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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 12:25

 

Par Cyriel Martin Lepoint.fr...I

 

 

lls seraient un million. Un million de demandeurs d'emploi qui auront épuisé leurs droits à une allocation chômage à la fin de l'année 2010, selon une estimation de Pôle emploi. C'est essentiellement à eux que s'est adressé Nicolas Sarkozy, jeudi, lors d'un déplacement dans le Val-d'Oise. Alors qu'il visitait l'agence Pôle emploi de Gonesse, le président de la République a dit espérer un accord entre les partenaires sociaux sur le principe d'une allocation pour les chômeurs en fin de droits, dont ils bénéficieraient "plusieurs mois".

Le chef de l'État a précisé que "l'État était prêt, avec les partenaires sociaux et, si possible, avec les régions, à dégager plusieurs centaines de millions d'euros supplémentaires afin de proposer à tous ceux qui sont aujourd'hui sans solution" deux mécanismes. Le premier consiste en une "activité dans le cadre d'un contrat aidé". Financé par l'État, ce contrat représenterait pour le bénéficiaire une rémunération de 960 euros par mois pour 33 heures de travail par semaine, précise l'Élysée, "dans le cas d'un contrait aidé marchand." Et de 600 euros par mois (pour 20 heures de travail hebdomadaires) "dans le cas d'un contrat aidé non marchand". L'autre option proposée par l'Élysée est une formation "assortie d'une rémunération". "Outre la prise en charge des frais pédagogiques, la rémunération d'un stagiaire de la formation professionnelle est en moyenne de 650 euros par mois", explique la présidence de la République.

Aucun élément chiffré précis n'a été dévoilé

"Quand ceci ne sera pas possible", poursuit l'Élysée, "le chef de l'État a donné son accord pour qu'un filet de sécurité puisse être mis en place de manière exceptionnelle". Aucun élément chiffré précis n'a été dévoilé par le président de la République. L'exécutif a simplement indiqué que "le chef de l'État était prêt à cofinancer avec l'assurance chômage cette aide exceptionnelle, d'un montant qui pourrait être proche de celui de l'allocation spécifique de solidarité" (fixée à 15,14 euros par jour, mais modulée en fonction des ressources du bénéficiaire).

À l'issue du "
sommet social " qui avait réuni, à la mi-février, Nicolas Sarkozy, François Fillon, plusieurs ministres et les partenaires sociaux, Laurent Wauquiez avait annoncé que l'État et l'Unedic allaient allouer ensemble "plusieurs centaines de millions d'euros" pour des chômeurs en fin de droits. Il avait évoqué des mesures pour la "fin mars", mais elles ont pris du retard. Concernant la fusion ANPE-Assedic, qui a donné naissance à Pôle emploi, Nicolas Sarkozy avait défendu ce rapprochement en novembre dernier, et assuré à leurs salariés qu'il était "fier" de leur travail malgré les "difficultés" liées à la conjonction de la crise et de la fusion de leurs deux entreprises.

 

 

Cyriel Martin

Lepoint.fr

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 13:54

 

Par Elie Arié...

 

Et si, avant de prendre position sur les retraites, on savait un peu de quoi on parlait ? Quelques données brutes qu’il n’est pas inutile d’avoir présentes à l’esprit.

 

L’espérance de vie

La loi de 2003 prévoit « un partage actuellement neutre de l’augmentation de l’espérance de vie », de façon à ce que le rapport entre retraite et activité reste constant.

L’espérance de vie ne cesse de progresser, n’en déplaise à certains : en 2009, l’espérance de vie à la naissance était de 84,5 ans pour les femmes, 77,8 ans pour les hommes ; mais, plus intéressante pour la  question des retraites est  l’espérance de vie à 60 ans : 27 ans pour les femmes, 22,2 pour les hommes, soit respectivement 1,8 ans et 2 ans de plus qu’en 1999 : l’espérance de vie à 60 ans augmente d’environ 1 an tous les 10 ans (en 2050, 1 Français sur 3 aura plus de 60 ans, contre 1 sur 5 en 2005).
 

La fin d’activité

S’il existe de grandes différences sur l’âge auquel on liquide sa retraite entre public et privé (respectivement 57,5 ans et 61,3 ans), les différences sont très faibles en ce qui concerne l’âge de cessation d’activité : 58,8 ans dans le privé, 58,2 ans dans le public.
 

Que font les pays autres que la France?

 
La tendance générale est de limiter les possibilités de départs anticipés et de créer des barèmes de pension qui incitent à la prolongation, afin de reculer  l’âge moyen de cessation d’activité ; mais on constate qu’il existe deux stratégies différentes :
Certains pays ( Espagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Italie) reculent l’âge d’ouverture des droits à la retraite.
D’autres ( Etats-Unis, Japon, Allemagne, Canada), sans toucher à l’âge d’ouverture des droits, reculent l’âge d’obtention d’une pension à taux plein .

