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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 15:52

Dans une tribune au « Figaro» , le chef de l'Etat affirme qu'il convoquera un Conseil européen extraordinaire si l'accord de cessez-le-feu n'est pas appliqué rapidement.


Le Figaro du 18 08 08  (Extraits)

Le moment viendra où l'enchaînement des faits et des responsabilités pourra être établi de façon incontestable et impartiale : les semaines de provocations et d'escarmouches le long de la ligne qui sépare l'Ossétie du Sud du reste de la Géorgie ; l'intervention militaire irréfléchie de la Géorgie à l'intérieur de la province rebelle dans la nuit du 7 au 8 août ; la réponse brutale et disproportionnée des troupes russes refoulant la petite armée géorgienne d'Ossétie du Sud, la délogeant d'Abkhazie  l'autre province séparatiste où elle avait repris pied en 2006  , avant d'investir une partie du reste du territoire géorgien.

Face au déchaînement de la violence, l'urgence était ailleurs......
  La première priorité était d'obtenir un cessez-le-feu, pour que prennent fin les souffrances des populations et les destructions. Encore fallait-il créer les conditions pour le faire accepter à la fois par les Russes et par les Géorgiens. Contre l'avis de beaucoup qui nous promettaient l'échec, nous avons ainsi décidé, avec Bernard Kouchner, de nous rendre à Moscou et à Tbilissi dès le 12 août, munis de propositions pour convaincre les Russes qu'il était plus que temps de faire taire les armes et les Géorgiens qu'ils avaient plus encore à perdre à la poursuite de la guerre. Les longs entretiens que nous avons eus avec Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine dans la journée au Kremlin puis avec Mikhaïl Saakachvili dans la nuit à Tbilissi ont finalement permis d'arracher l'accord des deux parties à un plan de sortie de crise en six points.

Ce plan ne réglait pas tout. Ce n'était d'ailleurs pas son objet. Mais il a consacré l'accord des parties au cessez-le-feu. Sa signature par les présidents Medvedev et Saakachvili, et par moi-même au nom de l'Union européenne, permet le retrait des forces russes sur leurs positions d'avant le déclenchement des hostilités, conformément aux assurances que le président Medvedev m'a données.

Ce retrait doit être effectué sans délai. Ce point n'est pas négociable à mes yeux. Il doit concerner toutes les forces russes qui sont entrées en Géorgie depuis le 7 août. Si cette clause de l'accord de cessez-le-feu n'était pas appliquée rapidement et totalement, je serais amené à convoquer un Conseil européen extraordinaire pour décider des conséquences à en tirer.

Au-delà du retrait, beaucoup reste à faire pour stabiliser durablement la situation. Une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU devra consolider les premiers acquis en leur donnant une force juridique universelle. Un dispositif international devra être mis sur pied pour séparer les parties et vérifier qu'elles s'acquittent de leurs engagements. La communauté internationale devra se mobiliser pour venir en aide aux populations déplacées ou réfugiées .......

 La Russie doit se convaincre qu'elle sera d'autant plus entendue et respectée qu'elle apportera une contribution responsable et constructive au règlement des problèmes de notre temps.

Mais il est d'ores et déjà un enseignement que l'on peut tirer de cette crise : l'Union européenne a répondu présent. L'Europe s'est mise en première ligne dès le début des hostilités pour résoudre ce nouveau conflit sur le sol européen........  Dans cette première phase du règlement de la présente crise, l'engagement de l'Europe a été décisif : c'est l'Union, à travers la France, qui a ouvert un espace pour la diplomatie en proposant rapidement des termes raisonnables pour un cessez-le-feu, rendant ainsi exorbitant pour les deux parties le coût politique d'une poursuite de la guerre........  En préférant l'action et la négociation à l'incantation et à la simple dénonciation, l'Europe a pu rétablir un rapport de forces positif avec la Russie et se faire entendre d'elle......
Un deuxième enseignement mérite d'être relevé : si le traité de Lisbonne en cours de ratification était déjà en application, l'Union européenne aurait été dotée des institutions dont elle a besoin pour faire face à une crise internatio­nale : un président stable du Conseil européen agissant en concertation étroite avec les chefs d'État et de gouvernement de l'Union les plus concernés ; un haut représentant doté d'un véritable service diplomatique européen et de moyens financiers considérables pour assurer, en liaison avec les États membres, la mise en œuvre des décisions prises.

Ainsi, je reste convaincu que la mission première de l'Europe est de protéger les Européens. C'est bien ce que nous avons fait en mettant tout en œuvre pour réduire ce nouveau conflit dont les conséquences pourraient être catastrophiques s'il se révélait être annonciateur d'une nouvelle guerre froide.


Nicolas Sarkozy
Lire la tribune en totalité sur Le Figaro du 18 08 08

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Published by Nicolas Sarkozy, Tribune dans Le Figaro - dans Relations internationales
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marc d Here 13/09/2008 09:15

Les forces russes ont quitté le port stratégique de Poti sur la Mer noire, a annoncé le responsable du ministère géorgien de l'Intérieur Shota Utiashvili.

