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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Diversité, intégration et discrimination positive

Invité aujourd'hui à l'Université d'été du Cercle de la Diversité Républicaine, je vous propose ci-dessous l'essentiel de l' intervention que j'y ai faite..


 

......Un mot d’abord pour vous rappeler que La Gauche Moderne est un parti de centre gauche qui soutient Nicolas Sarkozy dans sa politique de réforme, et s’inscrit clairement dans la Majorité présidentielle. A ce titre  nous sommes un exemple vivant de la diversité,  au moins politique, force de gauche au sein d’une majorité principalement constituée de forces de droite et du centre.

 

Oui,  parce qu’elle apporte de nouvelles idées et de  nouveaux talents, parce qu’elle est source de dynamisme et de renouvellement, la diversité   peut être une richesse et une chance pour notre pays et pour ce vieux continent qu’est l’Europe, qui aurait bien tort de se replier sur lui-même, de refuser de s’ouvrir à d’autres populations, d’autres cultures…Cela signifie notamment  que l’Europe et la France  ne doivent pas adopter une attitude fermée vis-à-vis de l’immigration mais qu’elles doivent admettre que celle-ci peut être bénéfique. Cela signifie-t-il que toute immigration doit être acceptée sans limite et sans contrôle ?  Certainement pas, et la conception  française d’une immigration contrôlée, régulée et résultant d’une coopération avec les pays source, est une conception juste, en passe d’être acceptée par l’ensemble de l’Union européenne.

 

Mais, pour pouvoir bénéficier des chances procurées par la diversité due à l’immigration, il faut  que les conditions d’intégration, de vie et de travail de ces nouvelles populations soient garanties : on doit s’assurer que les immigrants ont la possibilité et la  volonté de s’intégrer à la société française et  faire en sorte de créer les conditions pour qu’ils y parviennent.   Cela exige   une lutte sans faiblesse contre les discriminations, (notamment pour le logement et l’emploi) ; la recherche d’une égalité des chances, toujours renouvelée; des efforts pour éviter que ne se créent des ghettos, qui conduisent à un communautarisme qui peut représenter un danger pour la République.

 

 A l’inverse, l’universalisme abstrait de la pensée républicaine française, qui refuse de prendre en considération l’expression des particularismes conduit à l’échec. On ne peut faire comme si le citoyen était seul et nu face à l’Etat, sans autre appartenance qu’à la République.  Il existe, au sein de notre pays des communautés  qui se ressentent ainsi, et au sein desquelles se nouent des liens naturels et s’expriment entraide, compréhension, sentiment de sécurité, qui ne se retrouvent pas ailleurs.   Ces communautés correspondent à  des cultures différentes et l’affirmation de leur égale  dignité doit conduire à leur permettre concrètement de  s’exprimer et de  se manifester, évidemment  dans le respect des principes de la République. Les uns doivent pouvoir exprimer à leur manière, ce qu’ils sont, ce qu’ils croient, d’où ils viennent, et les autres recevoir et accepter ce message fait à la fois de proximité et d’étrangeté. Les uns doivent pouvoir exprimer leur diversité, les autres la comprendre et l’accepter.

 

Une société démocratique sûre de ses valeurs,  ne peut refuser ces réalités diverses, en veillant toutefois à ce  que ces communautés plus ou moins formelles n’enferment pas  les individus dans le cadre et le moule de leurs origines,  dans des règles et des hiérarchies pesantes  et  impossibles à contester. Sans verser dans le communautarisme qui consisterait à ne considérer ces populations que sous cet aspect culturel, religieux  ou ethnique  et à leur reconnaître en tant que tel des droits, on ne peut ignorer leur besoin de partager  leur histoire, leurs usages, leurs nostalgies et leur demander de taire ou d’oublier leurs différences.

