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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Réformes, annonces et réalité

par Jean-Louis Caccomo...


Dans le Monde du 26 mars 2008, Mr Sapin (PS) juge « inéluctable une augmentation des impôts ». Mais pareille évolution est inéluctable dans un esprit socialiste incapable par principe d’envisager une diminution de la dépense publique. On attend une véritable rupture à ce niveau là aussi de la part du gouvernement car le sens et l’objectif des réformes devraient être une diminution du niveau global des prélèvements tant il est acquis qu’au-delà d’une certaine pression fiscale (le poids des impôts) et sociale (le poids des charges) que nous avons allègrement dépassé, c’est toute l’économie qui risque l’implosion, emportée par de puissants effets d’éviction qui sont l’équivalent économique des trous noirs cosmiques.
De même qu’une dette soutenable est une dette stable, des finances publiques maîtrisées se doivent d’être des finances stabilisées. L’inflation qui ronge insidieusement le pouvoir d’achat, que l’on prétend relancer par ailleurs, provient en dernière instance d’une inflation de prélèvements. Que ces prélèvements soient directs, indirects ou ponctionnés à la source, ils amputent toujours et seulement le revenu disponible des ménages, produisant le même effet qu’une monnaie dépréciée par l’inflation. Imaginez par exemple que vous travaillez au temps t pour un salaire nominal de 100, mais vous êtes ensuite payé au temps t+1 avec 100 unités monétaires. Si l’inflation se déchaîne entre temps, les unités monétaires n’auront plus un pouvoir d’achat de 100. Mais il en est de même si des prélèvements de toute sorte s’abattent sur votre revenu au moment où on vous le distribue (impôt sur le revenu) ou au moment où vous l’utilisez (taxes).

C’est pourquoi si l’on admet que l’inflation est un impôt déguisé, il est tout aussi vrai de considérer que l’impôt est aussi une inflation déguisée. Dans ce contexte, la réforme consiste à baisser cette pression générée par des prélèvements à la dérive. Or pour stopper structurellement la dérive des prélèvements, il faut réduire la progression des dépenses publiques dans la mesure où les prélèvements constituent les recettes publiques permettant de financer les dépenses publiques. Tel est le véritable sens d’une réforme.

Or qu’entend-on aujourd’hui : pour financer la réforme en cours, il faut s’attendre… à une hausse des impôts. Diantre, quelle rupture ! Mais de quelle réforme parle-t-on ? En France, réforme ou pas, les impôts progressent et se multiplient. Hélas, la progression prévisible des impôts est plus le signe inquiétant et la conséquence de l’absence de réformes (dans le sens défini plus haut) que de sa mise en œuvre. Encore une fois, nous restons prisonniers de ce contresens qui conduit à considérer que l’équilibre des finances publiques est menacé par la faiblesse de la croissance alors que c’est notre incapacité structurelle à maîtriser les finances publiques qui compromet encore et toujours le retour de notre croissance. Sous l’ancien régime, le seigneur changeait le nom des impôts pour éviter les soulèvements populaires que provoquait une pression fiscale trop forte et trop voyante, inventant la gabelle ou la dîme. A cette époque, les plus éclairés avertissaient déjà : on peut bien appeler une nouvelle taxe « la taxe sur les vaches », mais ce ne sont pas les vaches qui paient les taxes. Les régimes changent mais les méthodes demeurent.

Aujourd’hui, on fait des distinctions entre l’impôt sur le revenu, l’impôt sur le capital ou l’impôt sur le bénéfice comme si ces entités différents payaient des impôts. Au final, ce sont toujours les ménages qui constituent les foyers fiscaux et ils paieront successivement les différents impôts, s’acquittant de l’impôt sur le revenu quand ils travaillent, de la TVA quand ils consomment ou de l’impôt sur le capital quand ils décident, par prudence et sage gouvernance, d’épargner en vue de se constituer un patrimoine. Un même flux de revenu se sera taxé au moins trois fois : il n’y a rien de tel pour rétrécir le revenu disponible, et notamment le pouvoir d’achat dont on prétend par ailleurs se soucier.