Les pays les plus « performants » sont le Canada et le Japon, où l’âge moyen de cessation d’activité est parmi les plus élevés, bien que leurs âges d’ouverture des droits soient assez bas ; à l’opposé, les moins « performants » sont la France et la Belgique, où l’âge de cessation d’activité est plus bas que celui de l’ouverture des droits, bien que ce dernier soit  plus bas que dans tous les autres pays.
 

Les conditions de réussite des réformes

Les pays qui ont le mieux réussi à retarder l’âge de la cessation réelle d’activité sont ceux qui ont  mené leurs réformes  de façon très  progressive et étalée dans le temps, avec un accord dans la durée  entre majorité, opposition et syndicats, qu’il s’agisse de l’âge d’ouverture des droits (porté de 65 à 67 ans en Allemagne : mais l’augmentation commencera par étapes en 2012 et s’échelonnera jusqu’en 2029)
ou de la politique de maintien de l’emploi des seniors dans les entreprises, publiques ou privées, comme dans les pays scandinaves : ces pays mènent en permanence une mobilisation sociale autour de l’objectif d’emploi des seniors, axée sur la prise de conscience collective de l’importance de l’enjeu social ; ils ont lancé de vastes campagnes d’information et de formation en direction des entreprises pour les inciter à garder ou à embaucher des travailleurs seniors, à modifier leur politique de gestion des carrières, à développer une politique de formation professionnelle tout au long de la carrière, à améliorer les conditions de travail ; des séminaires de formation sont organisés pour améliorer la gestion des âges au travail ; des labels sont accordés aux entreprises les plus engagées dans l’emploi des seniors ; des campagnes sont lancées en direction des salariés pour les inciter à travailler plus longtemps.

Cette mobilisation, dans la durée, de l’ensemble des partis politiques et des syndicats autour d’un objectif commun dont ils renoncent à faire un sujet d’affrontement idéologique, politicien ou syndical ne faisant malheureusement pas partie de nos traditions, on ne peut qu’être pessimiste sur l’avenir de nos réformes des retraites, quelles qu’elles soient... et, par conséquent, sur l’avenir de nos retraites ; nous avons trop tendance à oublier que la meilleure stratégie, pour un gouvernement économiquement libéral qui voudrait liquider définitivement notre système de retraites par répartition, consisterait à...ne rien faire, s’assurant ainsi popularité, paix sociale, et passage inéluctable au système par capitalisation.
 
Elie Arié
Publié aussi sur Marianne 2
 
 



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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 21:09

 

Troisième volet du tour de France des positions et propositions : la CFDT

 

 

Le système de retraite par répartition, où les actifs d’aujourd’hui financent les retraites d’aujourd’hui, est un pilier fondamental de notre contrat social. Il exprime la solidarité entre les générations.  Conçu au milieu du siècle dernier, dans une période d’essor économique et démographique, il reste adapté aux salariés dont le parcours professionnel est sans accident.

Cependant, notre système de retraite est aujourd’hui contraint par le chômage et le vieillissement de la population. Il se révèle de plus en plus inadapté aux mutations du monde du travail et des parcours de vie. Alors que la retraite est censée rassurer, désormais elle inquiète.

 

La CFDT aborde le rendez-vous des retraites fixé en 2010 avec des exigences

Elle condamne une réforme uniquement comptable qui serait un rafistolage injuste et inefficace du système.

Elle refuse le maintien inchangé du système actuel qui augmenterait les inégalités au détriment des salariés les plus modestes et conforterait le développement progressif de la capitalisation individuelle.

Elle affirme la nécessité d’améliorer la situation de l’emploi pour consolider les retraites.

Elle souhaite rétablir la confiance dans le système de retraite de toutes les générations.

Elle demande un vaste débat pour mettre sur la table tous les enjeux liés aux questions de société posées par le vieillissement de la population : retraite, soins de santé, dépendance.

Elle considère que les ajustements de paramètres nécessaires (sur la durée d’assurance et/ou le taux de cotisation) doivent être précisés dans le cadre de ce débat.

 

Combattre les inégalités

Inégalités d’espérance de vie

Les salariés qui ont exercé des travaux pénibles perçoivent une pension le plus souvent modeste, pendant une durée en moyenne plus brève que les autres salariés. L’espérance de vie en bonne santé d’un ouvrier reste inférieure de 3 ans à celle de la moyenne des hommes, tous métiers confondus.

Inégalités entre les femmes et les hommes

La retraite creuse les inégalités de revenus entre les femmes et les hommes.  Le montant moyen de la pension des femmes (y compris pension de réversion) est de 1 000 euros par mois contre 1 600 euros pour celle des hommes.

Inégalités au détriment des parcours professionnels fragmentés

Les règles de calcul des pensions défavorisent toutes les mobilités professionnelles qui se traduisent par un changement de régime de retraite (polypensionnés). Près de 40% des nouveaux retraités sont dans cette situation. Par ailleurs, les parcours morcelés sont mal pris en compte : stages, chômage, maladie, minima sociaux,…

Inégalités au détriment des carrières à bas salaires

Le dernier rapport du Conseil d’Orientation des Retraites a montré que la règle de calcul des pensions sur les 25 meilleures années de carrière s’effectue au détriment des revenus les plus modestes qui connaissent une faible progression salariale et en faveur des fortes progressions de salaires.

