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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 09:45

Le Figaro.fr


La classe politique, à droite comme à gauche, a immédiatement rendu hommage à Philippe Séguin, disparu dans la nuit de jeudi.

Les réactions et les hommages se sont multipliés jeudi matin, après l'annonce de la disparition de Philippe Séguin.


Nicolas Sarkozy: le chef de l'Etat a salué dans un communiqué «une des grandes figures et des grandes voix de notre vie nationale». Lors de l'ouverture du colloque «Nouveau monde, nouveau capitalisme», à Paris, il a également affirmé que Philippe Séguin avait occupé pendant trente ans «une place centrale dans notre vie publique». Il l'a qualifié de «pur produit de cette République du mérite qu'il chérissait». «Il était mon ami, un ami très proche. Il va nous manquer», a conclu le président de la République.



François Fillon : le premier ministre, visiblement ému (voir vidéo ci-dessous), a estimé qu'il perdait «un ami» et que la France perdait «l'un de ses plus grands serviteurs» et «l'une de ses plus belles voix politiques», «toujours féconde, parfois tourmentée».

Eric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale : «Philippe Séguin était un grand républicain. Il était farouchement attaché à la France, à la nation, à la patrie, a affirmé le ministre jeudi matin sur
Europe 1. C'est quelqu'un dont la voix, les colères parfois, vont beaucoup nous manquer.»

Martine Aubry, première secrétaire du parti socialiste: «un très grand serviteur de l'Etat disparaît » et un «sage» dont «la voix était une référence et une boussole», a-t-elle estimé. L'ex numéro deux du gouvernement Jospin juge que le premier président de la Cour des comptes était «un homme qui a marqué la vie politique par sa capacité d'indépendance, de résistance» et qui avait «une certaine idée de la France, un grand respect de la République».

Lionel Jospin, ancien premier ministre socialiste : «Je suis triste. C'était une forte personnalité, avec un fort caractère, a réagi l'ancien premier secrétaire du PS, ajoutant que Philippe Séguin était «un des seuls à rester dans la tradition gaulliste à un moment où le gaullisme était oublié à droite.» Il a également rendu hommage au «serviteur de l'Etat» et président de la Cour des comptes.

Charles Pasqua, ancien ministre de l'Intérieur : «C'était un ami très cher. C'était une grande personne», a-t-il estimé sur RTL. il s'est dit «bouleversé» par la disparition de l'ancien président de l'Assemblée nationale qui était «quelqu'un de foncièrement bon, mais passionné, sujet à des emportements quand il voyait que les choses allaient dans le mauvais sens».

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP : «Philippe Séguin était un homme droit et passionné qui a consacré toute son énergie au service des autres. Sa mort sonne comme un coup de tonnerre, il nous plonge dans une profonde tristesse.»

Ségolène Royal, présidente PS de la région Poitou-Charentes: elle a salué un «infatigable serviteur de l'Etat, gardien des valeurs républicaines». «Dans son rôle de président de la Cour des comptes, il avait su valoriser et renouveler cette institution avec l'exigence de la bonne gestion des deniers publics», ajoute l'ex-candidate à la présidentielle.

Bernard Accoyer : le président de l'Assemblée nationale a salué «une personnalité exceptionnelle, très riche par sa culture, ses convictions de républicain, de gaulliste, de démocrate, et son parcours était un parcours politique exemplaire de rigueur et d'honnêteté». «C'est évidemment une stupéfaction, une immense tristesse, c'est une très grande perte, a-t-il également souligné sur France Info. Il a été un grand président de l'Assemblée nationale. Il a profondément modifié le travail de l'Assemblée, il a crée la session unique».

Bertrand Delanoë : le maire de Paris, né comme Philippe Séguin en Tunisie, a salué un «grand républicain» et évoqué un «gaullisme presque social».

Roger Karoutchi, ancien secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement: il s'est dit «catastrophé» par cette nouvelle alors qu'il connaissait Philippe Séguin depuis plus de 20 ans et qu'il l'avait encore vu la semaine dernière. «La République est orpheline d'une de ses plus grandes voix et un de ses plus grands défenseurs», a-t-il affirmé.

Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre: «C'était un homme à caractère exceptionnel, il n'avait peur de personne, il résistait à tout, il avait de fortes convictions et beaucoup de courage, beaucoup d'audace», a-t-il déclaré sur Radio Classique. «Non seulement c'était un orateur, mais il avait ce trait de caractère qui faisait de lui une personnalité à fort rayonnement dont le vide marquera la vie politique pendant des années», a-t-il ajouté.

François Bayrou, président du MoDem: il a exprimé une «grande émotion» à l'annonce de cette disparition, qui «frappe par surprise». «C'est une figure qui va nous manquer, a-t-il précisé sur Europe 1, qualifiant Philippe Séguin de «républicain». Et d'ajouter: «Deuxième trait de caractère, il ne renonçait pas à combattre même s'il apparaissait seul contre tous.»

François Hollande, ancien premier secrétaire du parti socialiste: «Nous sommes très triste de sa disparition, a-t-il affirmé sur Europe 1. Il faut garder de lui ce qu'il avait de mieux, c'est-à-dire sa liberté.»

Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel : il a salué sur i-Télé un homme qui a marqué la vie politique «par sa capacité d'indépendance, de résistance» et qui avait «une certaine idée de la France, un grand respect de la République». «Il avait une exigence très haute, il voulait que l'Etat soit respecté et dans tous ses postes, aussi bien comme ministre, président de l'Assemblée nationale, premier président de la Cour de comptes, il a fait en sorte que les institutions de l'Etat soit respectées», a-t-il ajouté.

