Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
Des mouvements de grèves et des manifestations vont se déployer, avec plus ou moins d’ampleur, dans les jours qui viennent. L’objectif affiché sera d’empêcher la mise en application des réformes lancées par le gouvernement, principalement celle des régimes spéciaux de retraite et celle de l’université.
Annoncées pendant la campagne présidentielle, approuvées par une majorité de Français, ces réformes ont été, avant d’être mises en œuvre, discutées et largement négociées. Des concessions très importantes ont été faites par le gouvernement, certaines à la limite de ce qui était acceptable pour ne pas risquer de les vider de leur contenu. Ces réformes représentent aujourd’hui un pas limité, mais juste, vers la modernisation de notre pays et les possibilités de développement et de croissance que celle-ci permettra. D’autres devront suivre, dans d’autres domaines, mais elles ne seront possibles que si ces premières sont entérinées et peuvent entrer en application.
Un échec ou un recul aujourd’hui, pourrait signifier l’arrêt des réformes nécessaires. C’est pourquoi nous voulonslancer un appel à la raison et à la responsabilité.
C’est tout particulièrement aux citoyens de gauche que nous nous adressons, qu’ils appartiennent à la majorité présidentielle, ou qu’ils se reconnaissent dans l’opposition. Nous les appelons à affirmer clairement leur soutien à ces premières réformes, et à le faire précisément parce qu’ils sont de gauche, comme nous le sommes.
C’est parce que nous refusions l’immobilisme, que nous nous sommes engagés aux côtés du Président de la République, persuadés qu’il aurait la lucidité et la volonté de faire enfin bouger les choses. Ces premières réformes viennent nous conforter dans notre choix.
D’autres, qui ont fait le choix de l’opposition, partagent pourtant avec nous ce même refus du conservatisme, cette même volonté de changement, de mouvement, de progrès qui est consubstantielle à la gauche. C’est ce qui devrait les conduire, même si pour eux c’est politiquement plus difficile, à vouloir le succès de ces premières réformes et à le favoriser. Au sein du parti socialiste même, beaucoup n’y sont pas opposés, nous les appelons à le dire et, sans rien renier de leurs convictions, sans abandonner leur combat politique, à les soutenir clairement.
Il est des moments, où, sur certaines questions essentielles, le rassemblement le plus large peut et doit, au moins temporairement, se faire.
Marc d’Héré
Merci à ceux qui approuvent l’esprit de cet appel, de nous le faire savoir et de le signer (en commentaire de l’article ou par un message à ies1@hotmail.fr )….On pourrait éventuellement en élargir la diffusion…