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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Journée Nationale Gauche Moderne: discours de Jean-Marie Bockel (1)

A l’occasion de cette réunion du 29 juin, Jean-Marie Bockel a prononcé un discours divisé en trois parties : Comprendre, Rassembler, Agir.

Aujourd’hui je vous propose la première partie.

 

COMPRENDRE

  

Il faut comprendre que La France est aujourd’hui menacée de rester sur le bord du chemin par les bouleversements de l’Histoire.

Comprendre le monde cela demande de réfléchir librement et sans tabous, sans caresser l’espérance illusoire et délétère que demain sera comme hier comme on l’a trop fait depuis 30 ans. Car c’est avec de tels refus de voir la réalité sous son vrai jour que tant de nos gouvernements passés, et, - je dois le dire - beaucoup de gouvernements socialistes, ont renoncé à penser les difficultés, à penser les solutions, à penser les réformes nécessaires.

Rien n’est simple, dans la complexité du monde d’aujourd’hui, tout demande à être soumis à l’examen de la raison pour dégager des perspectives et éviter les pièges. Celui de l’immobilisme et de la paresse intellectuelle est celui dans lequel s’est complu le parti socialiste, et la politique française dans son ensemble depuis trop longtemps, mais il en est d’autres…

Derrière la perspective enthousiasmante de la mondialisation, se profile la nécessité de comprendre les nouveaux dangers, les nouveaux risques..

Renoncer à changer c’est laisser se développer les dangers : parmi eux je ne citerai que trois cas de pénurie et de répartition inégale, qui, si nous ne trouvons pas de réponses satisfaisantes à l’horizon des années qui viennent, deviendront de terribles facteurs de guerre :

·         l’eau, vitale pour les hommes ;

·         l’énergie, vitale pour le développement ;

·         et la nourriture : prenons ce dernier exemple : les émeutes de la faim qui ensanglantent les régions les plus pauvres, - notamment en Afrique - qui ne voit qu’elles sont largement dues à l’adoption de solutions non abouties, propulsées par de faux prophètes, qui au nom de la mode « bio » ont encouragé à faire brûler dans les moteurs des voitures et des camions des produits alimentaires. Les cours se sont ainsi trouvés indexés sur celui du pétrole, les jetant dans la spéculation. La nourriture est devenue inaccessible aux peuples de ces régions, et -vous l’avez vu aussi - beaucoup plus chère chez nous.

Comme vous le sentez, les plus formidables défis sont devant nous, pas derrière nous…

 

Mais la France a de formidables opportunités :

·         le haut niveau de qualification de ses travailleurs,

·        la grande qualité de ses savants,

·        sa capacité de cohésion sociale et d’absorption d’apports culturels extérieurs, qui peuvent lui donner un avantage incontestable dans la mondialisation. Toutes ces chances peuvent ne pas appartenir au passé.

 

Si nous savons penser les réformes justes et adaptées à notre époque.

Si nous savons profiter pleinement de la chance qu’est l’Union européenne, qui reste si largement à construire et à orienter pour faire face aux défis de l‘avenir, mais qui, seule, nous donne la dimension pour leur faire convenablement face.

 

Pour penser cet avenir nous devons - c’est indispensable - savoir quel est notre point de départ, savoir qui nous sommes, faute de quoi, aucune liberté de conception et de réflexion n’existe.

Là où règne l’obscurantisme idéologique et le refus d’être soi même - que professent chacun à sa manière les dirigeants du PS - rien de concret ne peut s’élaborer

 

-Qui sommes nous ?

Nous sommes de gauche ! La gauche héritière du combat contre les tyrans autour de l’idée du libéralisme politique. Depuis le combat des lumières au 18° siècle, jusqu’au combat contre les totalitarismes qui ensanglantèrent le 20° siècle : fascisme, nazisme, stalinisme, dictatures… C’est bien cette idée du libéralisme politique qui est au cœur de la gauche ;

Nous sommes de gauche ! La gauche héritière de la Révolution française qui avait choisi la voie du libéralisme économique pour conforter la démocratie. Cette gauche qui a compris qu’aucune des économies administrées et dirigées du siècle passé ne produirait jamais ni prospérité ni démocratie. Car on ne connaît pas de sociétés démocratiques qui n’aient été durablement libérales économiquement.