Inégalités au détriment des carrières longues

Les salariés qui ont commencé à travailler jeunes doivent le plus souvent poursuivre leur activité jusqu’à 60 ans pour pouvoir partir en retraite, même s'ils ont effectué avant cet âge une “carrière complète” (soit 40 ans et 6 mois en 2010). Ils ont souvent des pensions modestes, mais doivent travailler et cotiser plus longtemps que les autres salariés sans acquérir de nouveaux droits.

 

Devenir lisible et compréhensible

Depuis 2003 et grâce à la CFDT, les salariés reçoivent chez eux le relevé de leur carrière et une estimation du montant de leur retraite.

Cependant le système reste encore difficile à comprendre et les salariés ne découvrent le montant de leur pension qu’en fin de carrière.

 

Donner des choix aux salariés et aux agents des fonctions publiques

Les parcours de carrière et les aspirations des salariés et des agents publics sont très variables. En 2008, par exemple, plus de 15% des salariés ont choisi soit de partir dès que possible au prix d’une retraite plus faible, soit de continuer à travailler au-delà de la durée d’une carrière complète pour augmenter le montant de leur pension.

Aujourd’hui, les choix pour combiner autrement travail et retraite (cumul emploi retraite, retraite progressive, surcote) sont ouverts seulement à partir de 60 ans, ce qui pénalise les salariés ayant commencé à travailler jeunes.

 

Renforcer la solidarité entre les générations

Le niveau des pensions n’est pas garanti pour les générations futures. Le taux de remplacement brut du dernier salaire dans le privé diminue régulièrement : fixé en théorie à 50 % dans le régime général, il est en réalité de l’ordre de 45 % pour une “carrière complète” à 1,2 fois le Smic, principalement à cause de la modification du mode de calcul des pensions introduite en 1993.

L’allongement de l’espérance de vie doit faire l’objet d’un partage équilibré entre temps de travail supplémentaire et temps de retraite supplémentaire, pour ne pas peser uniquement sur les générations futures.

 

Garantir l’équilibre financier à long terme

Le système de retraite fournit un revenu de remplacement et reste assis principalement sur les salaires.

Solidarité, conséquences de la crise et arrivée à la retraite des générations nombreuses du “papy-boom” doivent donner lieu à un financement élargi à d’autres revenus.

 

 

QUELQUES QUESTIONS CLES EN RESUME

« IL FAUT RECULER LÂGE LÉGAL DE DÉPART À LA RETRAITE AU-DELÀ DE 60 ANS. »

NON ! Le recul de l’âge légal de départ à la retraite serait une injustice et pénaliserait ceux qui ont commencé à travailler jeunes. Seuls les salariés aux carrières les plus longues seraient amenés à travailler plus longtemps pour obtenir une retraite complète.

 

« IL EXISTE DES SOURCES ALTERNATIVES DE FINANCEMENT DES RETRAITES. »

OUI ! Pour financer certains aspects du système de retraite qui sont de l'ordre de la solidarité nationale (les redistributions comme les trimestres validés en cas de chômage ou encore le financement des déséquilibres démographiques), d’autres revenus peuvent être mis à contribution, notamment les revenus des capitaux, même si tout le monde sait qu’ils ne suffiront pas à combler le besoin de financement...

 

« IL FAUT ALIGNER LE SYSTÈME DES RETRAITES DES FONCTIONNAIRES SUR CELUI DU

SECTEUR PRIVÉ. »

NON ! Mais il faut permettre aux salariés des allers-retours entre secteurs privé et public. Les nombreuses carrières mixtes privé / public sont aujourd’hui pénalisées : les carrières courtes dans la fonction publique (moins de 15 ans) ne permettent pas d’obtenir, par exemple, une retraite dans le régime correspondant.

 

« IL FAUT DÉVELOPPER LEMPLOI POUR RÉSOUDRE VÉRITABLEMENT LA QUESTION DES RETRAITES. »

OUI ! La réduction du chômage est une des premières conditions pour préserver les retraites. En France, le taux d’emploi des jeunes et celui des seniors sont inférieurs à la moyenne de l’Union européenne. L’emploi doit être favorisé à tous les âges de la vie.

 

« IL VAUT MIEUX DÉVELOPPER LA RETRAITE PAR CAPITALISATION INDIVIDUELLE. »

NON ! La retraite par répartition est plus solidaire qu’une retraite par capitalisation où chaque salarié épargne pour sa propre pension. La répartition est aussi beaucoup plus stable que la capitalisation, car elle s’appuie sur l’évolution des salaires. Par ailleurs, l’épargne salariale collective doit être accessible à tous les salariés.

 

 

Simon-Pierre Trazeguet

La Gauche Moderne, Haute Normandie

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 07:14

 

Deuxième volet des positions sur les retraites : aujourd'hui FO.

Si la loi 2003-775 du 21 août 2003, dite loi Fillon de réforme des retraites, prévoyait un calendrier de rendez-vous en 2008, 2012 et 2016, force est de constater que 2008 fut un rendez-vous manqué.

