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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 07:08

 

Article repris, avec quelques modifications,  du blog du Cercle des Libertés Egales...

http://libertesegales.canalblog.com/archives/2011/10/25/22465399.html

 

 

 

 

 

Parmi les multiples raisons qui rendraient dangereuse l’élection du socialiste François  Hollande à la présidentielle, et qui devraient donc dissuader une majorité de nos concitoyens de lui apporter leur vote, il y a, bien sûr, l’aggravation de l’insécurité qui en résulterait fatalement.  

 

Droit essentiel  pour les citoyens et devoir absolu pour tout gouvernement, la sécurité est une condition de la liberté – est-on libre quand on  n’est pas en sécurité ? -  et de l’égalité –  car ce sont les plus faibles qui sont les principales victimes de l’insécurité qui aggrave donc les inégalités.

 

 Le passé récent montre que la politique de la gauche, marquée par le laxisme et l’irréalisme - le « rêve », comme le dit Hollande  - favorise l’insécurité, quand la politique menée par la majorité la réduit et en atténue les effets.

Les socialistes s’efforcent de faire croire l’inverse et essaient d’accréditer l’idée d’un prétendu échec de la majorité et de Nicolas Sarkozy,  quand tout montre au contraire qu’il s’agit, sur ce point, d’un succès indéniable.

 

Entre 1997 et 2002, sous le gouvernement Jospin, et avec le soutien du parti socialiste, dirigé (si l’on peut dire…) par  François Hollande, la délinquance a progressé de 17% ! Depuis 2002, elle a diminué du même pourcentage 17% !

 

Ce sont plus de  500.000 crimes et délits que la politique de la majorité a permis d’éviter.

 

Parmi les délits, les atteintes aux personnes sont ceux qui sont les plus désagréablement  ressentis par les Français. Ces délits, pas toujours très graves, sont difficiles à limiter  et ils ont augmenté en 7 ans de 22% (la population dans le même temps augmentait de 3 millions…)  Mais, sous la gauche, en 5 années seulement, leur augmentation avait dépassé les 70% !

 

Et les derniers chiffres font état, pour la politique de la majorité, d’une nette amélioration, dans ce domaine également.

 

Quant à l’avenir, qui peut faire confiance à la gauche ? Aurait-elle changé de philosophie,  fait évoluer sa politique ? Hollande serait-il tout à coup devenu un modèle de volonté, de réalisme  et de fermeté ?  

 

On peut en douter quand on constate que le parti socialiste n’a voté aucun des textes proposés à l’Assemblée pour accroître les moyens  de prévenir, d’empêcher ou de sanctionner la délinquance et la violence, et ainsi, améliorer la sécurité des Français.

 

Les socialistes ont même annoncé que certains de ces textes seraient abrogés.

 

Quand ce ne serait que pour éviter une dramatique progression de la délinquance et  de l’insécurité, les Français, quand ils seront arrivés au moment du choix, ne prendront certainement pas le risque de voter pour le candidat des socialistes.

 

Marc d’Héré

 

Cet article est repris et légèrement modifié d'un article publié sur le blog du Cercle des  Libertés Egales, que je vous engage à consulter....http://libertesegales.canalblog.com

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 16:54

 

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

La peur panique d’Isabelle PREVOST-DESPREZ

 

Tout a un prix, mais ça y est ! Isabelle PREVOST-DESPREZ a acquis ses lettres de noblesse. Elle est désormais au firmament des stars de la magistrature. On la connaissait un peu par l’affaire BETTENCOURT au tribunal de Nanterre, mais une autre star, le procureur COURROYE  lui avait volé la vedette. C’est du passé, elle vole de ses propres ailes, elle se fait filmer dans les squares sur un banc en train de lire, vraisemblablement l’ouvrage « SARKO m’a tuer », sûrement le best seller de l’année dont elle a largement contribué au succès.

 

Avec un titre aussi original, on comprend vite que les deux journalistes du journal Le Monde vont faire un tabac. Personne n’y aurait pensé. « SARKO m’a tuer » Chapeau bas s’il vous plait. Et oui, que voulez vous, c’est ce qui fait la différence entre vous ou moi et les journalistes du journal Le Monde. « SARKO m’a tuer ». Rien à dire c’est géant, c’est énorme, c’est top !

 

Isabelle PREVOST-DESPREZ a donc été tuée par Sarko. Diable ! Et pourquoi donc ? Et bien figurez vous qu’Isabelle PREVOST-DESPREZ est le seul magistrat intègre de France et que tant les juridictions qui ont décidé de son dessaisissement, dans la pitoyable  bataille de chiffonniers qui l’a opposée à son collègue Philippe COURROYE, que les magistrats bordelais qui poursuivent actuellement l’instruction de l’affaire, sont des incapables. A moins qu’ils ne soient tous à la solde de la cellule de l’Elysée que pour la circonstance François HOLLANDE, l’ancien collaborateur de François MITTERAND a réactivé, sachant lui au moins de quoi il parle.

 

Alors, ou parce qu’Isabelle PREVOST-DESPREZ, petit bout de bonne femme de rien du tout, était en train de confondre le puissant Président de la République, et de quelle manière, on l’a écartée de l’affaire. Elle laisse entendre dans ses déclarations tonitruantes qu’elle était la seule en mesure de mettre à jour les dessous de l’affaire BETTENCOURT.

 

D’ailleurs l’Elysée qui le savait était complètement paniqué : « Bref, ce procès représentait pour l’Elysée un risque majeur, il y avait 90% de chances pour que ce soit déflagratoire*. Il fallait me faire dessaisir par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer » affirme l’héroïque juge.

