Par Charlotte Chaffanjon, Le Point.fr du 21 07 08...
Jack Lang votera oui. Oui à la réforme des institutions, lui qui a participé activement à son élaboration en tant que vice-président de la commission Balladur. "Voter contre une réforme que j'ai en partie inspirée relèverait de la schizophrénie", déclare-t-il dans un entretien àLibérationlundi matin. Mais Jack Lang sera seul, ses camarades socialistesayant décidé de s'opposer "unanimement" au texte. "Beaucoup d'entre nous pensent que notre devoir est de voter non à tous les projets gouvernementaux (...) Mon sentiment est autre. Par leur nature, certains textes - notamment les textes constitutionnels - peuvent justifier un vote concordant de l'ensemble des formations politiques."
La décision du député du Pas-de-Calaisn'est pas une surprise. Il ne cesse en effet de clamer que le projet comporte des "avancées positives", détaillées dans Libération : "saisine du Conseil constitutionnel par les citoyens", "création d'un défenseur des droits du citoyen", "retrait du président de la République du Conseil supérieur de la magistrature"... rappelant au passage que "beaucoup de ces nouveautés viennent de la gauche elle-même". Ce constat qui le pousse à approuver la réforme est un geste qui compte. L'adoption du texte, qui nécessite l'approbation des 3/5e du Parlement réuni en Congrès à Versailles lundi,doit en effet se jouer à une poignée de voix.
L'UMP salue "l'honnêteté intellectuelle" de Jack Lang
Soucieux de ménager son parti, l'ancien ministre de la Culture souligne néanmoins que le projet comporte "des lacunes" : "absence du droit de vote des étrangers aux élections locales", "refus de changer le mode du scrutin du Sénat", "maintien du cumul des mandats"... En fait, Jack Lang énumère les conditions que le PS avait posées au début de l'année comme préalable à un vote favorable. N'ayant pas noté d'avancées sur ces points, les socialistes estiment "s'être fait claquer la porte sur les doigts".
La concession faite la semaine dernière parle chef de l'État sur une prise en compte du temps de parole présidentielle face à l'oppositionn'a pas suffi. Jack Lang juge que, sur ces points, il "faudra rouvrir un jour le chantier et transformer profondément notre régime politique", ce qui ne doit pas empêcher députés et sénateurs de dire oui lundi. "Ne mélangeons pas le circonstanciel et le durable : Nicolas Sarkozy aura depuis longtemps quitté l'Élysée que cette Constitution continuera à s'appliquer. Léguons à nos successeurs des institutions un peu plus démocratiques", souhaite-t-il.
"On peut reprocher beaucoup de choses à Jack Lang, mais on doit lui reconnaître son engagement de toujours pour réformer la Constitution et son honnêteté intellectuelle devant la réforme qui nous est soumise lundi." Cet hommage ne vient donc pas d'un membre du PS mais de... Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP et flingueur attitré des socialistes en général et de Ségolène Royal en particulier,qui s'est exprimé dimanche dans un communiqué. Jack Lang serait-il devenu sarkozyste ?, interroge Libération . "Moins que jamais. Je suis un opposant déterminé. C'est sur d'autres fronts que nous devons mener, sans merci, le combat contre la politique gouvernementale".
Jean-François Copé a promis mardi qu'il ne prendrait «aucune sanction» contre les six députés UMP qui ont voté contre la réforme des institutions. «Il n'est pas question de jeter l'anathème sur qui que ce soit, même si je suis le premier à regretter que certains n'aient pas voté le texte», a ajouté le président du groupe UMP à l'Assemblée avant de lâcher : «En revanche, chacun prend la mesure du risque qui a été pris par ceux qui ont voté non.» Roger Karoutchi, le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, dédramatise aussi : «Sur 476 parlementaires UMP, 7 ont voté contre le texte, soit moins de 1,5 % d'entre eux.»<br />
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Le Figaro.fr<br />
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Quelle différence avec le PS qui hurle à la traison et à l'expulsion de Jack Lang. Cela confirme que l'UMP est devenu un parti plus ouvert et plus démocratique que le PS.
