour répondre à la situation financière difficile qui est la nôtre, et s'attacher à diminuer le  montant excessif de notre  dette publique, ils ne voient qu'une solution: augmenter les recettes et d'abord l'impôt!

Pour sa part le gouvernement sait que d’autres leviers sont possibles et préférables, la croissance d’abord, et  une limitation drastique des dépenses publiques improductives. A cela s’ajoute très justement une limitation – réclamée depuis longtemps par La Gauche Moderne - des avantages accordés à   ceux qui bénéficient des « niches fiscales », ce que personne de bonne foi ne peut assimiler à une « augmentation des impôts » !.

                                                                                                                                                                                

Il n’y aura donc pas   « augmentation des   impôts » en 2011. C’est une bonne nouvelle pour les contribuables, c’est une bonne nouvelle pour l’économie et particulièrement pour la relance,  qu’un alourdissement fiscal aurait risqué de  compromettre.   C’est à l’inverse une mauvaise nouvelle pour les socialistes et les médias d'opposition, qui sont, une fois de plus, démentis par les faits.


Marc d’Héré

 

P.S. On apprend que Pierre Bergé, emblème de  la « gauche caviar », et soutien financier de la socialiste Ségolène Royal devient Président du Conseil de surveillance du Monde ! Cela a le mérite d’  éclaircir les choses, et de rendre plus évident pour tous,  le soutien apporté par ce journal  aux socialistes, soutien  jusque là quelque peu dissimulé,  

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 10:42

 

 

Paris, le 29 septembre 2010,

 

La Gauche Moderne se réjouit de constater que le projet de budget pour 2011 est bien équilibré. Il permet une démarche rigoureuse de réduction des déficits, mais il n’entérine pas pour autant la politique de rigueur que certains auraient aimé faire prévaloir.

 

L’objectif fixé vise à ramener l’ensemble de nos déficits (Etat, collectivités locales, Sécurité sociale) de 7,8% du PIB cette année, à 6% l’an prochain. Ce projet de budget 2011 est ainsi placé sous le signe du courage et de la lucidité.

 

La Gauche Moderne constate que le projet répond au souci de sincérité exprimé par le Président de la République concernant les prévisions de croissance, ramenées de 2,5% à 2% pour l’an prochain.

 

La Gauche Moderne affiche en outre sa satisfaction quant à la méthode choisie côté recettes, qui va dans le sens de l’équité et de l’efficacité. Plutôt qu’une mesure générale de hausse de l’impôt sur le revenu, le gouvernement a très sagement choisi d’opérer un rabotage ciblé sur les bénéfices de certaines « niches fiscales ».

Cette réduction des niches fiscales, inscrite dans le projet de budget 2011, rapportera 9,4 milliards d’euros l’an prochain et 11,5 milliards d’euros en 2012.

 

Ce budget pour 2001, c’est au fond une démarche d’équilibre et d’équité qu’il convient de saluer et de soutenir.

 

La Gauche Moderne

 

P.S. Marc d'Héré avec Reuters: La prévision de croissance du PIB de la France a été relevée par l'Insee à 1,6% en 2010 contre 1,4% précédemment, en raison d'une activité plus soutenue que prévu au deuxième trimestre.Cela devrait faciliter la réalisation des objectifs 2011, voire permettre de les dépasser, comme cela sera le cas en 2010.

 

 

 

 


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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 10:56

 

Extrait d'un article de Guillaume Errard sur lefigaro.fr..du 25 septembre...

 

 

Sur Europe 1 dimanche matin, la ministre de l'Économie Christine Lagarde  se veut rassurante.

 

«La France est sortie de la crise». «Les chiffres sont là pour le dire, affirme-t-elle. Et notamment un qui est un signal important à mes yeux : la reprise de l'investissement. Pour la première fois depuis la crise, les entreprises réinvestissent.»

 

 

 

Elle est d'autant plus optimiste qu'elle espère une «bonne surprise» pour la croissance du produit intérieur brut en 2010, qui, selon elle, sera «d'au moins 1,5%». La ministre de l'Économie a par ailleurs confirmé que la croissance sera de 2% en 2011, et annoncé qu'elle sera de 2,5% en 2012, «grâce à la reprise mondiale et aux réformes que nous menons».

 

 

 

Sur le déficit, elle a affirmé qu'il serait inférieur à 8% fin 2010.  La ministre a ajouté que le déficit public prévu sera de 6% fin 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013.

 

 

 

En ce qui concerne le chômage, Christine Lagarde relativise la forte hausse du mois d'août (+15.900 demandeurs d'emploi). «Cela ne change pas la tendance de fonds qui s'améliore, affirme-t-elle. Elle rappelle que le taux de chômage se stabilise (9,6% en mai, puis 9,5%, puis 9,3%) et diminue sur le long terme. Le chiffre du nombre de créations d'emplois depuis le début de l'année est là pour le prouver selon elle: «+60.000».

 

 

 

La ministre de l'Économie a également abordé la question du budget 2011. En un an, l'État doit trouver 40 milliards d'euros et 100 milliards en trois ans. Le gouvernement a pour cela décidé de réduire les niches fiscales de 10 milliards d'euros. «C'est un budget courageux et déterminé... Tout le monde va participer».  Christine Lagarde a notamment précisé que 60% des 10 milliards d'euros sera supporté par les entreprises et 40% par les ménages.

