Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
A l’occasion de cette réunion du 29 juin, Jean-Marie Bockel a prononcé un discours divisé en trois parties : Comprendre, Rassembler, Agir.
Aujourd’hui je vous propose la deuxième partie.
Rassembler
(comment construire notre parti)
……..
Mais les idées ne valent que si elles sont partagées. Nos idées ne peuvent forger le monde de demain que si elles disposent d’outils pour se propager pour les porter, pour se matérialiser. Le rôle que je m’assigne aujourd’hui, avec vous, en tant que responsable politique, c’est de Rassembler autour de ces idées.
Il nous faut de la force pour renverser les routines, les certitudes, les tabous, les conservatismes, les égoïsmes qui sont autant de fils qui tel Gulliver ligotent la France d’aujourd’hui.
Le refus de penser une politique moderne conduit le Parti socialiste à être incapable de faire la moindre politique. Nous le voyons se donner en spectacle, montrant une image qui se réduit au déchirement des égoïsmes personnels des dirigeants. La gauche ce n’est pas cela. La gauche c’est l’action. Parce que la politique c’est la force de la volonté.
Les idées ne valent que si elles sont incarnées, portées au plus haut par ceux qui ont fait ce choix courageux qui est le nôtre. Rassembler ceux-là en un Parti politique dynamique et ouvert, c’est mon ambition.
Cette volonté je l’ai, c’est le fruit de ma réflexion mais c’est aussi le fruit de mon expérience récente.
Cette Gauche moderne nous allons la constituer, Ensemble, au cours de notre Congrès fondateur les 29 et 30 novembre à Saint-Denis,
je voudrais tracer devant vous ses perspectives d’organisation :
· La Gauche moderne représente déjà plusieurs centaines d'adhérents qui, de tous les horizons du pays, ont constitué leurs fédérations dans 20 régions et de très nombreux départements. Notamment au travers de réunions publiques de lancement, comme à Pau la semaine dernière où nous étions près de 150 avec mon ami Yves Urieta. Parmi tous ceux qui nous ont rejoint ces derniers mois, nombreux sont ceux qui ont été récemment élus sous les couleurs de la Gauche moderne aux élections municipales:
o 110 conseillers municipaux participent à des listes majoritaires dans 70 communes;
o une trentaine d'entre eux sont adjoints au maire;
o une trentaine encore sont conseillers municipaux délégués;
o auxquels il faut ajouter une cinquantaine de conseillers municipaux d'opposition.
· La Gauche moderne a choisi la rupture avec les vieux modes d’organisation.. Elle a choisi de placer l’Internet au cœur de son système militant. Ce qu’a si bien réussi notre ami Barrack Obama, grâce à l’Internet est un modèle de ce que veut dire aujourd’hui construire un parti moderne pour l’action, pour gagner. Il ne sert à rien de permettre d’adhérer par Internet, si c’est à un parti vieillot, dont tous les cyber-adhérents auront fui au bout de six mois, comme nous l’avons vu faire l’an dernier en France. : Ce qu’il faut c’est faire un parti aussi moderne, aussi pragmatique, aussi efficace que ses idées. La Gauche moderne dispose d’organes d’information et de fonctionnement intégrant pleinement la révolution des technologies de la communication
o un site Internet en prise permanente avec l’actualité ;
o une lettre d’information bimensuelle distribuée par mèl, la Newsletter de la Gauche moderne ;
o des blogs aussi, qui permettent une réaction immédiate et dynamique aux débats et à l’actualité, comme l’expression directe de nos militants, de nos sympathisants, de ceux qui s’intéressent à un titre ou à un autre à nos activités ;
o des commissions coordonnées par des groupes de travails interactifs, qui associent en temps réel via l’Internet tous nos membres et nos responsables, de métropole et d’outre-mer, qui peuvent ainsi travailler efficacement sans tomber dans la réunionite. Il abordent toutes les grandes questions de l’heure, sans tabou, dans un esprit d ‘élaboration d’une perspective précise dans tous les domaines de la vie sociale, éducation économie, sureté, développement, défense, Europe, etc ;
o nous avons mis sur pied un système de téléconférences pour coordonner les activités au plus près de l’action, qui est notre raison d’être.
· Le Parti disposera début septembre d’un texte d’orientation qui sera soumis au débat de toutes nos fédérations pour préparer notre congrès fondateur.
· D’ores et déjà nous nous sommes fixé un grand rendez-vous à Mulhouse le 20 et 21 septembre. Nous y débattrons de la politique sociale et son lien avec la politique économique.
Le sens d’un parti c’est d’agir. Agir fort, ici et maintenant et c’est la troisième mission qu’avec vous, je me suis assigné.
Jean-Marie Bockel