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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:15

 

Marc Cohen sur l'excellent site causeur.fr. ( à consulter régulièrement)..

 

Quelques réflexions à chaud sur ce nouveau gouvernement Fillon. On ne s’attardera pas sur le timing baroque de l’opération, qu’on dirait tout droit sorti du cerveau atrophié d’un storyteller fatigué: six mois de suspense de moins en moins insoutenable et de plus en plus risible, conclus par cette hallucinante séance de travail du dimanche. J’espère qu’on aura compris le message: la situation est grave, mais le président et son principal collaborateur sont sur le pont, contrairement à vous autres feignasses qui avez fait le pont.

 

On s’interrogera d’abord sur les ressorts cachés du pschitt de l’option Borloo. Bien sûr, il y a la version officielle du désormais président à plein temps du Parti radical, plus ou moins reprise par la plupart des éditorialistes : une rupture de dernière ligne droite entre Borloo et Sarkozy qui, après l’avoir envisagé un temps à Matignon, aurait jugé préférable de reconduire Fillon, notamment sous l’influence de l’UMP profonde (traduisez feu le RPR) et de son groupe parlementaire. Honnêtement, ça tient la route.

Mais on pourra aussi être tenté par une version un peu plus oblique des faits. Certes, au terme de cette polka, Borloo n’est pas à Matignon; mais en un mois, qu’on le veuille ou non, son poids politique a été décuplé. Il a d’un seul coup retrouvé son crédit écorné à force de rognages successifs de son Marshall des banlieues puis de son Grenelle de l’environnement -sans oublier sa gestion, disons, approximative des dossiers. Or Sarkozy est le seul responsable de cette remonétisation de Borloo. Simple dégât collatéral de l’opération remaniement? A moins que le président, qui a oublié d’être bête, pense rendre désormais impossible l’émergence d’un concurrent centriste dangereux pour 2012: il peut compter sur Borloo, Morin et Bayrou pour régler ce détail.

 

Le come back d’Alain Juppé est bien sûr un autre moment fort de cette «séquence», pour reprendre le psittacisme médiatique de la saison. Certes, il est numéro deux du gouvernement. Mais on s’est bien gardé de lui donner l’Intérieur, les Finances ou la Justice. Coincée entre l’Otan d’une part et l’Elysée de l’autre, la Défense n’a plus grand chose de régalien (sinon, on ne l’aurait jamais filée à Morin!). Ce n’est assurément pas rue Saint-Dominique que se jouent les décisions stratégiques et la présence de la France dans le monde (ou plutôt son absence). N’empêche, pour essayer de réparer les dégâts de son prédécesseur, il faudra au moins la ruse, la culture et l’intelligence de Juppé. Des qualités qu’un esprit retors pourrait aussi juger utiles pour marquer à la culotte l’occupant actuel de Matignon…

 

Exit les charlots !

 

Néanmoins, ce remplacement à la Défense d’un branquignol par un cerveau politique a quelque chose d’emblématique. Exit les charlots en tous genres, qu’ils soient issus de l’ouverture à gauche, comme Kouchner et Fadela Amara, de la discrimination positive comme Rama Yade, de la parité comme Anne-Marie Idrac ou de la cuisse de Nicolas Jupiter, comme l’inénarrable Estrosi. On peut penser ce qu’on veut de la politique mise en place par Eric Besson (pour ma part, uniquement du mal), on est terriblement rassuré de voir ce teigneux à QI +++ remplacer à l’Industrie le sympathique mais ectoplasmique Niçois. Certes en échange de son départ, on récupère Mariani et Lefebvre (on aurait été plus avisé de garder Bockel, Novelli ou Falco, qui ont fait le job); mais il fallait bien donner quelques zakouskis à la droite de droite.

 

Toujours dans le cadre de la prime au sérieux, -et sans porter de jugement sur les politiques à venir1 – on a vu sans trop de surprise rester MAM, Hortefeux, Mercier, Frédéric Mitterrand et Jean Noubly2, revenir Xavier Bertrand ou arriver le pétulant Maurice Leroy; on s’étonnera même, à cette aune, de l’absence de Gérard «The Brain» Longuet, qui n’aurait certainement pas déparé dans le décor. M’est avis qu’il n’invitera pas Martin Hirsch à son anniv’…

 

Autre surprise, heureuse celle-là: la nomination de Jeannette Bougrab3 Elle a prouvé, en quelques mois d’exercice à la Hototo, including le coup d’éclat du procès Baby Loup, qu’une «issue de» n’était pas forcément qu’une «issue de» et qu’une charmante demoiselle pouvait aussi être sévèrement burnée.