 

Elle était tellement dangereuse pour l’Elysée, qu’elle dit avoir  « été l’objet de surveillances…J’étais persuadée d’être sur écoutes. Des écoutes illégales à mon avis (…) »

 

Si l’on en croit la juge, tout le monde était terrorisé dans cette affaire. L’Elysée était paniqué de savoir que l’incorruptible Isabelle PREVOST-DESPREZ enquêtait, cette dernière avait les barbouzes de l’Elysée à ses trousses, quant aux témoins, « ils étaient effrayés »,  ils avaient peur, « ils avaient peur de parler de Nicolas SARKOZY  (…) outre la comptable déstabilisée avec violence (…) un témoin, avait dit à la juge, hors procès verbal, avoir vu des remises d’espèces à SARKO »  et l’infirmière de Liliane BETTENCOURT avait elle-même dit à la greffière, l’avoir vu remettre des espèces à SARKOZY.

 

La pauvre Isabelle PREVOST-DESPREZ devait être complètement affolée. Elle le fut à un point tel, qu’elle n’a même pas dressé de procès verbal de constat des déclarations du fameux témoin qui a peut-être dû penser faire une confidence à une copine ; pas plus qu’elle n’a estimé devoir faire entendre sa greffière devenue témoin de l’affaire et qui venait d’entendre les déclarations de l’infirmière.

 

Affolée au point qu’elle en a oublié les devoirs de sa charge et qu’elle en a gardé le silence durant une année…Et bien, croyez moi si vous le voulez, mais BEN ALI, KADHAFI, MOUBARAK et tutti quanti ne furent, à côté du notre, que des dictateurs de pacotille...   

      

*L’adjectif de déflagrer est déflagrant. Déflagratoire n’existe pas Madame la Juge.

 

Eric SEYDOUX

 

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 15:05

 

LGM

MH 1

 

Communiqué

 

Pour une mission « Justice-Sécurité »

 

 

 

Les difficultés de la lutte contre la violence et l’insécurité, les turbulences de ces derniers au sein de la justice et de la police, les antagonismes entre ces deux institutions essentielles dont le manque de moyens est patent, les lois successives souvent ni nécessaires ni efficaces,  les projets de réformes partielles qui sont établis sans cohérence entre eux, montrent qu’une réflexion  approfondie  est nécessaire, pour l’ensemble « justice et sécurité ».

 

Cette réflexion, qui  doit intervenir dans le cadre d’une large concertation entre  les administrations concernées, les organisations syndicales, les partis politiques, les associations,  avec la participation d’universitaires, de personnalités indépendantes, des anciens ministres de la justice et de l’intérieur, ne peut être menée par les ministres en charge de ces secteurs, concentrés, comme il se doit, sur l’action quotidienne.

 

Cette tâche pourrait relever d’une mission  temporaire confiée à une personnalité qualifiée, politique, car le sujet l’est à l’évidence,  compétente dans ces deux domaines pour en avoir une expérience concrète, et  qui remettrait ses conclusions en mars de l'an prochain.

 

Avocat de formation, récent secrétaire d’Etat à la justice,   spécialiste reconnu et praticien des questions de sécurité en tant que maire d’une grande ville de France, chargé de deux missions sur la prévention de la délinquance, Jean-Marie Bockel, président de La Gauche Moderne,  serait particulièrement qualifié pour mener à bien cette mission.

 

Marc d’Héré

Membre du Comité Permanent de La Gauche Moderne, chargé du « Projet »

 

Auteur, avec Gilles Casanova, de « Plus belle la gauche », éditions de Passy

Candidat de La Gauche Moderne, aux prochaines élections législatives dans la 8ème circonscription de Paris (plus grande partie du 12ème arrondissement)

 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 10:36

 

 Laurence de Charette dans Lefigaro.fr du 04 02...

 

INTERVIEW - Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, s'est vu confier une mission sur l'exécution des peines par le président de la République.

 

 

LE FIGARO. - Le monde judiciaire est en ébullition à la suite des déclarations de Nicolas Sarkozy sur de possibles sanctions. Qu'en pensez-vous?

 

Éric CIOTTI. - Le président de la République a eu raison d'indiquer que les dysfonctionnements qui a priori ont été relevés doivent être sanctionnés. Qui peut s'en étonner? Un médecin, un chirurgien, un infirmier sont responsables de leurs actes, les Français ne comprendraient pas que les magistrats, en charge de questions aussi importantes que la privation de liberté ou la remise en liberté d'un condamné, ne le soient pas.

 

Y a-t-il eu faute selon vous dans cette affaire?

Les inspections le diront.

 

Les magistrats et les conseillers d'insertion et de probation estiment que les moyens sont insuffisants pour leur permettre de faire face à la charge de travail…

On ne peut pas mettre sans cesse sur la table la question des moyens, sans discernement. Depuis 2007, beaucoup a été fait. Les moyens consacrés au budget de la Justice ont augmenté - la gauche n'en avait pas fait autant. Le ministère de la Justice est le seul pour lequel la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux n'a pas été appliquée. Pourtant, au regard d'autres démocraties voisines, comme l'Allemagne, la justice française n'est pas à la hauteur.

 

Que voulez-vous dire?

Je fais partie de ceux qui considèrent que la justice a besoin d'un grand plan d'orientation. Il faudrait bâtir un plan Marshall pour la justice et la police, qui doivent être traitées globalement. La place de la justice dans notre société sera sans doute l'une des questions au cœur de la prochaine élection présidentielle.

 

Le fossé ne s'est-il pas creusé entre les politiques et les magistrats?

Je suis choqué par les positions extrêmes affichées par certains magistrats. Certains vont jusqu'à mettre en cause la légitimité des lois - comme je l'ai vu pour les peines planchers. Il y a actuellement une forme d'hostilité systématique au gouvernement qui me gêne. L'autorité judiciaire est un pilier démocratique, attention aux comportements corporatistes!

 

Le président vous a confié une mission sur l'exécution des peines . Avez-vous ­commencé vos travaux?

Je démarre les auditions. Je pense qu'il s'agit là d'un sujet essentiel pour réconcilier les Français avec la justice. Il en va de la crédibilité du système judiciaire.

 

 

 

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 08:52

 

Valeurs Actuelles : Entretien avec Jean-Marie Bockel . Propos recueillis le 10 novembre par Fabrice Madouas

 

Secrétaire d’État à la Justice, Jean-Marie Bockel a remis le 3 novembre à Nicolas Sarkozy un rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes.

