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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Le plan français de soutien aux entreprises

Charles Jaigu, Le Figaro du 24 10 08....(EXTRAITS)...

En déplacement à Argonay (Haute-Savoie), Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi deux mesures phares : la suppression partielle de la taxe professionnelle et la création d'un fonds souverain à la française.

«Dire la vérité», une deuxième fois, aux Français. Un mois après le discours de Toulon qui traitait de la crise financière, Nicolas Sarkozy s'est exprimé, jeudi, pour dire comment il voulait faire face à «la crise de confiance qui frappe l'économie mondiale».....

 Cette fois-ci, il était à Argonay, en Haute-Savoie, petite ville dans les environs d'Annecy...... 

Devant environ sept cents personnes, militants pour partie, Nicolas Sarkozy a dressé le bilan de son action à la tête du conseil européen. Il a salué «une Europe qui change». «L'Europe technocratique est en passe de céder la place à une Europe plus politique, qui débat, qui décide, qui agit», s'est-il félicité. «C'est l'Europe qui a apporté la réponse la plus forte à la crise financière, qui a proposé le sommet mondial pour refonder le capitalisme», a martelé Sarkozy. «Le nouvel ordre mondial, c'est autour des propositions de l'Europe qu'il se construira !», s'est-il même enthousiasmé…

En attendant cette hypothétique refondation de la finance mondiale, le chef de l'État a pressé ses collaborateurs ainsi que les services de Bercy de mettre au point deux mesures phares :
la
suppression partielle de la taxe professionnelle et
la création d'
un fonds souverain à la française. .....

Il a également rappelé le vaste programme d'investissements directs de l'État. Un «New Deal» de 175 milliards d'euros, correspondant à la somme que l'État compte injecter sur trois ans, notamment dans la recherche et les transports. En outre, canaux, voies ferrées, énergies renouvelables, taux préférentiels pour l'isolation des maisons, plan en faveur de l'économie numérique, travail le dimanche… sont désormais sur la table du gouvernement.

 «C'est le volontarisme qui sera le meilleur antidote à la dangereuse tentation du protectionnisme, de l'anticapitalisme et du dirigisme bureaucratique», a prévenu Nicolas Sarkozy en promettant de ne ralentir à aucun prix le train des réformes.

Il a, au passage, répondu à ceux qui jugent caduc le projet de budget 2009, qui repose sur une hypothèse de croissance de 1 %. «La croissance, nul ne peut dire aujourd'hui ce qu'elle sera», observe le chef de l'État. Et à ceux qui lui reprochent «d'aller trop vite», il s'est contenté de répondre «tout dépend par rapport à qui on me compare !».....

 

Les principales mesures annoncées par le chef de l'État

 

• Exonération totale et définitive de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements réalisés entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009. L'opération ne coûtera rien à l'État en 2009 et 2010 et pèsera pour 1,1 milliard en 2011.

• Création d'un fonds d'investissement stratégique géré par la Caisse des dépôts pour apporter des fonds propres supplémentaires aux PME, développer de petites entreprises très innovantes, ou pour stabiliser le capital d'entreprises qui seraient la proie de prédateurs.

• Intervention de la Caisse centrale de réassurance pour prendre le relais des assureurs crédits.

• Nomination de René Ricol comme médiateur entre les banques et leurs clients.

