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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 06:37

 

Grégoire Biseau, Libération du 21 01 2011...

 

 

 

Ce n’est pas seulement un livre écrit par trois économistes français de renommée mondiale (1). C’est un véritable manifeste politique. Un texte de 135 pages qui prône une révolution fiscale française. Au nom de l’équité, de l’efficacité et de la transparence démocratique. Il s’adresse à la gauche mais parle aussi à la droite. Ce Pour une révolution fiscale se présente comme une contribution intellectuelle majeure au débat politique. Et aux campagnes à venir : des primaires socialistes d’abord, puis de la présidentielle de 2012.

 

Obama. Difficile désormais pour un futur candidat de prononcer les mots «impôt» ou «réforme budgétaire» sans faire référence à ce livre qui résume plus de dix ans de travail des trois principaux spécialistes mondiaux des questions de fiscalité et de répartition des revenus. Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Camille Landais, économistes à la sensibilité de gauche, ont déjà fait parler d’eux. Les travaux des deux premiers ont été cités par Barack Obama devant le Congrès américain lors de la présentation de son premier budget. Les conclusions d’une étude de référence du troisième ont obligé l’Insee à mettre son nez dans les inégalités françaises, pour découvrir que les très riches ont vu leurs revenus exploser ses dernières années.

 

Que nous disent ces trois cadors de la chose fiscale? D’abord un diagnostic édifiant qui bat en brèche les idées reçues : plus les Français sont riches, moins ils payent d’impôts. Alors que les 50% des Français les plus modestes (ceux gagnant entre 1 000 et 2 200 euros brut par mois) doivent s’acquitter d’un taux moyen d’imposition d’environ 45%(2), les 500 000 les plus riches s’acquittent eux d’un taux à peine supérieur à 35%. La faute d’abord à un impôt sur le revenu (le seul réellement progressif) devenu une passoire. Et que les riches s’amusent à contourner à coups de niches et autres mécanismes d’optimisation fiscale.

L’autre réalité est historique : jamais depuis un siècle les patrimoines se sont aussi bien portés. Et si 50% des Français ne possèdent rien ou si peu, 10% des plus riches en détiennent 62 % de la totalité. Bref, la France prend le chemin des Etats-Unis. Sauf à remettre tout à plat.

 

Procès. Les auteurs font le constat que le niveau moyen d’impôt en France (49% du revenu national) est trop élevé pour envisager une nouvelle hausse générale. En revanche, à recette constante, il est possible de faire baisser les impôts de 97% des Français en augmentant ceux des 3% les plus riches. Grâce à un matraquage en règle des plus fortunés? Surtout pas répond le trio, qui refuse le procès en démagogie fiscale. En fusionnant l’impôt sur le revenu avec la CSG, ils proposent de ne plus taxer uniquement le travail mais une partie des revenus du capital, et de retrouver ainsi une vraie justice fiscale.

 

Au final, si cette réforme radicale voit le jour, les 10% les plus modestes afficheront un taux d’imposition général de 40%, contre 51% pour les 1% les plus riches. Tout est désormais sur la table et sur un site Internet. «Je considère avoir fait la part de mon travail», lâche Thomas Piketty. La gauche peut déjà lui dire merci.

 

(1) Camille Landais, Thomas Piketty et Emmanuel Saez, «Pour une révolution fiscale, un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle». Le Seuil, 12,50 €.

(2) Ce taux global d’imposition intègre l’impôt sur le revenu, la CSG, la TVA, les cotisations sociales…

 

   

Complément, Libération....

 

Réforme, mode d’emploi

 

Elle remplace le barème actuel, en taux marginaux, par un barème en taux effectif. Au lieu de taxer le revenu selon des tranches d’imposition fixes de 5,5 à 41% pour la tranche maximale, l’impôt exprimé en taux effectif s’applique à la totalité du revenu, ce qui permet de se faire une idée de qui paie quoi.

Prélevé à la source, individualisé, cet impôt unique sur le revenu, acquitté par tous, est basé sur l’assiette de la CSG (Contribution sociale généralisée), qui taxe également une partie des revenus du capital. Pour 1 100 euros de revenus mensuels brut, il est de 2%, 10% pour 2 200 euros, 13% pour 5 000 euros, jusqu’à 60% maximum pour les salaires supérieurs à 100 000 euros par mois.

Seuls les 3% de contribuables les plus aisés (ceux qui gagnent au-delà de 8 000 euros par mois) paient davantage d’impôts, les 97% restants voient leur imposition diminuer. Autour de 7 000 euros de salaire brut, la réforme est neutre, à 6 000 euros et en dessous, l’impôt baisse. Les hausses n’atteignent 10% et plus que pour les 0,1% les plus aisés (plus de 40 000 euros par mois).

