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Evoquant les "problèmes de surpopulation carcérale" et "d'insuffisante prise en compte de toutes les situations individuelles", "je reconnais que -notamment au regard (...) de ce que font les pays voisins- (...) nous sommes au double de la moyenne européenne en termes de taux de suicide donc nous avons évidemment un gros travail à continuer à faire", a déclaré M. Bockel sur France-2.
"Pourquoi ne pas créer un numéro vert qui permette pour les familles, pour les gens qui à un moment donné ont un indice, de réagir tout de suite même la nuit?", a proposé le secrétaire d'Etat, après l'annonce mardi par la Garde des Sceaux d'une série de mesures destinées à lutter contre les suicides en prison.
Reprenant l'une des propositions de Michèle Alliot-Marie, M. Bockel s'est notamment dit favorable à "l'idée qu'il y ait un référent, un autre détenu -quelqu'un de solide, quelqu'un qui serait motivé , quelqu'un qui aurait cette capacité, qui serait encouragé à le faire et qui en quelque sorte viendrait en aide aux détenus fragile ayant des tentations suicidaires".
"Nous avons encore en France un taux d'activité qui est le tiers de certains pays", a-t-il souligné, évoquant l'activité sportive, le travail ou l'apprentissage. "Pourquoi ne pas rendre obligatoire pour les personnes illettrées l'apprentissage du lire et de l'écrire?", a-t-il envisagé.
"L'essentiel c'est que d'abord chaque personne -et notamment les personnes qui sont assez vite détectées comme plus fragiles, ou comme découragées, soit prises en compte", a résumé le secrétaire d'Etat.
AP
PARIS, 21 août 2009 (AFP) - Le secrétaire d'Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, a suggéré vendredi sur France 2 de rendre obligatoire le "lire et l'écrire" dans les prisons pour les détenus illettrés.
"Beaucoup de personnes, notamment des jeunes, arrivent illettrées en prison, pourquoi ne pas rendre obligatoire pour les personnes illettrées, l'apprentissage du lire et de l'écrire ?", a déclaré le secrétaire d'Etat.
Evoquant le problème de la santé des détenus, de leur fragilité et des suicides, M. Bockel s'est demandé "pourquoi ne pas créer un numéro vert, qui permette aux familles, aux personnes qui ont un indice, de réagir tout de suite?".
Face à l'augmentation des suicides en prison, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a annoncé mardi une série de mesures de prévention et de protection des détenus les plus vulnérables, promettant aussi davantage de transparence sur le nombre de prisonniers mettant fin à leurs jours.
Selon l'Administration pénitentiaire (AP), 81 détenus se sont suicidés depuis le début de l'année (115 pour toute l'année 2008). Selon l'association Ban public et l'Observatoire international des prisons (OIP), en réalité plus de 90 détenus se seraient donné la mort en 2009.
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