 

Bref, du point de vue de la droite, on pouvait difficilement imaginer choix plus inspiré. En rupture totale, d’ailleurs, avec toutes les promotions improbables qui ont prévalu depuis 2002 (Remember les Juppettes…). D’ailleurs, si on cherche bien, la dernière fois que la France a été dirigée par des ultra-compétents, c’était du temps de Lionel Jospin (featuring Védrine, Mélenchon, Aubry, Allègre et même, un temps, Chevènement). On tenait là, tout comme avec Fillon II, une vraie équipe de killers!

 

L’Histoire a montré, hélas, que ça n’était pas forcément un gage de réussite…

 

 

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Published by Marc Cohen, dans Causeur.fr - dans Vie Politique
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 20:02

 

Le nouveau gouvernement  compte 20 ministres et 10 secrétaires d'Etat :

Alain Juppé
, ministre d’Etat, en charge de la Défense et Anciens combattants


Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, des Affaires étrangères et européennes

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement

Michel Mercier, Garde des sceaux, ministre de la Justice et des Libertés

Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration

Christine Lagarde
, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie


Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé

Luc Chatel, ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative

François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publiques et de la Fonction publique ; porte-parole du gouvernement

Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication

Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et Cohésion sociale

Maurice Leroy
, ministre de la Ville


Chantal Jouanno, ministre des Sports

Patrick Ollier, ministre chargé des relations avec le Parlement

Eric Besson
, ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique


Henri de Raincourt, ministre chargé de la Coopération

Philippe Richert, ministre chargé des Collectivités territoriales

Laurent Wauquiez, ministre aux Affaires européennes

Nadine Morano, ministre en charge de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle

Marie-Luce Penchard, ministre chargé de l’Outre-mer


Pierre Lellouche
, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur


Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée de la Santé

Benoît Apparu, secrétaire d’Etat en charge du Logement

George Tron, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique

Thierry Mariani, secrétaire d’Etat chargé des Transports

Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’Etat en charge de la Cohésion sociale

Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat en charge de la Jeunesse et de la Vie associative

Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation

Remarques:

 

Il s'agit d'un gouvernement constitué de politiques compétents et qui devraient faire preuve d'unité.

 

Pas de représentants du parti radical: c'est dommage et sans doute les membres de ce parti n'ont-ils pas voulu y entrer à partir du momnt ou Borloo refusait d'en faire partie. Il faudra que des compensations leur soient apportées, en terme de missions par exemple.

 

Si le départ de Jean-Marie Bockel du gouvernement est une déception, celle-ci ne remet en cause ni notre appartenance à la majorité, ni notre soutien au Président de la République, ni notre volonté d'agir pour nos convictions qui n'ont pas changé. 

 

Marc d'Héré

 

PS. Un article interessant et intelligent:  http://www.telos-eu.com/fr/article/remaniement-sarkozy-le-vrai-vainqueur

 

 

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:14

 

"Le Président de la République m’a demandé de conduire le Gouvernement.

 

Je mesure l’honneur qui m’est fait de pouvoir continuer à servir la France. Je mesure aussi la responsabilité qui m’incombe en cette période difficile. La décision du Président m’oblige envers tous les Français.

 

Depuis 2007, malgré les épreuves, les résistances, les attaques, le Président de la République est resté fidèle à son cap réformiste, fort du soutien constant de la majorité parlementaire.

 

Après trois années et demi de réformes courageuses, conduites malgré une sévère crise économique et financière mondiale, je m’engage, sous l’autorité du chef de l’Etat, avec détermination, dans une nouvelle étape qui doit permettre à notre pays de renforcer la croissance de son économie au service de l’emploi, de promouvoir les solidarités et d’assurer la sécurité de tous les Français.

 

La fidélité de mon engagement aux côtés de Nicolas Sarkozy, en réponse à sa confiance, s’inspire de ma profonde estime personnelle et de mon adhésion à son action pour le pays."

 

 

Communiqué de François Fillon, sur le site de Matignon

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 15:58

 

 

Evolution des opinions positives concernant Nicolas Sarkozy.  La moyenne est établie à partir de la publication régulière de  9  enquêtes. 

 

 

 

                                       AVRIL    MAI   JUIN   JU/AO   SEPT   OCT   NOV  DEC 

Sofres Figaro                           30        28        26      30         26        26

Opinion Way Metro                31        36        32      30          34        30

Ipsos Le Point                         32        36        35      34          34        31                   

BVA Orange Express              40        36        36      33         32         30       

IFOP JDD                              31        33        34      36          32         29                              

LH2 Nouvel Obs                     38        36        37       33         34        34

IFOP, Paris Match                  33        34        35       35         38         35                   

Via Voice Libération                35        38        34       34         34         34                  

CSA Le Parisien                      34        37        34       34         32         31 

 

 

Moyenne                               33,8    34,9     33,7    33,2    32,9    31,1

 

 

 Pour deux instituts, je n'avais pas de chiffres, j'ai donc reporté le chiffre du mois précédent (en italique).



