Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
Christine Garin, Le Monde.fr (Extraits)
Le PS vit au grand jour une crise, une de plus. Julien Dray évoque "la honte que doit porter Jack Lang d'avoir fait gagner Nicolas Sarkozy". "Ses électeurs ne doivent pas être fiers de l'avoir comme député", ajoute le député de l'Essonne. Ségolène Royal parle de "trahison", cite François Mitterrand – "sur le chemin de la trahison, il n'y a que le fleuve de la honte à traverser" –, et prévient : "A l'avenir, ce type de manquement à la probité politique ne sera plus admis au Parti socialiste."
Le numéro un du PS, François Hollande, met l'accent sur "le vrai sujet, Nicolas Sarkozy, qui pensait claironner un triomphe et qui est obligé de défendre une victoire à l'arraché" mais ajoute dans Le Parisien : "La voix de Jack Lang n'était pas nécessaire. Raison de plus pour qu'il ne l'apporte pas. A lui de tirer toutes les conclusions de ce qu'il vient de faire."….
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Libération.fr avec AFP (extraits)
Lang «s'est mis lui-même en dehors du groupe PS» à l'Assemblée, a tranché ce matin le patron du groupe Jean-Marc Ayrault, sans parler pour autant «d'exclusion formelle».
Un peu avant sur LCI, Julien Dray était sur la même ligne: «Jack Lang n'a plus sa place dans notre famille.» Et d'ajouter: «La moindre des choses, le respect que Jack Lang doit à ce parti auquel il a contribué, c'est de dire "je vis ma vie, vivez la vôtre de votre côté". (...) Là, il est allé trop loin. Il y a eu un geste de la part de Jack Lang qui est contraire à l'esprit des militants.»
Réponse du coupable désigné numéro 1: «Il n'est au pouvoir de personne de me rayer de la carte du paysage politique français.» «Il y a trois boussoles qui me guident: mon idéal de gauche, ma conscience et la confiance populaire dont je bénéficie», ajoute Jack Lang…..
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Laurent Joffrin, editorial Libération.fr (extraits)
L’opposition automatique est-elle un bon calcul ? Le succès obtenu hier par Nicolas Sarkozy au Congrès montre bien que non. Ce succès, c’est le PS qui l’a rendu spectaculaire. Auraient-ils voté un projet qui allait dans leur sens - même timidement - que les socialistes auraient gêné plus le Président. Leur approbation, fondée sur une analyse du texte et non sur l’identité de son auteur, aurait banalisé une réforme qui améliore sur certains points le fonctionnement du Parlement et ménage une place plus favorable à l’opposition. Largement consensuels, ces amendements constitutionnels auraient été mis au crédit de tout le monde et non d’un seul homme. On serait ensuite passé aux choses plus importantes : la pratique sarkozienne du pouvoir (qui ne dépend pas des textes, manifestement) ou encore la politique économique et sociale. Au lieu de cela, le vote est devenu une épreuve de force, son résultat un suspense, et sa conséquence un cri de victoire de la droite. A vaincre avec péril on triomphe avec gloire. C’est ce que fait bruyamment l’UMP….
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Clément Daniez, Le Point.fr (extraits)
L'unité du "non" socialiste à la réforme des institutions vole en éclats. Au lendemain de l'adoption du texte au Congrès de Versailles, quatre députés mettent en doute la stratégie d'opposition adoptée par le Parti socialiste, dans une tribune parue dans Le Monde daté de mercredi. Christophe Caresche, Jean-Marie Le Guen, Gaëtan Gorce et Manuel Valls dénoncent "une incapacité" du PS "à s'abstraire d'une forme d'antisarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République". Et de s'inquiéter d'une façon de faire qui risque d'être incomprise : "Les Français n'attendent pas seulement que le Parti socialiste dénonce une politique inefficace et injuste, mais qu'il aide notre pays à surmonter ses difficultés." Une position qu'"approuve totalement, intégralement" Jack Lang, seul socialiste à avoir voté oui à la réforme des institutions, qui considère que cette tribune "traduit mieux" qu'il ne pourrait le dire sa pensée.
"Ce résultat est le fruit d'une double erreur d'appréciation", estiment les quatre parlementaires. La première est d'avoir cru "qu'il était possible d'infliger une défaite au président de la République ou, tout au moins, de ne pas lui donner une victoire", alors que "la majorité parlementaire disposait arithmétiquement à elle seule des 3/5es des votes". La seconde, pointe "le contenu de la réforme elle-même", à savoir que "le président de la République ne gagne aucun pouvoir nouveau hormis celui de s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. (...) En revanche, un certain nombre des pouvoirs du président sont encadrés, comme celui de nomination", notent-ils, reconnaissant que "cette réforme s'est attelée à revaloriser les pouvoirs du Parlement et à donner des droits nouveaux aux citoyens"…..
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