Pourquoi ce rapport ? Parce que le président de la République a toujours considéré que la prévention de la délinquance était indissociable de la lutte contre la criminalité. Ce sont les deux faces d’une même politique : assurer la sécurité de nos concitoyens en sanctionnant les coupables, mais en évitant aussi que des jeunes, en échec scolaire ou faute de repères familiaux, ne basculent dans la délinquance. Or il ressort des auditions que nous avons faites que le nombre total de mineurs mis en cause est passé de 98 000 en 1990 à 214 000 en 2009 : +118 % en vingt ans.

Fait nouveau, les filles participent à cette augmentation de la délinquance… Plusieurs intervenants, dont le préfet de police de Paris, Michel Gaudin, et Alain Bauer, criminologue, nous ont alertés sur l’augmentation inquiétante des violences commises par des bandes de filles. Elles semblent mimer des conduites jusqu’à présent masculines.

Ce qui me conduit à proposer la mise en œuvre d’une politique de prévention spécifique, ciblée sur ces bandes féminines. D’autres pays nous ont précédés sur cette voie, comme l’Allemagne : Berlin organise des “stages antiviolence” pour apprendre à de jeunes délinquants, garçons et filles, à se contrôler.

Vous insistez beaucoup sur la responsabilité parentale. On ne dira jamais assez que le mineur délinquant est souvent un mineur en rupture familiale. La paternité traverse une crise, les familles monoparentales se multiplient. C’est la conséquence d’évolutions qui ne sont pas toutes négatives, mais qui nous obligent à soutenir la parentalité. Il existe déjà de nombreux outils : stages parentaux, réseaux d’aide à la parentalité, contrats de responsabilité parentale… Utilisons-les ! Je propose que le contrat de responsabilité parentale soit généralisé et qu’il intègre un stage parental au titre des obligations imposées aux familles.

De quoi s’agit-il ? Ce contrat peut être proposé aux parents par le président du conseil général en cas d’absentéisme scolaire ou de troubles liés aux carences de l’autorité parentale. Il leur rappelle qu’ils ont des obligations à remplir. S’ils ne respectent pas ce contrat, ils encourent la suspension du versement des prestations familiales. Ça marche ! Éric Ciotti fait un excellent travail dans les Alpes-Maritimes. La menace de sanction a un effet dissuasif immédiat : les difficultés se résorbent sans qu’il soit besoin de sévir. Cette disposition est légale, efficace. Encore faut-il l’utiliser, ce qui est rarement le cas…

La gauche est contre. Je sais. Elle dit : “Mais vous ne vous rendez pas compte ! Ce sont des familles en difficulté, qui cumulent les handicaps. Elles n’y peuvent rien, et vous allez en plus les menacer de sanctions !” Je connais ce discours par coeur. Quel mépris ! Je pense, moi, que chaque famille a une chance de s’en sortir. Et je sais que les parents viennent souvent remercier les élus de les avoir sortis de leur torpeur en les obligeant à se ressaisir. À recouvrer leur dignité en les aidant à exercer leur autorité. Cette dimension contraignante a une vraie vertu pédagogique.

Vous soulignez que beaucoup de parents sont démunis face au comportement de leurs enfants. Ces difficultés sont accrues dans les familles immigrées. En effet, car il est fréquent que les enfants, dans ces familles, comprennent et parlent mieux le français que leurs parents. D’où la nécessité de rendre obligatoire la participation des parents à une mise à niveau linguistique et républicaine, portant sur nos institutions et sur le fonctionnement de l’école, que beaucoup ignorent.

Lors des manifestations contre la réforme des retraites, près de 1 800 casseurs ont été placés en garde à vue. Rares sont ceux qui sont passés en comparution immédiate. Que vat- il se produire maintenant ? Toutes les condamnations n’ont pas été prononcées dans le cadre des comparutions immédiates, mais 360 personnes ont néanmoins été renvoyées devant un juge. Il nous faut trouver une réponse pénale adaptée, car il y a parmi elles de nombreux mineurs, instrumentalisés par leurs aînés qui savent qu’ils sont davantage protégés par la loi. Ils seront sanctionnés, sachant que nous devons aussi travailler en amont pour éviter que ces violences se produisent.  

 

  Propos de Jean-Marie Bockel, recueillis par Fabrice Madouas, dans Valeurs actuelles

 

  Voir sur le même blog: Remise au Président de la République du rapport de Jean-Marie Bockel: http://marcdhere.over-blog.com/article-remise-au-president-de-la-republique-du-rapport-de-jean-marie-bockel-sur-la-prevention-de-la-delinquance-des-mineurs-60345766.html

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 11:39

 

Le Président de la République a reçu ce jour M. Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d'Etat à la Justice, qui lui a remis son rapport sur la prévention de la délinquance juvénile.

 

Cette mission lui avait été confiée par le chef de l'Etat le 3 août dernier en vue d'engager une large concertation avec les acteurs de la prévention et de la sécurité, d'expertiser les bonnes pratiques en France comme à l'étranger et de formuler en conséquence des propositions innovantes.

 

Aux termes de plus de soixante auditions et de la tenue, le 14 octobre dernier, des « assises de la prévention de la délinquance juvénile », M. Jean-Marie BOCKEL a formulé quinze propositions. Il propose de recentrer la politique nationale de prévention de la délinquance juvénile autour de trois axes prioritaires :

 

1/ Une politique publique de soutien à la parentalité :

Des mesures sont proposées pour renforcer l'autorité parentale, favoriser l'intégration et responsabiliser les familles à l'égard de l'obligation scolaire. Le rôle du maire dans les dispositifs locaux de prévention de la délinquance est par ailleurs réaffirmé en proposant de développer les mesures de rappel à l'ordre et de généraliser les Conseils des droits et des devoirs des familles.