Comme on le constate, le mois d'octobre est le pire depuis Avril. Cela peut s'expliquer, notamment par le long conflit  qui a accompagné une réforme des retraites,qui ne fait plaisir à personne, et    par la crise dont on a, comme les autres, une certaine difficulté à sortir 

 

Nicolas Sarkozy en a sans doute maitenant terminé avec la partie la plus difficile de son quinquennat. Les dernières réformes devraient être plus consensuelles, la formation du nouveau gouvernement et la sortie progressive de la crise devraient entraîner une approbation plus large.

 

Novembre et plus certainement décembre devraient montrer de meilleurs résultats et marquer le début d'une remontée dans l'opinion.

 

Marc d'Héré

 

P.S. La crise mondiale a sérieusement affaibli la plupart des dirigeants: Gordon Brown et Obama ont perdu leurs élections...Zapatero, Merkel et Sarkozy souffrent de très mauvais sondages... 

                  

 

 

 Voir aussi sur ce blog: "Sarkozy, pourquoi tant de haine?": http://marcdhere.over-blog.com/article-sarkozy-pourquoi-tant-de-haine-58518451.html

 

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 14:45

 

Alors qu’on se dirige vers la fin de la longue crise de la réforme des retraites, c’est le remaniement qui va venir au premier plan de l’actualité. Rien ne filtre sur les décisions du Président de la République, et il ne serait pas très sérieux de se livrer au jeu des pronostics pour essayer de déterminer qui sera nommé Premier ministre.

 

Pourtant, quelque chose me dit que ceux qui apparaissaient il y a peu comme les deux favoris – François Fillon et Jean-Louis Borloo -  ont sans doute compromis leurs chances de devenir ou de rester Premier ministre.

 

Fillon a soutenu cette réforme sans beaucoup d’enthousiasme. Sur le plan pédagogique, ses interventions, notamment sa dernière « apparition » sur TF1, ont été nulles, presque contre productives. Et puis, il partage avec Jean-Louis Borloo l’échec de la crise de  l’approvisionnement en essence.

 

Borloo, justement, s’est tenu constamment à l’écart de la réforme des retraites, n’intervenant jamais pour la défendre ou l’expliquer. Ministre de l’énergie, il a laissé se développer, sans réagir, la crise de l’approvisionnement en essence, et s’avère incapable de la contrôler et  de la juguler. Les informations erronées et rassurantes qu’il donnait ont conduit à une grave sous estimation de l’ampleur de la crise et ont amené les membres du gouvernement qui se « mouillaient »,  à  faire des déclarations sans rapport avec la réalité  vécue sur le terrain.

 

Tous les deux, l’un en tant que chef du gouvernement, l’autre en tant que ministre de l’énergie, n'ont pas vraiment assumé leurs responsabilités et ont fait preuve, au minimum, de mollesse et de laxisme. Sans doute   pour ne pas compromettre leur image future dans un conflit social.

 

J’ignore ce que sera la décision de Nicolas Sarkozy, mais je ne serais pas étonné, que son choix, in fine, se porte sur une autre personnalité pour diriger le futur gouvernement de la France. Et ce serait juste.

 

En ce sens, parce qu’elle a permis d’en apprendre beaucoup sur  les hommes au pouvoir,  cette crise aura finalement été utile.

 

Marc d’Héré 

 

P.S. Borloo  et le gouvernement ont l'air de se décider à régler le premier problème qui est le manque d'essence à la pompe (cela dit il reste plus de 2.500 stations service en panne!). Mais rien n'est encore fait pour le problème qui va surgir, celui des raffineries. Les 12 raffineries sont en grève. Or ce sont elles qui fournissent les dépôts d'essence. Lorsque ceux-ci commenceront à avoir des difficultés de réapprovisionnement, ils demanderont des livraisons de carburant aux raffineries...Or pour relancer celles-ci il faut plusieurs jours, puis plusieurs jours pour livrer les dépôts et plusieurs jours encore pour arriver dans les stations services. Il paraîtrait donc prudent de commencer à faire les réquisitions nécessaires pour relancer les raffineries.  

 

P.S. 2: le vote bloqué au Sénat! Etait-ce vraiment nécessaire? Comme si on ne pouvait pas supporter 3 jours de plus les sottises des socialistes.  

 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 08:21

 

Je vais suivre et commenter en direct les trois journées qui viennent.

 

Je ferais des points réguliers, vous pourrez donc vous reporter plusieurs fois, durant ces trois jours, à cet « article » qui évoluera constamment, et faire des commentaires qui  permettront d’enregistrer, à chaud, vos réactions, vos analyses et vos témoignages…

 

Viendront sans doute s’intercaler durant ces trois journées d’autres articles classiques, qui n’empêcheront pas de revenir à celui-ci. Espérons que tout cela ne créera pas un trop grand désordre.

