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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Diversité, intégration et discrimination positive (2)



Invité le 13 septembre à l'Université d'été du Cercle de la Diversité Républicaine, je vous propose ci-dessous l'essentiel de l' intervention
que j'y ai faite
..Texte déjà publié.


 

......Un mot d’abord pour vous rappeler que La Gauche Moderne est un parti de centre gauche qui soutient Nicolas Sarkozy dans sa politique de réforme, et s’inscrit clairement dans la Majorité présidentielle. A ce titre  nous sommes un exemple vivant de la diversité,  au moins politique, force de gauche au sein d’une majorité principalement constituée de forces de droite et du centre.

 

Oui,  parce qu’elle apporte de nouvelles idées et de  nouveaux talents, parce qu’elle est source de dynamisme et de renouvellement, la diversité   peut être une richesse et une chance pour notre pays et pour ce vieux continent qu’est l’Europe, qui aurait bien tort de se replier sur lui-même, de refuser de s’ouvrir à d’autres populations, d’autres cultures…Cela signifie notamment  que l’Europe et la France  ne doivent pas adopter une attitude fermée vis-à-vis de l’immigration mais qu’elles doivent admettre que celle-ci peut être bénéfique. Cela signifie-t-il que toute immigration doit être acceptée sans limite et sans contrôle ?  Certainement pas, et la conception  française d’une immigration contrôlée, régulée et résultant d’une coopération avec les pays source, est une conception juste, en passe d’être acceptée par l’ensemble de l’Union européenne.

 

Mais, pour pouvoir bénéficier des chances procurées par la diversité due à l’immigration, il faut  que les conditions d’intégration, de vie et de travail de ces nouvelles populations soient garanties : on doit s’assurer que les immigrants ont la possibilité et la  volonté de s’intégrer à la société française et  faire en sorte de créer les conditions pour qu’ils y parviennent.   Cela exige   une lutte sans faiblesse contre les discriminations, (notamment pour le logement et l’emploi) ; la recherche d’une égalité des chances, toujours renouvelée; des efforts pour éviter que ne se créent des ghettos, qui conduisent à un communautarisme qui peut représenter un danger pour la République.

 

 A l’inverse, l’universalisme abstrait de la pensée républicaine française, qui refuse de prendre en considération l’expression des particularismes conduit à l’échec. On ne peut faire comme si le citoyen était seul et nu face à l’Etat, sans autre appartenance qu’à la République.  Il existe, au sein de notre pays des communautés  qui se ressentent ainsi, et au sein desquelles se nouent des liens naturels et s’expriment entraide, compréhension, sentiment de sécurité, qui ne se retrouvent pas ailleurs.   Ces communautés correspondent à  des cultures différentes et l’affirmation de leur égale  dignité doit conduire à leur permettre concrètement de  s’exprimer et de  se manifester, évidemment  dans le respect des principes de la République. Les uns doivent pouvoir exprimer à leur manière, ce qu’ils sont, ce qu’ils croient, d’où ils viennent, et les autres recevoir et accepter ce message fait à la fois de proximité et d’étrangeté. Les uns doivent pouvoir exprimer leur diversité, les autres la comprendre et l’accepter.

 

Une société démocratique sûre de ses valeurs,  ne peut refuser ces réalités diverses, en veillant toutefois à ce  que ces communautés plus ou moins formelles n’enferment pas  les individus dans le cadre et le moule de leurs origines,  dans des règles et des hiérarchies pesantes  et  impossibles à contester. Sans verser dans le communautarisme qui consisterait à ne considérer ces populations que sous cet aspect culturel, religieux  ou ethnique  et à leur reconnaître en tant que tel des droits, on ne peut ignorer leur besoin de partager  leur histoire, leurs usages, leurs nostalgies et leur demander de taire ou d’oublier leurs différences.