 

2/ La restauration de la citoyenneté par l'école :

L'école doit demeurer le creuset où se forge non seulement le futur citoyen mais où s'intègre également, dès le plus jeune âge, la notion de règle. Des mesures doivent être prises pour accompagner les dispositifs ambitieux déjà mis en place par le Gouvernement afin de lutter contre l'absentéisme et le décrochage scolaire, qui touche 60.000 élèves par an et recoupe très souvent la délinquance. Il est proposé en particulier la mise en place d'un repérage précoce des difficultés sociales et sanitaires des enfants afin de permettre leur prise en charge le plus en amont possible. Des programmes de lutte contre les violences scolaires (racket harcèlement) doivent également être conduits.

 

3/ La mise en œuvre d'une stratégie volontariste de reconquête de l'espace public :

Cet enjeu constitue le devoir de l'Etat et de l'ensemble des acteurs concernés qui sont mobilisés par la notion d'intérêt général. Il s'agit de regarder ici la réalité en face, d'affronter les défis qui minent le pacte républicain dans son expression quotidienne, qu'il s'agisse des phénomènes de bandes, des trafics, de la montée en puissance de l'économie souterraine mais aussi d'un prosélytisme fondamentaliste hostile aux principes de laïcité.

 

Les principales propositions visent à concevoir et à mettre en œuvre une politique spécifiquement ciblée sur les violences commises par les bandes de jeunes filles, dont la part dans la délinquance ne cesse d'augmenter, à redonner une place centrale à la prévention spécialisée et aux éducateurs de rue et à développer des formations adaptées aux spécificités des mineurs dans les écoles de police.

 

Le rapport propose enfin la création d'un dispositif d'appel à des bénévoles pour mettre en œuvre un parrainage civique de jeunes en situation de rupture.

 

Présidence de la République

 

 

Pour lire le rapport: http://www.elysee.fr/president/root/bank_objects/Rapport-Bockel-_La_prevention_de_la_delinquance-des-jeunes.pdf

 

 

Article disponible sur le blog de marc d'Héré: "Prévention de la délinquance, communiqué de La Gauche Moderne": http://marcdhere.over-blog.com/article-prevention-de-la-delinquance-communique-de-la-gauche-moderne-60294873.html

 

 

 

 

 

 

 

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 16:16

 

Rapport sur la prévention de la délinquance des jeunes

En matière de prévention, le Parti Socialiste ne fait pas autorité

 

 

 

 

 

C’est avec tristesse et consternation que La Gauche Moderne a pris connaissance de la réaction du Parti Socialiste, suscitée par le rapport de Jean-Marie Bockel consacré à la "Prévention de la délinquance des jeunes", remis au Président de la République le 3 novembre 2010.

 

En choisissant de prendre comme angle d’attaque bêtement polémique, le constat pourtant partagé par l’ensemble des élus auditionnés quelles que soient leurs appartenances partisanes du lien évident entre délitement de l’autorité parentale, difficulté des familles monoparentales et glissements progressifs pouvant conduire à la délinquance, le PS s’enferme de manière indigne dans l’autisme et le déni du réel.

 

La Gauche Moderne constate à cet égard avec étonnement que c’est le Secrétaire national à la famille qui a été prié de prendre la plume pour rédiger ce laborieux communiqué. N’eût-il pas été plus cohérent de confier cette tâche au responsable des questions de sécurité ?

La vérité, c’est que malgré les rodomontades de Martine Aubry appelant le PS à porter un projet al-ternatif sur les questions de sécurité et de prévention, les éléphants n’ont accouché que d’une piètre souris.

 

Le sursaut moral et politique annoncé avec tambours et trompettes par Madame le Premier Secrétaire a été repoussé sine die, le PS décidant courageusement d’annuler la convention thématique programmée sur ce thème, faute de cohérence, faute de ligne politique et sans doute de consensus in-terne.

 

Voilà la triste réalité d’un parti à la dérive qui s’abrite derrière les clichés les plus médiocres de la bienpensance pour masquer sa faillite morale et politique. Les dirigeants socialistes ont beau sauter comme des cabris en criant « police de proximité, police de proximité », l’histoire retiendra que c’est Lionel Jospin qui, pour amadouer l’aile la plus angélique de la défunte gauche plurielle, a fait échouer cette réforme que portait avec volontarisme Jean-Pierre Chevènement, dénoncée comme sécuritaire par les belles âmes enfermées dans la culture de l’excuse.

 

L’indigence et la malhonnêteté intellectuelles de ce communiqué témoigne de la vacuité sidérale du Parti Socialiste sur cet enjeu de prévention qui constitue pourtant l’un des piliers essentiels d’une politique de sécurité équilibrée articulant prévention, dissuasion et sanction.

 

La Gauche Moderne invite Monsieur Jean-Patrick Gille ainsi que son homologue chargé des questions de sécurité, à prendre le temps de lire ce rapport, y compris ses annexes où certains élus socialistes de terrain auditionnés se sont montrés beaucoup moins dogmatiques que les hiérarques de Solferino.

Quant à la question du diagnostic précoce des enfants en souffrance, La Gauche Moderne invite le PS à faire montre de plus de rigueur et si possibilité d’honnêteté. Jean-Marie Bockel a clairement écrit qu’il ne souhaitait nullement raviver la polémique suscitée en 2005 par le rapport de l’INSERM, mais qu’il invitait l’ensemble des acteurs à anticiper le risque en étant à l’écoute des signes annonciateurs chez l’enfant d’une détresse pouvant éventuellement aboutir à un comportement de rupture avec la famille et l’école. Tel est le sens du diagnostic précoce ici préconisé.

 

La majorité de nos compatriotes attendent sur ces questions de la dignité dans le débat public mais aussi des réponses adaptées aux enjeux. Le PS n’en prend pas le chemin. La Gauche Moderne, pour sa part n’attendra pas l’improbable aggiornamento du PS pour continuer d’œuvrer aux côtés du Président de la République et au sein de la majorité à la mise en œuvre d’une politique nationale de la prévention à la mesure des défis ressentis par   nos concitoyens au quotidien.

 

La Gauche Moderne

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 17:30

 

Dans 20 minutes.fr du 13 10

INTERVIEW - Le secrétaire d'Etat à la Justice évoque le rapport sur la prévention de la délinquance qu'il doit remettre au Président...

