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Face à la crise, il ne faut pas se payer de mots


Editorial de Jean-Marie Bockel dans la dernière news letter de La Gauche Moderne...

La crise, d’abord boursière, puis financière, touche maintenant l’économie réelle. C’est le niveau d’activité des entreprises qui recule, c’est le chômage partiel et les pertes d’emploi qui se multiplient, alors que piétine la consommation des familles.

Face à cette réalité, une crise principalement apparue aux Etats-Unis, mais qui touche aujourd’hui le monde entier, le gouvernement développe un ensemble de mesures cohérentes qui permettent à notre pays d’être, aujourd’hui, moins violemment touché que nombre d’autres.

Ainsi la France est le pays au monde qui a le plus fort montant de transferts sociaux : 531 milliards d’Euro seront cette année versés par les dispositifs divers de solidarité nationale à nos concitoyens. C’est presque 75% du volume du plan de relance présenté par le président Obama aux USA.

C’est pour cette raison que le plan de relance français est centré sur l’investissement, car la partie d’aide directe au pouvoir d’achat, si nécessaire à certains autres états, est déjà présente dans notre système de solidarité et de transferts.

D’ailleurs, les chiffres connus le prouvent, pour prendre l’exemple des ventes de voitures neuves, si elles reculent en France de 13,1%, c’est de 32% en Italie et au Japon, plus de 45% en Grande-Bretagne et près de 49% en Espagne.

Nous avons dit combien ce système de transferts sociaux et ses mécanismes, nécessitent d’être profondément réformés, comment il ne mettent pas la priorité au bon endroit, comment souvent, ils sont peu efficaces au regard de leur coût. Il faut impérativement faire ces réformes nécessaires, qui rendront plus performant notre système. Il faut les faire pendant le temps de la crise, pour que nous soyons dans les meilleures conditions pour saisir pleinement la reprise qui viendra.

Mais il reste que la taille de ce système de transferts sociaux, caractéristique de la particularité française, garantit la présence d’une demande solvable dans la population, même si elle n’est pas répartie de manière optimale.

La réforme juste, que La Gauche Moderne a inscrite sur son drapeau, consiste à faire mieux, ce que l’on fait aujourd’hui moins bien. On se rendra compte qu’en le faisant mieux on le fera aussi pour un coût moindre.

Ce qui rend si couteux nos systèmes sociaux, nos hôpitaux, ou notre système éducatif, par exemple, ce sont leurs dysfonctionnements, pas leurs réussites. C’est le même phénomène qui les rend moins efficace. La réforme juste, cela consiste à se préoccuper d’abord de faire mieux. Et pour cela, mobiliser toutes les énergies, celles des acteurs, celles des utilisateurs, celles des bénéficiaires de ces services, pour partager équitablement les efforts, en pleine connaissance de cause, en pleine responsabilité.

En faisant mieux on se rendra compte qu’on fait aussi des économies. C’est ce processus gagnant-gagnant qui reste au cœur de notre projet et des propositions que nous faisons au gouvernement que nous soutenons, à la majorité dont nous sommes pleinement partie prenante.

Face à nous, que voyons nous ? La gauche traditionnelle, dans toutes ses variantes, agite les mots, sans chercher la cohérence de l’action. Les partis de l’opposition ont tous choisi de se payer de mots, chacun à sa manière. De Martine Aubry à Olivier Besancenot, c’est « y’a qu’à », « faut qu’on ».
C’est Olivier Besancenot qui donne le ton : il faudrait interdire tout licenciement par exemple – comme si on pouvait interdire la crise par décret —, et les autres partis suivent, chacun en mode dégradé de son voisin, mais tous, aussi peu en prise sur la réalité. Lançant des propositions qui sont faites pour agiter, mais pas pour agir. Pour s’opposer par principe, le Parti socialiste n’hésite pas à fédérer tous les conservatismes pour s’opposer aux réformes, comme sur le terrain de l’hôpital public.

S'il faut se désoler de cette surenchère rhétorique du Parti socialiste, il faut constater aussi la cécité et l'intransigeance dont le MEDEF a fait preuve récemment, nourrissant ces discours.


