Abstention.Les députés du groupe PS s'abstiendront de voter le projet de loi sur le plan d'urgence de soutien aux banques, examiné à l'Assemblée nationale ce mardi après-midi.
La Bourse islandaise en plein krach. La Bourse de Reykjavik, dont les échanges étaient interrompus depuis jeudi, a rouvert mardi en baisse de 76 %, les valeurs financières restant suspendues.
Baisse de 60 % du titre de Fortis. L'action de la nouvelle entité Fortis Holding, issue du démantèlement du bancassureur belgo-néerlandais, s'échange à 2,08 euros dix minutes après la reprise de sa cotation à la Bourse de Bruxelles, soit une baisse de 60 % par rapport à son dernier cours de 5,42 euros le 3 octobre. L'action a ouvert à 1,93 euro à 11 heures après une suspension de six séances. Le Medef salue le plan Sarkozy. La patronne des patrons Laurence Parisot estime que le plan de sauvetage bancaire décidé par l'Eurogroupe et décliné en France était "le meilleur possible pour la situation actuelle". "Premièrement, le plan existe ; deuxièmement, il est européen et on se réjouit de voir l'Europe parler d'une voix claire et forte ; troisièmement, le plan est cohérent ; quatrièmement, il ne coûte rien à l'État", se réjouit-elle, ajoutant que la situation économique mondiale reste pour autant dans "une zone de très grande incertitude". C'est dans ce contexte que la présidente du Medef réunira vendredi à Paris un sommet de quatre patronats européens et du patronat américain, pour notamment "élaborer un diagnostic commun de la situation" économique.
Garantie. Hong Kong va garantir tous les dépôts bancaires sur le territoire jusqu'en 2010.
Le plan de soutien va "rapporter à l'État".Réagissant au plan français de soutien aux banques de 360 milliards d'euros dévoilé lundi, Christine Lagarde affirme mardi sur RMC et BFM-TV que le gouvernement a "construit le mécanisme pour que non seulement cela ne coûte pas, mais pour que cela rapporte à l'État". La ministre de l'Économie indique qu'"aujourd'hui, la garantie de l'État vaut beaucoup, parce que les gens savent qu'ils peuvent avoir confiance. Le taux auquel on (l'État, NDLR) va emprunter sera donc relativement bas. (...) En revanche, le taux auquel on va prêter (aux banques, NDLR) sera plus élevé. Si bien que, pour faire simple, entre les deux, on réalisera une marge".
Un plan emploi pour contrer le chômage. Laurent Wauquiez précise qu'un "plan emploi" va être annoncé "la semaine prochaine par le président de la République". Pour le secrétaire d'État à l'emploi, il faut réfléchir aux contrats aidés "en ayant un raisonnement en termes de formation professionnelle" et de "vraies passerelles pour un emploi durable" dans les entreprises. "Aujourd'hui, un chômeur en contrat aidé sur cinq seulement fait l'objet d'un accompagnement. (...) Cela signifie qu'on lui donne un contrat aidé, qu'on le met de côté et qu'on lui dit : sois sage et tais-toi, et on reparlera dans un an, quand ton contrat sera fini. (...) Cela, c'est de la mauvaise politique de l'emploi", déplore-t-il sur I-Télé.
Les places boursières européennes en forme . Les bourses européennes rebondissent mardi matin . À l'ouverture, à Paris le CAC 40 décolle de 2,15 %, à Londres le Footsie de 2,65 % et à Francfort le Dax 1,44 %.
La SocGen n'a pas besoin d'aide . La Société Générale ne fera pas appel aux fonds mis à disposition par l'État dans le cadre du plan de soutien aux banques pour se refinancer. Malgré la chute spectaculaire de son action qui a perdu lundi jusqu'à 15 % suite à des rumeurs, avant de se ressaisir et de céder finalement 2 %, la SocGen est "en ligne avec ses objectifs en matière de capitaux propres", affirme mardi son directeur Frédéric Oudéa auFigaro.
