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Alors que le ralentissement économique alourdit le climat de la rentrée, des PDG livrent au «Figaro» leurs suggestions pour la compétitivité des entreprises.
27/08/2008 Le Figaro ( Extraits)
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«Instaurer un bouclier fiscal»
» Frédéric Bedin, directeur général de Public Système et président de CroissancePlus
« La priorité pour nos entreprises, c'est d'instaurer un bouclier fiscal, comme cela a été fait pour les particuliers. Il pourrait prendre en compte plusieurs critères, tels les profits et la valeur ajoutée. Comme l'État a évidemment besoin de recettes, pourquoi ne pas également penser à un impôt plancher… Mais, au moins, certaines entreprises n'au- raient plus à verser 60 % de leurs profits au fisc ; elles pourraient investir davantage. En tant que patron d'une agence de communication de 350 personnes, je pense aussi qu'il faut faire davantage collaborer entreprise et université. Trop de jeunes ont une image tronquée de l'entreprise.»
«Mettre le pression sur la BCE»
» Reinold Geiger, PDG du groupe L'Occitane en Provence
«Il faut continuer à mettre la pression sur la BCE et le gouvernement allemand en leur expliquant que contrôler l'inflation est très important mais n'est pas tout. Aussi longtemps que le taux de change euro-dollar reste supérieur à 1,20, beaucoup de sociétés européennes ne sont plus compétitives et de plus en plus d'entre elles, y compris allemandes, n'ont pas d'autres choix que de se délocaliser pour survivre. Ce sont les sociétés souvent les plus dynamiques qui exportent en dehors de la zone euro qui sont pénalisées. Notre société, L'Occitane en Provence, deviendra ainsi probablement un groupe américain ou asiatique.»
«Créer la croissance verte»
» Guillaume Pepy, président de la SNCF
«Dans la bataille de la nouvelle économie post-pétrole, il faut tirer le meilleur parti des atouts de l'industrie française en matière d'environnement pour prendre une longueur d'avance. Il est indispensable de favoriser les recherches sur les écotechnologies et l'écomobilité pour créer les conditions d'une croissance verte. C'est une condition pour construire un avenir dans une société où le progrès se met un peu moins au service de la technologie et plus au service de l'homme.»
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« Faire confiance! »
» Xavier Fontanet, PDG d'Essilor
«Faisons confiance à la société civile, les énergies sont là. Il faut simplifier les systèmes, diminuer les réglementations qui freinent l'activité, accorder plus de confiance aux opérationnels de terrain. Ce crédit doit aussi s'appliquer aux fonctionnaires afin qu'ils se prennent en main. Et leur donner l'envie d'être les moteurs de leurs propres réformes. Il faut certes un État puissant, accepté, régalien que les gens aiment bien, mais il ne faut pas aller au-delà, et ne pas prélever au bras gauche pour donner au bras droit. Des taxes en plus ce sont des investissements en moins».
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« Aider les PME »
» Philippe Dupont, président du groupe Banque populaire
«Notre pays a besoin d'investir fortement dans la recherche et le développement et de mieux accompagner les transferts de technologies afin d'augmenter notre compétitivité. Il faut aider non seulement les grandes entreprises mais aussi nos PME innovantes à prendre des parts de marché à l'export. Ces PME, premier vivier d'emplois en France, doivent pouvoir s'épanouir sans contrainte. L'État devrait aussi revisiter le socle réglementaire des sociétés. Il devrait rendre les règles qui concernent les PME plus lisibles, plus cohérentes et les assouplir. Ceci afin de libérer l'énergie créatrice de nos chefs d'entreprise et de nos exportateurs.»
«Baisser la TVA !»
» Franck Provost, président du groupe Provalliance
«Les baisses des charges sociales et de la TVA en France changeraient tout ! À l'évidence, cela faciliterait la vie des entreprises et améliorerait le pouvoir d'achat. Cependant, ce serait déjà un grand progrès si notre TVA à 19,6 % pouvait s'inscrire dans la moyenne européenne. Nous souhaitons que les entreprises du secteur des services bénéficient d'une TVA à 5,5 %, comme celle que souhaite la restauration. Les charges sont très pénalisantes, il est bien difficile d'augmenter les salaires dans des entreprises de services qui emploient beaucoup de jeunes. Trop élevées, elles s'ajoutent aux loyers qui s'envolent. Cela explique aussi que les entreprises ont tendance à restructurer plutôt qu'à embaucher.»
«Gagner en flexibilité»
» Christophe de Margerie, PDG de Total
«Il n'y aura pas de relance miracle de l'économie en France. Il faut, comme l'a dit le premier ministre, poursuivre courageusement les réformes structurelles. La priorité des priorités, c'est la flexibilité afin que l'économie française et ses entreprises soient capables de réagir en fonction des circonstances, ce qui n'exclut pas la dimension sociale et le dialogue avec les syndicats. Parallèlement, les entreprises doivent continuer à développer leur capacité à aller chercher la croissance là où elle est ; lorsqu'on investit à l'international, le pays d'origine en bénéficie, et somme toute, chacun est gagnant.»
Pour lire la totalité de l’article, consulter Le Figaro.fr du 27 08 08