Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

Publicité

Bayrou, l'erreur de trop (2)

Je me permets de rappeler cet article publié en septembre 2008...

Après avoir publié le 1er septembre un article qui annonçait 3 mois à l'avance l'élection de Martine Aubry à la tête du PS (tout le monde ne parlait que de Royal et de Delanoë),
http://marcdhere.over-blog.com/article-22422156.html

j'avais le 9 septembre annoncé et expliqué les futures défaites de Bayrou, notamment aux Européennes
...


François Bayrou vient de remporter un beau succès médiatique, lors de l’université d’été du MoDem, mais il a sans doute commis une erreur qui devrait lui coûter assez cher dans les mois qui viennent (les réactions de l’électorat sont souvent lentes) et sans doute aux prochaines élections européennes et régionales.


Globalement, il a fait du Bayrou : critiques démagogiques et mesquines souvent à caractère personnel, camouflage du vide de ses propositions sous des formules habiles et, reconnaissons le, assez percutantes, évocation satisfaite du  destin qui l’attend dont il veut se persuader et persuader, au delà de Marielle de Sarnez et de Corinne Lepage, qu’il est national….Mais cela, ne lui a, jusqu’ici, pas  nui, cela ne lasse pas encore le public et les médias en redemandent, il est donc naturel qu’il continue.


L’erreur c’est d’avoir clairement annoncé son opposition absolue et sur des bases « de gauche »  à Nicolas Sarkozy et au gouvernement, et d’appeler pour battre Sarkozy en 2012 à une alliance avec le Parti socialiste.

 

François Bayrou de gauche, évidemment cela en  fait sourire plus d’un, mais cette posture ne peut que troubler un électorat qui, à la différence des militants, est demeuré pour une grande part de droite ou de centre droit. Tous les sondages montrent que l’électorat de Bayrou, qui ressemble encore beaucoup à celui de l’ancienne UDF, traditionaliste, libéral et social, aura du mal à avaler cet abandon du centre par Bayrou  et ce choix délibéré d’opposition sans nuances au Président et à la majorité présidentielle. 

La réaction sera lente, sans doute, car les difficultés économiques provisoires, conduisent certains de ses électeurs à un agacement, à des impatiences, voire au rejet de certaines mesures, …mais c’est conjoncturel et les électeurs du MoDem,  reviendront à la majorité présidentielle (dans la mesure où ils l’ont abandonné ce qui n’est pas le cas de tous, loin de là), quand la situation s’améliorera et que les imprécations de Bayrou sur le thème populiste «  la République est  en danger » auront montré leur ridicule.  La plupart ont soutenu un Bayrou, qui disait « ni à  droite ni à gauche », « on soutient quand c’est bien, on s’oppose quand il le faut » et non pas, on s’oppose sur tout, on attaque sur tous les plans le Président, et on choisit la gauche ! Et, en effet la réaction sera d’autant plus forte de la part de ces électeurs que cette opposition de Bayrou se veut sur des bases prétendument de gauche et qu’il  veut s’allier (sans le moindre petit accord programmatique) à un Parti socialiste rejeté,  dans le seul but de  battre l’union de la droite,  du centre, et de la gauche moderne qui forme la majorité présidentielle. Il y aura, à n’en pas douter, après les flonflons de la fête, incompréhension, malaise puis rejet. Le temps fera son office….

 

Perdant la plus grande part de ses électeurs de droite et du centre droit, il ne gagnera pas grand-chose à gauche. Le Parti socialiste a beau être en décrépitude, il sait bien que Bayrou ne souhaite se rapprocher de lui que pour aiguiser à court terme ses divisions internes et à plus long terme, pour l’utiliser au profit de son ambition, ou plus précisément, de son obsession présidentielle. Il faut avoir la naïveté ( ?) d’un Peillon, l’inconséquence de Royal, pour souhaiter une alliance avec Bayrou. Sauf pour quelques élections locales, où les  voix du MoDem seront toujours bonnes à prendre si nécessaire, le parti socialiste refusera cette demande d’alliance et saura facilement  convaincre ses militants et ses électeurs de sa nocivité ne serait-ce qu’en mettant en évidence le caractère inconstant, peu fiable, et fondamentalement de droite de Bayrou.

 

Bayrou,  à la fois trop sûr de lui (son populisme plait beaucoup aux médias), et voulant rompre sa solitude politique, change encore de stratégie ou plutôt de tactique, mais cette fois-ci il semble qu’il soit allé trop loin…Il va tout faire pour essayer de « rattraper » le coup (Marielle de Sarnez a commencé dès lundi)…mais je doute qu’il y parvienne. C’est sans doute l’erreur de trop.