Il est «très à l'aise» avec la politique sécuritaire du gouvernement. Et pour cause, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Justice, a été chargé, au lendemain du discours de Grenoble, par Nicolas Sarkozy, de rédiger un rapport sur la prévention de la délinquance des mineurs.

Avant de le remettre la semaine prochaine au chef de l'Etat, il organise demain des Assises à ce sujet. Entretien exclusif.

Avec ce rapport sur la prévention de la délinquance des mineurs, n'avez-vous pas peur d'apparaître comme une simple caution au regard de la politique sécuritaire du gouvernement?

Jean-Marie Bockel. Je n'imagine même pas que ma démarche puisse être gadget ou caution tellement elle est au coeur de la cohésion sociale. Mon but est de surmonter un certain nombre de contradictions permanentes.

Pourtant, la prévention est plutôt un sujet qui rassemble...

C'est un sujet important aux yeux de tous mais disparate sur les réponses. Il y a le point de vue du maire, celui de l'éducateur, celui du policier, du juge, de la victime... Nous devons y voir clair.

Il y a aussi le point de vue du député (UMP) Eric Ciotti, qui propose de couper les allocations familiales à certains parents. Vous qui êtes de gauche, ça vous choque?

Non, nous sommes d'accord avec Eric Ciotti. C'est la possibilité de la contrainte qui permet de faire bouger les parents plutôt que de les abandonner. A la fin, je peux vous assurer que les parents vous remercient. Ils vous disent «Merci de m'avoir tendu la main».

Et l'encadrement militaire des jeunes délinquants prôné par Ségolène Royal?

Ca mérite d'être regardé. C'est un des points que j'évoquerai lors des Assises. Il faut analyser les expériences dans d'autres pays. S'exprime ici une certaine nostalgie de ce qu'a apporté le service militaire. Dans l'absolu, je reconnais que l'armée, par rapport à des jeunes en difficulté, joue un rôle positif considérable.

Annoncées lors du discours de Grenoble, plusieurs propositions du chef de l'Etat ont déjà été votées avec les lois sur la sécurité ou l'immigration. Qu'en sera-t-il de votre travail?

Je ne proposerai pas un grand soir législatif. Tout ce que l'on peut faire à législation constante est à privilégier. Mais je sais que le Président prend l'affaire très au sérieux. Ce qui est important, c'est qu'il dira et fera de mon rapport.

Avez-vous envie de rester au gouvernement après le remaniement?

D'abord, j'ai beaucoup de chance d'avoir une mission qui m'occupe. Tous les matins, je ne me dis pas «Mais qu'est ce qui va m'arriver?». A titre personnel, je me sens motivé pour continuer dans le cadre d'un raisonnement politique. La Gauche moderne peut jouer un rôle dans la perspective du deuxième tour présidentiel. Je suis loyal et fidèle. Et quoi qu'il arrive, je le resterai jusqu'en 2012. Tout ça dépend du Président. Moi, j'ai la positive attitude.

Recueilli par Vincent Vantighem

 

 

 Dans Lepoint.fr du 13 10 (Extraits)

 

 L'augmentation de la délinquance des jeunes n'est pas une "fatalité", déclare le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, qui organise jeudi, à Paris, des "assises" pour "mieux agir ensemble". "Il n'y a pas un jeune à la maison, un autre à l'école, un troisième dans l'espace public, tout ça, c'est la même personne", constate Jean-Marie Bockel. Investi par Nicolas Sarkozy d'une mission sur la prévention de la délinquance juvénile début août, en plein débat sur la politique sécuritaire, Jean-Marie Bockel affirme sa conviction qu'une politique de sécurité "ne peut réussir qu'articulée avec une politique de prévention".

En une vingtaine d'années, le nombre de mineurs mis en cause dans des faits de délinquance a augmenté de 118 %, selon Jean-Marie Bockel. Pourtant, "là où on met en oeuvre, sur le terrain, un certain nombre de réponses concrètes, on constate des baisses souvent importantes de cette délinquance". Preuve qu'il n'y a pas de "fatalité". À la veille d'un remaniement annoncé, Jean-Marie Bockel, ministre "d'ouverture" et président du petit parti social libéral La Gauche moderne (LGM), considère qu'il n'a pas "forcément vocation à assurer lui-même le suivi de cette affaire, qui concernera de nombreux ministères, intervenants, métiers, collectivités". Mais il souligne que la prévention de la délinquance n'est pas une préoccupation nouvelle pour lui qui fut maire de Mulhouse durant vingt ans et a initié fin 2009 une étude sur ce sujet. Ces dernières semaines, il a consulté, effectué des visites de terrain.

Jeudi, il réunit à la cour d'appel de Paris des "assises de la prévention de la délinquance juvénile" autour de trois thèmes : autorité parentale, "citoyenneté républicaine" et "prévention de proximité". Élus locaux, magistrats, avocats, policiers, éducateurs, enseignants... évoqueront leurs expériences. "Le but est de partager le diagnostic pour pouvoir mieux agir ensemble", explique Jean-Marie Bockel, qui rendra ensuite son rapport de mission.

La "citoyenneté républicaine, c'est une manière de dire que le jeune (...) doit être aidé, soutenu, par un cadre de valeurs et de règles de vie : droits, devoirs, estime de soi, etc.", selon lui. "Même si elle joue un rôle important, penser que l'école peut tout régler, c'est une erreur, tout comme compter sur les seuls parents serait également une erreur", estime-t-il. "Il faut unir tous les acteurs pour donner toutes leurs chances à ces gamins." "On peut faire mieux avec les moyens existants", maintient-il. Bien sûr, "il faut ici ou là des moyens complémentaires", mais qui doivent être "bien identifiés".

 

 

Voir sur le même blog:

  Assises Nationales de la prévention de la délinquance: propositions de La Gauche Moderne http://marcdhere.over-blog.com/article-assises-nationales-de-la-prevention-de-la-delinquance-propositions-de-la-gauche-moderne-58693070.html

Réforme des retraites, communiqué de La Gauche Moderne: http://marcdhere.over-blog.com/article-reforme-des-retraites-communique-de-la-gauche-moderne-58815210.html

 

 

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Published by Jean-Marie Bockel dans la presse - dans Justice - sécurité
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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 12:13

 

Ces Assises se tiennent dans le cadre de la Mission sur la Prévention de la Délinquance confiée par le Président de la République à Jean-Marie Bockel...