Charles Jaigu
Le Figaro, 24 10 08

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M
PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, annonce que près de 1,4 milliard d'euros d'aides agricoles européennes seront réorientées en 2010 en France.<br /> <br /> Les principaux contributeurs seront les céréaliers et les bénéficiaires seront l'élevage à l'herbe, les éleveurs caprins et ovins, l'agriculture biologique ou celle de montagne.<br /> <br /> Des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires vont également être mis en place pour un montant de 140 millions d'euros.<br /> <br /> "Nous aurons au total une politique européenne agricole plus solidaire en France avec des aides plus équilibrées", a dit Michel Barnier lors d'une conférence de presse de présentation des mesures françaises décidées dans le cadre du "bilan de santé" de la politique agricole commune (PAC).<br /> <br /> La somme réorientée correspond à 18% des aides directes reçues par les agriculteurs, a-t-il précisé.<br /> <br /> L'élevage à l'herbe bénéficiera de 940 millions d'euros d'aides supplémentaires, l'élevage ovin et caprin recevra 135 millions et la production laitière de montagne 45 millions.<br /> <br /> L'agriculture biologique recevra 50 millions et la production de protéines végétales 40 millions d'euros.<br /> <br /> Reuters
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M
Hier, Nicolas Sarkozy en personne a reçu à l’Elysée les préfets, les trésoriers-payeurs généraux (TPG) et les représentants des principales banques pour demander aux uns de contrôler l’usage par les autres des fonds mobilisés grâce à l’implication de l’Etat. La présence des TPG n’était pas anodine : ce sont eux qui, au nom de l’Etat, gèrent les finances publiques au niveau des départements. « La République a besoin de vous », a lancé le chef de l’Etat aux hauts fonctionnaires et aux banquiers en les exhortant à s’engager « totalement dans la lutte contre la crise ».<br /> <br /> Le Parisien.fr
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M
Et puis soutien à l'emploi....<br /> <br /> A Rethel, dans les Ardennes, le chef de l'Etat a annoncé une série de mesures en faveur de l'emploi : 100.000 contrats aidés supplémentaires, mais aussi un assouplissement de la législation sur les CDD.<br /> <br /> AFP
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D
mr SARKOZY est contre le dirigisme bureaucratique:<br /> chiche,alors qu'il commence par tous les machins qu'il vient de créer depuis quelques mois:je ne les énumère pas ,ils sont connus de tous!!!!!
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M
<br /> Pour l'instant, il essaie, avec les autres chefs d'Etat ou de gouvernement, de maîtriser la crise bancaire et de limiter les effets de<br /> la crise économique et sociale qui suit. Ce n'est pas facile et il s'en sort plutôt bien...<br /> <br /> <br />
E
Dans son usage actuel, le terme d'ultralibéralisme n'est employé que de façon péjorative pour désigner une forme de libéralisme économique que le locuteur estime néfaste et condamnable. Il n'existe aucune école de pensée ni aucun groupe qui se désigne lui-même par la qualification d'ultralibéral. Il n'y a pas non plus de consensus entre les utilisateurs du terme sur une définition qui permettrait de distinguer l'« ultralibéralisme » du libéralisme. Chacun appelle « ultralibéraux » ceux qui sont plus libéraux que lui.
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M
<br /> <br /> Comme d'habitude, au lieu de répondre au fond, tu choisis "un mot"  à discuter et ramener un débat global à un "jeu sur les mots"...Ca en devient presque comique.<br /> <br /> Donc ultra libéralisme, je parlais aussi de néo libéralisme, il est vrai qu'il n'y a pas d'école  de pensée qui s'affiche ultra libérale, comme il n'y en a pas qui s'affiche "socialiste<br /> archaïque" et pourtant tu es bien placé pour savoir qu'il en existe....<br /> <br /> On attribue couramment ce terme d'ultra libérale à une politique de dérégulation maximale, mise en oeuvre par Reagan et Thatcher, et qui dépassait les principes ou le fonctionnement d'un sain<br /> libéralisme...Sans la rejeter en totalité, les libéraux ou les sociaux libéraux,  ont adopté d'autres principes et d'autres modes d'action.<br /> <br /> Il serait donc erroné de vouloir assimiler libéraux et ultra libéraux ou néo libéraux. Ce qui n'empêchera pas les dogmatiques de l'autre camp de continuer à le faire!<br /> <br /> <br /> <br /> <br />
M
