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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Pour un libéralisme des solidarités

Intervention du sénateur de la Guadeloupe, Daniel Marsin à la journée nationale de la Gauche Moderne du 29 juin...


Mes chers amis,
 

Je suis extrêmement heureux d’être partie prenante à ces Premières Rencontres Nationales de notre Mouvement, La Gauche Moderne.

Je suis heureux parce que j’ai l’intime conviction que nos travaux s’inscrivent naturellement au cœur du débat politique qui a cours actuellement dans notre pays.

Il est évident que si nous sommes réunis au sein de la Gauche Moderne, c’est que nous partageons l’idée fondamentale que les solutions viables aux problèmes auxquels notre société est confrontée ne peuvent émerger de la confrontation doctrinaire entre Socialisme et Libéralisme, à laquelle, par vertige, certains, ici ou là, contre tout bon sens, tiennent résolument. Nous, au contraire, nous voulons faire accroire l’idée que « Socialisme et Libéralisme peuvent se fondre pour mieux s’accomplir » comme l’a fait valoir notre Président depuis déjà plusieurs années.

 

Oui, Nous sommes pour un Socialisme du REEL !

Cela veut dire que nous sommes pour un Socialisme qui prenne en compte les réalités de la Mondialisation et qui se donne les moyens théoriques et opérationnels pour que, dans ce contexte,  notre pays  puisse poursuivre sa croissance et son développement, et sur ces bases, continuer à assurer,  efficacement  et durablement, le Bien-être de notre peuple.

Car nous avons conscience que cette mondialisation se traduit, et se traduira sans cesse davantage, par des mouvements massifs de capitaux à la recherche du meilleur rendement, et donc des délocalisations qui ne manqueront pas, si nos acteurs publics et privés ne sont pas au rendez-vous et à la hauteur, de déstabiliser durablement notre système socioéconomique et de précariser la situation d’un nombre de plus en plus croissant de nos concitoyens par le chômage et l’exclusion.

Nous savons aussi que, dans ce contexte de concurrence mondialisée, avec un nombre croissant de pays émergents, et de nouvelles conditions de prix sur les marchés de l’énergie et des produits alimentaires, notre système socio-économique a besoin de souplesse et d’efficacité pour parvenir à de nouveaux équilibres et, pour ce faire, nos forces vives, quelles qu’elles soient, doivent faire preuve de réelles capacités d’anticipation, de vraies facultés d’adaptation et d’une forte aptitude opérationnelle à l’innovation.

 

Mais nous sommes aussi pour un Libéralisme des Solidarités !

Cela veut dire que si nous comprenons et acceptons les évolutions nécessaires à la préservation et au renforcement de la compétitivité de notre système économique, nous voulons que la finalité de l’activité économique reste l’émancipation de l’homme, le meilleur bien-être pour chacun, et, par conséquent, nous affirmons que les ajustements inévitables doivent être anticipés et maîtrisés pour que, à chaque étape, nous parvenions à un équilibre supérieur.

En clair, pour garantir le bien-être de nos concitoyens, nous avons pleinement conscience que notre société doit marcher sur ses deux jambes : Libéralisme et Socialisme. 

Libérer les individus pour plus d’initiative et d’innovation, de souplesse et de réactivité, source d’efficacité économique et sociale, et, en même temps, mettre la puissance publique en responsabilité de réguler de façon volontariste le système pour assurer une juste répartition des richesses produites, une réelle réduction de la précarité et des inégalités, un niveau optimal de solidarité pour préserver notre cohésion sociale : voila l’une des  problématiques dans laquelle se débat la France d’aujourd’hui ! Et, de quelque côté que l’on se place de l’échiquier politique, on se rend de plus en plus compte, parfois honteusement, qu’il s’agit d’une contradiction apparente qu’il faut dépasser.

Dans cette quête de l’optimum économique et sociale, La Gauche Moderne, forte de la conviction de ses membres, devrait être à l’aise et, sans fausse pudeur ou modestie, prendre toute sa place dans le débat politique actuel  pour, puisque nous sommes dans la majorité présidentielle, renforcer notre capacité à orienter l’action publique.

Notre rencontre de ce jour arrive donc à point nommé.

Car il est plus que nécessaire que notre corpus de valeurs et nos orientations soient affinés collectivement, d’où la portée des réflexions que nous initions aujourd’hui comme de nos travaux à venir, pour être portés fièrement par nos adhérents et sympathisants afin que nous soyons puissamment audibles.

Et, forts de ces valeurs et orientations, de cette partition que nous aurons écrite ensemble, nous pourrons ainsi faire entendre avec pertinence notre musique dans le concert des réponses aux grandes interrogations qui bousculent la société française.

Oui, nos valeurs et orientations étant établies, Nous, Gauche moderne, pourrons  et devrons nous positionner sur les réformes dont la France a besoin pour répondre aux défis de notre temps et enrichir les débats locaux, gouvernementaux et parlementaires de nos propositions.

 

Les échanges et débats que nous aurons aujourd’hui participent de notre nécessaire unification sur nos valeurs et orientations.

