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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 17:11

Mon intervention au meeting de St Mandé, lundi 25 mai, en réponse à une question sur l'Europe protectrice...


Si nous figurons, Marielle Gallo et moi, sur cette liste menée par Michel Barnier et Rachida Dati, c’est que les listes de la majorité sont, comme l’est le gouvernement, rassembleuses. Autour de l’UMP, principal parti de la majorité, on y trouve le centre avec « Le Nouveau Centre » mais aussi, une partie de la gauche avec La Gauche Moderne.

Un mot sur La Gauche Moderne, si vous le permettez : c’est un parti authentiquement de gauche, une gauche sociale, libérale et européenne. Ses militants, qui viennent pour la plupart du parti socialiste ou d’autres mouvements de gauche, se sont rassemblés pour soutenir la politique de réforme  du Président de la République, sa politique économique et sociale,  mais aussi l’ambition et la volonté qui sont les siennes pour l’Europe.


Avec lui, avec la majorité, avec vous, nous voulons une Europe capable de décider, de mener et de réussir des politiques. Une Europe active, réactive, solidaire et protectrice comme vous l’évoquez.

Alors, c’est quoi l’Europe protectrice ?

C’est bien sûr une Europe qui protège les citoyens, qui étend et élargit les droits sociaux, notamment pour les plus vulnérables. C’est ce que recouvre le vocable d’Europe sociale.

MAIS, c’est aussi, et c’est là-dessus que je voudrais insister, une Europe qui en permettant notre croissance,  protège notre économie, protège nos emplois.

- Soyons clairs, l’Europe qui protège, ce n’est pas l’Europe qui s’enferme derrière une illusoire « ligne Maginot Commerciale », ce n’est pas le protectionnisme, qui est un danger mortel pour nos économies et dont nous devons repousser la tentation.

Mais c’est, pourtant, refuser d’être un espace ouvert à tous les vents, sans contrôle, sans maîtrise, sans responsabilité, sans contreparties. On ne peut accepter toutes les formes de dumping social, fiscal ou écologique. L'Europe doit être ouverte mais elle ne doit pas être naïve. Si les échanges sont une nécessité, ils doivent pouvoir se dérouler sur un mode, gagnant - gagnant. Des solutions de coopération, des régulations face à un libéralisme excessif et dévoyé doivent pouvoir être fixées, des équilibres sont nécessaires. On ne peut tout accepter sans contrôle. On doit, dans les échanges internationaux, faire admettre et faire respecter des exigences en matière de droits du travail, de normes de sécurité (alimentaire par exemple), de sauvegarde de l’environnement.


- Protéger l’Europe c’est aussi la rendre plus forte pour lui permettre d’être plus efficace dans le cadre d’une mondialisation qui s’impose à nous et qui, au-delà des risques qu’elle présente, offre aussi des avantages et des opportunités.
On protègera l’Europe par une politique capable d’accroître sa compétitivité et de créer des emplois durables:

en développant la formation, la recherche, l’innovation,
en menant une politique de réindustrialisation,
en favorisant l’émergence de groupes et de services européens,
en permettant le lancement des grands programmes d'infrastructures
En lançant des grands projets, retrouvons l'audace des "pères fondateurs" , lançons les nouvelles CECA, ou, plus récent, le nouveau Galileo...Ce peut être par exemple la voiture propre...

en agissant collectivement pour le développement durable et la protection de l’environnement qui ne sont pas des coûts mais des opportunités de croissance et de création d’emplois.

en se regroupant pour acheter en commun notre énergie.

Ce sera aussi le renforcement du noyau représenté par l’Eurogroupe qui doit tirer tout le profit possible de l’Euro, faire bénéficier les entreprises et les citoyens de la protection qu’il offre et des initiatives qu’il permet.

L’Europe qui protège c’est aussi une défense Européenne capable d’agir en coopération étroite avec l’OTAN. C’est une Europe qui s’affirme comme un acteur de la coopération internationale, une Europe ouverte sur le monde, et particulièrement sur les régions qui lui sont proches. La Méditerranée est de celles-la. L’Union Pour La Méditerranée est une opportunité historique de répondre aux défis qui se posent à la région, et c'est un élément essentiel d'une Europe protectrice.

En fait, protéger les citoyens d’Europe, c’est peut-être la mission essentielle de l’Union Européenne (que serait une Union qui ne protègerait pas ses citoyens ?) et ce n’est que si elle y réussit qu’elle pourra compter sur le soutien et l’adhésion des Européens. C’est pourquoi, « l’Europe protectrice », que vous avez évoquée, est au cœur du projet de la majorité.

Notre ambition pour l’Europe est immense, nous voulons qu’elle puisse agir pour affirmer nos valeurs, pour permettre notre développement, pour assurer la protection de ses citoyens.

Pour y parvenir, elle doit faire preuve d’une volonté politique. Oui, « quand l’Europe veut, l’Europe peut », c’est ce que, dans la voie tracée par le Président Nicolas Sarkozy, nos élus au Parlement européen, s’efforceront de démontrer et de faire vivre jour après jour.

Marc d'Héré
Porte-parole de La Gauche Moderne pour la campagne Européenne

Voir le site de la liste de la majorité pour l'Ile-de-France:    http://www.iledefrance2009.eu/

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Published by Marc d'Here - dans Europe
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commentaires

Elie+Arie 26/05/2009 22:18

"en menant une politique de réindustrialisation":et ben voilà, il suffisait de le dire!

Que de chemin parcouru, depuis l'époque, pas si lointaine, où l était de bon ton (notamment chez les blairistes) de dire qu'il fallait laisser l'industrie aux pays à bas coût de main d'œuvre, et que l'avenir était à une économie de services...

Mais, au fait: s'il faut "réindustrialiser"...c'est qu'on avait désindustrialisé d'abord, non? et pourquoi donc? (j'ai dû louper un épisode).

Marc d'Here 26/05/2009 22:45


C'était effectivement une erreur, mais je ne vois pas ce que le Blairisme vient faire là. Ce n'est évidemment pas ça le blairisme et certainement pas pour ce choix britannique que l'on était (et
que l'on reste) Blairiste.
En tous cas, sur ce point aussi, Sarkozy a totalement raison.