On ne peut pas  leur parler de valeurs communes  et d’avenir partagé, si on leur demande d’abandonner leur mémoire, de renoncer à une culture, à certains modes de pensée. Aucune réelle intégration n’est possible  dans la négation ou l’effacement de son identité et de son passé. L’engagement  de tous vers un  même destin collectif, ne peut concerner que des populations assurées de leur présent, informées  et fières de leur passé. Ce destin collectif ne peut s’envisager  que si sont respectées les cultures et  les valeurs, à la condition qu’elles ne soient pas contradictoires  avec la démocratie, le respect des droits de l’homme et la laïcité.  Puisque le sujet est abordé ces jours-ci, disons que c’est seulement dans le cadre d’une laïcité, ouverte et positive, une laïcité comprise comme un espace dédié à la libre expression, et au respect de l’autre, que peut s’épanouir la diversité.

 

 La cohésion sociale, tellement nécessaire n’est pas contradictoire avec la diversité culturelle. Au contraire,  c’est  par  une juste reconnaissance des différences culturelles et de civilisation, par la claire  reconnaissance  des communautés de fait,  que l’on évitera le refuge dans un communautarisme clos et  agressif et donc la fragmentation sociale.

 

Mais, cette valorisation des identités particulières ne peut  se concevoir sans limites. La diversité doit exister dans un cadre d’unité qui la dépasse. Une référence commune est nécessaire, de même qu’une volonté d’adhésion  active à la société d’accueil, une capacité à partager histoire et valeurs, à envisager un avenir commun. Cela exige que le pays d’accueil soit capable de faire naître ce sentiment d’adhésion, qu’il y aide, mais que les arrivants sachent aussi s’y engager. Pourquoi  ne pas reconnaître que l’intégration doit faire appel à la réciprocité, et qu’aux droits répondent des  devoirs. 

 

Je voudrais, pour terminer, élargir mon propos en rappelant que vouloir la diversité c’est accepter et vouloir et aller vers l’épanouissement et la capacité de participation de tous, y compris les plus faibles et les plus vulnérables, c’est faire en sorte que chacun et chacune dans nos villes et nos banlieues, ait, au-delà  d’une égalité de droits juridiques et politiques, une égalité des chances, une « égalité des possibles ». Plus que l’égalité formelle c’est une équité concrète qui est alors nécessaire.

Est-ce l’égalité que de vouloir  la même école et les mêmes moyens pour tous, quand sait que les possesseurs d’un patrimoine culturel et vivant dans un environnement privilégié seront avantagés ? Est-ce égalitaire de laisser chaque individu dans la même situation face à l’emploi quand on sait qu’un  jeune d’origine immigrée aura trois  fois moins de chances d’être embauché qu’un Français dit «  de souche » ?  Est-ce égalitaire d’attribuer les mêmes allocations familiales à des familles aisées et à des  familles défavorisées ?  N’est-il pas plus juste et plus conforme à l’équité, de traiter de manière différenciée, certains quartiers, certaines catégories de population, certains individus surtout, pour leur permettre de combler leur retard ? 

L’égalité –dite républicaine -  pensée à travers le prisme abstrait de l’uniformité et de l’universalité,  est en elle même porteuse d’inégalités et  vouloir traiter de la même manière des situations différentes est en soi porteur d’injustice.  On ne peut poser le principe d’égalité en faisant comme si il n’y avait pas de différences au départ  entre les individus, et que tous, passant  dans le même moule, devaient  en retirer le même profit. Quand une inégalité existe à l’origine, l’égalité de traitement est une manière de prolonger cette inégalité. L’inégalité ne se combat pas par l’égalité. Seule une inégalité compensatrice, une « discrimination positive », traduction malheureuse  de « l’affirmative action » anglo-saxonne, peut  atténuer l’inégalité de départ.

    Il  faut donner plus à ceux qui partent avec  moins, à ceux qui cumulent les handicaps, si l’on veut que tous aient des chances comparables de réussite et d’épanouissement.  A l’école, pour la formation professionnelle, pour l’accès à la culture, pour le logement, pour l’emploi, la mise en œuvre de cette « discrimination positive »  permettra à chacun de retrouver une chance, et à la société française, parce qu’elle favorisera une diversité acceptée, de trouver une véritable cohésion sociale, basée sur l’équité, la solidarité et le respect de l’autre.......

............ 