Après avoir voté "par discipline" contre le texte, les rénovateurs Manuel Valls et Gaëtan Gorce, Christophe Caresche (proche de Bertrand Delanoë) et le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen, ont dans une tribune au Monde, fustigé l'incapacité du PS à "s'abstraire d'une forme d'anti-sarkozysme pavlovien" qui "le conduit a s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République".<br />
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Dans les couloirs de l'Assemblée, Jean-Marie Le Guen a dénoncé un appareil PS qui "se rétrécit sur lui-même et ses certitudes et ne montre pas un esprit d'ouverture".<br />
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"Pavlov" c'est aussi le titre de l'éditorial de Libération mardi, qui accuse les socialistes d'avoir refusé de voter un projet qui "allait dans leur sens même timidement".<br />
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Le Point.fr et AFP
Je vous conseille, ce qui n'est pas dans mes habitudes, un excellent édito de Joffrin sur Libération.fr....Cruel mais si juste vis à vis des socialistes et tous ceux qui sont systématiquement contre ce que dit, fait ou propose Sarkozy. Ces " politiques " aux réactions pavloviennes.
Il y a un élément politique très important qui a été mis en évidence par ce vote sur les institutions. C'est la préfiguration (qui reste à confirmer) d'une nouvelle majorité présidentielle plus importante que l'ancienne. <br />
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La droite réactionnaire chiraco villepiniste de l'UMP quitte la mjorité.<br />
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Le centre gauche dans sa quasi totalité rejoint (au moins pour ce texte) la majorité. <br />
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Au total la Majorité présidentielle (60,2%) du Parlement est plus importante que l'ancienne. <br />
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La Majoité présidentielle serecentre vers la gauche ce qui est une excellente nouvelle, les radicaux de gauche venant épauler la Gauche moderne....<br />
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Alors, certes cela ne s'est produit que sur un vote, mais il est intéressantde noter que malgré les menaces de Hollande et Eyraud les radicaux de gauche ont rompu le lien de soumission vis à vis du PS....Cela peut être très intéressant pour la suite...
Il y a un élément politique très important qui a été mis en évidence par ce vote sur les institutions. C'est la préfiguration (qui reste à confirmer) d'une nouvelle majorité présidentielle plus importante que l'ancienne. <br />
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La droite réactionnaire chiraco villepiniste de l'UMP quitte la mjorité.<br />
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Le centre gauche dans sa quasi totalité rejoint (au moins pour ce texte) la majorité. <br />
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Au total la Majorité présidentielle (60,2%) du Parlement est plus importante que l'ancienne. <br />
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La Majoité présidentielle serecentre vers la gauche ce qui est une excellente nouvelle, les radicaux de gauche venant épauler la Gauche moderne....<br />
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Alors, certes cela ne s'est produit que sur un vote, mais il est intéressantde noter que malgré les menaces de Hollande et Eyraud les radicaux de gauche ont rompu le lien de soumission vis à vis du PS....Cela peut être très intéressant pour la suite... <br />
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C'est que, au moins pour ce sujet, le centre gauche, dans sa quasi totalité
Si l'UMP a fait quasiment le plein de ses voix (310 députés et 159 sénateurs pour le oui), sept parlementaires, surnommés les "irréductibles", ont dit "non" à la réforme de la Constitution. <br />
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Sept parlementaires UMP <br />
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François Goulard<br />
Henri Cuq<br />
Jean-Pierre Grand<br />
Guy Geoffroy<br />
Jacques Myard<br />
Jacques Le Guen <br />
André Lardeux.<br />
Une abstention : André Wojciechowski.<br />
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Au Centre <br />
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François Bayrou (Modem) et deux sénateurs ont voté contre. <br />
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Le Parisien.fr<br />
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Il semble donc que le deuxième député MoDem, le seul qui reste à Bayrou n'ait pas suivi son chef!!!!!
Ce vote est "un succès pour la pays et la démocratie" a considéré François Fillon sur TF1. "Il va compliquer la vie du gouvernement et renforcer le Parlement, assurant une meilleure représentativité des Français".<br />
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"La victoire est belle", s'est encore réjoui François Fillon. <br />
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Le Figaro.fr
Le Parlement adopte la réforme des institutions à une voix près<br />
Le Parlement, réuni en Congrès à Versailles, a adopté, lundi 21 juillet, la réforme des institutions avec 539 voix, soit une seule voix de plus que la majorité requise des 3/5e des suffrages exprimés. 357 parlementaires ont voté contre. (AFP)