Le Président de la République a souhaité que puisse s'engager un véritable débat sur le partage de la valeur ajoutée dans notre pays. Si les PME-PMI, qui constituent le creuset de l'innovation et de l'emploi, témoignent bien souvent d'une répartition équitable entre capital et travail, il n'en va pas de même dans les grandes entreprises cotées. Leur management qui est souvent vécu comme brutal, tant par les salariés que par les fournisseurs et sous-traitants, demeure durablement convaincu qu’il faut servir aux actionnaires de substantiels dividendes, au détri-ment de l'investissement et de la rémunération correcte du travail. Cette question ne pourra rester tabou.

La Gauche Moderne a choisi la voie de l’action. Il faut que dans cette crise, nos concitoyens voient le cap qui est fixé pour retrouver la croissance et construire une société rénovée, dans laquelle chacun trouve sa place à la mesure des efforts qu’il fournit pour la collectivité. C’est le sens de notre action et de notre réflexion.

Nous travaillons pour nos concitoyens, nous agissons au sein de la majorité, au gouvernement, avec le Président. Ce que nous faisons, on peut en juger sur pièces. C’est notre force.

Jean-Marie Bockel

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M
A dix jours du sommet du G20 à Londres, François Fillon s'est employé lundi, au premier jour de son déplacement express aux Etats-Unis, à convaincre Washington du besoin d'une régulation financière plus forte pour sortir durablement de la crise.<br /> <br /> La question, selon le Premier ministre français, n'est plus à l'ampleur des plans de relance.<br /> <br /> L'Europe a fait le maximum en la matière, a-t-il soutenu, rappelant que les dispositifs mis en oeuvre par les 27 représentent 400 milliards d'euros, soit 3,3% du PIB global, notamment via les prestations sociales (indemnités chômage...) qui n'existent pas ou peu aux Etats-Unis.<br /> <br /> Une manière pour M. Fillon de répondre à nouveau par une fin de non recevoir aux Américains et au Fonds monétaire international qui poussent les Européens à doper leurs mesures de soutien de l'économie.<br /> <br /> "Nous n'avons pas intérêt à créer une bulle de dette publique", a-t-il martelé, fidèle à une ligne d'orthodoxie budgétaire, alors qu'en 2009 le déficit public atteindra en France un record avec 100 milliards d'euros, notamment du fait des 26 milliards débloqués en décembre pour l'investissement.<br /> <br /> Lepoint.fr
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E
J'accepte très mal l'idée selon laquelle on serait en train de "moraliser le capitalisme".<br /> <br /> On a envahi l' Irak, mais, face à la puissance de feu des îles Caïman, on est désarmés...
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M
<br /> N'importe quoi, Elie...<br /> <br /> Quel dommage que tu sois toujours aussi négatif,  et aigri...refusant même de voir la réalité quand elle pourrait avoir un  petit côté positif...<br /> <br /> <br />
E
Encore un élément qui montre à quel point les militants de type "Marc d' Héré" se trompent ou plutôt veulent nous tromper....<br /> <br /> Puisque Christine Lagarde commence à s'attaquer à un problème (pour l'instant, elle ne fait que "demander", et aux seuls dirigeants de la SG...), c'est que ce problème existe bel et bien.
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M
<br /> Alors là tu fais fort!<br /> <br /> Tu prétends d'abord, en gros,  que rien n'est fait pour "moraliser" et que les vrais héros aujourd'hui sont les Madoff qui réussissent. Je te démontre en citant de nombreux exemples qu'au<br /> contraire il y a bien tentative de lutter pour cette moralisation...Tu ne réponds évidemment pas.<br /> <br /> Et puis j'ajoute l'exemple récent de Christine Lagarde et des stock options de la Soc Gen et tu en tires la concluson que je trompe les gens puisqu'il y a un problème! Bien évidemment qu'il y a un<br /> problème, la crise est assez visible. Mais que ce soit aux E.U. ou en Europe et particulièrement en France on réagit (un peu, on pourrait faire encore plus, mais on réagit dans le bon sens).<br /> <br /> Et puis pour finir tu prétends que Christine Lagarde ne fait que demander: non, elle obtient l'abandon de ces stock options...<br /> <br /> Pas de chance Elie!<br /> <br /> <br />
M
