Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
Pour lancer les débats, je vous propose une réflexion sur les principaux changements intervenus en 1 an depuis les précédentes rencontres de Mulhouse.
L’an dernier à cette époque la crise débutait tout juste. Aujourd’hui, nous commençons à en entrevoir la sortie (entre temps elle a bouleversé nos économies et nos sociétés). De Chine, des Etats-Unis, d’Allemagne viennent des indices qui peuvent nous faire penser que le pire est derrière nous.
En France particulièrement, la sortie de la récession au second trimestre, la croissance qui sera sans doute positive au 3ème, le ralentissement de pertes d’emplois, le maintien de la consommation, la confiance qui s’améliore, montrent que nous sommes sur la bonne voie.
Si les Français souffrent moins que d’autres et si nous sommes dans les premiers à sortir de la récession c’est dû sans doute à notre modèle social, mais aussi certainement aux réponses que Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont rapidement su apporter:
- Soutien immédiat aux banques sous forme de garanties et de prêts…
- Plan de relance centré sur l’investissement productif, soutien aux secteurs en difficulté
- Soutien au pouvoir d’achat des plus défavorisés (suppression des 2 tiers de l’impôt sur le revenu pour la première tranche, augmentation des minima sociaux), généralisation du RSA…
- Poursuite des réformes de structure.
- Et pour le long terme, efforts faits pour persuader les autres pays du G20, réunis sur son initiative, de la nécessité de réformer et de moraliser le capitalisme, d’aller vers un nouvel ordre économique mondial.
Cette politique La Gauche Moderne la soutient… Nous pouvons en débattre, discuter certains points- j’aurais pour ma part souhaité une plus grande participation des plus aisés à l’effort commun - mais je crois pouvoir dire que globalement c’est une politique qui nous convient c’est même une politique que l’on pourrait, sans exagérer, qualifier de sociale libérale. Et qui marche.
Deuxième changement. L’an dernier à cette époque nous étions encore dans l’Amérique de Bush ! L’arrivée d’un Président noir aux Etats-Unis était encore un rêve, c’est aujourd’hui une réalité qui a permis de changer l’image de l’Amérique dans le monde, et ce n’est pas rien. Ira-t-elle plus loin ? Il est encore tôt pour juger de l’apport réel et de l’efficacité de la politique d’Obama…Des doutes peuvent même naître… On peut espérer pourtant qu’elle permettra de réorienter dans un sens positif l’action internationale des E.U. et de mettre en oeuvre des réformes intérieures notamment sociales.
Pour ce qui nous concerne directement, cela nous a permis de réorienter notre politique extérieure, ou du moins, car elle avait déjà évolué, de légitimer, de faciliter cette nouvelle politique étrangère.
Sarkozy a remis la France dans le jeu international, dont la politique étriquée et frileuse de Chirac/ Villepin l’avait fait sortir ; il a repris des relations apaisées avec les E.U, coopérant avec eux pour lutter contre les crises internationales ( Iran, Palestine…) et contre le terrorisme. Notre retour dans le commandement intégré de l’OTAN nous permet d’être là où les décisions se prennent et d’y participer.
Cette politique extérieure nous convient, on peut discuter de quelques détails mais globalement elle nous convient, surtout si on y ajoute l’action européenne.
Et c’est le 3ème changement. Entre l’an dernier et aujourd’hui, l’Europe a changé :
- le traité de Lisbonne paraissait « enterré » par le non Irlandais, le nouveau vote prévu en octobre sera selon toute vraisemblance positif…
- L’Europe dormait, était désunie, pesait de moins en moins dans le monde …la présidence française lui a redonné des couleurs, un visage et une volonté. A cette occasion, et lors des élections européennes, Nicolas Sarkozy a défendu et incarné une Europe qui agit et qui protège. C’est une politique que l’on peut facilement faire nôtre.
Globalement, j'ai un regret : que nous ne nous soyons pas assez exprimés sur toutes ces politiques : pour affirmer et expliquer notre soutien, pour faire part parfois de nos réserves, pour faire des propositions. Nous devons le faire davantage dans l’année qui vient.
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En conclusion de ce rapide tour d’horizon, permettez-moi d’évoquer un dernier changement qui nous touche, même s’il n'a pas vraiment bouleversé le monde.
L’an dernier à cette époque La Gauche Moderne, si elle se manifestait déjà, n’existait pas encore officiellement, puisque c’est au Congrès de Suresnes des 29 et 30 novembre qu’elle a été fondée. Aujourd’hui, grâce à notre action, grâce au travail de tous, de chaque fédération – ou presque- La Gauche Moderne est un vrai parti politique, un parti qui s’exprime, un parti qui commence à compter.
Il compte dans le débat politique, il compte par l’action ministérielle de son Président, Il a compté lors des élections européennes où sa présence sur les listes de la majorité, la participation active de ses militants et de Jean-Marie Bockel à la campagne, ont joué un rôle dans la victoire de la majorité (Nicolas Sarkozy l’a noté) et nous ont permis de voir élire deux députées Européennes.
Ce qui montre, par parenthèse, que l’ouverture ça marche et il est logique qu’elle ait lieu à droite comme à gauche, à partir du moment où tous acceptent clairement le projet présidentiel, et s’engagent sur cette base. C’est le cas.
Pour les régionales, si Jean-Marie Bockel négocie aussi bien avec l’UMP, si nous choisissons de bons candidats et si nous participons fortement à la campagne, le succès devrait suivre.
C’est pourquoi, je suis sûr, lorsque nous nous retrouverons ici, en septembre 2010, pour les 3èmes rencontres de Mulhouse, que nous pourrons applaudir à cette tribune aux côtés de notre Ministre Président Jean-Marie Bockel, de notre Sénateur Daniel Marsin, de nos députées européennes Marielle Gallo et Michèle Striffler, 20, 25, 30 ou plus encore de conseillers régionaux Gauche Moderne…
Marc d’Héré