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Quelques jours avant le congrès fondateur de son nouveau parti, le leader centriste est lâché par Jean-Marie Cavada, qui préfère l'alliance avec l'UMP à Paris. D'autres soutiens du « troisième homme » de la présidentielle s'interrogent.
JEAN-MARIE CAVADA et François Bayrou se sont téléphoné une dernière fois dimanche soir, alors que l'interview dans laquelle l'ancien producteur de « la Marche du siècle » annonçait sa candidature dans le XII e arrondissement de Paris était déjà dans « le Figaro ». Ultime tentative, pour Cavada, de ne pas rompre définitivement avec le MoDem. Ce départ met en évidence la solitude de François Bayrou avant le congrès fondateur du MoDem, de vendredi à dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis).
Cavada remue volontiers le couteau dans la plaie : « François est dévoré par un désir de solitude et entouré de gens l'enfermant dans le cercle des applaudissements », souffle-t-il en envisageant de rejoindre Gauche moderne, le nouveau parti de l'ancien socialiste devenu ministre Jean-Marie Bockel.
« François a présidentialisé à outrance le parti »
Cette défection s'ajoute à d'autres. Thierry Benoit, l'un des quatre députés UDF-MoDem, a annoncé qu'il n'adhérerait pas au MoDem. Et les sénateurs centristes sont en plein malaise. Au Palais du Luxembourg, l'unité du groupe est maintenue non sans mal par le Lyonnais Michel Mercier. Mais lui-même apprécie peu la primaire interne dans laquelle s'empoignent les candidats aux municipales à Lyon (dont l'ancien ministre Azouz Begag) et rêve de réconcilier la famille centriste......
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