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Hervé Morin ironise sur la stratégie de Bayrou


Propos recueillis par Jean-Baptiste Garat, pour Le Figaro du 26 08
...

INTERVIEW - Pour le ministre de la Défense, une candidature centriste à la présidentielle «a tout son sens».

LE FIGARO. Le Nouveau Centre a-t-il encore une spécificité dans la majorité ?

Hervé MORIN. Nous avons construit le Nouveau Centre à partir d'une idée simple : faire renaître l'UDF et ses valeurs abandonnées par François Bayrou entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007. Aujourd'hui, le passage à gauche du MoDem valide notre démarche. Forts de nos 11 000 adhérents, de nos 2000 élus locaux, de notre groupe parlementaire à l'Assemblée, de nos sénateurs et de nos députés européens, nous sommes le troisième parti de France.


Un changement de nom et de logo est-il toujours d'actualité ?

Au-delà de la question du nom, pour moi, une chose est claire : le Nouveau Centre, c'est l'UDF d'aujourd'hui. J'entends bien faire en sorte qu'il incarne, au sein de la majorité, les valeurs de notre famille du centre et du centre droit qui a toujours existé depuis le XIXe siècle. Je défie quiconque de revendiquer l'usage du nom UDF et son héritage !


Que vous inspirent les tractations entre la gauche et le MoDem ?

Entendre, l'année du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, Marielle de Sarnez, l'ancienne collaboratrice de Valéry Giscard d'Estaing, annoncer au côté de Robert Hue qu'ils ont plus de choses en commun que de choses qui les opposent est tout simplement sidérant. Quel tandem ! Les électeurs centristes qui ont voté MoDem apprécieront d'apprendre qu'ils ont tellement de choses en commun avec le Parti communiste. Imaginez-vous Valéry Giscard d'Estaing et Georges Marchais travaillant ensemble sur un programme commun ? Personne ne se pose la question de la cohérence de la politique qu'ils mettraient en œuvre ensemble ! Le centre porte des valeurs qui l'inscrivent dans la grande famille libérale et sociale. Tout autre positionnement est voué à l'échec. Je l'avais expliqué en 2007 à François Bayrou, quand il a dit non à Nicolas Sarkozy sans dire oui à Ségolène Royal. Deux ans plus tard, les faits me donnent raison.


Quel bilan tirez-vous des européennes ?

Au regard du score de la majorité, bien au-delà de nos espérances, on pourrait considérer aujourd'hui que l'on méritait davantage d'élus centristes. Mais quand nous avons construit les listes à partir d'estimations qui donnaient entre 15 et 18 députés à la majorité, la répartition nous paraissait équitable. Je suis très fier que le plus jeune député européen, Damien Abad, soit issu du Nouveau Centre.


Le départ du gouvernement d'André Santini, élu du Nouveau Centre, n'a pas été compensé…

La force du Nouveau Centre ne se mesure pas uniquement au nombre de portefeuilles ministériels, même si c'est important pour un parti de gouvernement. Il est tout aussi important de développer le nombre de nos élus locaux et de nos militants pour faire vivre nos valeurs au plus près des Français.


Et donc de présenter vos propres listes aux régionales ?

Notre priorité est de battre la gauche et de placer en situation de responsabilités les femmes et les hommes qui incarneront le Nouveau Centre dans les combats futurs. Nous avons déjà désigné nos chefs de file. Dans le même temps, nous discutons avec nos partenaires de la majorité. Nous prendrons notre décision avant la fin de l'année.


Que pensez-vous de l'entrée de Philippe de Villiers au comité de liaison de la majorité ?

Il a toujours existé au sein de la droite française un courant traditionaliste qu'incarne Philippe de Villiers. Au lendemain de l'échec de Libertas aux élections européennes, c'est Philippe de Villiers qui nous rejoint et non l'inverse.


Faut-il organiser une primaire à droite pour la présidentielle de 2012 ?