 

 

Propositions de La Gauche Moderne à l’occasion des Assises nationales de la prévention de la délinquance.

 

 

La Gauche Moderne est très engagée dans l’élaboration d’une politique cohérente et complète afin de faire prévaloir le droit à la sécurité pour tous.

 

 

I- Disons le franchement, pour nous, la liberté ne peut se concevoir sans la sûreté. C’est sans états d’âme que La Gauche Moderne appelle à dissuader et à sanctionner tous ceux qui enfreignent la loi républicaine. Renoncer à la répression, relâcher l’effort, et ce serait aussitôt la force de la loi, qui protège le plus faible, qui serait défiée.

 

Les français attendent de leurs gouvernants qu’ils traquent sans relâche les auteurs des actes de délinquance, des infractions et des délits qui minent la vie quotidienne des habitants de nombre de nos quartiers et de nos villes.

 

Ce qu’ils attendent, au delà des discours, au delà des condamnations, c’est de voir reculer le nombre des atteintes aux personnes et aux biens, ici et maintenant.

 

II- C’est pourquoi, une politique digne de ce nom qui veut lutter contre l’insécurité doit être conçue sur un diptyque, associant 2 concepts :

- en l’absence de fermeté il ne peut exister de prévention,

- mais il est indispensable d’éviter les écueils du tout sécuritaire ou l’angélisme du tout prévention.

On constate en effet que là où des politiques intelligentes de prévention sont mises en œuvre par les autorités publiques, il y a recul des actes délictueux. Bien-entendu, il s’agit ici de véritables politiques, pensées en profondeur et dotées de moyens budgétaires conséquents, et non du verbiage compassionnel si longtemps pratiqué par les socialistes et ne débouchant en réalité sur aucune action sérieuse.

 

On comprend donc pourquoi le renforcement d’une véritable politique de prévention de la délinquance, correspond à ce qui est attendu par nos concitoyens : faire baisser ici et maintenant le nombre des atteintes aux personnes et aux biens.

 

 

La Gauche Moderne a été très honorée que le Président de la République confie à son président Jean-Marie Bockel, la charge d’organiser des Assises Nationales de la prévention de la délinquance, préparatoires au rapport qu’il doit lui remettre. Elle y voit la

reconnaissance de son travail dans le secteur de la prévention, et aussi la valorisation du travail au gouvernement de la République de l’aile gauche de la majorité.

 

 

C’est la synthèse de ses travaux et des propositions qui en découlent que La Gauche

Moderne a décidé de communiquer à la veille de la tenue des assises de la prévention de la délinquance.

 

 

 

 

Dans cette optique, nos propositions sur la prévention articulent, de façon cohérente, les 3 niveaux de prévention:

- prévention primaire, s’attachant à lutter contre toutes les formes d’exclusion sociale ;

- prévention secondaire (partielle, ciblée) dont l’objectif doit être la lutte contre l’aggravation et l’extension des troubles, par des interventions socio-éducatives adaptées ;

- prévention tertiaire (curative) qui doit s’occuper de la réinsertion, de la rééducation, de la lutte contre la récidive voire de l’accompagnement vers le soin thérapeutique.

 

Les 8 propositions résumées ci-dessous ont été réfléchies pour atteindre cet objectif.

 

 

 

o Prévention primaire

 

1) La parentalité : Non à la démission parentale - Oui à l'aide a la parentalité

Dans le domaine de la prévention primaire (ou de la primo-délinquance des jeunes), la question du soutien à la parentalité est primordiale.

 

L'efficacité du soutien aux familles en difficulté, dans le cadre de la prévention primaire, est directement liée:

- à l'accès libre des familles aux structures de soutien;

- à des réponses multifactorielles coordonnées, s'appuyant sur des professionnels reconnus (médecins, psychologues, travailleurs sociaux diplômés, orthophonistes…) travaillant en partenariat

- dans des structures pérennes.

 

L'optimisation de structures telles que les centres médico-psychologiques (infanto-juvéniles) serait une réponse aux besoins des familles, qu'elles aient été confrontées ou non à des actes de délinquance de leur enfant. Les moyens existent mais doivent être renforcés d’une part ; il est nécessaire d’autre part de procéder à une réorganisation dans le sens d’un partenariat entre les différents acteurs.

 

Cette optimisation pourrait se traduire par :

- La création d’espaces de parentalité au sein de structures dépendant des centres médico-psychologiques des services de psychiatrie infanto-juvénile. Les parents pourraient venir évoquer et partager… (autonomisation psychique et transmission symbolique), à travers des groupes de parole, par exemple, qui ont pour intérêt de ne pas inférioriser les parents.

- Une gestion plus affinée de la crise d’adolescence, par la création d’équipes pluridisciplinaires dédiées en centres médico-psychologiques. Prévenir la primo-délinquance des mineurs revient en effet à gérer la crise d’adolescence. Le mineur de doit et ne peut pas être (sur un plan clinique) considéré comme un délinquant, mais plutôt comme un mineur qui commet des actes de délinquance.

Cette création d’équipes pluridisciplinaires (psychologues, infirmiers, éducateurs) en centres médico-psychologiques, en nombre suffisant, pourrait donner lieu à l’observation, l’évaluation, l’accompagnement, donc la prévention. Elle pourrait, peut-être, permettre d’éviter le « ping-pong » systématique entre le soin et l’éducatif, générant des désordres institutionnels propices à la création de vides, dans lesquels viennent s’engouffrer des passages à l’acte qui, pour le coup, mettent fin à la prévention et déclenchent la sanction sociale.

 

Nous proposons ainsi la création d’un outil de médiation éducative permettant le soutien à des parents isolés ou non souvent démunis face à la violence et la révolte précoce des enfants et au transfert de l’autorité aux « copains ».