 

Et d’autres sujets brulants nous attendent:

Comment améliorer la fluidité et la transparence du Marché du travail ?

Comment départager Solidarité et Assistanat ?

Quelle politique d’Immigration adaptée aux contraintes internes et externes de la France et de l’Europe ?

Diversité ethnoculturelle et Communautarisme.

Pour un système fiscal économiquement efficace et socialement juste.

Comment optimiser notre politique Outre-Mer ?

Quelle Europe pour une réelle adhésion des citoyens ?

Pour une approche réaliste et efficace du Co-Développement.

 

Vous vous rendez compte, mes chers amis, que, aujourd’hui comme demain, nous avons du pain sur la planche. Mais c’est le prix à payer pour donner du sens à notre existence et conquérir l’adhésion de nos concitoyens.

Je souhaite bon travail à l’ensemble des amis présents en ne doutant pas que, à l’issue de cette journée, chacun sera davantage édifié sur la pertinence de notre démarche et mieux armé pour en débattre dans toutes les sphères.

Et je dis : Bon vent à notre Mouvement, La Gauche Moderne.

Daniel Marsin
Sénateur de la Guadeloupe

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E
Vu comme ça, d'accord: ce n'était pas du tout ce que j'avais compris.<br /> Mais si un trait d'humour t'a vexé, n'en parlons effectivement plus.
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M
Mais enfin c'est à toi que je les suggérais!pour transformer un commentaire un peu rapide en article publiable. <br /> <br /> Mais n'en parlons plus.
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E
Je ne vois pas comment un article pourrait être de moi si tu y apportais quelques corrections...
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M
C'était bien sûr en article signé par toi dont je parlais. Je n'ai pas l'habitude de signer des choses que je n'ai pas écrites. Ta plaisanterie sur Royal ou Ségolène est stupide. Restons en là. <br /> <br /> Mais restons en là.
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E
J'essaye déjà de le faire passer en article, je l'ai envoyé à quelques médias! Je veux bien que tu m'aides à le faire passer...mais signé de moi. Il ne suffit pas de remplacer "Ségolène" par "Royal" pour en faire un article de toi...
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M
Très intéressant commentaire. Je me demande si je ne vais pas le transformer en article, avec ton accord et peut-être quelques minimes corrections si tu le souhates.
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E
Le discours de Ségolène Royal devient étonnant, et de plus en plus populiste ( "On se croirait revenu sous l'Ancien régime où le roi s'amuse, le roi dilapide l'argent, le roi soigne ses amis") irréaliste ( "il est très difficile aujourd'hui pour les salariés de perdre une journée de salaire sur des grèves") et démagogique (cambriolage s ordonnés par Sarkozy qui chercherait à la déstabiliser à 4 ans d’une élection : « plus c’est gros, plus ça passe »).<br /> <br /> On est à l’opposé de l’ « opposition constructive » prônée au lendemain de sa défaite et qui, elle, voulait s’adresser à l’intelligence des Français.<br /> <br /> Je ne suis pas certain que la tactique d'opposition systématique à Sarkozy, limitée à une diabolisation du personnage et à des contre-vérités flagrantes ( le pouvoir d'achat des salariés était bien plus faible lors des longues grèves des années 1945 à 1980, sans parler du XIX ème siècle...) soit payante dans un pays plus politisé que ne semble le penser Mme Royal.<br /> <br /> Elle semble trop influencée par les nunuches, échantillon non-représentatif de la population, que sont ses adhérents de Desirs d'avenir, au départ venus de toute la gauche, mais qu’une censure impitoyable sur son forum de « démocratie participative » (certainement le plus censuré de tous les forums politiques : son incapacité à entendre les critiques, voire les conseils, même ceux de Chevènement, constitue un point commun entre Sarkozy et Royal) a réduit à une poignée d’inconditionnels.<br /> <br /> Comment espérer tromper ceux, effectivement de plus en plus nombreux, qui ne font plus grève et ne participent plus aux manifestations , comme s’ils n’en connaissaient pas les raisons :<br /> <br /> -la multiplication des réformes, sur lesquelles les syndicats ont des opinions différentes,<br /> <br /> -les appels multipliés à des grèves ou à des manifestations, chacune pour des raisons différentes, souvent la même semaine, au point que les salariés finissent par ignorer la raison de la manif du jour,<br /> <br /> -l’ inefficacité, qu’ils ont pu constater depuis plusieurs années, du rituel de "la journée de grève unique",<br /> <br /> -mais, surtout, un discours limité à la conservation des avantages acquis sans aucune contre-proposition crédible face à des problèmes dont chacun perçoit la réalité (déséquilibre démographique de la retraite par répartition, déficit de l’assurance-maladie, hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires) ; absence déjà criante lors de la Présidentielle, cause principale de la victoire de Sarkozy par un sentiment de résignation face à ce qui avait été perçu, du coup (et bien à tort) comme la seule politique possible ; phénomène assez semblable à la victoire de Berlusconi en Italie face au choix d’un « non-programme » par Veltroni.