On ne peut pas  leur parler de valeurs communes  et d’avenir partagé, si on leur demande d’abandonner leur mémoire, de renoncer à une culture, à certains modes de pensée. Aucune réelle intégration n’est possible  dans la négation ou l’effacement de son identité et de son passé. L’engagement  de tous vers un  même destin collectif, ne peut concerner que des populations assurées de leur présent, informées  et fières de leur passé. Ce destin collectif ne peut s’envisager  que si sont respectées les cultures et  les valeurs, à la condition qu’elles ne soient pas contradictoires  avec la démocratie, le respect des droits de l’homme et la laïcité.  Puisque le sujet est abordé ces jours-ci, disons que c’est seulement dans le cadre d’une laïcité, ouverte et positive, une laïcité comprise comme un espace dédié à la libre expression, et au respect de l’autre, que peut s’épanouir la diversité.

 

 La cohésion sociale, tellement nécessaire n’est pas contradictoire avec la diversité culturelle. Au contraire,  c’est  par  une juste reconnaissance des différences culturelles et de civilisation, par la claire  reconnaissance  des communautés de fait,  que l’on évitera le refuge dans un communautarisme clos et  agressif et donc la fragmentation sociale.

 

Mais, cette valorisation des identités particulières ne peut  se concevoir sans limites. La diversité doit exister dans un cadre d’unité qui la dépasse. Une référence commune est nécessaire, de même qu’une volonté d’adhésion  active à la société d’accueil, une capacité à partager histoire et valeurs, à envisager un avenir commun. Cela exige que le pays d’accueil soit capable de faire naître ce sentiment d’adhésion, qu’il y aide, mais que les arrivants sachent aussi s’y engager. Pourquoi  ne pas reconnaître que l’intégration doit faire appel à la réciprocité, et qu’aux droits répondent des  devoirs. 

 

Je voudrais, pour terminer, élargir mon propos en rappelant que vouloir la diversité c’est accepter et vouloir et aller vers l’épanouissement et la capacité de participation de tous, y compris les plus faibles et les plus vulnérables, c’est faire en sorte que chacun et chacune dans nos villes et nos banlieues, ait, au-delà  d’une égalité de droits juridiques et politiques, une égalité des chances, une « égalité des possibles ». Plus que l’égalité formelle c’est une équité concrète qui est alors nécessaire.

Est-ce l’égalité que de vouloir  la même école et les mêmes moyens pour tous, quand sait que les possesseurs d’un patrimoine culturel et vivant dans un environnement privilégié seront avantagés ? Est-ce égalitaire de laisser chaque individu dans la même situation face à l’emploi quand on sait qu’un  jeune d’origine immigrée aura trois  fois moins de chances d’être embauché qu’un Français dit «  de souche » ?  Est-ce égalitaire d’attribuer les mêmes allocations familiales à des familles aisées et à des  familles défavorisées ?  N’est-il pas plus juste et plus conforme à l’équité, de traiter de manière différenciée, certains quartiers, certaines catégories de population, certains individus surtout, pour leur permettre de combler leur retard ? 

L’égalité –dite républicaine -  pensée à travers le prisme abstrait de l’uniformité et de l’universalité,  est en elle même porteuse d’inégalités et  vouloir traiter de la même manière des situations différentes est en soi porteur d’injustice.  On ne peut poser le principe d’égalité en faisant comme si il n’y avait pas de différences au départ  entre les individus, et que tous, passant  dans le même moule, devaient  en retirer le même profit. Quand une inégalité existe à l’origine, l’égalité de traitement est une manière de prolonger cette inégalité. L’inégalité ne se combat pas par l’égalité. Seule une inégalité compensatrice, une « discrimination positive », traduction malheureuse  de « l’affirmative action » anglo-saxonne, peut  atténuer l’inégalité de départ.

    Il  faut donner plus à ceux qui partent avec  moins, à ceux qui cumulent les handicaps, si l’on veut que tous aient des chances comparables de réussite et d’épanouissement.  A l’école, pour la formation professionnelle, pour l’accès à la culture, pour le logement, pour l’emploi, la mise en œuvre de cette « discrimination positive »  permettra à chacun de retrouver une chance, et à la société française, parce qu’elle favorisera une diversité acceptée, de trouver une véritable cohésion sociale, basée sur l’équité, la solidarité et le respect de l’autre.......

