Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
Malgré les informations incessantes sur la crise financière, auxquelles s’ajoutent déclarations et rumeurs, nous ne savons pas où nous en sommes. Le pire est-il encore devant nous comme l’annonce un économiste, ou avons-nous passé le pic de la crise. Certains évènements comme le vote par le Sénat américain du plan Paulson (avant, espérons-le, un vote également positif de la Chambre des Représentants) nous rendent légèrement optimistes, certains signes comme la meilleure orientation des bourses ces derniers jours sont plutôt favorables, de même que la résistance, semble t-il supérieure à d’autres, des banques françaises…Mais tout cela est bien fragile et en tout état de cause, nous pouvons penser que la crise est loin d’être jugulée et que, de toutes façons, elle se prolongera par une forte aggravation de la crise économique que le monde connaît depuis un an déjà et dont nous subirons forcément les conséquences.
Pourtant, cette situation difficile et incertaine n’interdit pas quelques remarques positives…
Lorsque cette crise sera passée (et il le faudra bien), il devrait apparaître à tous que l’on ne peut continuer à accepter le développement de ce capitalisme financier sans mesure, sans règles, sans contrôle. Une meilleure régulation du capitalisme s’avèrera nécessaire, le scandale des rémunérations pharaoniques et des parachutes en or devrait être corrigé, un contrôle plus complet et plus régulier des mécanismes de crédit sera vraisemblablement institué. On verra sans doute alors la fin d’un ultra libéralisme destructeur, et les sociaux-libéraux de la Gauche Moderne ne pourront que s’en féliciter, eux qui se sont toujours prononcé pour une régulation de la mondialisation et particulièrement du capitalisme financier.
En ce qui concerne plus directement notre pays et sa vie politique, il me semble, (c’est encore incertain, mais on en distingue quelques signes) que Nicolas Sarkozy est en train d’affirmer et de confirmer, dans la gestion de cette crise, une stature d’Homme d’Etat responsable que certains lui contestaient.
Son attitude calme et pondérée, la manière claire et rassurante avec laquelle il s’est adressé aux Français ont été appréciées et tranchent avec l'affolement et l'excitation verbeuse des socialistes (sans même parler pas du show décalé de Royal !), qui sont incapables de la moindre analyse ou de la moindre proposition sérieuse et de celle, caricaturale, d’un Bayrou qui se contente de répéter, comme à chaque difficulté, c’est la faute de Sarkozy ! Bien entendu, contrairement à l’attitude de l’opposition dans d’autres pays démocratiques, et pour rester fidèles à eux-mêmes, ils refusent l’appel à l’union nationale et à l’action concertée que leur propose le Premier ministre.
Prenant des décisions rapides quand il a fallu le faire, comme pour Dexia, Sarkozy poursuit, obstinément, avec la BCE et le président de l’Eurogroupe, sa recherche d'une solution Européenne, malgré l’attitude « personnelle » et fort peu communautaire des gouvernements irlandais et allemands. Parallèlement, il confirme qu’il refuse une politique de rigueur, qu’il poursuit sa politique sociale de défense du pouvoir d’achat des plus vulnérables, comme les réformes structurelles nécessaires (aujourd'hui encore il lance les Etats Généraux de la presse après avoir initié le débat sur la modernisation des structures administratives de la France), car il sait, et les Français en sont de jours en jours plus convaincus, que ces réformes permettront à la France de profiter à plein de la reprise lorsque celle-ci surviendra.
Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais s’il poursuit dans cette voie et si la crise ne s’aggrave pas mais va vers son règlement, je pense que, dans cette crise, Nicolas Sarkozy aura donné aux Français l'image d'un Président, responsable et en qui on peut avoir confiance….Cela pourra lui resservir.
Marc d’Héré