Valéry Giscard d'Estaing, ancien président de la République: «C'était une personnalité hors du commun, avec un grand talent et qui enrichissait le débat politique national, a-t-il affirmé sur RTL. Il avait des convictions fortes et était dans le sillon du gaullisme social. Chaque fois qu'il est passé quelque part, il a marqué fortement la fonction.»


Autres témoignages:


Nicolas Sarkozy a réagi, jeudi matin, à la disparition de Philippe Séguin , en marge d'un colloque.

"Philippe Séguin a occupé pendant trente ans une place centrale dans notre République. Il était le pur produit de cette République du mérite, qu'il chérissait. Son amour de la République était inséparable de son amour de la France. Le gaullisme avait gardé quelque chose de vivant avec lui. Le mot lui allait comme une évidence. Rien de ce qu'il entreprenait n'était médiocre. Il avait des convictions, de la hauteur de vue, du talent. Il était mon ami, un ami très proche. Il va nous manquer, beaucoup."

Plus tôt, l'Élysée a diffusé un communiqué dont voici les principaux extraits :

"C'est avec une très grande tristesse et une très vive émotion que le président de la République vient d'apprendre la disparition soudaine de Philippe Séguin. Il tient à exprimer à sa famille sa sympathie la plus attristée et la part qu'il prend à son chagrin. Tous ceux qui l'ont connu et l'ont côtoyé, ses proches, ses amis, ses collaborateurs, garderont le souvenir d'un homme particulièrement attachant, d'un homme à l'intelligence rare, d'un homme au tempérament chaleureux et généreux, d'un homme entier et absolument passionné. (...) Philippe Séguin n'était pas homme à transiger avec ses convictions. Chacun a en mémoire son combat homérique lors de la campagne du référendum sur le traité de Maastricht, où il déploya ses remarquables capacités d'orateur pour défendre sa vision de la souveraineté du peuple français. Son élection à la présidence de l'Assemblée nationale, en 1995, sa désignation, en 2004, quelques années plus tard, comme premier président de la Cour des comptes ont achevé de faire de lui l'une des grandes figures et l'une des grandes voix de notre vie nationale. Elles nous manqueront."

 

 

Jean-Marie Bockel et La Gauche Moderne : C’est avec une infinie tristesse que nous avons accueilli la nouvelle du décès de Philippe Séguin, mort à 66 ans ancien ministre et président de l’Assemblée nationale, qui était depuis 2004 le premier président de la Cour des Comptes.

 

Sa voix, son verbe sa hauteur de vue, son courage politique et personnel et sa force de personnalité qui ont marqué l’histoire de ce pays faisaient de lui une grande figure de la République qui mérite d’être honorée, aux côtés des grands hommes d’Etat qui ont forgé notre identité collective.

 

Mais il fut avec une belle constance, le dépositaire de la tradition d’un gaullisme social, celle de René Capitant qui fût chère au général de Gaulle quand ce dernier aux lendemains de Mai 68 introduisait avec courage la notion de participation qui lui valu l’hostilité des milieux d’affaires et des éléments les plus conservateurs de la classe politique.

 

Cette filiation historique portée par Philippe Seguin inspira son combat lors de la campagne présidentielle de 1995, où il fit prévaloir la thématique de la fracture sociale.

 

La Gauche Moderne, aile gauche de la majorité est nécessairement comptable de cet héritage qui constitue une contribution majeure à l’idée de République Sociale.

 

Elle salue la mémoire de cet homme singulier et inclassable qui incarnait avec hauteur et dignité une certaine idée de la République française.

 

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Published by Lefigaro.fr - dans Vie Politique
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commentaires

sergiozz 08/01/2010 12:25


Philippe Seguin était un homme politique respectable qui se battait pour la défense de ses idées et n'était pas un carriériste. Malheureusement, les politiques ayant ce profil sont trop peu
nombreux.


Elie Arié 07/01/2010 22:10


C'est vrai, mais c'est plus honnête que tous ceux qui lui rendent hommage après avoir réussi à l'écarter de la vie politique.


Marc d'Here 07/01/2010 23:00


Que veux-tu dire? A qui fais-tu allusion? Chirac? C'est vrai.


Elie Arié 07/01/2010 20:00


Il manque Chevènement, dont la réaction est assez intéressante, car elle est la seule à rappeler les positions politiques de Séguin, qu'on tente d'enterrer sous les hommages à la personne:

http://tinyurl.com/ybtcdm2

Extraits:

"Nos chemins se sont croisés. Nous avons combattu ensemble le Traité de Maastricht au nom d’une certaine idée de la République et de la France. Il est dommage que nos chemins n’aient fait que se
croiser. J’aurais aimé que les Républicains des deux rives puissent s’unir pour proposer une perspective à la France face à la dérive libérale et européiste à laquelle nous sommes confrontés."

"J’ai cherché à rassembler le plus largement autour du pôle républicain, lors de ma candidature à la présidentielle de 2002. Mais la vie politique est ainsi structurée qu’en de telles
circonstances, nous ne nous retrouvions pas dans le même camp. C’est le lot du bipartisme largement factice."


Marc d'Here 07/01/2010 21:20


Chevènement parle - encore- de lui-même!