Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
Un long conflit (bien trop long) a touché la GUADELOUPE et la MARTINIQUE.
L'État a décidé d'organiser dans ces départements des ÉTATS GÉNÉRAUX pour tenter,
avec l'implication de tous les acteurs concernés, de répondre aux attentes d'une
population en soif de reconnaissance, qui veut être considérée comme une enfant à
part entière de la République tout en affirmant ses racines et son identité et
souhaitant prendre toute sa place dans la construction d'un développement
économique, générateur de progrès social pour tous.
L'enjeu est de taille. Je regrette que certains aient décidé de pratiquer la politique de la chaise vide. Cela peut conduire à une occasion manquée. Ces États Généraux sont une porte entrebâillée qui, en s'ouvrant davantage, peut contribuer à tracer les voies d'un projet mobilisateur permettant de répondre aux espérances de ces populations. Pour ne pas décevoir les attentes, trois conditions fondamentales sont à réunir :
1. Ne pas oublier que tout conflit laisse des traces et que des plaies doivent être
cicatrisées. Cela suppose de la part des interlocuteurs institutionnels (en particulier chez
les représentants de l'État et du monde patronal) une capacité d'écoute, une prise en
compte de l'aspiration à la dignité très forte dans cette population et une certaine
modestie de leur part.
2. Pour construire l'avenir, il n'est pas possible d'ignorer l'Histoire avec sa part de
lumière mais aussi d'ombres. On ne construit pas l'avenir en refusant d'assumer cette
histoire ou en voulant la gommer. À l'inverse, il ne faut pas s'enfermer dans l'histoire
car l'avenir ne se construit pas en se contentant de regarder dans le rétroviseur.
3. Il faudra que chacun des acteurs sache faire preuve d'audace pour :
jeter les bases d'une grande ambition économique, sociale, écologique et
culturelle adaptée à la réalité de ces départements ;
traduire dans les faits la volonté de lutter contre toutes les formes d'inégalité et
d'exclusion ;
permettre que l'exercice d e s responsabilités politiques, administratives,
économiques, et sociales soit représentatif de la réalité socioculturelle de ces
départements ;
imaginer un dialogue social renouvelé dans les entreprises car fondé sur des
stratégies de coopération avec les représentants du personnel et, en dehors de
l'entreprise, mieux associer les populations à la définition des choix économiques
et sociaux;
accorder une priorité absolue à la formation initiale et professionnelle et à
l'emploi des jeunes car la jeunesse constitue le fondement de tout avenir ;
renouveler les rapports de ces départements avec la métropole et leur espace
géographique.
Si chacun des acteurs concernés par ces États Généraux sait conjuguer AUDACE
avec COURAGE, AMBITION avec MODESTIE, ces États Généraux ouvriront alors
les voies à une espérance mobilisatrice et transformatrice.