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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Ecole, la perestroïka

par Claude Imbert, le Point du 05 juin 2008...
 

Vous pensiez, vous, que Sarkozy réformerait sur un chemin de roses ? Qu’en fermant une caserne, une école, un tribunal, un hôpital, un guichet public on n’échauderait personne ? Allons donc ! Le fer de la réforme mord un pays plus abîmé qu’il ne croit. Vingt-cinq longues années ont, en France, mutilé le volume et la valeur du travail, sacralisé l’assistance, libéré la triche, gonflé des déficits publics que Bruxelles coiffe du bonnet d’âne. La Nation, pleurant les effets dont elle aura chéri les causes, enregistre quelques modestes répits-chômage, croissance-dans la maussaderie générale. Mais elle aperçoit une classe moyenne à la ramasse et, jusque dans nos rues, une pauvreté rampante. Enfin, comble d’infortune, une crise financière venue d’ailleurs et un choc pétrolier achèvent de lui donner le bourdon.

Dans cette mêlasse, le pouvoir n’a pas tort de multiplier les fronts de réformes, de presser l’une quand l’autre patine. Leur ubiquité sature les oppositions, met dans l’ombre quelques pertes de face. Mais sur les grands chantiers sensibles, éclairés a giorno, il faut bien que l’intérêt national assène à découvert des évidences qu’aucun pouvoir de droite ou de gauche ne devrait esquiver. C’est le cas du régime des retraites où le rapport mathématique profile la faillite. Ce devrait être le cas sur l’effilochage des 35 heures où la désastreuse singularité française excite encore les résistances syndicales. Ce sera plus difficile pour le mastodonte du mal français qu’est l’Enseignement.

Non que l’échec n’y soit tout autant avéré. L’évidence, ici, tient à cette équation : des moyens en hausse pour moins d’élèves et moins de résultats. Concluez que, par sa nature même, le système est condamné et qu’on suralimente en vain un mastodonte flageolant. Les cornacs successifs du mammouth le savent. Claude Allègre a dit le premier la déchéance d’un « machin » qui fait le triple malheur d’enseignants découragés, d’écoliers du primaire dont un sur quatre ne saura lire ou écrire et de parents accablés.

Prisonnier de sa masse à la soviétique, issu, il y a cinquante ans, du « quaternaire » de l’illusion marxiste, ce mammouth déjà fossile ne supporterait pas une idéale mais brutale démolition. Ses mauvais bergers syndicaux continuent de le faire végéter sous le double régime du « toujours plus » et de l’utopie. Le « toujours plus », c’est l’illusion habituelle et dilatoire des systèmes condamnés : éviter le traitement de choc en gavant le malade de la manne d’Etat. Une doléance qui, diffusée dans la puérilité des manifs, fait croire aux potaches qu’avec plus de profs on saurait lire plus vite, que le bac pour tous en serait assuré... Foutaises !

Quant à l’utopie égalitariste qui aura enfanté le monstre, et son pédagogisme jargonnesque, elle n’a qu’une vertu, celle d’édifier les naïfs sur le plus criant des effets pervers : l’égalitarisme produit à foison l’inégalité, celle de l’argent et de la naissance substituée à l’inégalité du mérite et du talent. Des rejetons de familles aisées ou solides s’en tirent, les autres dérapent. De même le mythe égalitariste du « bac pour tous » et de diplômes universitaires bradés aura doré comme jamais le gratin des grandes écoles, cuisiné, lui, sous intense sélection, mais dans un étroit milieu social.

Dénoncer le système et ses derniers bigots ne suffit pas. Chacun voit que l’ébranlement d’un ordre social ancien-et d’abord celui de la famille-aura rompu la hiérarchie naturelle de l’enseignant sur l’enseigné, la prescription de l’effort et du travail. Et que, de même, la massification inéluctable de l’enseignement, la télévision, l’Internet, l’émergence d’une société permissive, 1 million d’élèves issus de l’immigration auront imposé aux enseignants des contraintes nouvelles et pénibles.

Alors, que peut faire le robuste Xavier Darcos sinon de résister à l’arrosage d’un sol stérile ? D’attendre que les réformes de l’enseignement professionnel et du primaire portent leurs fruits. De faire, en douceur, bouger le lycée. La moitié des énormes effectifs de l’école aura changé en dix ans et la vieille utopie aura perdu des plumes. Bien des enseignants, devant la ruine, virent leur cuti. Valérie Pécresse, avec l’autonomie naissante des universités, va susciter une première poussée de campus enfin honorables.