Si la Confédération Force Ouvrière n’était pas favorable à la réforme Fillon, nous demeurons demandeur d’une véritable réforme, tant les besoins de financement de nos régimes sont criants et contribuent à dégrader le niveau des pensions.

La seule « réponse » à l’automne 2008 est venue du Parlement qui a introduit dans la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, un amendement demandant au Conseil d’orientation des retraites un rapport, pour le 1er février 2010, sur la faisabilité de transformer les régimes de base en régimes par points ou en comptes notionnels.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, quant à lui proclame que les réformes seront poursuivies à un rythme soutenu, crise ou pas, et qu’en matière de retraites, rien n’est tabou ! Aussi 2010 sera l’année de LA réforme des retraites promet-il.

Pour Force Ouvrière, une réforme des retraites digne de ce nom doit garantir:

– le droit à la retraite à 60 ans ;

– un taux de remplacement de haut niveau (75 % du salaire moyen) ;

– une revalorisation des retraites indexée sur les salaires ;

– une durée d’assurance conforme à la durée moyenne d’activité ;

– la prise en compte de la pénibilité ;

– les droits familiaux et conjugaux…

Aussi, le rapport demandé au COR tendrait à promouvoir la réforme systémique au lieu et place de réformes paramétriques telles que celles que nous avons jusqu’alors connues et plus précisément celle que nous souhaitons.

Ce ne sont pas les principes fondamentaux de notre système qui sont en cause, ils ont seulement besoin d’être adaptés à une période difficile et ceci passe obligatoirement par un financement rénové et amplifié ; d’ailleurs, aujourd’hui tous les observateurs internationaux s’accordent pour reconnaître au modèle social français des vertus essentielles d’amortisseur de crise !

Une réforme systémique – par points ou comptes notionnels – renforcerait inexorablement le caractère contributif de notre système de retraite au détriment des éléments constitutifs de solidarité. D’ores et déjà les premières esquisses du COR font apparaître la redistribution qui pourrait découler d’une réforme systémique : de rares gagnants et beaucoup de perdants qui déjà figurent parmi les plus faibles. Ainsi, si la commande parlementaire au COR se borne aux régimes de base, la mise en œuvre d’une telle réforme engendrerait la fusion de la CNAV, de la MSA avec les régimes complémentaires AGIRC, ARRCO et IRCANTEC dans un premier temps et l’alignement des régimes spéciaux et des fonctions publiques sur ce nouveau système universel dans un deuxième temps.

Dans cette optique le paritarisme n’a plus sa place et c’est l’étatisation de tout l’édifice construit à partir de la retraite de la sécurité sociale de 1945, de la retraite complémentaire des cadres de 1947 et de la généralisation de la retraite complémentaire des non-cadres de 1972. Au passage, c’est l’appropriation par l’Etat des réserves financières des régimes complémentaires (+ de 70 Md€) et du Fonds de réserve des retraites (27 Md€), soit 100 Md€ !

Enfin, le socle universel de la retraite ainsi posé serait malgré tout en répartition mais tout laisse à penser – et tous les exemples étrangers le démontrent – qu’un deuxième pilier en capitalisation viendrait compléter le nouvel édifice de la retraite.

C’est pourquoi la Confédération Force Ouvrière, comme en 2007/2008, entend promouvoir ses revendications, bases d’une véritable réforme des retraites qui tendrait à conforter notre système par répartition en garantissant les droits et les niveaux de pension des assurés et assurant un équilibre financier de nos régimes.

Pour Force Ouvrière, le financement de la retraite doit être clarifié et toutes les périodes d’activité professionnelle doivent être financées par des cotisations de sécurité sociale, salariales et patronales, y compris les heures supplémentaires. Si l’Etat entend maintenir des exonérations patronales de sécurité sociale, celles-ci doivent être compensées à l’€uro près.

Toutes les périodes d’inactivité, aléas de la vie sociale et/ou professionnelle : maladie, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, invalidité, chômage, formation professionnelle… doivent être prises en charge par la solidarité nationale (Fonds de solidarité vieillesse) et financées aux régimes concernés.

Ainsi clarifié, le financement des périodes contributives (emploi) et non-contributives (solidarité) pourrait être adapté autant que de besoin en faisant varier la cotisation ou la contribution à la hausse ou à la baisse.

Bernard Devy, Secrétaire confédéral Chargé des retraites

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 13:47

 

Par Simon-Pierre Trezeguet...

 

 

Propositions figurant sur le site internet de la CGT sous la rubrique Retraites 2010

 

A quel âge pourra-t-on demain partir à la retraite ? Avec quel montant de pension ? Comment assurer durablement le financement du système ? C’est pour répondre précisément à ces questions que la CGT formule les propositions qui suivent. Elle entend dès aujourd’hui les mettre en débat pour en faire le sujet des discussions qui s’engageront bientôt avec le gouvernement et le patronat.

Répondre aux besoins des salariés, des retraités, trouver les financements nécessaires, constituent la base des propositions de la CGT.