 

 

2) Impulsion Diplôme (= IDJ) : Non aux jeunes sans activité - Oui à l'apprentissage et à l'IP

Nous dénombrons en France près de 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification ! Le chiffre s’accroit avec des disparités géographiques et territoriales importantes. Et ce malgré la multitude de dispositifs, pourtant complémentaires, existants dans le suivi et le traitement de cette population.

Cependant, force est de constater qu’un type de public plus en difficulté échappe à ces dispositifs, car ils ne leur sont pas adaptés pour plusieurs raisons, notamment la question de la validation, inaccessible pour eux, à l’issue de ces formations.

C’est la raison pour laquelle le PAD-ID a été pensé entre autres par des responsables de très petites entreprises, en proposant des solutions à la carte, individualisées et adaptées à ces jeunes, avec à la clef, des formules de parties de diplôme (CAP, BEP) obtenues à leur rythme et leur permettant une meilleure insertion dans le monde du travail.

 

3)Apprentissage

L’apprentissage concerne près de 300 000 jeunes en France. La loi de 87 ne correspond pas à la réalité des besoins de la population de jeunes la plus en difficulté. Aujourd’hui entrer en apprentissage et passer pour seul exemple un CAP relève de l’exploit quand il s’agit de ces jeunes là, en raison de l’importance de l’enseignement théorique, qui leur est inadapté !

Il est impératif de revenir aux fondamentaux de l’apprentissage en le différenciant des formations par alternance qui ne concernent pas le même type de public.

L’employeur doit redevenir un « tuteur » sous réserve d’étudier la fidélisation possible de l’apprenti à son entreprise pour quelques années.

 

 

4) Le garage à musique : " une bonne note pour tous". Non à la désintégration - Oui au garage a musique.

La culture est une valeur de tolérance parce que la culture suppose l’accueil de l’autre ; une valeur d’égalité parce qu’il ne peut y avoir de culture que partagée ; une valeur de solidarité, car rien n’est plus puissant que le sentiment d’appartenance à une même civilisation. Nous proposons de soutenir et développer les initiatives culturelles favorisant la mixité culturelle, en utilisant le vecteur de la Musique comme outil de lien social et d’apprentissage partagé en commun. Prenant en considération les réussites et les évaluations positives de diverses expériences (au Venezuela avec « El Sistema », au Canada avec « le nouveau Brunsvig » en France avec « Démos ») La Gauche Moderne propose que soit développée une action nommée « Le Garage à Musique» (à la suite du Dr Julien au Canada).

La musique devient ainsi un moyen pour éduquer les jeunes à la "citoyenneté", car faire partie d'un groupe (orchestre en l'occurence) demande maîtrise de soi, respect, écoute de l'autre, discipline et rigueur.

Essayons en France de créer cette dynamique, non pas comme un nouveau système scolaire, mais comme une construction de terrain où les jeunes se font par eux-mêmes avec l'aide d'autres jeunes.

Et pourquoi la musique ? Peut-être, parce qu'elle s'adresse au coeur autant qu'à la tête et au corps et qu'elle parle à tous.

 

 

5) Réformer notre société de l’image : le meilleur profil de notre image. Non à la banalisation de la violence et du porno - Oui à la réforme de notre société de l'image

Visionner régulièrement des films violents de 14 et 21 ans augmente les conduites agressives de l'adulte, indépendamment du QI, de la classe sociale, des pratiques éducatives parentales ou du niveau de tendances agressives. En d’autres termes, les images violentes ne permettent pas de se libérer de l'agression, bien au contraire.

Nous proposons de réformer notre société de l’image, qui ne transmet à l’enfant que la violence ; mais aussi de délivrer une éducation à l’image à l’école, par un support commun construit comme un spot publicitaire. Ces propositions pourraient être appliquées par le CSA, par :

- L’aménagement de créneaux horaires sur les chaînes télévisuelles, permettant d’éviter que l’enfant soit soumis à des images violentes ;

- La réintroduction de l’instruction civique, porteuse de critères de valeurs, mais sous forme ludique ; c'est-à-dire prenant l’apparence de spots publicitaires, diffusés dans les créneaux horaires définis précédemment ;

- Concernant Internet, des spots d’information sur les mêmes créneaux horaires inciteraient les parents à activer un filtre parental sur leurs ordinateurs ; mais ces spots auraient essentiellement pour objectif d’expliquer le plus simplement possible comment mettre ce filtre en place.

 

 

6) Observatoire : Non au comptage aléatoire de la délinquance - Oui a un observatoire indépendant de la délinquance

Il est indispensable de recueillir des données statistiques et géographiques relatives à la question de la délinquance d’une manière totalement indépendante administrativement mais aussi de éloigné de toutes contingences politique.

Que ces données viennent de la justice, de la police, de la gendarmerie, de l’éducation nationale, ou d’autres partenaires concernés, elles répondent toutes à des objectifs propres à chacune des ces institutions qu’elles sont à craindre et ne sont pas corrélé entre elles . De ce fait, elles ne peuvent être objectives quant à leurs résultats chiffrés, mais aussi à l’analyse qui en est faite.

 

o Prévention secondaire et tertiaire

7) CCJ (Centre de Contrôle Judiciaire) : prescription contrainte pour le bien de soi et le bien des autres. Non a l'abandon de soin des délinquants - Oui au COJ et au référent Santé

En dehors de l’incarcération qui concerne les cas les plus graves, il n’existe à ce jour aucun dispositif en France qui permette de soigner, de contrôler et de suivre en même temps des délinquants soumis à des obligations de soins ordonnées judiciairement. Pire encore, dans plus de 80 % des cas, ces délinquants astreints aux soins ne sont pas traités. L’absence de prise en charge dédiée motive notre projet à créer un Centre de Contrôle Judiciaire.

 

8) Référent Santé/Justice sur chaque Juridiction : juge, médecin une même ordonnance: le référent. santé-justice

 

Nombre de décisions de justice pâtissent massivement du manque caractérisé d’articulation avec le secteur médical : les expertises traînent en longueur, les examens, traitements ou soins ordonnés sont peu ou prou mis en place. En la matière, l’aléatoire demeure à peu près partout.

