Un texte de La Gauche Moderne, écrit après les manifestations du 19 mars.Il a été transformé en tract qui sera distribué ( qui l'a déjà été parfois) dans 50 villes de France par les militants de La Gauche Moderne...
La crise d'abord boursière puis financière touche maintenant l'économie réelle. Même si les Français sont moins touchés que les autres, c’est le niveau d’activité des entreprises qui recule, c’est le chômage partiel et les pertes d’emploi qui se multiplient, alors que piétine la consommation des familles. Épreuves douloureuses, souvent ressenties comme injustes.
Pour y répondre, le Président et le gouvernement ont pris des mesures destinées à la relance de l’investissement, seule manière de contrer la dégradation de l’emploi et de permettre une reprise de l’activité. Cette réponse va dans le bon sens.
Parallèlement, pour prendre en compte les inquiétudes et les revendications qu’ont porté les syndicats, des mesures destinées à soutenir les plus démunis et les plus vulnérables ont été décidées.
• Pour ceux que le chômage menace, c’est la Sécurité sociale professionnelle qui se met en place avec les Contrats de Transition Professionnelle, qui permettent un maintien du salaire, qui ont été étendus et la couverture du chômage partiel qui a été portée à 90% du salaire net. • Une réduction de 66% de l’impôt sur le revenu va bénéficier à 6 millions de contribuables. Une avance de 200 Euros sera versée, avant la mise en place du RSA, ainsi qu’une prime de 150 Euros pour près de 3 millions de familles, une prime de 500 euros pour les chômeurs ayant travaillé de 2 à 4 mois, une augmentation de 7% du minimum vieillesse, de près de 5% de l’allocation adultes handicapés, l’instauration de Bons d’Achat de services…
Pourtant, le 19 mars des millions de français ont participé aux grèves et aux manifestations, mais force est de constater que leur message s’adresse d’abord au Medef: • Aucune proposition sérieuse n’est venue de sa part pour proposer des solutions pour améliorer le partage de la richesse créée dans les grandes entreprises, comme l’a demandé Nicolas Sarkozy. Alors que de nombreuses PME et PMI innovantes, sont la preuve que l’intelligence et la bonne volonté permettent, même en temps de crise, que chacun reçoive un juste retour de ses efforts ; • Il refuse de répondre sur l’interdiction des bonus scandaleux de ceux qui ont ruiné leurs entreprises et licencient ; • Sur les salaires, dans l’attitude générale vis a vis des salariés, les propos des dirigeants du Medef manquent d’ouverture et de sens du dialogue.
Dans un contexte de crise comme celui que nous traversons, chacun des acteurs doit faire un pas vers l'autre pour forger des réponses susceptibles de renforcer le pacte social. Tout au contraire le MEDEF, en miroir avec le NPA d'Olivier Besancenot, comme le Parti socialiste dans son sillage, tous privilégient la voie de l'affrontement social, c'est la voie de la démagogie de l'irresponsabilité et de la discorde, elle ne mène à rien de bon ! Heureusement, ce n’est pas la voie que les syndicats ont, ensemble, prise.
Le gouvernement, le Président ont fait leur travail, c’est aujourd’hui au dialogue social de s’engager fortement, pour faire avancer la société dans la voie de la justice et de l’équité. Les demandes des salariés, doivent être entendues, la compétitivité de notre pays et sa capacité de sortir de la crise le plus tôt possible doivent être préservées.
La France à besoin de la Réforme, les Français ont besoin de la Justice.
