Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

Recherche

22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 17:45

Par Bernard Zimmern, Président de l'Ifrap,Institut français pour la recherche sur les administrations publiques.

Le Figaro du 21 08 08

Devant la chute du PIB au deuxième trimestre 2008, le premier ministre a pris la bonne décision, celle de ne pas inventer un nouveau plan de relance dont les effets ont toutes les chances d'être quasiment nuls. Mais la situation de l'économie française pourrait être sérieusement améliorée si le premier ministre mettait en œuvre trois réformes.

La mesure la plus simple et la plus rapidement efficace joue non sur la demande, mais sur l'offre ; elle est de faire ce que les Danois ont fait en 1993 et ce que recommande la commission Attali dans sa proposition 143 : desserrer les obstacles aux licenciements. Ceux-ci sont tels qu'une entreprise normalement gérée doit garder un matelas de commandes non servies lui permettant, en cas de chute de la conjoncture, de ne pas avoir à licencier. Les chiffres tirés de l'expérience danoise, confirmés par des enquêtes d'intention sur les entreprises françaises, montrent que ce matelas représente environ 12 % des emplois existants, soit le chiffre énorme de 2 millions d'emplois non pourvus à cause du Code du travail.

L'expérience danoise montre que ces emplois devraient être rattrapés en trois ans, assurant au PIB une croissance supplémentaire considérable d'un peu plus de 2 % par an. Il est possible de desserrer ce carcan sans renier nos engagements avec l'Organisation internationale du travail et en conservant le droit pour le salarié de faire appel à un juge en cas de licenciement, mais en limitant ce droit à constater l'existence d'une cause réelle et sérieuse sans que le juge puisse se prononcer sur l'opportunité du licenciement, dont le chef d'entreprise doit rester seul responsable, soit, comme l'explicite la proposition 143, en étendant les raisons valides de licenciement à la «réorganisation de l'entreprise» et à l'«amélioration de la compétitivité».

La seconde mesure est à plus long terme : elle consiste à multiplier rapidement les gros Business Angels, ceux qui investissent chaque année plus de 100 000 euros dans des créations d'entreprises afin de doper rapidement nos créations de «gazelles». Plusieurs mesures ont déjà été prises par ce gouvernement depuis mai 2007, mais elles sont soit à très long terme (société de capitaux transparente), soit, comme la loi ISF-Tepa, plafonnées à des montants ridicules. Comme les Anglais l'ont fait avec succès, si nous voulons passer en deux ou trois ans de quelques centaines de millions investis par an par nos Business Angels à quelques milliards, il nous faut faire passer le plafond de l'avantage Madelin de 40 000 à 500 000 euros. Et cette mesure ne coûterait rien au Trésor, comme nous l'avons déjà démontré.

Enfin, pour rétablir les marges de manœuvre financières du gouvernement, il faut aussi, les Anglais sont en train de le faire, réduire nos 3 000 programmes d'incitations diverses aux entreprises à moins d'une centaine ; il s'agit d'un fromage d'une vingtaine de milliards d'euros, dont la plus grande partie est absorbée par les effets d'aubaine et dont l'efficacité sur l'activité économique est, pour la plupart d'entre eux, à peu près nulle.

 Bernard Zimmern
Tribune dans le Figaro du 21 08 08    

Partager cet article

Repost 0
Published by Bernard Zimmern, Le Figaro - dans Economie et social
commenter cet article

commentaires

marc d Here 02/09/2008 10:55

L'euro est passé sous 1,45 dollar aujourd'hui, à 1,4484 dollar, pour la première fois depuis le 11 février, en raison notamment d'attentes de baisse de taux d'intérêt de la Banque centrale européenne (BCE) pour combattre le ralentissement économique.

La monnaie unique renoue ainsi avec un niveau plus atteint depuis plus de six mois, début de son escalade face au dollar qui avait culminé en avril et en juillet, au dessus de 1,60 dollar pour un euro, avant de prendre le chemin inverse en raison des craintes quant à une possible entrée en récession de la zone euro.