Un extrait du "projet" de motion du Congrès de Suresnes de La Gauche Moderne...<br /> <br /> La France, l’Europe, la communauté internationale, doivent contribuer à définir les nouvelles régulations, dont tous aujourd’hui semblent comprendre la nécessité, et à leur permettre d’être mises en application. Cette volonté d’un capitalisme mieux contrôlé, correspond à l’équilibre, que nous appelons depuis longtemps de nos voeux, entre liberté et régulation. Pour apporter des solutions à cette crise, comme pour faire face à d’autres situations, ce sont les principes et les orientations que nous avons proposés depuis plusieurs années, compromis entre les libertés et la solidarité, les dynamiques individuelles et les régulations collectives, les initiatives de la société civile et le volontarisme de l’Etat, qui paraissent toujours les mieux adaptés.<br /> Ce sont les principes mêmes du social libéralisme.
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E
J'admire ton impavidité et envie ta boule de cristal, mais, pour être un peu plus sérieux que Chavez, il est évident qu'en une période qui est bien plus qu'une crise boursière passagère et où Greenspan avoue son désarroi et son incompréhension, nous ne sommes pas au bout de nos surprises face aux reclassements idéologiques et aux nouvelles grilles de lecture ("logiciels", comme on dit au PS pour faire moderne) qui sont devant nous.
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M
<br /> Aucune boule de cristal, pour moi en tous cas.<br /> <br /> J'ai toujours dit que cette crise était grave, que c'était bien plus qu'une crise boursière, et, comme Sarkozy  je pense qu'elle rend nécessaire "une refondation du capitalisme".<br /> <br /> Que cela amène à modifier des grilles de lecture, sans doute, notamment pour les dogmatiques qui lisaient le monde à travers leur idéologie, les textes de leurs gourous, leurs principes rigides, et<br /> il en existe des deux côtés: socialistes et néo (ou ultra) libéraux...Les uns et les autres vont sans doute être amenés, espérons-le, à réviser leurs dogmes. Ce sera très bien.<br /> <br /> <br />
E
«Sarkozy, tu es en train de te rapprocher du socialisme, bienvenu au club, ce sont des idées intéressantes», a lancé le Président vénézuélien, se référant aux positions défendues par Nicolas Sarkozy pour surmonter la crise (...)<br /> <br /> Nicolas Sarkozy "a déclaré que si on ne refondait pas le système capitaliste, il y aurait une révolution à l'échelle planétaire. Eh bien, Sarkozy, ici en Amérique latine une révolution s'est déjà produite il y a un certain temps", a encore déclaré Hugo Chavez qui avait rencontré son homologue français au cours d'une visite officielle à Paris fin septembre.<br /> <br /> (et le social-libéralisme, dans tout ça?)<br /> <br /> http://www.liberation.fr/monde/0101164783-chavez-le-camarade-sarkozy-se-rapproche-du-socialisme
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M
<br /> Oui, amusant... superficiel mais amusant Je comprends que cela te plaise.<br /> <br /> J'ai peur que tu ne sois déçu avant peu...Cela dit si cela t'amène à soutenir pour l'instant,  Sarkozy et sa politique, tant mieux, je ne m'en plaindrais pas.<br /> <br /> <br />
E
Je veux bien jouer avec les mots si c'est pour dire la même chose: le marché restera le REGULATEUR principal dans le cadre de REGLES qui lui auront été imposées.
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M
<br /> <br /> Ca n'a donc rien à voir avec ce que tu prétendais précedemment. Merci<br /> <br /> <br /> <br />
E
Quelle que soit l'issue de la crise, le mythe du "marché régulateur" en aura pris un sacré coup.<br /> <br /> Je trouve tout de même les déclarations ci-dessous assez spectaculaires, compte tenu de la personnalité de leur auteur:<br /> <br /> "Alan Greenspan en plein "désarroi": il y a une grosse "faille" dans le capitalisme..."<br /> <br /> ""Ceux d'entre nous qui comptaient sur l'intérêt des établissements de crédit pour protéger les actionnaires (en particulier moi-même) sont dans un état de choc et d'incrédulité".<br /> <br /> ""J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi."<br /> <br /> ""Le modèle de gestion des risques tenait depuis des décennies. Mais l'ensemble de cet édifice intellectuel s'est effondré l'été dernier."<br /> <br /> <br /> http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2008/10/alan-greenspan.html
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M
<br /> Encore une fois, tu te trompes:<br /> <br /> non le "marché régulateur" n'en n'a pas pris un coup...Personne ne propose d'ailleurs un autre régulateur que le marché (as-tu autre chose à proposer?).<br /> Mais, comme on le sait ,tout marché, du marché aux fruits de ton quartier au marché mondial,  a besoin de règles pour bien fonctionner. On les a oubliées ou détruites...Et le marché est en<br /> crise. D'où nécessité en période de crise, d'adopter des remèdes exceptionnels...Et pour l'avenir  de donner des règles plus précises au marché...Qui restera le régulateur principal.<br />  <br /> <br /> <br />