<br /> <br /> Il serait en effet intéressant de savoir sur quelles réformes de Sarkozy (réalisées ou annoncées) reviendrait le PS s'il parvenait à reconquérir le pouvoir (ce qui ne veut pas dire qu'il les aurait faites): certainement ni sur les 35 heures, ni sur les régimes spéciaux des retraites, ni sur l'allongement pour tous de la durée des cotisations, ni sur l'autonomie des Universités, ni sur la suppression de la carte scolaire, ni sur la réduction du nombre de fonctionnaires, ni sur les mesures pour l’"employabilité des seniors", ni sur le RSA , ni sur le plan banlieues, ni sur la politique d'immigration, ni sur la réforme constitutionnelle, ni sur le traité de Lisbonne, ni sur la politique hospitalière...Sur tous ces sujets, personne n'a jamais dit (et pour cause!): " Nous abrogerons cela"; et ce silence, les Français l'entendent parfaitement.<br /> <br /> Alors, quand on n'a rien de politique à dire , on fait dans le populisme et dans la diabolisation de l’adversaire (souhaitons à Mme Royal que Sarkozy se représente en 2012 : sinon, il ne lui restera plus aucun discours à tenir à ses troupes, sinon à reprendre son « nous n’avons pas besoin de nous parler pour nous comprendre » de Béthune en 2007) : ça ne mène jamais bien loin, sinon, comme Le Pen, à rester toujours aux portes du pouvoir, et à avoir comme ambition suprême et pour plus grand titre de gloire la présence au 2è tour.
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M
Merci de ce message...Vous auriez peut-être pu éviter une grande partie du texte! <br /> <br /> Compte tenu de ce que raconte Royal sur les ondes (la dernière facétie étant d'accuser Sarkozy ou ses amis de la cambrioler!!), je n'ai pas une envie folle d'acheter son livre.
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D
Le socialisme à la Royal<br /> <br /> Par Christophe Barbier, mis à jour le 10/07/2008 - publié le 10/07/2008<br /> <br /> * Diminuer la taille du texte Grossir la taille du texte<br /> * |<br /> * Imprimer<br /> * |<br /> * Envoyer par e-mail<br /> * |<br /> *<br /> o Partager<br /> + Partager par Wikio<br /> + Partager par Scoopeo<br /> + Partager par Digg<br /> + Partager par Facebook<br /> + Partager par Google<br /> + Partager par Technorati<br /> + Partager par Weborama<br /> + Partager par Yahoo<br /> * |<br /> * RSS<br /> * |<br /> *<br /> Voter (3)<br /> * |<br /> * Commenter (6)<br /> <br /> <br /> <br /> En supplément<br /> <br /> * Article - Le socialisme à la Royal<br /> * Article - Un cambriolage "inquiétant" chez Ségolène Royal<br /> * Dossier - Qui prendra la tête du PS?<br /> <br /> NEWSLETTER<br /> <br /> Recevez l'essentiel de l'actualité :<br /> > OK<br /> <br /> * Fils RSS<br /> * Widgets<br /> <br /> Dans l'ouvrage Si la gauche veut des idées, paru ce mercredi, l'ex-candidate à la présidentielle et le sociologue Alain Touraine confrontent leurs réflexions sur la gauche, ses carences, ses devoirs, son avenir...<br /> <br /> Grasset<br /> <br /> Si la gauche veut des idées, par Ségolène Royal et Alain Touraine. Grasset, 324 p., 20 euros.<br /> <br /> Il est des livres qui ressemblent à des cakes fait maison : on fouille la pâte pour trouver les fruits confits. C'est le cas de Si la gauche veut des idées, écrit par Ségolène Royal et le sociologue Alain Touraine, où les pesanteurs de raisonnement n'empêchent pas le développement d'analyses ambitieuses (sauver le socialisme par la promotion de l'individu, préserver l'universalisme de la gauche...) et de quelques propositions concrètes : une cérémonie républicaine pour tous les jeunes, un système de points pour construire sa future retraite, la conception, justement, d'une France de retraités... « Si les moins de 65 ans seuls avaient voté, j'étais élue », précise au passage l'ex-candidate, qui a failli proposer le vote à 16 ans - elle poursuit sa réflexion sur ce juste rééquilibrage démocratico-démographique.<br /> <br /> Les deux auteurs se sont peu vus pour composer cet ouvrage, sorte de tricot épistolaire : il a choisi les thèmes, elle a ajouté la mondialisation, l'écologie et la désoccidentalisation, ils ont échangé leurs chapitres. Constatant nombre de « vides », du social au rôle des intellectuels, Alain Touraine est tenté d'abandonner le vieux mot de socialisme et intronise Ségolène Royal en « ange générateur d'un PS réduit à l'ombre de lui-même » ; il avait même écrit « ange exterminateur ». Elle veut bien « réaliser une nouvelle expression politique de la gauche », mais « pas au prix de casser le PS ». Pourquoi ? « Parce qu'il faut prendre le parti. » Rendez-vous à Reims, en novembre.
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