Depuis son dernier record, le 15 juillet, à 1,6038 dollar pour un euro, la devise a ainsi perdu 9,6 % de sa valeur.

Source AFP

Autre bonne nouvelle pour la croissance et le pouvoir d'achat, le baril de Brent est passé sous les 105 dollars...niveau du 10 avril dernier....

Si la BCE acceptait enfin de baisser légèrement ses taux, la rentrée se présenterait soius de meilleurs augures.

.

marc d Here 01/09/2008 18:22

Le cours du baril de pétrole a chuté sous le seuil de 110 dollars lundi à Londres et l'a frôlé à New York, son plus bas niveau depuis début mai, après l'annonce d'un affaiblissement de l'ouragan Gustav qui menaçait les installations pétrolières du Golfe du Mexique.

Voilà qui est bon pour la baisse des prix et l'amélioration du pouvoir d'achat.

marc d HERE 31/08/2008 19:38

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a "catégoriquement" exclu que la France atteigne un déficit supérieur à 3% du PIB (Produit intérieur brut) en 2008, dans une interview à paraître demain dans le quotidien économique La Tribune.

Comme le journal lui demandait si la France s'acheminait vers des déficits supérieurs à 3% du PIB, comme les Britanniques, Mme Lagarde a déclaré : "Je réponds catégoriquement non". "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour tenir la barre de 2,5% même si, c'est clair, la croissance actuelle n'a rien à voir avec les perspectives que nous avions il y a seulement six mois", a-t-elle souligné.

Source AFP

katsumoto 28/08/2008 10:37

Une correction quant à l'adresse de mon blog:
le mien est france-rebelle.over-blog.fr et non .com....veuillez m'excuser de cette erreur de frappe. Du reste son contenu est sensiblement différent.
Pour le reste : à chacun ses convictions...seul l'avenir fera la part des choses

marc d HERE 28/08/2008 10:31

On verra...Votre intervention, un peu idéologique, ne donne pas très envie d'en lire davantage, mais pourquoi pas...Une remarque, France s'écrit avec une majuscule.

katsumoto 28/08/2008 10:27

Cher Monsieur
Il est toujours intéressant de voir un home spécialisé dans la fonction publique ( Mr Zimmern)parler de comment rendre le privé plus efficace....Cadre supérieur dans le privé, je sais par experience qu'en france on peut licencier sans difficulté majeure sauf a payer des indemnités de licenciement somme toute modestes.Je donc crains que la proposition de Mr Zimmern relève plus de l'idéologie que de la réalité.

La croissance est en panne pour de multiples raisons dont les effetes cumulés se font sentir aujourd'hui.
En Europe, dans la zone euro, lorsque le Monde croit , nous n'affichons qu'une croissance modeste: lorsqu'il est en recession, nous sommes les premiers à en souffrir.
Puisque les USA , la Grande Bretagne et le Danemark sont semble t il des modèles, je vous invite à examiner leur politique monétaire, et pour ce qui est des USA leur défense sourcilleuse des intérêts nationaux: a peu près l'inverse de ce que fait l'Europe pour ceux qui sont dans la zone "euro-mark".
Je vous invite a lire sur mon blog pourquoi cette Europe ne peut être la notre et en quoi sa politique bride notre croissance.
Bien a vous

Gérard JAULIN 26/08/2008 11:31

Je rencontre quotidiennement les chefs d'entreprise, de toutes tailles et notamment les PME-TPE et je confirme l'analyse de Zimmern sur le "matelas" de commandes non honorées .... conjugué à l'incertitude juridique à laquelle sont confrontés les entrepreneurs (voir l'affaire du CNE...)
Gérard JAULIN
Gauche Moderne Normandie

peaceonearth 25/08/2008 14:38

Simplifier, alléger la fiscalité
Simplifier, alléger le code du travail
Mais pour cela, il faut faire de vraies réformes. Est ce le cas de ce gouvernement ?
Pour le reste, je suis un peu dubitatif sur l'épaisseur du matelas de commande non servies au vu de la conjoncture.