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Un mouvement politique ouvert, Libéral et Social, Réformiste et réaliste.

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Attention, un libéralisme peut en cacher un autre

27/05/2008
Le Figaro...

Depuis quelques jours, à gauche, tout le monde se déclare libéral. Mais que ce mot signifie-t-il aux yeux de ceux qui s'en prévalent ? Réponse d'un jeune essayiste libéral. Par Mathieu Laine.

Qui l'eût cru ? Alors que personne ne l'attendait, la mode printemps-été 2008 se veut… libérale ! Michel Drucker, qui se croyait dans le vent en invitant Besancenot, a eu tout faux. L'éternel gendre idéal et le Che Guevara des boîtes aux lettres n'ont plus qu'à retrouver leur cher vélo : la lutte des classes, c'est has been. Le dalaï-Paname, grand timonier de la tendance et prince des bobos et des vedettes, a parlé : «Je suis libéral !» 

L'adjectif banni de tous les programmes, ennemi juré des speechwriters professionnels, identifié comme l'insulte suprême des plateaux de télévision, vient d'être, en trois mots, propulsé sur le devant de la scène comme le nec plus ultra de la modernité. «La droite ne l'est pas», insiste Bertrand Delanoë. La honte ! Elle s'est même bien gardée de l'être, Nicolas Sarkozy rappelant très clairement qu'il n'était «ni Reagan, ni Thatcher»…

«Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement le libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de “concurrence” ou de  “compétition“ pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique», écrit le maire de Paris dans «De l'audace !» (Robert Laffont). Et de l'audace, il en fallait pour briser les tables de la loi marxiste et lancer, à contre-courant, cette OPA non annoncée.

La lutte pour le poste de premier secrétaire s'annonçait pourtant moins éclatante : entre la Poitevine au «sourire à visage humain» (Philippe Muray) et l'inventeur du festivisme parisien, la vacuité devait l'emporter sur le fond, la belle image sur la raison. Surprise. Ou quand Bertrand l'exorciste dédiabolise ce que Pascal Salin appelle l'Humanisme avec un grand H, «car le libéralisme n'est pas un humanisme parmi d'autres, mais l'Humanisme, en ce qu'il est la seule philosophie qui respecte, vraiment, l'Homme» (Libéralisme).

Le libéralisme serait donc l'avenir du socialisme ? C'est ce que disent, depuis longtemps, Manuel Valls, qui va au-delà des pétitions de principes et propose des mesures en rupture avec la culture des éléphants («Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche !») ou Monique Canto-Sperber («Le libéralisme et la gauche»). Cette dernière, grande prêtresse du «socialisme libéral», prédit même que le premier leader de gauche de premier plan qui comprendra la nécessité de rompre avec le collectivisme et de retrouver, comme l'ont fait la plupart des partis de gauche à travers le monde, la tradition libérale, emportera la mise. Au XIXe siècle, faut-il le rappeler, les libéraux étaient à gauche : ils défendaient le libre-échange contre les conservateurs, de droite.

Certes, les résistances seront nombreuses. Mélanchon criera au loup. Laurent Fabius, l'ancien blairiste au flair tactique indépassable, se peinturera de rouge. Julien Dray a même rappelé qu'il «reste de formation marxiste». Déjà, Libé râle ! Mais ils auront beau s'agiter, les voici, à jamais, ringardisés.

Certes, encore, la sortie de notre «Paris-plagiste en chef» paraît plus stratégique qu'idéologique. Mais, précisément, si se dire libéral devient le comble de la ruse politicienne, et si la gauche pouvait, ne serait-ce que par habileté, le devenir, tout le monde y gagnerait. Y compris la droite, qui pourra, plus facilement qu'hier, oser la liberté.

Reste à savoir et c'est là que tout se joue ce qui se cache derrière ce mot. Car attention : un Vélib'(éral) peut en cacher un autre ! Et le libéralisme proclamé peut être liberal, au sens américain, et s'avérer très étatiste, jouant de réglementations tout en pensant régulation et pariant sur l'impôt pour colmater la nation. Et dans ce cas, point de rupture. Et pas d'espoir de guérison, pour un État en perdition.

S'il est, en revanche, authentiquement libéral ; s'il restaure, vraiment, la liberté individuelle, la responsabilité personnelle et la propriété privée ; s'il comprend les vertus de l'ordre spontané et sa supériorité sur l'ordre naturel ou artificiel ; s'il parie sur la baisse de la pression fiscale pour libérer les énergies, l'assouplissement du droit du travail pour faciliter l'embauche et l'ouverture à la concurrence pour stimuler l'innovation et satisfaire au mieux les consommateurs ; s'il incarne l'alternative au conservatisme et au gradualisme ; s'il intègre le fait qu'être libéral n'est pas un simple positionnement économique, mais une posture philosophique et morale, alors il opérera, comme ailleurs, son œuvre libératrice et créatrice. «La liberté individuelle, je le répète, voilà la véritable liberté», disait Benjamin Constant. Ne nous trompons donc ni de liberté ni de libéralisme… Mais soyons d'ores et déjà heureux que cette philosophie passe, à nouveau, de l'ombre à la lumière.

Mathieu Laine
Le Figaro

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M
Une tribune libre intéressante d'un ami, Elie Arié, pas forcément sur la même ligne que moi!...http://www.marianne2.fr/Le-liberalisme-est-il-a-droite-_a87664.html 
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M
Un message de Laurent Bouvet, que je vous retransmets:Vous trouverez à l'adresse suivante un article que je viens de publier surle site TELOS concernant le débat sur le libéralisme et le socialisme aprèsla sortie du livre de Bertrand Delanoë et qui est susceptible de vousintéresser : http://www.telos-eu.com/fr/article/liberalisme_et_socialisme_sont_ils_compatibles Bien cordialement,Laurent Bouvet 
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M
Je crois qu'effectivement la distinction gauche droite n'est plus la distinction décisive, (même si elle n'a pas totalement disparu) sans doute remplacée par d'autres distinctions: Libéraux ou étatistes, adeptes du changement ou conservateurs....Et il y en a autant à droite qu'à gauche, ou du moins qui ont une sensibilité de droite ou de gauche
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J
Dire que les "libéraux sont de gauche" me semble être un peu exagéré selon la simple idée que la distinction gauche/droite vient de l'emplacement des députés dans l'hémicycle...Quand à dire que les "libéraux sont des socialistes", cela me semble un peu curieux.Je crois surtout que le PS actuel devrait disparaitre pour laisser la place à deux autres partis. un parti social-démocrate et un parti social nationaliste car au fonds le grand schisme à gauche vient essentiellement à mon sens de la question de l'intégration de la France dans une Europe des nations ou dans une Europe fédérale que je soutiens totalement. Hollande aurait sans doute pris l'épaisseur politique qu'il n'a jamais su avoir en excluant Fabius et Cie qui sont allés contre le vote des militants réunis en congrès et qui avaient voté il me semble à près de 66 % l'adhésion au Traité Constitutionnel Européen...De même je crois qu'il faut cesser de dépeindre notre paysage politique par la distinction gauche/droite qui fige artificiellement les partis politiques, et qui cache les différentes pensées et courants politiques qui s'agitent dans les grands partis français. 
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