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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Les lycéens encore dans la rue



Par Jean-Louis Caccomo
...


A nouveau, un gouvernement reporte sa réforme devant les blocages par crainte de l’amplification des mouvements lycéens. Au pays des réformes avortées, le contraire eut été étonnant. De toute façon, les lycéens n’avaient pas l’intention de s’arrêter. Je ne devrais pas dire « les » lycéens car la plupart des jeunes s’inquiètent pour leur avenir et désirent étudier pour s’ouvrir des horizons nouveaux et multiplier leurs chances de réussite. Mais encore une fois, on ne retient que les minorités visibles, celles qui bloquent les établissements et envahissent la rue, sous le regard complaisant des médias et avec la complicité coupable de certains enseignants, de certains parents et de la gauche trop heureuse de semer la confusion à défaut de savoir s’organiser dans des partis d’opposition dignes de ce nom.

Il faut se souvenir comment la gauche, quand elle accède au pouvoir, ordonne à la droite de s’opposer de manière constructive, en pensant à l’intérêt général qu’elle seule, évidemment, est capable d’incarner. Et la droite de s’exécuter gentiment…

 Depuis tant d’années, les différents ministres de l’éducation ont toujours reculé devant la pression de la rue, ce qui conduit à rendre impossible l’évolution du système éducatif. Du coup, les mouvements de lycéens sont devenus un rituel programmé de plus en plus violent et incontrôlable, instrumentalisé par des syndicats qui ont l’art de manipuler la désinformation à outrance. Il est facile de faire sortir les lycéens des classes, la plupart n’attendent que cela pour se payer des vacances au frais du contribuable, il est plus difficile de les faire revenir en cours. On ne peut jeter la pierre aux jeunes. Entre subir un cours de mathématique ou jouer à faire la guerre contre le gouvernement, le choix est vite fait. Il est clair que les sensations les plus fortes naîtront de la confrontation avec les forces de l’ordre, sous le feu des caméras trop heureux de mettre en vedette cette jeunesse en détresse. Ce sont les adultes qui sont à blâmer car seuls les adultes sont responsables par définition. Lorsqu’ils n’assument plus leurs responsabilités d’adultes, il ne faut guère s’étonner que les enfants peinent à grandir.

Les enseignants qui nourrissent ces mouvements et les parents d’élèves qui se disent solidaires portent donc une grande responsabilité dans cette dérive alors qu’il sera difficile de rattraper les retards accumulés d’année en année.

L’éducation est en effet fondamentale ; mais elle ne se réduit pas uniquement à jeter des moyens financiers sans contrôle et sans évaluation. Le ministère de l’éducation nationale constitue le premier poste du budget de l’Etat avec des résultats qui ne sont guère à la hauteur des moyens consacrés. Depuis des années, les observatoires internationaux montrent qu’avec moins de moyens, beaucoup d’autres pays font mieux que nous. Dans le passé, nos parents et nos grands parents n’avaient sans doute pas autant de moyens pour étudier aujourd’hui ? Et à l’heure d’internet - qui ne permet pas seulement de tchater entre copains, mais qui donne un accès à un réservoir illimité de connaissances (on peut trouver des cours de math en vidéo sur dailymotion ou assister au cours d’un prix Nobel d’économie du MIT)-, les revendications des lycéens semblent bien décalées.

 Mais ce sont les principes qui sont en jeu. Est-il nécessaire de rappeler que les lycéens sont mineurs et qu’ils n’ont pas le droit de vote ? Ces lycéens en colère dans la rue et qui bloquent l’accès à certains établissements emploient à tord et à travers le mot « démocratie ». Ont-ils étudié les penseurs de l’Antiquité ? Connaissent-ils le sens réel du mot « démocratie » ? Savent-ils que pour les philosophes grecs, la démocratie n’était réservée qu’au citoyen ; mais n’était pas citoyen qui le voulait. Le statut de citoyen n’était pas un dû. Comme l’accès au savoir, il se méritait.

La démocratie est-elle la tyrannie du nombre, la volonté des minorités visibles et agissantes ? La démocratie se joue-t-elle dans la rue en court-circuitant des institutions défaillantes ?