Nicolas Sarkozy a détaillé lundi la feuille de route des neuf "commissaires à la réindustrialisation" qu'il a chargés de "construire une stratégie de sortie de crise" pour le territoire qui leur est confié, en évitant "les plans sociaux massifs et les dépôts de bilan". Lors d'une allocution devant ces neuf commissaires, dont une femme (pour la région Champagne-Ardennes), le président de la République a affirmé qu'"à crise exceptionnelle, il fallait une réponse exceptionnelle".<br />
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"Vous êtes l'incarnation de la volonté du gouvernement de n'abandonner aucun salarié et aucun territoire" et "je vous demande de vous battre sur tous les fronts", leur a lancé M. Sarkozy. Les neuf commissaires sont chargés, "d'abord, de tout faire pour anticiper et éviter les plans sociaux massifs et les dépôts de bilan", a-t-il dit. Ils devront également "expliquer les mesures prises pour faciliter le recours au chômage partiel", se "battre pour le reclassement des salariés", se "donner à fond pour soutenir les projets de reprise et de réindustrialisation des sites", a poursuivi le chef de l'Etat. "Je ne vous demande pas seulement de traiter l'urgence et de parer au plus pressé mais de construire avec les élus une stratégie de sortie de crise pour le territoire qui vous est confié", a-t-il également affirmé. Les neuf territoires retenus sont les régions Rhône-Alpes, Franche-Comté, Midi-Pyrénées, Haute-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardennes, Lorraine, Picardie et Nord-Pas-de-Calais.<br />
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AFP
Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a estimé vendredi que le gouvernement répondait aux inquiétudes des salariés, qui se sont exprimées dans les défilés du 1er mai, en agissant "progressivement" sur "l'emploi" et les personnes "les plus fragiles".<br />
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"Il y a des inquiétudes qui se sont exprimées dans la rue: je crois que ça n'a rien d'étonnant quand on voit la gravité de la crise que nous traversons aujourd'hui", a déclaré Luc Chatel sur RTL.<br />
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"Notre réponse, c'est d'avoir une attention pour l'emploi, qui est le sujet le plus important du moment pour les Français et puis surtout pour les plus fragiles. Le gouvernement met en oeuvre progressivement une réponse à la crise qui est exactement sur ces deux axes là", a-t-il poursuivi.<br />
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"Quand on garantit 95% du salaire net pour tous les gens qui sont victimes d'un chômage partiel, on a une réponse très précise sur le sujet de l'emploi. Quand on met en place un dispositif zéro charge dans les très petites entreprises, on incite à l'embauche", a-t-il poursuivi.<br />
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Répondant aux attaques des socialistes, qui se sont rassemblés cette année en marge du défilé des syndicats à Paris, il a déclaré: "le Parti socialiste on a un peu l'impression qu'il essaie d'être aux côtés de ceux qui souffrent quand il y a les caméras, mais quand il s'agit de voter les mesures du plan de relance, de protéger les plus fragile (...) il n'y a plus personne".<br />
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le point.fr
Les syndicats espéraient, pour ce 1er Mai de crise, autant de monde dans les rues que le 19 mars...Il y en a eu moins de la moitié! La contestation, malgré les appels à la mobilisation du PS, s'essoufle...
Vu sur Lepoint.fr: Vers une sortie de crise pour Caterpillar après deux mois de tensions ? Les syndicats et la direction du constructeur américain d'engins de chantiers réunis au ministère de l'Economie, à Paris, ont conclu dimanche un accord de fin de conflit qui sera soumis par référendum aux salariés. <br />
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Le texte, négocié pendant 9 heures, prévoit que la direction s'engage à assurer la pérennité de ses sites dans l'Isère à Grenoble et Échirolles et à y réaliser des investissements. Il confirme que le nombre de suppressions de postes est ramené comme convenu de 733, initialement prévus, à 600. Par ailleurs, des discussions sur l'aménagement du temps de travail doivent être conclues avant le 31 octobre 2009. La direction s'engage à essayer de diminuer encore le nombre de licenciements, notamment grâce à des départs volontaires, à des mesures d'accompagnement pour les seniors et à des formations offertes aux salariés volontaires, avec l'aide de la région Rhône Alpes et. Des procédures disciplinaires engagées contre huit salariés pour entrave à la liberté de travailler sont annulées et les discussions sur l'application du PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi), qui devaient s'achever en début de semaine, sont prolongées au 30 avril.
Nicolas Sarkozy a indiqué vendredi qu'il s'exprimerait "dans les tout prochains jours" sur la question de l'emploi des jeunes, lors de la réunion avec les partenaires sociaux sur le fonds d'investissement social. "Nous devons nous occuper encore plus de ceux qui sont les plus fragiles aujourd'hui, non seulement ceux qui perdent ou sont menacés de perdre leur emploi mais aussi les jeunes, qui n'arriveraient plus à rentrer sur le marché du travail", a affirmé le chef de l'État. "J'aurai l'occasion de m'exprimer sur ce dernier point dans les tout prochains jours car notre société ne peut accepter de laisser des jeunes sur le bord de la route. L'emploi des jeunes est d'ailleurs au coeur des objectifs poursuivis par le fonds d'investissement social", a-t-il poursuivi.<br />
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Le Point.fr<br />
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C'est ce que l'on attend du Président. L'action en faveur des jeunes doit être sa priorité jusqu'en 2012. C'est une nécessité sociale, économique, politique. C'est la clé de saréélection en 2012 et donc sa capacité à continuer à réformer la France.