Garantir la possibilité de prendre sa retraite dès 60 ans

Compte tenu de l’entrée plus tardive dans la vie active, des difficultés des jeunes à trouver un premier emploi et des aléas de carrière plus nombreux aujourd’hui qu’hier, la concrétisation de cet objectif exige de nouvelles modalités d’acquisition des droits à la retraite qui doivent prendre en compte les années d’études et les périodes de précarité subies.

Des pension d’au moins 75 % du revenu net d’activité pour une carrière complète

Pour y parvenir la CGT propose de revoir le mode de calcul pour le régime général : retour à la moyenne des dix meilleures années pour le calcul du salaire de référence – au lieu des 25 meilleures aujourd’hui – et une actualisation des salaires portés au compte sur la base de l’évolution du salaire moyen et non des prix. Elle propose également que le revenu de retraite ne soit pas inférieur au Smic net pour une carrière complète et que la revalorisation des pensions se fasse sur la base du salaire moyen et non plus sur l’évolution prévisible des prix. Ce qui permettrait aux retraités de bénéficier des fruits de la croissance.

Justice et réduction des inégalités

Les salariés ayant effectué des travaux pénibles voient leur espérance de vie sérieusement diminuée : l’écart entre les ouvriers et les cadres est ainsi de sept ans aujourd’hui. Pour réparer cette injustice, les salariés assujettis à des travaux pénibles doivent bénéficier d’un départ à la retraite anticipé en fonction de la durée d’exposition à la pénibilité. De même les droits familiaux et conjugaux doivent être revus afin de ne pas perpétuer, lors de la retraite, les inégalités criantes concernant, en particulier, les femmes ayant eu des enfants.

Assurer le financement des retraites

Ces droits et garanties appellent des mesures précises pour les financer. Nous évaluons à 6 points de Produit Intérieur Brut (PIB) le niveau de ces ressources supplémentaires. Pour porter progressivement de 12 % à 18 % la part des richesses créées consacrée au financement des retraites, la CGT formule trois séries de propositions.

Faire contribuer tous les revenus

Aujourd’hui, une part de plus en plus importante des revenus n’est pas soumise à cotisation (intéressement, participation, stock-options,…). En 2009, la Cour des comptes évaluait ainsi à près de 10 milliards d’euros le manque à gagner pour nos caisses de protection sociale. En outre, la CGT propose que les revenus financiers des entreprises soient soumis à contribution.

Une autre politique de l’emploi

Le financement des retraites, et de la protection sociale en général, est très dépendant du niveau de l’emploi. Un million d’emplois en plus c’est cinq milliards d’euros de rentrées de cotisations supplémentaires pour les retraites. La France souffre d’un faible taux d’activité, elle arrive au 15e rang européen, ce taux est inférieur à la moyenne de l’Union européenne. Il est particulièrement faible chez les moins de 30 ans et les plus de 50 ans. Cette situation appelle donc une politique de l’emploi d’une toute autre dimension que les « mesurettes » relatives à l’emploi des seniors, en prenant des dispositions véritablement efficaces pour l’emploi des salariés de 50 à 60 ans comme pour celui des salariés de moins de 30 ans.

Augmenter et moduler les cotisations patronales

La CGT propose de compléter ces mesures par une réforme des cotisations patronales qui pourraient êtres modulées en fonction, notamment, des politiques d’emploi des entreprises. Elle propose également d’augmenter les cotisations patronales, de remettre à plat l’ensemble des exonérations (30 milliards d’euros en 2009). Enfin, il peut être envisagé, si nécessaire, une augmentation des cotisations salariées.

 

Simon-Pierre Trezeguet

 

La Gauche Moderne, Haute Normandie

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 07:46

 

Un article de Simon-Pierre Trezeguet, sur le blog LGM de Haute Normandie...

 

Je commence aujourd'hui une série de billets sur la Réforme des Retraites qui sera le dossier phare des prochains mois.  Ce sujet préoccupe au plus haut point La Gauche Moderne.  En effet, il est important de décider enfin d'une réforme qui assure la survie financière du système.  Mais ce serait une erreur de ne considérer que l'aspect financier.  Cette réforme doit être l'occasion de prendre en compte les dysfonctionnements, voire même parfois les injustices, du système actuel.  L'enjeu n'est donc pas seulement de se mettre d'accord sur quelles cotisations augmenter (dans le temps, en pourcentage ou en élargissant l'assiette), mais remettre à plat tout le fonctionnement de notre système par répartition pour y introduire plus de justice sociale.  Pénibilité, parcours professionnels 'sinueux', minimum vieillesse, espérance de vie, égalité homme / femme : les sujets à aborder ne manquent pas.

Commençons aujourd'hui par poser le débat de manière la plus objective possible.