Sous la Ve République, les primaires, c'est le premier tour. La présidentielle est la pierre angulaire de la vie politique et sera donc une étape décisive pour le Nouveau Centre. À mes yeux, l'hypothèse d'un candidat incarnant les valeurs du centre, c'est-à-dire un humanisme moderne, une société réconciliée et la défense des libertés, a tout son sens.

Hervé Morin, interrogé par Le Figaro

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M
<br /> Philippe Vigier, député du Nouveau centre (NC), a dénoncé aujourd'hui les propos de Marielle de Sarnez, évoquant une possible alliance du Mouvement démocrate avec la gauche au second tour des<br /> régionales, en jugeant que le MoDem "prenait ses distances avec le centre" et passait "l'arme à gauche".<br /> <br /> Invitée lundi soir de l'émission "Mots croisés" sur France 2, Mme de Sarnez, vice-présidente du MoDem, a évoqué deux possibilités pour son parti au second tour des régionales : "soit rester<br /> indépendant" s'il atteint les 10% qui lui permettent de se maintenir, soit passer éventuellement des alliances avec des présidents de région de gauche, "en fonction des projets, des propositions,<br /> du contenu".<br /> <br /> "En annonçant par la voix de Marielle de Sarnez des alliances systématiques avec la gauche, le Modem prend définitivement ses distances avec le centre", écrit dans un communiqué Philippe Vigier,<br /> député d'Eure-et-Loir et porte-parole du NC.<br /> AFP<br /> <br /> <br />
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C
<br /> @Elie Arié<br /> <br /> Quelle idéologie permet à un groupe de se situer sans relativité aux autres?<br /> <br /> Votre référence aux SS me fait froid dans le dos.<br /> Dans les totalitarismes, il y a un partage des rôles dans l'horreur. Les allemands ont élu Hitler. Il ne leur a pas proposé de choisir entre les SS et les SA. Ni d'un CS...Les SS et les SA étaient<br /> les acteurs opérationnels zélés du projet totalitaire choisi et des horreurs qui le fondent.<br /> <br /> Quel que soit le positionnement d'un parti politique, il est relatif aux autres partis existants. Mais ce débat est spécifique aux états démocratiques.<br /> Re-définir les limites de chaque groupe est très légitimement une question permanente dans les pays démocratiques.<br /> Il en est de même des différentes formes d'alliances.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> Elie Arié se complait dans la caricature et l'exagération!<br /> <br /> <br />
M
<br /> Dix membres de la section MoDem de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), dont son président, ont annoncé leur démission du parti de François Bayrou jeudi, suivant l'exemple d'autres villes du<br /> département ces dernières semaines.<br /> <br /> "Nous croyons toujours aux valeurs fondatrices du Mouvement démocrate, mais nous sommes aujourd'hui obligés de constater l'impasse dans laquelle nous ont menés les erreurs stratégiques, la carence<br /> de direction de notre mouvement, les entorses répétées à notre démocratie interne et l'irrespect des militants", écrivent les dix responsables de la section neuilléenne dans leur lettre transmise à<br /> l'AFP.<br /> <br /> Récemment, des départs collectifs similaires avaient eu lieu dans les sections de Rueil-Malmaison et d'Antony, a-t-on appris auprès des démissionnaires.<br /> Entre fin janvier et début février, c'est Antoine Dupin, alors président du MoDem dans les Hauts-de-Seine, et deux vice-présidents, qui avaient claqué la porte, en protestant contre la composition<br /> de la liste départementale pour l'élection régionale d'Ile-de-France.<br /> AFP<br /> <br /> <br />
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E
Mais oui; je suppose qu'en Allemagne, avant la "Nuit des Longs Couteaux", entre les SS et les SA il devait il y avoir des S-Centristes.
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E
Le propre d'un Centre est qu'il ne peut pas se définir par lui-même.
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M
<br /> <br /> Intéressant!<br /> <br /> <br /> <br />