Mais c’est alors le sort de la démocratie qui se joue. Il est vrai que l’opposition porte une grande part de responsabilité, non seulement en encourageant ces mouvements, mais surtout en ne parvenant pas à s’organiser dans un grand parti d’opposition susceptible de jouer son rôle d’opposant au sein des institutions prévues à cet effet.

L’existence même de « syndicat lycéen » est de nature à interpeller ceux qui se donnent la peine de réfléchir quelques instants. Les syndicats viennent du monde de l’entreprise et du monde du travail où ils ont leur rôle et leur justification. Les lycéens ne sont ni des travailleurs ni des actifs. De quoi cherchent-ils à se protéger en s’organisant à l’intérieur de syndicats ? D’un Etat qui leur fournit à titre gratuit un service public d’éducation ? Mais le meilleur moyen de s’en protéger, c’est encore de ne pas consommer ce type de service et de s’adresser à la concurrence, ce que font d’ailleurs un nombre croissant de parents excédés par les blocages et les grèves à répétition.

 A la rentrée, les lycéens devraient être en classe, en train d’étudier, au lieu de s’adonner à ces manifestations répétitives. Ils n’ont pas à se positionner par rapport à l’application d’un programme politique mise en œuvre par un gouvernement légitimement élu par ceux qui sont en âge de voter. Avant de critiquer, il faut d’abord apprendre pour être en situation de comprendre et de proposer. Et l’apprentissage implique une discipline et une assiduité qu’il appartient aux adultes (que ce soit les parents comme les enseignants) d’inculquer et d’encourager.

Est-il nécessaire de rappeler que les enseignants du secondaire sont aussi des fonctionnaires de l’éducation nationale ? A ce titre, ils ne sont pas des ministres mais, en tant que fonctionnaire, ils ont pour mission de faire fonctionner le service public, obéissant à ceux qui sont en charge de l’administrer et de le diriger. Si un fonctionnaire n’est pas d’accord avec son ministre de tutelle, il a le droit – et c’est une forme louable de courage – de démissionner.

 En attendant que ces évidences pénètrent les esprits de ceux qui sont en charge de nous éclairer, je vous présente mes voeux les plus sincères pour l'année 2009 et je vous remercie tous pour votre fidélité.

  Jean-Louis Caccomo

http://caccomo.blogspot.com/

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Les manifestants parisiens contre l'intervention à Gaza se livrent, (ce n'est pas une surprise!) à des violences. Source AP.<br /> <br /> Plusieurs voitures ont été retournées et des vitrines brisées samedi dans le VIIIe arrondissement à Paris, alors que plusieurs centaines de personnes faisaient face aux forces de l'ordre à l'issue de la manifestation pour Gaza.<br /> <br /> Au niveau du boulevard Haussmann et des Grands magasins, une dizaine de voitures ont été retournées et certaines brûlées, des vitrines ont été cassées, notamment celles d'un magasin Damart, d'un magasin Bouygues Telecom et d'une cabine téléphonique.
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M
Deux étudiants ont été interpellés hier matin à Paris (XIXème) après avoir volontairement mis le feu à un véhicule particulier, a-t-on appris aujourd'hui de source policière.<br /> <br /> Les suspects, âgés de 18 et 19 ans et domiciliés dans la capitale, ont été interpellés "en flagrant délit" par la brigade anti-criminalité (Bac) rue de la Villette, peu avant 5H00, selon la source.<br /> <br /> Ils ont reconnu les faits, estimant avoir été "grisés par l'alcool".<br /> Ils ont été déférés devant la justice devant laquelle ils sont cités à comparaître prochainement.<br /> <br /> AFP
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M
Deux lycéens de Nanterre, un jeune homme de 16 et une jeune fille de 17 ans, ont été mis en examen mardi par un juge des enfants, notamment pour avoir menacé de mort leur proviseure. <br /> <br /> En garde à vue depuis lundi, ils ont été déférés devant le juge et mis en examen pour «menaces de mort sur personne chargée de mission de service public, et menace d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes». <br /> <br /> <br /> <br /> Une troisième élève avait fait l'objet d'une plainte par la proviseure du lycée Joliot-Curie de Nanterre. Sa garde à vue avait pris fin lundi soir. Elle sera convoquée devant le délégué du procureur.<br /> AFP, leparisien.fr
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