Fait N°1 :
Depuis plus de quinze ans, du Livre blanc de Michel Rocard au Conseil d’orientation des retraites créé par Lionel Jospin, la réalité de l'évolution future de notre système est non seulement connue mais aussi partagée par l'ensemble des forces politiques et syndicales du pays<!--[if !supportFootnotes]-->. Le choc démographique, avec l’arrivée à la retraite des générations du papy boom, est inexorable.  Le taux de croissance et le taux de chômage sont des paramètres  secondaires qui peuvent contribuer à amortir ou au contraire accentuer les déséquilibres financiers de notre système par répartition.

Fait N°2 : Le financement d’un régime de retraite par répartition repose sur quatre variables

  • la durée de cotisation,
  • le montant des pensions,
  • le taux des cotisations,
  • l'assiette des cotisations.

Fait N°3 : La pénibilité du travail a un lien direct sur l'espérance de vie.  Le système actuel ne prend pas en compte cette dimension.

Fait N°4 : Le taux de chômage des seniors en France  est (anormalement) le plus élevé des pays développés.  Un allongement de la durée de cotisation qui ne serait pas lié à une amélioration de cette situation ne reveindrait qu'à priver une grande partie de nos concitoyens d'une retraite à taux plein.

Fait N°5 : Les pensions de reversion ne prennent pas en compte la contribution à la société des mères de famille.

Fait N°6 : Avec la fin de l'emploi à vie, les situations de personnes ayant changé plusieurs fois de régime de retraite se multiplient.  Pourtant, cette réalité n'est pas prise en compte, conduisant à des injustices graves.

Fait N°7 : Une pension de retraite à taux plein doit permettre à un(e) retraité(e) de vivre dignement.  Les minima d'aujourd'hui ne sont pas à un niveau acceptable.  Leur mise à niveau était un engagement du candidat Sarkozy (et de la candidate Royal).

Fait N°8 : Les Français sont attachés au modèle de retraite par répartition (les actifs d'aujourd'hui paient pour les retraités d'aujourd'hui).

Fait N°9 : La retraite par capitalisation peut être encadrée de telle sorte que les revenus investis soient protégés des aléas du marché (pourcentage minimum d'obligations, etc.).

Au fil des commentaires reçus
ici, je serai amené à mettre à jour ce premier article qui pose les bases du débat.  Les prochains billets iront découvrir ce que les confédérations syndicales proposent à l'orée de ce grand débat.

 

Simon-Pierre Trezeguet

 

La Gauche Moderne Haute Normandie

 

 

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 16:29

Reuters et Lepoint.fr...


Nicolas Sarkozy a affiché sa détermination à maintenir le cap des réformes et a exclu de chambouler son gouvernement après des élections régionales qui s'annoncent difficiles pour la majorité.


A cinq jours du premier tour du scrutin, le président a défendu sa politique sur l'emploi lors d'un déplacement en Franche-Comté qu'il s'est efforcé de présenter comme déconnecté des échéances électorales à venir en les minimisant.

"C'est un grand problème français que de confondre tout le temps les rendez-vous. Elections régionales, conséquences régionales. Elections nationales, conséquences nationales", a-t-il dit en conclusion d'une table ronde sur le thème de l'emploi organisée à Pontarlier, dans le Doubs.


Pour ces raisons, il a exclu tout remaniement de taille après les élections des 14 et 21 mars, déclarant:

"Il faut arrêter avec cette instabilité ministérielle où on change les ministres tout le temps, où dès qu'il y a un petit événement, on vous demande des initiatives politiques. C'est pas une initiative politique qui vous donne du travail, qui vous donnera la sécurité, qui vous donne une formation".

"Je dois être un homme de sang froid, qui apaise les tensions et qui conduit le pas en portant les réformes dont le pays a besoin", a encore dit Nicolas Sarkozy.


Il n'a toutefois pu s'empêcher d'évoquer les sondages qui annoncent une large victoire de la gauche: "Il m'arrive de penser ces jours-ci qu'ils sont bien imprudents tous ces observateurs de dire que vous avez décidé avant d'avoir décidé. Les Français n'aiment pas trop qu'on choisisse à leur place".


Accompagné de son secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, chef de file de la liste UMP en Franche-Comté, mais aussi de son adversaire PS, Marie-Guite Dufay, la présidente sortante de la région, il avait visité auparavant le site français de l'équipementier automobile Schrader, filiale du groupe britannique Tomkins.


À L'ÉCOUTE DES FRANÇAIS


Dans cette usine spécialisée dans les valves pour pneumatiques qui a eu recours l'an passé aux nouveaux dispositifs de formation et de chômage partiel pour préserver ses emplois, il s'est fait fort d'énumérer toutes les mesures prises depuis le début de la crise pour soutenir l'industrie.

"J'ai voulu qu'on supprime la taxe professionnelle pour des gens comme vous", a-t-il notamment dit devant le personnel.

"On a mis tout en place pour que ça reparte et ça va repartir (...) je crois que cette politique économique, elle va dans le sens de vos intérêts", a-t-il ajouté en invitant les ouvriers présents à ne pas être "absents du débat économique, des choix politiques dans notre pays".