 

 

 

La ministre est revenue sur le bouclier fiscal et les mariés et pacsés.

Pour le premier, elle a été affirmative - «Il va changer». «Il ne protègera pas pour les hauts revenus et les revenus du capital»...  Sur le fond, elle a maintenu que «le principe selon lequel un contribuable ne paie pas plus de 50% d'impôts est un bon principe».

 

 

Extrait d'un article de Guillaume Errard du figaro.fr

 

 

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 11:50

 

Il y a plus de deux mois,  le quotidien "Le Monde"  dans un titre  péremptoire, annonçait  en première page  " la hausse des impôts est inévitable’', (sans point d'interrogation).  Cela signifiait  que le gouvernement de François Fillon allait, sans aucun doute et très vite, procéder à des augmentations générales d’impôt. Or le gouvernement et le Président avaient toujours indiqué qu’ils ne le feraient pas : le Monde voulait donc par ce titre affirmer que le gouvernement mentait et qu’il devrait se résoudre à une politique qui était celle que préconisaient les socialistes et ce journal d’opposition lui-même.

 

On a la confirmation aujourd’hui que cette affirmation était erronée et on peut penser qu’elle  n’avait pour but que de manipuler l’opinion et de tenter de  la détourner du gouvernement. Ce procédé n’était pas nouveau.

Souvenons-nous. Entre les deux tours des élections législatives de 2007, le parti socialiste, par la voix de Laurent  Fabius,  affirme que dès les élections passées le gouvernement de François Fillon augmentera les impôts, notamment  la TVA sous la forme d’une TVA sociale ! Bien entendu il n’en fut rien, mais cette fausse affirmation fera perdre une cinquantaine de sièges à la majorité…Le but était atteint et la leçon ne sera pas oubliée. Depuis, périodiquement, les socialistes et leurs relais dans la presse,  affirment, pour inquiéter le citoyen et  l’électeur,  que les impôts vont  augmenter. Cela fut dit avant les élections municipales et à nouveau démenti par les faits. Le gouvernement, fidèle à sa ligne, ne les a pas  augmentés !

Qu’à cela ne tienne.  Cette fable est répétée dès le début de la crise…toujours non confirmée par les faits…puis avant les  élections européennes, puis avant les régionales, et toujours l’effet d’inquiétude joue contre la majorité, mais le gouvernement contredit, dans la réalité, les déclarations socialistes.

Voilà 3 ans que ce jeu malsain se poursuit et  que cet argument de la hausse prochaine des impôts est utilisé dans cette période de difficultés réelles, pour accroître l'inquiétude de nos compatriotes, leur désarroi et leur opposition à la politique menée.

A cette raison de tactique politicienne, s'ajoute une raison de fond tenant à une conception idéologique et archaïque de l'économie.

 

En annonçant une prochaine et inéluctable hausse des impôts les socialistes justifient la hausse des prélèvements qu'eux-mêmes font figurer dans leur "projet". Est-on tenté de leur reprocher de prévoir de fortes augmentations d'impôts, ils répondent "c'est inéluctable, d'ailleurs le gouvernement lui-même devra s'y résoudre." Pour répondre à la situation financière difficile qui est la nôtre, et s'attacher à diminuer le  montant excessif de notre  dette publique, ils ne voient qu'une solution: augmenter les recettes et d'abord l'impôt!

Pour sa part le gouvernement sait que d’autres leviers sont possibles et préférables, la croissance et une limitation drastique des dépenses publiques improductives. Il complète très justement cette politique, et l’a annoncé vendredi  20 août,  par une limitation – souhaitée depuis longtemps - des avantages accordés à   ceux qui bénéficient des « niches fiscales ».

 

Alors, évidemment les socialistes (et n’en doutons pas, Le Monde écrira la même chose !) s’exclament, « c’est une augmentation d’impôts, on avait raison ». Bien entendu personne de bonne foi ne peut assimiler une diminution de certains avantages fiscaux exorbitants  à une augmentation générale des impôts, mais les socialistes ne reculent jamais devant  un travestissement de la vérité s’ils pensent pouvoir en  profiter… 

 

En tous cas, la déclaration du 20 août, indique clairement que conformément à ce qu’a toujours dit le Président de la République, il n’y aura pas d’augmentation d’impôts en 2011. C’est une bonne nouvelle pour les contribuables, c’est une bonne nouvelle pour l’économie et particulièrement pour la relance,  qu’un alourdissement fiscal aurait risqué de  compromettre.   C’est à l’inverse une mauvaise nouvelle pour les socialistes et les médias d'opposition comme "Le Monde"", qui sont, une fois de plus, démentis par les faits.


Marc d’Héré

 

PS: Une déclaration très nette et très précise de François Baroin expliquant pourquoi  la limitation de certaines "niches fiscales" n'est pas assimilable à une augmentation des impôts: "Nul n'est obligé d'utiliser une niche fiscale pour réduire son impôt; c'est une décision personnelle. En revanche, une augmentation générale de la fiscalité pénaliserait tout le monde. Il n'est pas question de procéder ainsi."

 

 

 

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