Encore un élément qui montre à quel point les militants de type "Arié" se trompent ou plutôt veulent nous tromper....<br /> <br /> Christine Lagarde a appelé les dirigeants de la Société générale à renoncer complètement à leurs stock-options, au lieu de se contenter de ne pas les faire valoir tant que la banque sera aidée par l'Etat. "Il serait grand temps que Société générale rime un peu plus avec intérêt général", a lâché la ministre de l'Economie lors du "Grand rendez-vous" sur Europe-1.<br /> <br /> Alors que les dirigeants de la Société générale se sont engagés vendredi à ne pas exercer leurs stock-options tant que la banque sera aidée par l'Etat, Mme Lagarde leur a demandé d'aller plus loin et de renoncer carrément à l'attribution de ces options. "Cela me paraît en l'état actuel des choses un geste responsable. On a changé d'époque, il faut à l'évidence changer de comportement", a-t-elle jugé.<br /> <br /> La ministre de l'Economie a souhaité plus largement une évolution des règles d'attribution des stock-options et des actions gratuites, en concertation avec le patronat. "Il faut qu'on mette ce dossier sur la table et qu'on s'interroge sur la pertinence des stock-options, des actions gratuites, qu'on examine si véritablement c'est efficace et c'est moral dans la situation actuelle", a-t-elle dit.<br /> <br /> A.P.
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E
Il faut reconnaître un mérite au capitalisme moderne, celui d’être passé d’une justification idéologique hypocrite à une franchise cynique.<br /> <br /> Pendant très longtemps, sa justification a été : « Le capitalisme récompense ceux qui ont pris des risques et ont réussi ; ceux qui sont riches méritent de l’être, ceux qui sont pauvres aussi ».<br /> <br /> Avec l’apparition des parachutes dorés, même pour ceux qui ont conduit leurs entreprises à la faillite, le masque est tombé : la récompense financière est déconnecté des résultats, elle reste aussi bien acquise en cas de réussite que d’échec.<br /> <br /> Un degré de plus est franchi aujourd’hui avec l’appel aux contribuables pour financer les échecs : « Il appartient à ceux qui ne sont pas riches de financer la fortune de ceux qui le sont, qu’ils aient réussi ou échoué ».<br /> <br /> C’est mieux quand c’est clair, non ?
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M
<br /> J'ai répondu à ce commentaire, ( voir deux commentaires plus haut) qui reprend sous une autre forme, mais tout aussi erronée tes deux interventions précédentes.<br /> <br /> C'est bien démagogique comme réflexion et manifestement faux...Mais c'est ta manière de faire de la politique, on ne te changera pas!<br /> <br /> <br />
E
Tout est relatif: même si on taxe les bonus des dirigeants qui ont conduit AIG à la faillite de 80%, je me contenterais des 20% restants.<br /> <br /> En somme, la "moralisation du capitalisme" c'est passer de bonus qui enrichissent pour 6 à 7 générations à des bonus qui n'enrichissent que pour 2 générations: les temps sont durs, mais il faudra faire avec.
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M
<br />  Encore une pirouette....<br /> <br /> <br />
E
La situation actuelle est très difficile à accepter, moralement et financièrement: la moins pire des issues immédiates serait la réussite des mesures prises pour tenter de sauver, avec notre argent, ceux qui ont créé cette situation pour s'enrichir .<br /> <br /> Parfois, face à des gangsters qui ont réussi un hold-up avec prise d'otages, on peut être amené à accepter de payer une rançon.C'est "la bourse ou la vie", et, si on tient à la vie...<br /> <br /> Je suis persuadé que, dans les futurs manuels d' Histoire, l'individu emblématique de notre époque sera Madoff, mais un Madoff qui s'en serait bien tiré.
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M
<br /> En fait, je ne crois pas que l'on sauve précisément et totalement ceux qui ont créé cette situation, mais les organisations qui elles sont nécessaires. Madoff sera condamné, d'autres aussi (ou<br /> se sont suicidés...)  des patrons de banque en Europe et aux E.U. ont été virés, certains ont été contraints de renoncer à leur bonus ou seront fortement taxés, des traders sont ruinés ou au<br /> chômage, l'encadrement ou la limitation des salaires des dirigeants est à l'ordre du jour... des contraintes supplémentaires vont s'imposer aux banques et institutions financières. Il y a un début<br /> de sanction des coupables (qui doit c'est vrai s'amplifier) et un essai de moralisation du capitalisme et de la finance.<br /> <br /> Je crois que nous sommes justement dans une période où le héros devient de moins en moins le financier richissime et malhonnête. Le temps des Golden boys, plus ou moins honnêtes, vus comme des<br /> héros est justement passé....<br /> <br /> <br />