Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
C’est cette audace qui a fait que nous avons choisi de nous engager dans la politique de réforme de notre pays.
Armés d’une vision claire de ce que sont les priorités et de ce doit être l’action d’une gauche responsable, nous avons choisi de prendre toute notre place dans la majorité.
Bien sûr, nous savons que la tâche est ardue. Bien sûr, nous savons qu’il faudra se heurter à mille routines, mille situations établies, et peut être quelques Bastilles. Mais l’enjeu en vaut la chandelle. Et nous savons que l’apport de nos idées, dans cette majorité, fournira un point de vue supplémentaire, une capacité étendue de conduire ces réformes, dans la justice, dans le partage des efforts, et demain dans le partage des fruits de la réussite.
Armés de ces propositions audacieuses, nous prendrons toute notre part au débat politique.
Ainsi celui qui se développe et entraine de nombreux animateurs de la majorité à tenter de définir un nouvel espace pour le Centre. Nous sommes sensibles aux thèmes qui sont les leurs, à la capacité d’écoute, à la disponibilité au dialogue que montrent ceux qui tentent de mettre sur pied une fédération des Centres. Nous sommes tout à fait prêt à participer à tous les débats qui aborderont, sur le fond, la façon dont peut se développer la sensibilité sociale et libérale dans la société française. Mais nous ne pouvons oublier que notre histoire est ailleurs. Nous sommes issus de la tradition de gauche, et nous considérons être aujourd’hui les meilleurs continuateurs de ce que la gauche non-communiste a été en France. Nous avons notre pensée politique propre, parce que nous avons un angle de vue, un point de vue et une histoire qui remontent loin.
Nous ne pouvons renoncer à être de gauche parce que nous ne pouvons renoncer à faire venir à nous tous ceux, sincères, attachés à l’histoire de la gauche et au monde du travail, qui n’arrivent pas encore a franchir le pas. Mais ils pourront le faire demain
Dans les grands pays européens, la gauche a su se rénover sur des bases voisines de celles que nous proposons. Elle a, à chaque fois avec le génie propre de chaque nation, de chaque tradition, su trouver les voies de la rénovation de ses partis et surtout de la réforme de ces pays. Au Portugal, en Espagne ou en Grande-Bretagne à travers des propositions audacieuses qu’ils ont portés seuls, ou en Allemagne, seuls d’abord, à travers une grande coalition, ensuite. La France ne peut pas échapper à ce mouvement. Nous construisons La Gauche Moderne pour être le catalyseur de cette évolution inéluctable.
Nous avons bon espoir de faire réfléchir les sympathisants et les électeurs de la gauche. Au delà des caricatures, des épouvantails à moineaux, qui ne trompent qu’un temps, nous avons la conviction que nous pourrons démontrer que l’on peut être authentiquement de gauche et donner à Nicolas Sarkozy le crédit de la sincérité de sa volonté de mettre en œuvre la politique de réformes dont notre pays a besoin et qui ne peuvent être différées. Nous montrerons que notre point de vue existe réellement au sein de la majorité, et qu’il est écouté, comme ce fut le cas sur le financement du RSA.
Est-ce ambition excessive ? Est-ce prétention ? pour nous c’est volonté et courage.
Si nous nous engageons dans cette réflexion sur les questions économiques, c’est pour aider le gouvernement à réussir durablement. Parce qu’on n’existe jamais par la seule critique. Bien sur, nous pourrions, chaque mois, faire la liste des questions sur lesquelles nous aurions préféré que tel ou tel aspect de tel ou tel sujet, concerné par une réforme, soit traité autrement, et faire valoir à chaque fois de bons arguments. Nous pourrions. Mais à quoi servirions-nous aux Français. Nos concitoyens savent bien qu’il y a des problèmes et des difficultés. Ils n’attendent pas de nous de tenir impitoyablement à jour la liste de ce qui ne va pas. Ils attendent de nous que nous construisions ce qui permettra que ça aille mieux.
Et combien, à gauche, aujourd’hui, savent, au fond d’eux même, que ce n’est pas ailleurs qu’autour de Nicolas Sarkozy que cela peut être tenté avec une chance sérieuse de succès.
Nous parions qu’ils seront de plus en plus nombreux à se l’avouer. Non que nous nous réjouissions du naufrage dans lequel ses dirigeants entraient le PS. Mais parce que nous sommes des pragmatiques. Et lorsque sonne l’heure de l’urgence, il faut agir. C’est ce que nous faisons, et nous savons que grandit chaque jour l’écho que nous suscitons. Parce que nous répondons à notre manière à une attente d’efficacité sociale à laquelle sont attachés ceux qui se tournent vers la gauche et à laquelle le PS ne répond plus.
Pour les échéances électorales prochaines, je pense aux élections européennes, je pense aux élections régionales, comme tout parti, nous évaluerons, à l’occasion de chaque scrutin ce que devra être notre position et notre présence, dans le cadre de la majorité, mais dans une forme dont nous nous sentons libres et pour laquelle nous ne voulons rien exclure, dans des listes uniques, ou dans des listes indépendantes avec d’autres partenaires de la majorité.
Ces dernières semaines je me suis rendu sur divers points du globe, au Liban, à Djibouti, au Kosovo… A chaque fois on m’a dit tout ce que l’on attendait, tout ce que l’on espérait de l’Europe, principalement au plan de l’économie et de l’avenir des relations internationales. Mais on m’a aussi dit qu’on avait besoin de la France, de ce qu’elle représente par son histoire, par le message qu’elle apporte au monde. Le président de la République le rappelait, rendant hommage aux morts de la Nation dans les combats d’Afghanistan : « la France n’est pas un pays comme les autres ».
Nous devons être à la hauteur des espoirs et des attentes qui se dirigent vers nous, et pas seulement depuis des régions, moins favorisées que les nôtres. Nous nous devons de montrer le visage exemplaire d’une Nation unie pour défendre la liberté, mais aussi unie pour faire progresser la justice sociale. Un pays qui sait que sa performance économique est le prix de son pouvoir de parler et de peser sur le destin du monde. Un pays qui montre par sa capacité à se moderniser dans la cohésion sociale une voie d’espoir pour le progrès. Oui nous sommes fiers de ce que nous faisons au gouvernement de la France. Mais nous savons que les efforts et les batailles sont encore devant nous.