L'Asie euphorique.Les Bourses asiatiquesse refont une santé. Fermée lundi pour cause de jour férié, Tokyo réagit mardi avec enthousiasme aux annonces des divers gouvernements. Le Nikkei a flambé de 14,15 % à la clôture comblant une partie du krach de la semaine dernière où il avait perdu 24,33 %. Après un rebond spectaculaire lundi, les autres places asiatiques poursuivent leur retour en forme : Hong Kong gagne 4,59 %, Shanghai 1,21 %, Singapour 6,34 %, Bangkok 6,03 %.
Le plan Paulson complété. Après une rencontre avec George W. Bush, le ministre du Trésor américain, Henry Paulson, doit annoncer mardi à 14 h 30, heure française, à Washington, une "série de mesures destinées à renforcer la confiance" dans le système financier du pays et à permettre un fonctionnement normal du crédit. Le président américain devrait également s'adresser à la nation juste avant vers 14 heures, heure française. L'un des points acquis est que l'État entrera au capital d'une "large palette" de banques. Selon le site internet du Wall Street Journal , l'État fédéral devrait prendre ces participations pour 250 milliards de dollars.
Wall Street s'envole. Euphorique, la Bourse de New York a fini sur un rebond spectaculaire lundi après les interventions massives des gouvernements européens et américain pour rétablir la confiance : le Dow Jones gagne 11,08 %, une hausse pas vue depuis les années 1930, et le Nasdaq 11,81 %. Sur l'ensemble de la semaine dernière, il avait chuté de 18 %, ce qui avait représenté la plus forte baisse historique de l'indice sur une semaine.
C'est une (triste) caractéristique de la politique française: l'opposition (quelle qu'elle soit) se croit obligée de ne jamais voter pour des textes qu'elle aurait votée si elle était au pouvoir; elle se croit tenue, au mieux, de s'abstenir, pour montrer qu'elle est "l'opposition".<br />
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C'est tristement vrai pour le PS aujourd'hui, c'était tout aussi tristement vrai pour l' UMP, lorsqu'elle a voté contre les mesures de DSK pour préparer le passage de la France à l' Euro.<br />
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D'où vient cette "tradition" française? Sans doute de l'époque où la gauche et la droite françaises, contrairement à celles des autres pays occidentaux, défendaient des types de société différents (rupture ou non avec le capitalisme), époque qui a pris fin en 1983.<br />
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Mais le propre des traditions est de survivre aux raisons qui les ont fait naître.
Les radicaux de gauche n'ont pas suivi le PS dans son abstention lamentable sur le plan d'urgence...Ils avaient déjà voté avec la majorité pour l'adoption de la réforme de la Constitution....<br />
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Manuel Valls, social libéral assumé, a été un des 7 députés socialistes qui auraient souhaité soutenir le plan d'urgence...<br />
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Radicaux de gauche, Manuel Valls et quelques proches...On commence déjà à entrevoir les contours d'une nouvelle ouverture....
Oui compte tenu de leurs désaccords internes les socialistes sont dans l'icapacité de choisir une position. Ils ne sont pas sortis de l'auberge (rouge).
Tu as assez raison. Mais ce que je trouve absolument lamentable et que j'analyse comme un élément et une preuve de déclin, c'est que le PS s'abstienne. Comme pour le RSA, sur ce sujet d'une importance particulière, les socialistes n'ont pas de position, ou n'osent pas en exprimer une. Ils s'abstiennent de choisir....C'est nul!
L'abstention du PS est l'illustration parfaite de ce que je te disais : le réalisme économique (sauver les banques) n'est même plus compris par une bonne partie de l'opinion, et le PS va à la pêche aux mécontents en s'enfermant encore plus dans la contestation non-constructive. Les socialistes savent qu'il n'y a pas d'alternative mais préfèrent "jouer les révolutionnaires" avec toutes les conséquences que cela impliquera pour le pays. Nous vivons une époque passionnante. La France rose-rouge sera peut-être à l'avant garde de la contestation anti-capitaliste grace à un PS archaïque redevenu "tendance"! Merci à la haute finance.