 

Marc d’Héré 
Le 9 septembre 2008 


Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
<br /> Pourquoi ne parlez-vous pas aussi des couacs au sein de la majorité présidentielle ? le clip des jeunes de l'UMP, la cas Rachida Dati, les réserves de Rama Yade, les critiques de Fadela Amara<br /> envers les expulsions des afghans ? etc...<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> Il y a tant d'autres sujets que je trouve plus intéressants...Et ceux que vous évoquez ne sont d'ailleurs en rien des couacs (!), mais des évènements normaux et plutôt sains dans une majorité<br /> diverse et libre....Libre!<br /> <br /> <br />
M
<br /> Une vingtaine d'élus et de cadres du MoDem de la Loire ont démissionné du parti mardi, après des différends internes ayant abouti à la suspension de quatre cadres qui avaient critiqué dans la<br /> presse le manque de démocratie au sein du parti, ont annoncé les démissionnaires.<br /> <br /> Deux vice-présidents sur cinq du Modem Loire, le président des Jeunes démocrates de la Loire et le délégué de la section de Feurs, avaient dénoncé début novembre dans le journal régional Le Progrès<br /> le manque de démocratie interne, et l'éventualité d'une alliance avec la gauche au second tour.<br /> <br /> "Si on veut rester fidèles à nos statuts, le Modem devrait conduire des listes autonomes. Et aux deux tours" avait estimé l'un d'eux.<br /> "Les militants et nous, responsables dans ce parti, nous ne sommes pas entendus, ni même consultés d'ailleurs, pas toujours informés des décisions", avait déploré une autre, critiquant la gestion<br /> de Gilles Artigues, président du Modem 42.<br /> <br /> AFP<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, a estimé aujourd'hui que la proposition faite par la socialiste Ségolène Royal au MoDem - 5 places éligibles dans une alliance de premier tour en<br /> Poitou-Charentes - réduisait le parti centriste au rang de "supplétif". "François Bayrou a fait la proposition" d'un arc central pour l'alternance "dans l'espoir dans être le leader", a observé<br /> Dominique Paillé sur RTL. La "contre-proposition" de Ségolène Royal "réduit le MoDem au rang de supplétif".<br /> <br /> "Le débat que cette proposition va relancer au sein du PS, n'est pas près d'aboutir", a estimé le responsable UMP. "On est dans la cacophonie la plus totale entre le PS, ses anciens alliés de<br /> gauche et le MoDem. Des électeurs comprendront bien qu'à ce jeu tactique que les uns et les autres nourrissent uniquement pour leurs ambitions personnelles, ils n'ont rien à gagner".<br /> <br /> "Nous n'avons pas besoin de faire des propositions au MoDem", a poursuivi le porte-parole. "Ceux à qui nous nous adressons, ce sont les quelques électeurs qui restent" au MoDem, "pour qu'ils<br /> comprennent que lorsqu'ils ont fait le choix de ce parti, ils avaient fait le choix du centre de la droite et qu'aujourd'hui François Bayrou, jour après jour, pour assouvir ses ambitions, les<br /> conduit à gauche". Selon Dominique Paillé, l'ex-candidate PS à l'Elysée a fait sa proposition "pour embarrasser tout le monde".<br /> <br /> AFP<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> Le ministre de la Relance Patrick Devedjian a estimé aujourd'hui que l'offre d'alliance faite par Ségolène Royal au MoDem pour le premier tour des élections régionales en Poitou-Charentes était<br /> "surtout un risque pour la gauche".<br /> <br /> "Je pense que c'est surtout un risque pour la gauche parce que quand François Bayrou arrive quelque part, la zizanie, immanquablement se déclenche", a observé Patrick Devedjian, qui était l'invité<br /> d'Europe-1.<br /> <br /> "Pour nous, c'est plutôt une chance de voir François Bayrou adopté par la gauche, c'est le gage de beaucoup de difficultés pour elle", a-t-il ironisé. "Il est plutôt destiné à se faire plumer,<br /> François Bayrou, parce que ce la gauche souhaite, c'est lui prendre ses voix, et pas lui en donner."<br /> <br /> Pour Patrick Devedjian, le patron du Modem "est tellement aveuglé par son antagonisme personnel contre le président de la République qu'il est très peu conscient de ses intérêts". De fait, "les<br /> difficultés qu'il a créées à l'intérieur de notre majorité, il va les créer à l'intérieur de l'opposition", a encore prédit le ministre de la Relance.<br /> A.P.<br /> <br /> <br />
Répondre