 

Marc d’Héré

 

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M
Des amendements UMP pour promouvoir la "diversité" dans l'audiovisuel ont été adoptés mercredi en commission des Affaires sociales à l'Assemblée lors de l'examen du projet de loi audiovisuel public.<br /> <br /> Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) devra présenter chaque année au Parlement un rapport sur les programmes "reflétant la diversité de la société française", selon un amendement du patron des députés UMP Jean-François Copé et du rapporteur UMP du texte Christian Kert.<br /> Lepoint.fr
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M
LE FIGARO. - Y a-t-il trop de commémorations nationales, comme l'affirme le rapport Kaspi ? <br /> Jean-Marie BOCKEL.- On ne peut pas limiter les commémorations nationales aux trois dates - le 8 Mai, le 14 Juillet et le 11 Novembre - recommandées par le rapport Kaspi. Bien sûr, la victoire sur le nazisme, le souvenir de la Révolution et la fin de la Grande Guerre revêtent une importance de premier plan. Mais toutes les commémorations nationales ont été réclamées par certains de nos concitoyens pour des raisons légitimes. On ne peut pas revenir en arrière sans créer des crispations et des polémiques inutiles.....<br /> <br /> Le Figaro.fr
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M
Un "manifeste pour l'égalité réelle", publié par le Journal du Dimanche, est lancé avec le soutien de Carla Bruni-Sarkozy par divers acteurs publics qui réclament un Grenelle de la diversité, invoquant l'élan créé par la victoire Barack Obama à la présidentielle américaine.<br /> "En négligeant sa propre diversité, la France désespère une large frange de sa jeunesse et l'empêche d'être fière de son pays. Nous sentons partout la crispation identitaire, des sifflements de La Marseillaise aux rappels à l'ordre qui restent vains et incompris", lit-on dans ce manifeste dont l'initiateur est un enfant d'immigré devenu industriel, Yazid Sabeg.<br /> Intitulé "Oui nous pouvons!", en forme de paraphrase du slogan de campagne de M. Obama "Yes we can !", le manifeste souligne que "l'élection de Barack Obama éclaire par un contraste cruel les manquements de la République française et l'écart qui nous sépare d'un pays dont les citoyens ont su dépasser la question raciale et élire pour président un homme qui se trouve être noir".<br /> "Quelle leçon! Nous autres Français, qui revendiquons notre universalisme pour faire pièce à cette diversité, nous devons bien écouter celle-ci", estiment les signataires du texte.<br /> Se disant "soucieux de la promesse démocratique de notre pays" et "désireux de restaurer une conscience civique authentique", ils réclament la mise en oeuvre effective d'un programme minimal pour l'égalité réelle".<br /> Ils formulent ainsi six demandes: "engager des politiques publiques qui combattent les conséquences sociales des discriminations, systématiser les politiques volontaristes de réussite éducative et la promotion des talents dans les quartiers populaires, promouvoir des politiques urbaines qui permettent de réaliser la diversité sociale et de peuplement, inciter fortement les employeurs et le premier d'entre eux, l'Etat, à mettre en place des politiques de promotion de la diversité fondées sur l'obligation de résultat, limiter les mandats électoraux pour forcer le renouvellement du monde politique, soumettre les partis politiques à un pacte national de la diversité et organiser un Grenelle de l'égalité réelle et de la diversité".<br /> Parmi les premiers signataires, on relève les noms de responsables politiques de divers bords, comme Jean-François Copé et Patrick Devedjian (UMP), Dominique Voynet (Verts), Christiane Taubira (PRG), Arnaud Montebourg et Christian Paul (PS) mais aussi des personnalités de la société civile, l'avocat Théo Klein, ou encore l'historien Benjamin Stora, ainsi que le collectif Les Gracques.<br /> Le manifeste bénéficie de l'appui de Carla Bruni-Sarkozy, qui a déclaré au JDD être "d'accord avec le texte" tout en expliquant que son statut d'épouse du président de la République l'avait retenue de le signer.<br /> <br /> AFP<br /> <br /> Bien entendu, je me reconnais tout à fait dans cet appel, et, je crois pouvoir le dire La Gauche Moderne aussi.
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M
Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants, Jean-Marie Bockel, et la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, ont rendu hommage aujourd'hui à Reims à "l'histoire exemplaire" des combattants de la "Force noire" qui avaient défendu cette ville en 1918.<br /> <br /> Dans le cadre des cérémonies du 90e anniversaire de l'armistice de 1918, M. Bockel a rappelé, devant ministres et ambassadeurs des pays africains ayant donné des hommes au corps des "tirailleurs sénégalais", que ceux-ci avaient "écrit une page héroïque de l'histoire" de la Première guerre en participant victorieusement à la défense de Reims à partir du fort de la Pompelle.<br /> <br /> Source AFP
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M
Le gouvernement socialiste de Madrid a institué des tests ADN...Ils constatent que, depuis, le consulat espagnol de Pékin ne reçoit plus que 8.000 demandes de regroupement familial par an, au lieu de 20.000....Les fraudeurs sont découragés...
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M
Même chose pour la laïcité, je pense qu'effectivement comme pour la discrimination positive c'est une conception de la liberté qui est différente...On n'est pas libéraux pour rien...<br /> <br /> Dans un cas comme dans l'autre vous choisissez la liberté formelle, symbolique et non réelle (idem pour l'égalité d'ailleurs)...Je pense préparer un article sur le sujet...
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M
Inégalités sociales c'est ça qui est concerné, j'ajoutais culturelles, c'était un raccourci qui voulait signifier inégalités culturelles dues à des inégalités sociales. Mais ce sont bien les inégalités sociales qui sont visées et les ZEP sont le contraire de ce qu'il faut faire. C'est la discrimination positive vue par les socialistes...C'est absurde. Cela revient à déclarer prioritaires des zones entières et à en plus traiter le sujet de manière quantitative. Moins d'élèves par classes . Comme les zonez sont trop grandes et qu'on n'a pas les moyens cela se traduit par un élève de moins par classe, dans le meilleur des cas. Alors que c'est par école ou mieux encore par classes voire par élèves qu'on doit traiter le problème. La réforme Darcos sur les temps scolaires est à ce titre exemplaire...Donc évidemment les syndicats de profs, sont contre...<br /> Mais seront bien obligés de l'appliquer (d'ailleurs beaucoup de profs en ont compris l'intérêt). On en reparlera, mais ton exemple des ZEP est tout à fait ce qu'il ne faut pas faire.
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E
Et je ne vois pas trop comment tu peux définir les "différences culturelles" dont tu parles, à moins d'identifier la culture de chaque individu à celle du groupe ethnique ou religieux auquel il est censé appartenir: et c'est précisément ça, l'enfermement communautariste.<br /> <br /> Car la laïcité, c'est précisément le droit de chaque individu de choisir sa culture personnelle et d'en changer à sa guise.<br /> <br /> Le débat sur la "discrimination positive" et le communautarisme recoupe le débat sur la laïcité, et je m'aperçois que c'est là notre différent le plus profond -sans doute impossible à résoudre par des échanges, car correspondant à des visions radicalement différentes de l' Homme, de la liberté et de la société.
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E
S'il s'agit de compenser des inégalités sociales ou territoriales, cela existe depuis longtemps en France (ZEP dans l' Éducation Nationale,zones géographiques d'avantages fiscaux pour l'installation d'entreprises), le Conseil d' Etat ayant admis que ces mesures n'étaient pas illégales si elles étaient temporaires (mais c'est un temporaire qui a tendance à se pérenniser...).<br /> <br /> Faut-il vraiment se battre pour ce qui existe depuis longtemps, au risque d'entretenir l'ambigüité? Car ta précision n'est pas inutile..."Cela va sans dire, mais cela va encore mieux en le disant" (Talleyrand).
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M
Evidemment,tu l'as bien compris, ce n'est PAS sur des critères ethniques, mais bien sociaux ou culturels que la discrimination positive doit jouer...Cela n' a pas grand chose à voir avec les dispositifs ethniques dont tu parles...et dont le côté négatif est bien connu.<br /> <br /> Cela dit il y a vraisemblablement, comme pour toute mesure positive, aussi des effets négatifs, le tout est de savoir ce qui l'emporte, en fonction du but poursuivi, du positif ou du négatif .... Mais on ne peut toujours, par crainte d'effets négatifs, choisir le "statu quo et le conservatisme. N'est-ce pas?
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