Jean-Louis Caccomo

http://caccomo.blogspot.com/
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M
Alors que le prix du pétrole, après des hausses records, a baissé ces derniers jours, la ministre de l'économie espère que les particuliers pourront en profiter. "Mes services vérifient avec l'ensemble des organisations pétrolières pour s'assurer qu'il y a une répercussion à la baisse immédiate à la pompe", a déclaré Christine Lagarde, mercredi 23 juillet, rappelant que "ce sont les engagements qu'ont pris les producteurs et les distributeurs de produits pétroliers". Elle a rappelé que le site Internet du ministère de l'économie et des finances est ouvert "pour indiquer partout les prix à la pompe à la baisse".<br /> <br /> Le Monde.fr et AFP
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M
Je n'ai jamais écrit que le système social américain était meilleur que le système français;;;pour la bonne raison que je ne le crois pas. Je mettais seulement en évidence un aspect intéressant du système américain, que l'on occulte généralement et qui n'a rien à voir avec le telethon d'Elie, par ignorance ou idéologie. <br /> <br /> A Elie, tant pis pour toi, John_G est d'accord à 100% avec toi, tu l'as bien mérité!
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J
@ Elie, <br /> <br /> je suis content de savoir que l'on peut être totalement d'accord sur les sujets évoqués. Je partage 100% de vos propos et suis abasourdi par le manque de répartie de notre hôte, qui en vient même à nous ressusciter la bonne vieille charité en expliquant qu'elle serait tellement mieux que le système solidaire que la gauche a commencé (pas toujours totalement réussi) à bâtir. Dire que vous étiez au PS jusqu'en 2005...<br /> <br /> - En revanche, sur le crédit impôt-recherche, vous-même et le Lion de Belfort vous fourvoyaient mon cher Elie. Le crédit impôt-recherche a été mis en place par le gouvernement Jospin. Si le gouvernement en a amélioré son fonctionnement, on peut sincèrement se poser la question de son assiette, puisqu'il est basé sur les stocks alors qu'une meilleure incitation consisterait à la calculer sur les flux. Par ailleurs, cette déclaration de Lagarde, dite Marie-Antoinette, n'a aucun intérêt. Cette femme, malgré certaines qualités, n'a jamais réussi à s'imposer comme Ministre et à être, comme DSK l'a été, entendu par les marchés et les industriels.
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M
!!
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E
Le crédit impôt-recherche est à mettre à l'actif de Sarkozy (comme l'avait aussitôt déclaré Chevènement).<br /> <br /> Pour le reste de la déclaration..."mettre l'économie française en position d'attraper les cheveux de la croissance chaque fois qu'elle passera et de réduire le niveau de chômage et d'augmenter l'emploi en France", ça ne mange vraiment pas de pain! <br /> <br /> Il faut aussi souhaiter qu'il fasse beau cet été, mais sans canicule (encore que ce ne soit pas mauvais pour les caisses de retraite...), et que, cet hiver, il y ait beaucoup de neige dans les stations de ski, mais pas ailleurs: le gouvernement y veille.
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M
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, ne prévoit pas d'augmentation d'impôts pour 2009, a-t-elle déclaré aujourd'hui sur RMC et BFM-TV.<br /> <br /> La ministre a mis l'accent sur l'impact de la mise en place de l'allègement de la fiscalité sur les heures supplémentaires et du crédit impôt-recherche. "Nos concitoyens vont commencer à sentir les effets dans leur feuille d'impôts 2008 et 2009".<br /> <br /> Mme Lagarde a déclaré qu'il fallait mettre l'économie française "en position d'attraper les cheveux de la croissance chaque fois qu'elle passera et de réduire le niveau de chômage et d'augmenter l'emploi en France".<br /> <br /> AFP
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E
Oui, c'est pas mal, "gauche moderne".<br /> <br /> Il y a juste deux trucs qui ne vont pas du tout à changer, "gauche" et "moderne", et ce sera parfait.<br /> <br /> (bon: tu me le laisses, ce dernier mot?)
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M
Tu sais, Gauche Moderne c'est très bien, ça correspond bien à ce que nous sommes et en plus...c'est un nom qui commence à être connu, un peu grâce à toi d'ailleurs.
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E
Et pourquoi pas "post-moderne"? Ça ferait beaucoup plus tendance...
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M
Je te laisse avec plaisir le dernier mot....
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