Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.
Martine Aubry : le début de la fin pour Royal ? Dans la réunion, ce week-end, des « reconstructeurs » du PS, l'important, n’a évidemment pas été la volonté affichée de rénovation, mais bien, comme l’ont souligné les observateurs, l'arrivée habile et tonitruante de Martine Aubry dans la ronde des présidentiables. Ils sont 4 maintenant, avec Delanoë, Royal et Hollande. L'arrivée de Martine Aubry va sans doute porter le coup fatal à Ségolène Royal, déjà mal en point, mais qui bénéficiait jusque là de l’avantage d'être la seule femme parmi les candidats...Malgré l’énergie et l’obstination rageuse qu’elle mettra à se maintenir je ne serais pas étonné de la voir définitivement disparaître de la course, au plus tard après le Congrès, sans doute avant. Ce ne sera pas plus mal pour le PS.
Institutions : un vote négatif en trompe l’œil ? L’Assemblée Nationale a voté le projet de réforme des institutions. Mais ce premier vote ne permet pas d’atteindre la majorité des 3/5èmes exigée pour une réforme de la Constitution. Les socialistes, les communistes et les verts, fidèlement suivis par Bayrou, ont voté contre. Une douzaine de députés souverainistes Chiraco-villepinistes, théoriquement membres de la majorité, ont fait de même. Sur le plan de la logique la plupart de ces oppositions sont sans fondement. Les réformes proposées ont pour objectif principal de renforcer sensiblement les pouvoirs du Parlement, d’encadrer davantage ceux du Président et de donner de nouveaux droits aux citoyens. Ceux qui votent contre, le font officiellement pour deux raisons : les réformes vont dans le bon sens mais sont insuffisantes (est-ce une raison pour refuser les progrès qu’elles permettent et qu’un vote contre interdira durablement ?), et il faut modifier la loi électorale dans le sens de la proportionnelle (mais cela ne dépend pas de la Constitution !). Dans la réalité, il ne s’agit, bien évidemment, que de s’opposer une fois de plus au Président et de ne pas lui concéder le moindre succès. Cela dit, on peut penser que lors du vote au Congrès le 21 juillet, certains reverront leur position, dans la majorité présidentielle peut-être, mais plus sûrement au parti socialiste, où les votes « pour » et les abstentions seront sans doute suffisants pour faire passer avec quelques voix de majorité, cette importante réforme. Et ce sera, là encore, une promesse de Sarkozy qui sera tenue.
Irak et Proche Orient : un espoir qui se lève ? Bernard Kouchner vient d’effectuer un voyage surprise en Irak, au cours duquel il a constaté et confirmé l’amélioration de la situation notamment au plan de la sécurité (ce qui ne signifie évidemment pas l’arrêt des attentats et des actes terroristes, on en a la preuve encore aujourd’hui). La politique du gouvernement irakien, appuyé par les Etats-Unis commence à payer, al Qaida est en train de subir une grave défaite, les luttes sanglantes entre chiites et sunnites se calment, les force de sécurité irakiennes vont progressivement être capables de remplacer sur le terrain les troupes américaines. Une nouvelle phase, celle de la rénovation politique et de la reconstruction économique, va débuter et Bernard Kouchner, qui soutient les progrès réalisés, encourage les entreprises françaises à participer à cette reconstruction. Il faudrait que l’Europe en tant que telle apporte elle aussi son soutien politique et accroisse son aide économique. Parallèlement à cette nette amélioration en Irak on note une évolution intéressante en Syrie, une normalisation au Liban et quelques signes encourageants dans le conflit israélo palestinien. Le lancement du projet d’Union pour la Méditerranée, voulu par Nicolas Sarkozy peut, dans une certaine mesure, accompagner et renforcer ces évolutions positives. L’année 2008 marquera peut-être le début de l’espoir au Proche Orient.
Marc d’Héré