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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 07:14

 

Deuxième volet des positions sur les retraites : aujourd'hui FO.

Si la loi 2003-775 du 21 août 2003, dite loi Fillon de réforme des retraites, prévoyait un calendrier de rendez-vous en 2008, 2012 et 2016, force est de constater que 2008 fut un rendez-vous manqué.

Si la Confédération Force Ouvrière n’était pas favorable à la réforme Fillon, nous demeurons demandeur d’une véritable réforme, tant les besoins de financement de nos régimes sont criants et contribuent à dégrader le niveau des pensions.

La seule « réponse » à l’automne 2008 est venue du Parlement qui a introduit dans la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009, un amendement demandant au Conseil d’orientation des retraites un rapport, pour le 1er février 2010, sur la faisabilité de transformer les régimes de base en régimes par points ou en comptes notionnels.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, quant à lui proclame que les réformes seront poursuivies à un rythme soutenu, crise ou pas, et qu’en matière de retraites, rien n’est tabou ! Aussi 2010 sera l’année de LA réforme des retraites promet-il.

Pour Force Ouvrière, une réforme des retraites digne de ce nom doit garantir:

– le droit à la retraite à 60 ans ;

– un taux de remplacement de haut niveau (75 % du salaire moyen) ;

– une revalorisation des retraites indexée sur les salaires ;

– une durée d’assurance conforme à la durée moyenne d’activité ;

– la prise en compte de la pénibilité ;

– les droits familiaux et conjugaux…

Aussi, le rapport demandé au COR tendrait à promouvoir la réforme systémique au lieu et place de réformes paramétriques telles que celles que nous avons jusqu’alors connues et plus précisément celle que nous souhaitons.

Ce ne sont pas les principes fondamentaux de notre système qui sont en cause, ils ont seulement besoin d’être adaptés à une période difficile et ceci passe obligatoirement par un financement rénové et amplifié ; d’ailleurs, aujourd’hui tous les observateurs internationaux s’accordent pour reconnaître au modèle social français des vertus essentielles d’amortisseur de crise !

Une réforme systémique – par points ou comptes notionnels – renforcerait inexorablement le caractère contributif de notre système de retraite au détriment des éléments constitutifs de solidarité. D’ores et déjà les premières esquisses du COR font apparaître la redistribution qui pourrait découler d’une réforme systémique : de rares gagnants et beaucoup de perdants qui déjà figurent parmi les plus faibles. Ainsi, si la commande parlementaire au COR se borne aux régimes de base, la mise en œuvre d’une telle réforme engendrerait la fusion de la CNAV, de la MSA avec les régimes complémentaires AGIRC, ARRCO et IRCANTEC dans un premier temps et l’alignement des régimes spéciaux et des fonctions publiques sur ce nouveau système universel dans un deuxième temps.

Dans cette optique le paritarisme n’a plus sa place et c’est l’étatisation de tout l’édifice construit à partir de la retraite de la sécurité sociale de 1945, de la retraite complémentaire des cadres de 1947 et de la généralisation de la retraite complémentaire des non-cadres de 1972. Au passage, c’est l’appropriation par l’Etat des réserves financières des régimes complémentaires (+ de 70 Md€) et du Fonds de réserve des retraites (27 Md€), soit 100 Md€ !

Enfin, le socle universel de la retraite ainsi posé serait malgré tout en répartition mais tout laisse à penser – et tous les exemples étrangers le démontrent – qu’un deuxième pilier en capitalisation viendrait compléter le nouvel édifice de la retraite.

C’est pourquoi la Confédération Force Ouvrière, comme en 2007/2008, entend promouvoir ses revendications, bases d’une véritable réforme des retraites qui tendrait à conforter notre système par répartition en garantissant les droits et les niveaux de pension des assurés et assurant un équilibre financier de nos régimes.

Pour Force Ouvrière, le financement de la retraite doit être clarifié et toutes les périodes d’activité professionnelle doivent être financées par des cotisations de sécurité sociale, salariales et patronales, y compris les heures supplémentaires. Si l’Etat entend maintenir des exonérations patronales de sécurité sociale, celles-ci doivent être compensées à l’€uro près.

Toutes les périodes d’inactivité, aléas de la vie sociale et/ou professionnelle : maladie, maternité, accidents du travail et maladies professionnelles, invalidité, chômage, formation professionnelle… doivent être prises en charge par la solidarité nationale (Fonds de solidarité vieillesse) et financées aux régimes concernés.

Ainsi clarifié, le financement des périodes contributives (emploi) et non-contributives (solidarité) pourrait être adapté autant que de besoin en faisant varier la cotisation ou la contribution à la hausse ou à la baisse.

Bernard Devy, Secrétaire confédéral Chargé des retraites

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Published by Simon-Pierre Trezeguet - dans Emploi - temps de travai - retraite
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commentaires

Jean-Pierre Godefroy 05/04/2010 18:44


Sans tomber dans l'ire de notre « commentateur en colère », il convient quand même de dire que le système de retraite d'aujourd'hui est pour beaucoup le résultat des négociations passées avec les
dits « partenaires sociaux » Leur légitimité à imposer aux salariés du privé leur point de vue est tout à fait contestable. Et franchement, à lire les communiqués que vous publiez, on reste quand
même sur notre faim, en matière de propositions. Beaucoup de NON, mais pas beaucoup de propositions originales...


Marc d'Here 05/04/2010 20:20



Assez d'accord avec vous...Les propositions viendront-elles du PS? On peut craindre que non...


De La Gauche Moderne?...Sans doute seront-elles assez proches, mais pas totalement, de celles du gouvernement.



de lignieres 05/04/2010 02:39


mais la france devient un pays totalitaire et avec une belle pensée unique jusqu'a l'explosion qui ne sairait tardé ne prenez pas les francais pour des imbéciles je persiste et signe :que tous les
syndicats francais fassent leur mea-culpa et prennent exemple sur d'autres pays plus respectueux d'une vraie DEMOCRACIE!!!!!!!


Marc d'Here 05/04/2010 10:18



La France un pays totalitaire!  Vous tombez dans l'absurde!



de lignieres 04/04/2010 15:35


je répete :10% de syndiqués en France qui s'appele "partenaires sociaux,chercher l'erreur" et qui gèrent eux-meme tous les régimes de retraite sans presque etre controlés .je suis rétraité privé et
je paie des cotisations pour ces vampires:JC Le DUIGOU avec 2 salaires :retraite finances et conservation Hypothèque!!!!


Marc d'Here 04/04/2010 19:20



Quel pourcentage de Français sont dans un parti politique...certainement pas 10%...Les partis ne seraient donc pas légitimes...La France que vous voulez ce serait une France sans syndicats, sans
partis...Et sans démocratie peut-être...



de lignieres 04/04/2010 13:06


mais enfin que représentent les syndicats francais il y en a marre de se moquer des francais et de les prendre pour des imbéciles: ils ne représentent que leur fond de commerce c'est à dire le
fameux service public à la franchouillarde!!!!!!!


Marc d'Here 04/04/2010 14:56



C'est un peu plus que ça tout de même...