| L’ouverture, sereinement
Il est des jours où la machine s’emballe. Des jours où l’on est sommé de répondre par oui ou par non instantanément. Pour ou contre Brice Hortefeux, pour ou contre l’ADN, pour ou contre les propos de Fadela Amara. Toute nuance vous condamne ; vous, « homme de gauche », « ministre d’ouverture » devez dire à chaque instant si vous approuvez ou désapprouvez chaque mesure gouvernementale.
Rien ni personne n’oblige à se soumettre à de tels diktats. Il nous faut rappeler que la politique est un sport d’équipe, que l’on peut, sans se renier, connaître et accepter les exigences de la solidarité gouvernementale, que le bilan du gouvernement Fillon sera jugé, le moment venu jugé collectivement. Sur des critères simples : la vie quotidienne de nos concitoyens se sera-t-elle améliorée ? Aurons-nous engagé notre pays sur la voie de l’adaptation à la mondialisation, pour concilier compétitivité et haut niveau de protection sociale ? C’est à ce mouvement de réforme que nous avons choisi d’apporter notre contribution. Et c’est au bilan de ces réformes que nous devons être jugés, car oui, la culture du résultat s’applique à tous.
En attendant, nous ferons, vendredi 9 novembre, un point d’étape avec le Président de la République, qui a voulu, conçu cette ouverture et qui a accepté d’être notre invité sur l’ouverture. Sur le fond. Et sereinement.
Eric BESSON |