Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
Chacun a pu voir avec quelle volonté et quel esprit de décision Nicolas Sarkozy avait fait face à la
crise, dès l’automne en tant que président de l’Union européenne.
Il vient une nouvelle fois de montrer que ce choix, qui est celui de toute la majorité, le choix d’un volontarisme politique, qui constitue une rupture avec la politique de laisser aller qui avait prévalu depuis trop longtemps, est la clef de la sortie de crise.
L’État ne peut plus rien… La France, seule, est impuissante… Que pourrait la seule Europe ? Voilà ce dont nous avons été bercés des années par les responsables qui se sont succédés aux commandes. Renonçant avant d’avoir combattu. Laissant un pays inquiet et désorienté.
La Rupture voulue par les Français est là, elle est visible, elle nous confirme dans notre choix de prendre toute notre place dans la majorité présidentielle : le sommet du G2O, structure proposée par la France au nom de l’Union européenne, est un succès.
Parce que la France, par la voix de son président et de son gouvernement, a exprimé des positions décidées, réfléchies, fermes, adaptées aux nécessités du moment, des propositions qui n’hésitaient pas à prendre de front les mauvaises habitudes qui ont mené la finance à la crise, ses demandes sont devenues des décisions communes.
Elles ont d’abord été prises en compte par notre partenaire allemand, que nous avons encouragé à constituer, dans ce cadre, un front sans faille contre la faiblesse ou l’abandon qui, gagnent si facilement ces grandes messes mondiales. Ensuite par nos amis anglais et nos alliés américains, pour qui elles constituent un changement de philosophie, qui n’aurait pas été imaginable si Nicolas Sarkozy n’avait mis tout son poids, et celui de ceux que la France avait convaincu, dans la balance.
Bien sûr la crise n’est pas conjurée, magiquement par les décisions du G20. Mais on sent que l’atmosphère a changé :
- les paradis fiscaux, véritables trous noirs qui absorbaient la richesse créée au profit d’un petit nombre, sont en régression visible et seront bientôt isolés, si la pression ne se relâche pas ;
- les moyens d’une relance à l’échelle mondiale sont donnés au FMI ;
- les dirigeants des 20 plus puissantes économies ont décidé que l’époque des salaires mirobolants et du secret bancaire absolu était derrière nous.
Qui aurait pu imaginer cela il y a moins d’un an ?
Les conditions indispensables à la sortie de la crise ont été posées par ce sommet. Chacun a vu quelle volonté politique a permis qu’il débouche sur de telles avancées.
Cette réussite, c’est aussi celle de la France, celle de son exécutif et de sa majorité qui se sont engagés sur la voie de la volonté politique, pour relever les défis du déclin que tant voyaient inévitable, pour notre pays comme pour l’Europe.
C’est cette méthode, toute de courage et de dialogue, tournée vers la fin des injustices les plus criantes et la construction d’une équité qui sera un élément dynamique du développement, qui est celle que La Gauche Moderne entend développer.
Au cours du tour de France que j’accomplis semaine après semaine je rencontre des salariés, des créateurs d’entreprises, des chômeurs, des jeunes en formation, des dirigeants de PME et de PMI, des cadres de la fonction publique aussi. À leur contact, à leur écoute, se fortifie ma détermination : la France ne peut sortir de la crise et des ornières qui lui sont propres que par la volonté commune du plus grand nombre.
Ensemble nous pouvons initier, réaliser, accompagner ces réformes dont le pays a besoin, si nous savons les faire avec la méthode de la justice dans le partage des efforts que les français attendent légitimement.
La Gauche Moderne qui se développe et participera dans chacune des régions aux élections européennes, avec ses candidats, avec ses propositions, en alliance avec nos partenaires de la majorité, va intensifier ses efforts d’expression et de conviction, pour rassembler nos concitoyens autour de telles perspectives.
Jean-Marie BOCKEL