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Le gouvernement modère les ambitions de la taxe carbonne

Benjamin Ferran, Le figaro.fr du 28 08 09...

Un niveau de 15 euros la tonne de CO2 serait «un bon chiffre», selon Christine Lagarde. C'est moitié moins que les recommandations de Michel Rocard, auteur d'un rapport sur le sujet.

La taxe carbone entrera bien en vigueur l'an prochain. Mardi, le secrétaire d'Etat au Budget Eric Woerth a annoncé que ce mécanisme serait inscrit dans la loi de Finances 2010. Mais alors que Michel Rocard avait recommandé de taxer la tonne de CO2 à hauteur de 32 euros dans un rapport remis au gouvernement fin juillet, un niveau «inférieur» devrait finalement être privilégié. Les calculs actuels dans les ministères portent ainsi sur une fourchette de 14 à 20 euros, soit moitié moins, a indiqué Chantal Jouanno mardi. Et 15 euros «paraît un bon chiffre», a précisé Christine Lagarde, ministre de l'Economie, mercredi matin.


Ces querelles de chiffres cachent une réalité très concrète. Plus le montant de la contribution climat énergie est élevé, plus les répercussions seront importantes pour les Français. Un niveau de 15 euros la tonne est ainsi susceptible de renchérir de 3 centimes le prix du litre de sans plomb. A 32 euros, il faudra compter sur une hausse de 7 ou 8 centimes. Entre les taxes sur l'essence et les autres énergies fossiles (gaz, fioul ou charbon) fortement émettrices de gaz à effet de serre, ce taux devait conduire à une taxe moyenne de 300 euros pour la moitié des foyers.

Or, le gouvernement redoute l'effet que pourrait avoir un tel prélèvement. «On n'est pas là pour remplir les caisses de l'Etat. L'idée, c'est la pédagogie, on n'est pas là pour matraquer les Français», a assuré la secrétaire d'Etat, qui répète depuis plusieurs mois que cette taxe d'un genre nouveau, qui suscite de vives réticences chez les associations de consommateurs, «ne passera pas en force». La semaine dernière, Claude Allègre, ancien ministre socialiste, avait qualifié la taxe «d'initiative catastrophique, inutile climatiquement, injuste socialement, nuisible économiquement».

 

Incertitudes sur la redistribution

 

Les plus fervents partisans de la taxe carbone estiment au contraire qu'un niveau trop bas, plus facile à faire passer politiquement, risquerait de faire perdre à cette taxe sa vertu pédagogique, et donc sa raison d'être. La contribution climat énergie doit en effet inciter les Français à se tourner vers des énergies moins polluantes, non taxées. Avec un niveau de départ trop bas, la crédibilité serait «incertaine», expliquait le rapport de Michel Rocard, car il serait plus difficile d'atteindre les 100 euros préconisés en 2030. Dès lors, certains experts recommandaient même de débuter à un niveau de 45 euros.


Le montant n'est du reste pas le seul sujet de discorde, sur lequel l'arbitrage de François Fillon et Nicolas Sarkozy est attendu. «Plutôt que de parler du taux, on voudrait parler de la redistribution», explique Arnaud Gossement, porte-parole de fédération France nature environnement (FNE). En juillet, le gouvernement avait indiqué que les 8 milliards d'euros récoltés auprès des ménages seraient «strictement compensés». Mais la nature et les bénéficiaires de la compensation sont encore flous, alors que le projet de loi de Finances doit être présenté fin septembre en Conseil des ministres. Un chèque vert envoyé aux ménages ne serait «pas la meilleure idée», a encore indiqué Christine Lagarde.

Benjamin Ferran
Lefigaro.fr

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M
Le Bureau national du PS a apporté à "la quasi-unanimité" mardi soir son soutien à la proposition socialiste d'une "contribution climat énergie", a affirmé à l'AFP Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l'Environnement. "Un long débat a eu lieu au bureau national" à ce sujet, et à son issue, tous les intervenants "ont dit oui à une contribution climat énergie", à l'exception de la députée Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, qui s'est dit "en désaccord", a souligné Laurence Rossignol.Lepoint.fr
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J
Je dois être un peu idiot, mais je ne vois où est la pédagogie dans le fait d'instituer une taxe. J'en ai, personnellement, par dessus la tête de toujours passer à la caisse pour n'importe quoi... Donc, NON À LA TAXE CARBONE (que j'ai d'ailleurs renommée taxe Cambronne)
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M
<br /> Attendons de voir précisement QUI devra payer. L'idée que ceux qui polluent payent ne me paraît pas illogique ou injuste. Ne nous précipitons pas dans la critique systématique!<br /> <br /> <br />
M
Daniel Cohn-Bendit (Europe-écologie) a qualifié aujourd'hui de "ridicule" et "aberrant" le point de vue de Ségolène Royal sur le projet de taxe carbone, qualifiée vendredi par la présidente PS de Poitou-Charentes d'"impôt injuste"."Elle est à l'est avec ce qu'elle a dit !", a lancé le leader d'Europe-écologie sur Europe 1. "Ce qu'elle a dit est complètement ridicule, absolument ridicule".Il a averti que cela pourrait être un obstacle à une participation de son camp aux primaires: "si voter pour les primaires c'est dire: la contribution climat-énergie, on n'en veut pas, c'est complètement idiot, on ne peut pas y participer", car "nous croyons que la fiscalité écologique est une nécessité, une urgence", a poursuivi M. Cohn-Bendit."C'est Ségolène Royal qui pendant toute la campagne électorale nous a dit: l'ordre juste, avec les punitions nécessaires et qui aujourd'hui, se fait le chantre d'un néo-libéralisme du comportement ! C'est aberrant. Il faut une réglementation", a-t-il poursuivi.Enumérant les initiatives de fiscalité écologique dans le monde entier, il a ajouté: "la présidente de Poitou-Charentes, elle seule, avec Claude Allègre - voilà une alliance révolutionnaire maintenant - dit : ça, c'est contre le peuple"... "C'est de la mauvaise politique", selon Daniel Cohn-Bendit.AFP
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M
L'effort de recherche dans les énergies renouvelables est en train d'égaler celui en faveur du nucléaire, a déclaré la secrétaire d'Etat à l'Ecologie vendredi dans les Pyrénées-orientales en soulignant que le gouvernement accordait une "priorité au solaire". AFP
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M
La secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot s'en est vivement prise à Ségolène Royal, sans la nommer, pour avoir critiqué la taxe carbone et demandé vendredi au gouvernement de renoncer" à cette taxe "absurde" et "injuste". Invitée de l'université d'été du PS à La Rochelle, Cécile Duflot a estimé que "toutes celles et tous ceux qui s'aventurent à critiquer dans son principe et dans ses fondements la fiscalité écologique ne sont que des démagogues face au mur de la réalité".A.P.
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