Lors de la table ronde, il est revenu sur les mesures - chômage partiel, contrats de transition professionnelle, contrats de professionnalisation, apprentissage - qui ont permis, selon lui, de limiter à 22% la hausse du chômage en France depuis le début de la crise, alors qu'il a plus que doublé aux Etats-Unis voire presque triplé en Espagne.


Evoquant la suppression des charges pour les nouvelles embauches dans les entreprises de moins de dix salariés, qui a créé 800.000 emplois selon le gouvernement, le président s'est déclaré prêt à la proroger au-delà de fin juin.


De même, il a abordé la situation du million de chômeurs qui arriveront en fin de droit cette année pour déclarer qu'il discuterait avec les partenaires sociaux de la possibilité de leur proposer "une activité dans le cadre d'un contrat aidé ou d'une formation qualifiante".


A ceux qui disent que sa visite avait des visées purement électorales, il a répondu: "C'est la quatrième fois que je viens. L'année dernière, il y avait des élections européennes, l'année prochaine il y a des élections cantonales, dans deux ans il y a des élections présidentielles. "Si je ne dois pas venir quand il y a des élections, je ne verrai pas souvent la Franche-Comté".

"Je veux être à l'écoute des Français et ne pas rester enfermé dans le palais de l'Elysée (...) C'est pas un effort pour moi, j'aime profondément ça".


Edité par Yves Clarisse

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1 novembre 2008 6 01 /11 /novembre /2008 10:54

Communiqué de l'association  Solidarités Nouvelles face au Chômage...

L’association Solidarités Nouvelles face au Chômage approuve l’augmentation de 100 000 contrats aidés pour les chômeurs de longue durée qui vient d’être décidé et qu’elle réclamait.

 S’appuyant sur l’expérience citoyenne d’accompagnement et de création d’emplois qu’elle conduit depuis plus de vingt ans, Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC) exprime cependant sa préoccupation sur les conditions dans lesquelles cette mesure est décidée et sur les modalités du débat qui s’instaure à son propos.

 

1.       N’ayons pas honte des contrats aidés, qui constituent une forme indispensable et novatrice de solidarité et de créativité. Pour SNC, les contrats de travail aidés par l’Etat, dans le secteur marchand comme dans le secteur non marchand, constituent un instrument normal de lutte contre le chômage de longue durée et les discriminations, qui contribue au développement de l’emploi. Il n’est donc pas correct de développer cet instrument comme à regret et en s’en excusant au nom des circonstances.

 

2.       Soyons conscients que les mots excluent parfois tout autant que les actes. SNC conteste l’expression de « traitement social », couramment utilisée à propos des contrats aidés. L’expression est désobligeante, voire stigmatisante, pour les intéressés. Elle ne correspond pas à la réalité économique et humaine des personnes qui travaillent et produisent des biens ou rendent des services utiles à la collectivité tout en favorisant le développement d’une économie sociale et solidaire plus respectueuse des personnes et moins soumise au pouvoir de l’argent. Le terme de traitement social doit être réservé à l’assurance chômage et aux minima sociaux. Si l’on veut absolument utiliser un terme qui distingue ces contrats de l’emploi ordinaire, parlons, à la rigueur, de traitement socio-économique du chômage.

 

3.       Définissons des règles justes  pour déterminer le nombre souhaitable de contrats aidés. SNC désapprouve la gestion essentiellement conjoncturelle des contrats aidés et le caractère opaque, voire arbitraire, des décisions budgétaires prises chaque année dans ce domaine. Les contrats aidés sont principalement destinés à réduire le chômage structurel qui frappe les demandeurs d’emplois de longue durée. C’est seulement dans la mesure où une mauvaise conjoncture aggrave la situation de ces derniers que l’arme des contrats aidés doit être davantage sollicitée. SNC propose donc qu’un critère simple et objectif soit adopté pour déterminer le volume de contrats aidés que la collectivité doit accepter de financer pour assurer le droit au travail de chacun : le volume des contrats aidés en cours devrait être lié de manière fixe au volume du chômage de longue durée, au lieu de fluctuer comme actuellement, selon les années, en fonction du contexte économique, budgétaire ou politique.

 

4.       Optons résolument pour la qualité. Cette stabilisation des dispositifs, devenus prévisibles, permettrait aux employeurs de développer la  qualité de ces contrats. La gestion des contrats aidés doit définitivement tourner le dos aux mauvaises pratiques qui ont conduit fréquemment à sacrifier la qualité à la quantité, à développer des contrats courts, à temps partiel, sans accompagnement ni formation, pourtant essentiels, et à modifier trop souvent des outils devenus trop complexes et périlleux à gérer par les employeurs potentiels. On a souvent précarisé les politiques d’insertion, qui, plus que d’autres, ont besoin, pour être efficaces, de pérennité, de durée, de confiance. Les travaux du Grenelle de l’insertion l’ont clairement mis en valeur. Les contrats aidés doivent être stabilisés et orientés vers la qualité et non vers la gestion statistique des chiffres mensuels du chômage qui mobilisent beaucoup trop l’attention et l’émotion par rapport à une réalité française qui a peu varié dans le temps et qu’il faut s’efforcer de transformer : une durée moyenne du chômage de 14 mois, 40 % de demandeurs d’emploi au chômage depuis plus d’un an.

Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC)  http://www.snc.asso.fr

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 14:24
Agence Reuters et Le Point.fr, Sophie Louet...Le 28 10 08...

Nicolas Sarkozy a annoncé une série de mesures pour faire face à la montée du chômage, certaines attendues comme le renforcement des emplois aidés mais aussi d'autres qualifiées d'"innovantes" qui doivent dans son esprit favoriser les embauches.

Il a proposé ainsi que les PME puissent recruter avec plus de souplesse tant que la crise persistera, via un recours plus systématique aux contrats à durée déterminée (CDD), et réaffirmé sa volonté de lever les restrictions au travail dominical en demandant au Parlement de se saisir "sans tabou" d'une proposition de loi sur la question.

Le chef de l'Etat, qui s'exprimait à Rethel (Ardennes), a plaidé en outre en faveur d'une meilleure indemnisation du chômage partiel et du développement de contrats du type CTP (contrats de transition professionnelle), plus généreux, pour les salariés victimes de plans de restructuration.

Il a annoncé son intention de réunir les partenaires sociaux "dans les toutes prochaines semaines" pour discuter de ces propositions, avec l'ambition de mettre en oeuvre ces mesures d'ici à la fin de l'année.

Il a aussi pressé patronat et syndicats de parvenir à des "décisions ambitieuses" dans les négociations en cours sur deux chantiers qui lui sont chers, la réforme de la formation professionnelle et l'assurance chômage.

Faute de résultats, l'Etat serait prêt "à prendre ses responsabilités", a-t-il assuré.

TROISIÈME ÉTAPE

Nicolas Sarkozy a présenté ces mesures de mobilisation pour l'emploi comme la "troisième étape" de sa stratégie face à la crise après les plans de soutien au secteur bancaire puis à l'investissement des entreprises dévoilés ces dernières semaines.

"En sauvant le crédit, en sauvant l'investissement, nous sauvons l'activité et ce sont deux étapes fondamentales que nous devions franchir pour soutenir l'emploi", a-t-il dit.

Ces annonces interviennent au moment où la France se rapproche de la barre des deux millions de chômeurs, un seuil qui devrait être franchi avant la fin de l'année avec le ralentissement brutal en cours de l'économie.

L'Insee a publié mardi deux enquêtes de conjoncture, auprès des ménages et dans l'industrie, qui montrent une nette dégradation de la perception de l'évolution du marché du travail au mois d'octobre, dont les chiffres seront connus jeudi.

"Dans le contexte actuel, il ne faut pas avoir peur de trouver des solutions innovantes, même si elles bousculent les habitudes", a déclaré le président.

"On n'a pas le droit de se replier sur une pensée unique, sur une stratégie unique, alors qu'on est face à des événements jamais vus", a-t-il ajouté.

"Si, en période de forte croissance, un CDD en plus c'est un CDI (contrat en durée indéterminée) en moins, à l'inverse, en phase de ralentissement, un CDD en plus c'est un chômeur en moins", a-t-il dit à propos de sa proposition qui risque de provoquer l'ire des syndicats.

ARGENT PUBLIC BIEN INVESTI

A l'appel de la CGT, de FO et de Sud, une centaine de personnes ont manifesté dans le centre de Rethel derrière une banderole "la France qui souffre", allusion à un discours au caractère très social déjà prononcé dans les Ardennes par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle, en décembre 2006.

Le chef de l'Etat a visité cette fois le siège d'un Pôle emploi issu de la fusion de l'ANPE et des Assedic, un nouveau service qu'il compte voir entièrement opérationnel à l'été 2009.

En attendant, face à la montée prévisible du chômage, il a annoncé la création de 100.000 emplois aidés supplémentaires dans le secteur non marchand en plus des 230.000 déjà prévus dans le projet de budget 2009, ajoutant qu'il était prêt à les augmenter encore si nécessaire.

Il a appelé le gouvernement à se montrer plus réactif en cas de plans sociaux, l'accompagnement des salariés devant être, selon lui, au coeur des dispositifs.

Au vu du succès qu'ils rencontrent, les CTP, testés depuis deux ans dans des bassins d'emplois sinistrés, seront étendus à d'autres. Nicolas Sarkozy a demandé en outre au gouvernement "d'examiner immédiatement" la généralisation d'un dispositif s'inspirant du CTP, qui permet aux victimes d'un licenciement économique dans les PME de toucher 80% de leur salaire antérieur pendant 12 mois en contrepartie d'actions de formation.

Il a reconnu que les CTP coûtaient cher, "mais moins cher que d'avoir des gens au chômage", ajoutant que, au vu du taux de retour à l'emploi constaté jusqu'ici, il s'agissait "d'argent public bien investi".

Le président en a profité pour mettre en garde les entreprises qui seraient tentées d'exploiter la période difficile actuelle pour mettre en oeuvre des plans de restructuration non justifiés, indiquant que le gouvernement serait "intraitable".

Edité par Sophie Louet
Reuters et Le Point.fr

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