............ 

 

Marc d’Héré

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M
Le président Nicolas Sarkozy veut obliger les classes préparatoires aux grandes écoles à accueillir 30% d'élèves boursiers, selon La Croix à paraître demain.<br /> <br /> Cette disposition, ajoute le quotidien "fait partie d'une batterie de mesures visant à améliorer la représentation des minorités visibles au sein des élites françaises, que ce soit dans la politique, l'éducation, les entreprises, la fonction publique ou les médias", que devait annoncer le chef de l'Etat mercredi devant à l'Ecole polytechnique à Palaiseau (Essonne).<br /> <br /> Interrogé par l'AFP, l'Elysée n'avait pas donné d'indications ce soir sur ce plan.<br /> Selon La Croix, près de 9.000 élèves boursiers sont inscrits cette année en classes préparatoires, ce qui représente 23% des effectifs contre 20% l'an dernier.<br /> <br /> M. Sarkozy devrait aussi fixer une obligation aux partis et dresser un bilan annuel en la matière, au risque de perdre les subventions publiques auxquelles ils ont droit.<br /> <br /> De la même manière, selon La Croix, M. Sarkozy demandera à la fonction publique de donner l'exemple en matière de diversité.<br /> <br /> Source AFP
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M
Un "manifeste pour l'égalité réelle", publié par le Journal du Dimanche, est lancé avec le soutien de Carla Bruni-Sarkozy par divers acteurs publics qui réclament un Grenelle de la diversité, invoquant l'élan créé par la victoire Barack Obama à la présidentielle américaine.<br /> "En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l'empêche d'être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l'ordre qui restent vains et incompris", lit-on dans ce manifeste dont l'initiateur est un enfant d'immigré devenu industriel, Yazid Sabeg.<br /> Intitulé "Oui nous pouvons!", en forme de paraphrase du slogan de campagne de M. Obama "Yes we can !", le manifeste souligne que "l'élection de Barack Obama éclaire par un contraste cruel les manquements de la République française et l'écart qui nous sépare d'un pays dont les citoyens ont su dépasser la question raciale et élire pour président un homme qui se trouve être noir".<br /> "Quelle leçon! Nous autres Français, qui revendiquons notre universalisme pour faire pièce à cette diversité, nous devons bien écouter celle-ci", estiment les signataires du texte.<br /> Se disant "soucieux de la promesse démocratique de notre pays" et "désireux de restaurer une conscience civique authentique", ils réclament la mise en oeuvre effective d'un programme minimal pour l'égalité réelle".<br /> Ils formulent ainsi six demandes: "engager des politiques publiques qui combattent les conséquences sociales des discriminations, systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires, promouvoir des politiques urbaines qui permettent de réaliser la diversité sociale et de peuplement, inciter fortement les employeurs et le premier d'entre eux, l'Etat, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité fondées sur l'obligation de résultat, limiter les mandats électoraux pour forcer le renouvellement du monde politique, soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l'égalité réelle et de la diversité".<br /> Parmi les premiers signataires, on relève les noms de responsables politiques de divers bords, comme Jean-François Copé et Patrick Devedjian (UMP), Dominique Voynet (Verts), Christiane Taubira (PRG), Arnaud Montebourg et Christian Paul (PS) mais aussi des personnalités de la société civile, l'avocat Théo Klein, ou encore l'historien Benjamin Stora, ainsi que le collectif Les Gracques.<br /> Le manifeste bénéficie de l'appui de Carla Bruni-Sarkozy, qui a déclaré au JDD être "d'accord avec le texte" tout en expliquant que son statut d'épouse du président de la République l'avait retenue de le signer.<br /> <br /> AFP<br /> <br /> Bien entendu, je me reconnais tout à fait dans cet appel, et, je crois pouvoir le dire La Gauche Moderne aussi.
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