 

 

Libération

 

 

 

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Published by Marc d'Here - dans Budget - fiscalité
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commentaires

cellobello 03/02/2011 09:14


@ E. Arié

« Seuls les 3% de contribuables les plus aisés (ceux qui gagnent au-delà de 8 000 euros par mois) paient davantage d’impôts, les 97% restants voient leur imposition diminuer. Autour de 7 000 euros
de salaire brut, la réforme est neutre, à 6 000 euros et en dessous, l’impôt baisse. Les hausses n’atteignent 10% et plus que pour les 0,1% les plus aisés (plus de 40 000 euros par mois)."
[Libé]
"La fusion de la CSG avec l' IRPP constituera un coup de massue fiscal pour les tranches moyennes."[E. Arié]

Pour vous, les tranches moyennes, c’est au-dessus de 8000€ par mois ???
Le fait que vous seriez touché par cette réforme est sans doute suffisant pour que vous manipuliez les classes moyennes pour y échapper.


plus que 460 jours 02/02/2011 21:22


Monsieur d'Here,

Je tenais à vous rappeler que Thomas Piketty est un économiste de sensibilité de gauche qui prone plus de justice sociale et qui était très critique envers la réforme des retraites du gouvernement
Sarkozy. Même si je n'ai pas une confiance aveugle envers les socialistes, ce sont eux qui sont le plus à même d'appliquer les préconisations de Piketty et non pas Sarkozy qui a fait baisser les
impots des plus riches. En tant qu'internaute non encarté mais il est vrai anti-sarkozyste et fier de l'être, j'observe depuis quelque temps un infléchissement sur ce blog. Dans quelques mois, vous
vous réjouirez du non décollage de Sarkozy dans les sondages. La gauche moderne, ce sont les Lecanuet des temps modernes, de vraies girouettes !! Bockel serait même capable d'accepter un poste de
sous-secrétaire d'état dans un gouvernement Hollande ou Aubry.


Marc d'Here 02/02/2011 23:08



Mais non...vous vous trompez


D'abord sous-secrétaire d'Etat ça n'existe plus depuis des années!


Ensuite les propositions de Piketty correspondent tout à fait au parti de gauhe qu'est La Gauche Moderne...Et nos propositions sont, c'est normal, très proches des siennes!



Elie Arié 02/02/2011 16:29


La fusion de la CSG avec l' IRPP constituera un coup de massue fiscal pour les tranches moyennes.


Marc d'Here 02/02/2011 23:05



!!!



Marc d'Here 02/02/2011 15:47


C'est dans le sens de cet article, que le gouvernement devrait orienter sa réforme fiscale. C'est ce que souhaite La Gauche Moderne, qui a, depuis plusieurs mois, et après débats, adopté le
principe suivant: pas d'augmentation globale de la fiscalité, déjà très lourde, mais rééquilibrage en augmentant la fiscalité sur les revenus du capital et en diminuant les charge portant sur les
entreprises et les revenus moyens du travail.
Ce qui est proposé dans cet article va dans ce sens...alors que les socialistes adoptent eux, le principe d'une augmentation de la fiscalité, y compris sur les entreprises et les classes
moyennes...


Elie Arié 02/02/2011 14:43


Ce n'est pas parce qu'elles sont publiques que les dépenses publiques doivent être diminuées: ça, c'est une convention comptable et un jeu d'écritures, pas de l'économie.

Aux USA, la loi oblige toute entreprise de plus de 25 salariés à leur payer une assurance-santé; cette obligation légale constitue, tout autant que les cotisations sociales françaises et la CSG,
une charge pour les entreprises et une garantie pour les salariés: mais cette "charge" n'est pas comptabilisée dans les dépenses publiques.


Elie Arié 02/02/2011 14:37


La fusion de l' IRPP avec la CSG figurait dans le programme du PS de 2007, et est actuellement reprise par François Hollande.

Un inconvénient (mais il faut choisir) :en fusionnant avec celui de l' IRPP, le produit de la CSG ne pourra plus, comme aujourd'hui, être automatiquement affecté à la Sécurité Sociale: c'est le
privilège du Parlement que de voter, chaque année, les recettes et les dépenses du budget de l' Etat (c'est la célèbre histoire de la création de la vignette auto, dont le produit devait être
affecté, à sa création, au minimum-vieillesse, qui n'en a jamais vu la couleur).

Enfin, nous voilà bien loin de la flat-tax...


Le Parisien Liberal 02/02/2011 09:20


notre ami Piketti oublie de parler de la baisse des dépenses publiques ...
A Alternative Libérale, on oublie pas le sujet !


Marc d'Here 02/02/2011 09:46



Evidemment, la baisse des dépenses publiques est une nécessité absolue.