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Les mesures clés du sommet

Par Le Parisien du 05 10...


LES ACTIONS D’URGENCE

La modification des règles comptables des banques européennes.
Derrière cette mesure technique, c’est toute la fluidité du crédit qui est en jeu. Le mécanisme actuel oblige les établissements financiers à évaluer leur valeur selon les prix du marché. Du coup, en cas de chute de la Bourse, leurs actifs sont aussitôt réévalués à la baisse.

Conséquence directe, les crédits distribués, dont le montant dépend de la valeur de ces actifs, sont immédiatement réduits, déclenchant en cascade une crise financière, puis économique et sociale. Les Etats-Unis viennent d’autoriser le retour à l’ancien système, qui permettait d’évaluer les actifs sur une durée plus longue, pour limiter les conséquences d’une chute du cours. Les banques européennes vont donc être autorisées à faire la même chose. Cette réforme doit intervenir d’ici à la fin du mois.

Un plan de 31,5 milliards d’euros pour les PME.
C’est la Banque européenne d’investissement (BEI) qui est chargée de dégager ces crédits.
L’engagement solennel de soutenir les établissements financiers en difficulté a été réaffirmé.

LES ACTIONS A PLUS LONG TERME

L’harmonisation des normes en matière de garantie des dépôts.
La chancelière allemande, Angela Merkel, a tenu à rappeler que ces interventions ne devaient pas se faire au détriment des autres Etats membres, critiquant ouvertement l’Irlande qui s’est engagée, cette semaine, à garantir l’intégralité des fonds déposés dans ses banques.

L’assouplissement des règles de concurrence européenne pour permettre le sauvetage d’une entreprise en difficulté par les Etats nationaux. Cette mesure entérine les sauvetages de Dexia et de Fortis par les gouvernements français, belge et néerlandais, intervenus le week-end dernier.

Sanctionner les dirigeants d’une banque en difficulté. Les patrons « qui ont failli », obligeant un Etat à venir au secours d’une banque en difficulté, devront être sanctionnés. Un meilleur contrôle des systèmes de rémunération des dirigeants est prévu.

Mieux contrôler les acteurs du système financier. Les agences de notation, banques d’investissement et hedge funds, jugés responsables de la crise actuelle, devront se soumettre à un véritable contrôle. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Les Etats-Unis viennent, de leur côté, de prendre une mesure similaire.

Revenir sur le Pacte de stabilité. Le président Sarkozy a déclaré que « l’application du Pacte de stabilité (…) devrait refléter les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous nous trouvons ». Mais Jean-Claude Junker a précisé, lui, que le Pacte devait être respecté « dans son intégralité ».

Organiser une cellule de crise.
En cas de crise, une « task-force » réunissant les banques centrales, les superviseurs et les ministres des Finances devra coordonner leur action.

 

Le Parisien

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M
"Aujourd'hui c'est l'ensemble des gouvernements européens qui disent aux citoyens européens qu'ils sont unis, solidaires et déterminés dans les circonstances financières exceptionnelles que nous traversons aujourd'hui", a affirmé aujourd'hui Nicolas Sarkozy en annonçant que chacun des Vingt-Sept s'engageait à prendre "toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier".<br /> <br /> "Face à la crise, l'unité de l'Europe était une nécessité. Cette unité est aujourd'hui réalisée", a assuré M. Sarkozy sur le perron de l'Elysée, peu avant de présider une nouvelle réunion avec les principaux dirigeants de banques et d'assurances français.<br /> Dans l'Union, "chacun d'entre nous prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier que ce soit par l'injection de liquidités en provenance des banques centrales, par des mesures ciblées sur certaines banques ou par des dispositifs renforcés de protection des dépôts", a indiqué celui qui assure actuellement la présidence du conseil européen.<br /> <br /> "Aucun déposant dans les banques de nos pays n'a subi de pertes et nous continuerons à prendre les mesures requises afin de protéger le système ainsi que les déposants", a assuré le chef de l'Etat en lisant le communiqué de la présidence française de l'UE.<br /> <br /> Source AFP<br /> <br /> Déclaration du Président, alors que toutes les bourses reculent dans des proportions gigantesques. Nicolas Sarkozy a la responsabilité de rassurer le public et de redonner confiance au monde de la finance. Il s'y emploie, en butte malheureusement aux critiques inadaptées et aux attaques d'une opposition socialiste...inconsciente!
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M
Faut-il supprimer le crédit? C'est cela votre position? Et acuellement on vit une phase de rétractation et non d'expansion du crédit.
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L
Le crédit a dopé l'économie, a créé une accoutumance, puis une dépendance et la nécessité d'augmenter les doses. Pour soigner le malade, faut-il augmenter encore le crédit ou le désintoxiquer? On est en train de choisir la première solution. C'est malin!
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M
Fortis, HRE, ça s'arrange....Les suites du mini sommet commencent à être positives, malgré ce qu'en ont dit Fabius Delanoë et évidemment Bayrou!
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M
Angela Merkel qui a voulu que chaque Etat règle les problèmes de ses proppres banques (solution peu européenne!), se retrouve seule pour régler le grave problème de HPE....
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P
Je trouve tout de même curieux qu'on puisse réclamer comme François Hollande une facilité d'accès au crédit, alors que c'est précisément ce phénomène généralisé qui est à l'origine de la crise...
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M
Le sommet des quatre pays européens du G8 consacré à la crise financière a relancé le débat sur les conditions de l'intervention publique et l'application des critères de Maastricht, alors que l'exécutif appelle toujours à une "unité nationale" que rejette l'opposition.<br /> <br /> "A mini-sommet, mini-résultats", s'est gaussé dimanche François Hollande, estimant que d'autres pays de l'Union européenne auraient dû être associés.<br /> <br /> Le patron du Parti socialiste a aussi déploré le manque selon lui de décisions concrètes, notamment "des mesures pour l'accès au crédit pour les entreprises et les particuliers".<br /> <br /> Même tonalité chez François Bayrou qui "n'a pas trouvé (...) de choses extrêmement concrètes", et notamment "rien de nature à régler la crise ou, en tout cas, à faire repartir l'économie et la finance sur des bases saines".<br /> <br /> Et le président du MoDem de regretter lui aussi l'absence de concertation large des membres de l'UE.<br /> <br /> La majorité est restée fidèle à sa tonalité des dernières semaines, appelant l'opposition à taire les critiques en ces temps de crise.<br /> <br /> "La gauche pourrait dans une situation comme celle-ci faire preuve d'un sentiment d'objectivité renforcée dans l'analyse de certains problèmes", a lancé Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, affirmant qu'on ne pouvait reprocher à l'exécutif de "ne pas avoir prévu (la crise) il y a un an, alors que personne ne l'a prévu".<br /> <br /> Le Pont.fr et AFP<br /> <br /> Des critiques socialistes (et de Bayrou), sans consistances...
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