L’absence drastique d’organisation et d’adéquation de la justice à toutes les questions intéressant l’intervention médicale impose la création d’un référent « santé/justice » au sein chaque juridiction. Ce chargé de mission optimisera les liens plus qu’indispensables de la justice vis-à-vis du corpus médical. Son action permettra en outre de minorer les effets dévastateurs de la rupture de prise en charge entre le mineur et le jeune adulte.

 

 

La Gauche Moderne

 

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 17:15

 

Jean-Marie Bockel, dans le quotidien "Les Echos" du 16 août 2010...

 

Tirs à balle réelle contre les forces de l'ordre, voitures et commerces incendiés, conflits armés entre bandes rivales sur fond d'économie souterraine, telle est la triste litanie des scènes de violence urbaines qui se succèdent à la une de l'actualité. Notre pays, qui souffre encore des conséquences de la crise financière, n'en peut plus de ces débordements qui impliquent des délinquants de plus en plus jeunes.

 

En me confiant une mission concernant la prévention de la délinquance, thème qui me mobilise depuis longtemps, le président de la République apporte un cinglant démenti à ses contempteurs qui voudraient l'enfermer dans l'image du tout répressif. La fermeté des réponses qu'il convient d'apporter pour faire prévaloir la loi républicaine est une priorité absolue que nul ne peut contester.

Mais il faut parallèlement tout mettre en oeuvre avec la même détermination pour traiter le plus en amont possible cette délinquance en associant élus locaux, acteurs associatifs, travailleurs sociaux, policiers, représentants de l'autorité judiciaire et de l'Education nationale. C'est la feuille de route fixée par le président de la République et je souhaite apporter ma contribution à cette politique d'ensemble, loin des anathèmes et des caricatures avec un souci d'efficacité et de dépassement des faux clivages.

 

Tel sera l'enjeu des assises nationales de la prévention de la délinquance que je me propose d'organiser en octobre prochain à Paris. Il est urgent de faire un inventaire des besoins, des moyens et des actions à mettre en oeuvre pour consolider les efforts entrepris depuis 2002 en matière de prévention de la délinquance.

 

Je crois nécessaire, à cet égard, d'en appeler à la responsabilité de l'ensemble des décideurs politiques locaux et nationaux. Les événements récents de Grenoble ou ceux survenus en banlieue parisienne ont profondément meurtri l'opinion. La loi de groupes violents régnant par l'intimidation et la terreur tant dans nos quartiers que dans les transports publics, ou dans l'enceinte de nos établissements scolaires ne peut l'emporter sur celle de la République. De tels actes visent la destruction de toutes formes d'autorité légale et l'anéantissement de notre conception du vivre ensemble. Face à une telle dérive, il est tout à fait salutaire que le président de la République ait été à l'unisson de l'émotion et de l'indignation exprimées par la majorité de nos concitoyens.

 

Pourtant de belles âmes ont cru devoir gloser sur une manoeuvre électoraliste, prétendument ourdie par le président de la République afin de ramener le thème de la sécurité au centre du débat politique. Je ferai simplement remarquer que ce sont les faits de délinquance et de violence qui se sont eux-mêmes invités au coeur de l'espace public. Le déni du réel n'est pas seulement une faiblesse de l'esprit, c'est aussi une faute contre l'exigence républicaine qui devrait transcender les passions partisanes.

 

Personne ne peut nier le volontarisme mis en oeuvre depuis l'élection présidentielle pour reconquérir des territoires qui semblaient avoir été délaissés par la République et répondre ainsi aux attentes des couches populaires. La gauche d'opposition, qui invoque la police de proximité comme une panacée, feint d'oublier que Lionel Jospin, quand il était Premier ministre, avait cédé aux pressions de l'aile angélique de sa majorité en refusant d'allouer à ce dispositif les moyens budgétaires demandés par le ministre de l'Intérieur de l'époque. Le Parti socialiste, qui porte en raison de ses atermoiements d'hier une lourde responsabilité dans l'aggravation des violences urbaines, se trouve à contretemps en refusant de voir que la donne a changé.

 

Les menaces qui mettent en danger le contrat social appellent des réponses novatrices.

 

Les mesures relatives à la sécurité intérieure mises en oeuvre avec un volontarisme exemplaire par le gouvernement ne constituent pas à elles seules le contenu de toute la politique de sécurité qu'il importe de mener. A l'évidence, la prévention de la délinquance ne peut plus être conçue comme une sorte de substitut aux politiques qualifiées péjorativement de sécuritaires, qui longtemps ont constitué le socle intellectuel d'une « culture de l'excuse » conduisant au délitement des politiques de sécurité. Pour autant, celles-ci ne peuvent se résumer aux seuls aspects répressifs.

 

Dur avec la délinquance, dur avec ses causes, disait Tony Blair. C'est exactement le sens de l'action gouvernementale et le sens de mon action dans le domaine de la prévention de la délinquance.

 

Il me paraît aujourd'hui en effet essentiel d'affiner nos propositions autour de trois axes fondamentaux : la responsabilité des parents, la lutte contre la récidive et le renforcement de la coordination des acteurs engagés dans les politiques de prévention de la délinquance, tant au niveau local que national.

Il existe à cet égard un vivier d'innovations locales et de bonnes pratiques qu'il convient de mieux articuler avec les politiques nationales et de généraliser.

 

Cette démarche ne saurait évidemment se concevoir sans concertation avec l'ensemble des partenaires engagés dans la lutte contre la délinquance juvénile, et notamment les élus locaux. Tel est l'enjeu des assises nationales de prévention de la délinquance qui seront suivies d'un rapport que je remettrai au président de la République.

J'entends ainsi apporter - avec pragmatisme et humanisme -ma contribution à la mise en oeuvre d'une politique équilibrée visant autant à restaurer l'autorité de l'Etat qu'à casser la spirale de la délinquance des mineurs, qui hypothèque l'avenir de notre société.

 

 

Jean-Marie Bockel, dans Les Echos

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