Contre le désastre-surtout celui du primaire !-d’un système à la soviétique, on ne peut aligner qu’une patiente perestroïka. Mais sa réussite est cruciale. Pour les peuples d’Occident, seule la matière grise assurera, dans le chambardement mondial, le salut tant civique qu’économique de la Nation. Il faudrait inventer le « taux national brut d’éducation » ! Cet indice-là gouvernera tous les autres.

Claude Imbert
Le Point du 5 juin

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M
Nicolas Sarkozy a solennellement réaffirmé devant le Conseil des ministres que le "travail de réforme" dans l'Education se poursuivrait, après l'annonce lundi par le ministre Xavier Darcos du report d'un an de la réforme controversée des lycées.<br /> "Le travail de réformes se poursuivra", a déclaré le chef de l'Etat devant ses ministres.<br /> A<br /> "Le lycée sera également réformé, pour que les jeunes de France soient mieux préparés aux études supérieures et à leur vie d'adulte. C'est un sujet à la fois capital et très compliqué (...) mais ce n'est pas parce que le consensus est difficile à trouver qu'il faudrait baisser les bras, bien au contraire", a-t-il poursuivi.<br /> Source AFP
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M
Un texte de Xavier Darcos, dans le Monde, moque avec beaucoup de finesse et de justesse les socialistes qui, sur l'école comme sur d'autres sujet, je pense à la Constitution par exemple, disent beaucoup de sottises. Voici les premières lignes de ce texte:<br /> <br /> "Peut-on être sarkozyste et aimer l'école ? De pétition en cortège, de défilé rituel en occupation d'école, les détracteurs de la politique gouvernementale ont désespérément tenté d'apporter une réponse négative à cette question, avec des arguments qui m'ont souvent laissé perplexe. Veut-on apprendre aux élèves du primaire à lire, à écrire et à compter ? C'est pour les empêcher de penser, entonnent en choeur les pédagogistes, qui réclament d'urgence le statu quo. Propose-t-on, pour lutter contre les déterminismes sociaux, d'offrir aux élèves en difficulté des stages gratuits de remise à niveau pendant les vacances scolaires, autrefois réservés aux enfants des milieux les plus aisés ? C'est pour mieux les stigmatiser, affirment sans rire les élus socialistes, certains n'hésitant même pas à s'y opposer. Recueille-t-on l'adhésion massive des familles sur les réformes engagées ? Une infamie ! lit-on, dans ces pages mêmes, sous la plume de ceux qui invoquent sans modération l'esprit de Munich ou la Saint-Barthélémy. Et pourquoi pas Gilles de Rais ?"<br /> ......lire la suite sur Le Monde
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M
Un texte de Xavier Darcos, dans le Monde, moque avec beaucoup de finesse et de justesse les socialistes qui, sur l'école comme sur d'autres sujet, je pense à la Constitution par exemple, disent beaucoup de sottises. Voici les premières lignes de ce texte:<br /> <br /> "Peut-on être sarkozyste et aimer l'école ? De pétition en cortège, de défilé rituel en occupation d'école, les détracteurs de la politique gouvernementale ont désespérément tenté d'apporter une réponse négative à cette question, avec des arguments qui m'ont souvent laissé perplexe. Veut-on apprendre aux élèves du primaire à lire, à écrire et à compter ? C'est pour les empêcher de penser, entonnent en choeur les pédagogistes, qui réclament d'urgence le statu quo. Propose-t-on, pour lutter contre les déterminismes sociaux, d'offrir aux élèves en difficulté des stages gratuits de remise à niveau pendant les vacances scolaires, autrefois réservés aux enfants des milieux les plus aisés ? C'est pour mieux les stigmatiser, affirment sans rire les élus socialistes, certains n'hésitant même pas à s'y opposer. Recueille-t-on l'adhésion massive des familles sur les réformes engagées ? Une infamie ! lit-on, dans ces pages mêmes, sous la plume de ceux qui invoquent sans modération l'esprit de Munich ou la Saint-Barthélémy. Et pourquoi pas Gilles de Rais ?"<br /> ......lire la suite sur Le Monde
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