Les forces russes contrôlaient encore deux postes dans les environs de Poti, située à des centaines de km de l'Ossétie du Sud, où s'étaient déroulés les combats, mais en revanche sur le rivage stratégique de la Mer noire. Moscou s'était engagé lundi dernier à se retirer de Poti sous huit jours. Les forces russes doivent avoir totalement évacué le territoire de la Géorgie, hors Ossétie du Sud et Abkhazie, d'ici octobre.

Source AFP

Premiers succès de la négociation de Nicolas Sarkozy

marc d Here 09/09/2008 00:46

La délégation européenne menée par Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE), est arrivée lundi soir à Tbilissi (Géorgie) en provenance de Moscou où elle a obtenu un calendrier de retrait des troupes russes de Géorgie. Un accord salué par la Géorgie comme un «résultat très important».

Le président français était accompagné par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le diplomate en chef de l'UE, Javier Solana.

Dans l'après-midi, au cours d'un entretien de plus de quatre heures, Nicolas Sarkozy et son homologue russe, Dmitri Medvedev, sont convenus d'un retrait complet des forces russes de Géorgie, hors territoires séparatistes (Ossétie et Abkhazie), d'ici au 10 octobre, et du déploiement parallèle d'au moins 200 observateurs de l'UE dans ce pays.

AFP et Le Parisien.fr

Ce n'est pas facile, mais Sarkozy obtient tout de même des résultats intéressants...Partiels... mais les choses avancent.

marc d HERE 27/08/2008 13:43

L"anonyme social non opportuniste a la moquerie facile...grand bien lui fasse...

Un social non opportuniste 27/08/2008 13:20

Extraordinaire : cette position de Nicolas Sarkozy a été d'une diabolique efficacité! On dit même que Poutine a tremblé! On en est ébahi à Moscou... de voir que l'ami de bush, Khadafi, Assad, Débi et consorts fait trembler le monde !

marc d HERE 26/08/2008 22:15

Je ne suis pas d'accord avec toi. Le fait qu'Obama se soit entretenu avec Sarkozy est plus important que tu fais semblant de le croire...Pour le coup ta langue est bien de bois!

Elie Arie 26/08/2008 21:32

Pourquoi donc, Marc, faut-il que le militantisme politique soit toujours soumis à la langue de bois?

Vous avez décidé de soutenir Sarkozy, OK, c'est un choix politique: mais est-il donc impossible de relativiser ton enthousiasme forcé pour tout ce qu'il fait? Le "soutien critique", sans oublier la critique, ça ne peut pas exister?

Que vient faire ce communiqué du Point sur Obama? Si c'était Malte qui présidait actuellement l'UE, Obama se serait entretenu de la même façon avec le président maltais.

marc d HERE 26/08/2008 16:32

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama s'est entretenu lundi soir avec Nicolas Sarkozy des "grands dossiers internationaux" de l'heure comme le conflit entre la Russie et la Géorgie et la situation Afghanistan, a-t-on appris mardi auprès de l'Elysée.

Le sénateur de l'Illinois, qui doit être officiellement investi cette semaine à l'issue de la convention démocrate qui s'est ouverte lundi à Denver (Colorado, ouest), a appelé le chef de l'Etat français, président en exercice de l'Union européenne (UE) pour "avoir son avis" sur la "situation afghane" et la "crise entre Moscou et Tbilissi", a précisé la même source.

A la demande de plusieurs pays de l'UE, Nicolas Sarkozy a décidé de convoquer le 1er septembre à Bruxelles un sommet européen extraordinaire consacré à "l'avenir des relations" de l'UE et l'aide à la Géorgie....

Le Point.fr et AFP

marc d HERE 22/08/2008 19:54

L'action diplomatique de Nicolas Sarkozy a été utile. Les résultats sont relativement satisfaisants, autant que la situation des forces le permet.

L'autre solution préconisée était, comme la gauche et Chirac nous y avaient habitué, de ne rien faire;

c'est sans doute sur le plan diplomatique que la rupture avec la triste période antérieure est la plus nette. La France et l'Europe ne peuvent que s'en féliciter.

Elie Arie 21/08/2008 00:23

Ben article assez langue de bois...

Le plan, de paix de Sarkozy n'a été accepté que parce qu'il correspond exactement aux conditions posées par la Russie, et que la Georgie n'a pas les moyens de s'y opposer.

Tout le monde est hypocrite, dans cette histoire: les Européens, lorsqu'ils refusent aux Ossètes du Sud et aux Abkhazes le droit à l'autodétermination qu'ils ont accordés au Kosovars; les Russes, lorsqu'ils accusent les Georgiens d'agression ("génocidaire") contre les peuples ossète et abkhaze, alors qu'eux-mêmes, en Tchétchénie...

Alors soyons un peu sérieux et regardions les tracés des pipe-lines de la région.