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 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 18:09

 

Interview de Brigitte Mauroy, dans la News letter de La Gauche Moderne...

 

Brigitte Mauroy, où en êtes-vous à LGM du dossier des retraites ?

Nous nous réjouissons que dans la période de grande turbulence actuelle, le débat sur le fond du dossier ait pu reprendre, notamment devant les commissions du parlement. Et cela va évidemment déboucher sur une amélioration du texte gouvernemental, car les parlementaires qui sont au moins chaque fin de semaine sur le terrain, connaissent parfaitement les souhaits et les aspirations du peuple qu’ils représentent.


Donnez-nous un exemple de ces aspirations portées par les parlementaires ?

Le meilleur exemple est celui de la pénibilité. A l’occasion de ce débat, a ressurgi fortement une notion essentielle : « il y a une usure au travail qu’il faut prendre en compte ». LGM a  beaucoup travaillé en amont et c’est il y a près de trois mois, lorsque nous avons été auditionnés par Eric Woerth et ses équipes, que nous avons pu poser l’essentiel de l’enjeu et lui remettre un dossier complet avec nos propositions.

 

Mais avez-vous pu dépasser les engagements de principe, et faire des propositions techniques détaillées ?

Mais naturellement ! Chacun connait en effet le principe : il consiste à donner un avantage en termes de pension de retraite à ceux qui auraient à un moment de leur vie professionnelle connu une phase assez longue de travail à pénibilité renforcée. Pour mémoire, je dirais que ces personnes pourraient théoriquement être avantagées d’une autre manière, c’est-à-dire en bénéficiant d’une possibilité de partir un peu plus tôt à la retraite. Mais vous comprenez bien que ce n’est pas dans l’air du temps et que nous avons d’emblée écarté cette solution qui n’en serait pas une.

Sur quelle base donner cet avantage en termes de pension ?

 

Nous y avons beaucoup réfléchi avec toute la direction de notre parti et avec notre commission des affaires sociales. Sur le plan technique, LGM propose d’utiliser une grille pour évaluer le travail pénible.
Cette grille s’inspire de la grille nationale AGGIR qui est celle utilisée actuellement pour l’octroi des allocations concernant le handicap.
Cette grille tiendrait compte de neuf critères généraux. Il s’agirait de déterminer si le nouveau retraité a souvent ou toujours été soumis à des conditions difficiles. A-t’il été exposé à des produits toxiques, à une chaleur excessive, aux intempéries, à la lumière artificielle, à un stress excessif ? A-t’il dû travailler constamment en position debout, porter des poids de plus de vingt kilos, travaillait-il en horaires de nuit ?
Nous pensons qu’au-delà du cas particulier de chaque personne, il pourrait également être tenu compte de critères généraux concernant son secteur d’activité. Au moins, à titre de présomption de pénibilité, on pourrait regarder dans le détail, la situation de chaque travailleur dans la métallurgie, le BTP, les transports routiers, maritimes et aériens, les services d’urgence hospitalière, les fonctions d’enseignants dans les établissements classés en zone d’éducation prioritaire, etc.

Mais sur ce dernier point, n’avez-vous pas été sensible à la mise en garde du Président de l’Assemblée nationale, M. Bernard Accoyer, qui pense que « toute discrimination catégorielle serait aussi problématique que dangereuse » ?

Dans la majorité, nous portons forcément une vision un peu différente. Il est parfaitement normal qu’un parti de gauche comme LGM ait un discours et des méthodes de travail différents.
Il va de soi que nous sommes, presque par définition, en permanence attentifs au monde du travail et aux problèmes tels qu’il se les pose. C’est pourquoi nous sommes, à ma connaissance, le seul parti de la majorité qui a entrepris sur ce dossier des consultations avec les syndicats qui ont été très approfondies et se sont fort bien passées. Dès la rentrée, nous devons revoir nos interlocuteurs syndicaux pour suivre l’avancement des dossiers pas à pas. A titre d’exemple, notre Président Jean-Marie Bockel doit rencontrer Jean-Claude Mailly, le Secrétaire général de FO, le 25 août prochain.
Bien sûr que nous devons agir avec prudence, notamment en raison des difficultés de financement qui ne nous ont pas plus échappé qu’aux autres forces politiques. Mais la Gauche Moderne est le parti de « la réforme juste ».

 

Puisqu’on fait une grande réforme, puisqu’elle va conduire le plus grand nombre à faire des efforts, alors il faut que les citoyens s’y retrouvent et que le plus de justice dans la réforme soit évident pour tous. C’est à quoi s’emploie La Gauche Moderne.

 

Brigitte Mauroy
Présidente de la commission des affaires sociales de LGM

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