Cette gauche qui sait que dans le monde d’aujourd’hui - pendant que nous parlons librement ici - la majorité de l’humanité est encore enserrée dans les griffes de systèmes autoritaires, autocratiques, ou soumise à des dictatures. Le libéralisme politique c’est le système dont rêvent des milliards d’êtres humains, et nous, nous ne voudrions pas combattre sous son drapeau comme le font tous les grands partis socialistes d’Europe ?

Je le dis à Bertrand, François, Ségolène ou Martine : Tony Blair a changé la Grande-Bretagne vous n’avez rien voulu voir ;  Jose-Luis Zapatero a changé l’Espagne, vous n’avez rien vu ; le SPD a lancé de profondes réformes qui ont transformé l’Allemagne mais vous regardiez ailleurs. Toute la gauche européenne a choisi le social-libéralisme et la réforme, et vous êtes toujours engoncés dans des débats d’hier. Vous n’irez nulle part comme ça, et vous perdrez ceux qui voudront vous suivre.

Alors c’est bien de commencer à parler de social-libéralisme, mais il est temps d’agir, et plus de parler. Et puis fidèles à vous-mêmes, dès que l’un fait un pas en avant les autres font trois pas en arrière : Que de cris poussés pour les quelques mots bien anodins et bien timorés de Bertrand Delanoë ! Tellement timorés, qu’il a déjà dû reculer !

Le libéralisme c’est la rencontre de la liberté avec l’histoire. Oui, nous sommes dans ce mouvement là… Il fait partie de la nature de la gauche, même s’ il ne résume pas la gauche.

L’exception française, c’est que si la gauche se sent intégralement héritière de 1789, on voit bien aussi que l’écrasante majorité de ceux qui se reconnaissent dans le centre ou la droite s’en ressentent également héritiers, et que nul ne saurait leur dénier cette qualité. C’est cette exception, cette chance française, qui fonde une possibilité solide d’ancrer un projet largement majoritaire : la Réforme Juste :

Dès maintenant cette politique doit se déployer en urgence pour :

·         Assurer et renforcer la Cohésion sociale

·         Réussir la Réforme de l’Etat

·         Assurer la Libération de l’énergie créatrice de tous les entrepreneurs ;

·         Renforcer et approfondir la construction européenne… Je reviendrai tout à l’heure sur ces sujets.

………

Jean-Marie Bockel
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M
Dans ce discours Jen-Marie Bockel critique les socialiste. Pour apporter de l'eau à son moulin cet écho du Point qui montre qu'ils en sont, déjà,  à s'accuser de déloyauté! ça promet pour la suite..."C'est dans une ambiance électrique que Jean-Marc Ayrault et Arnaud Montebourg s'affronteront mardi pour la présidence du groupe PS à l'Assemblée nationale lors de la réunion hebdomadaire du groupe. Joint par le point.fr lundi soir, Jean-Marc Ayrault, patron des socialistes au Palais-Bourbon depuis 1997, s'est dit "déçu" par la candidature-surprise d'Arnaud Montebourg. "Nous n'avons pas la même conception de la politique, qui tient selon moi à la loyauté", a-t-il déclaré, affirmant que Montebourg lui avait sous-entendu au cours de l'année écoulée ne pas vouloir briguer la présidence du groupe......" Le Point.fr
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E
"C’est bien cette idée du libéralisme politique qui est au cœur de la gauche"J'ai un peu de mal avec cette affirmation car la gauche nous a plus habituée au marxisme qu'au libéralisme. A l'heure actuelle en France, la gauche est complètement engluée dans le socialisme dont on peut penser raisonablement qu'elle n'en sortira pas de sitôt.Ceci dit, peu importe l'étiquette, le principal étant que des gens qui oeuvrent pour la liberté soient enfin sur le devant de la scène.
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