 

LUNDI 18 OCTOBRE.

 

Point à 10 heures.

François Fillon a été déterminé et calme hier soir sur TF1. Le projet sera démocratiquement voté et mis en application. Il a rappelé à François Chérèque – qui ne sait comment sortir d’un mouvement dans lequel il s’est sottement laissé embringuer-  que sa porte était toujours ouverte, celui-ci voudra-t-il saisir cette occasion de dialogue ?

Les raffineries reconduisent la grève ce mati. Léger renforcement de la grève à la SNCF

Plusieurs points de blocages nouveaux, et des opérations escargots de la part de quelques routiers radicaux, CFDT souvent…

Qu’ils en profitent bien aujourd’hui, car le gouvernement voudra certainement éviter toute provocation avant la manifestation « baroud d’honneur » de demain.  Mais je doute que cette radicalisation contribue à renforcer le mouvement à  le rendre plus populaire, et à crédibiliser cette centrale en perdition !

 

Il n’y a pas que les retraites. Aujourd’hui, l’Assemblée Nationale passe à un sujet déterminant : début de l’examen du budget 2011, qui prévoit une forte baisse des dépenses publiques de fonctionnement et des niches fiscales.

A suivre…A suivre…Prochain Point vers 12 heures 30

 

Point à 12 heures 30.

Les blocages commencent à prendre un peu d’ampleur, avec quelques gênes pour l’économie. Il est compréhensible que le gouvernement veuille éviter toute provocation et n’intervienne pas trop. Pourtant, il serait souhaitable qu’une ou deux opérations de déblocage, dans la soirée ou demain matin, montre à ceux qui en douteraient, qu’il a la situation en mains. On devrait aussi entendre un peu plus Jean-Louis Borloo qui est ministre de l’énergie et dont la prudence bien connue ne devrait pas conduire à l’effacement.

Les blocages de lycées ont repris lundi,  et ont donné parfois lieu à des violences. Devant le lycée Joliot-Curie de Nanterre, après le blocage du lycée par 300 élèves, le secteur a été le théâtre de scènes de vandalisme: voitures renversées et incendiées, un camion de pompiers a été la cible de jets de pierre, le mobilier urbain alentour, abribus, cabines téléphoniques, a été détruit et les débris étaient utilisés par des jeunes comme projectiles sur des policiers et gendarmes. Violences et dégradations à Evry,  à Lyon, aussi, par des groupes de lycéens. A Nantes également, des voitures dégradées et des violences. Comme le disent les socialistes « nous sommes fiers de l’esprit de responsabilité des jeunes et  des lycéens » !

Le sabotage organisé de Marseille et de sa région se poursuit.

A suivre…A suivre…Prochain point vers 15 heures

Point à 16 heures.

La CGT avait annoncé un « renforcement » des grèves à la SNCF aujourd’hui. Résultat : 12,6% de grévistes, il n’y en a jamais eu aussi peu depuis longtemps (15,5% vendredi dernier !).

Ca se radicalise dans les raffineries, mais un dépôt pétrolier débloqué à Brest. C’est bien. Le gouvernement laisse agir les grévistes, mais se manifeste par quelques déblocages.

On fait état d’un sondage qui montrerait que le soutien aux manifestants serait toujours aussi important. Je n’en suis pas certain, si autour de 70% des sondés ont de la sympathie pour le mouvement, seuls 52%,  si j’ai bien lu, leur apportent leur soutien…Et les agissements, (blocages, gêne et violence)  des grévistes ne devraient pas faire croître ce nombre. Le calme et la sérénité du gouvernement n’en est que plus remarquée.

Du fait de l’obstruction socialiste, le projet de loi ne sera sans doute voté que jeudi ou vendredi au Sénat. Une occasion de plus de faire grève et de manifester pour les syndicats. La prendront-ils ? Intéressant à suivre.

… A suivre…A suivre…Prochain point vers 19 heures.

 

Point à 19 heures.

Dans le 93 devant plusieurs lycées bloqués, violences et dégradations. Les lycéens, répondant aux appels de la gauche et de certains syndicats,  descendent dans la rue.  Ils sont exaspérés, puisque les syndicats leur disent mensongèrement que le gouvernement refuse de « bouger », alors ils  se livrent à des dégradations, des destructions et des violences.  Si cette interprétation était la bonne, la responsabilité syndicale serait donc doublement engagée dans cette violence. Les images télévisées en tous cas,  montrent bien le sens de  la « responsabilité »  des jeunes lycéens vantée par les socialistes.  196 jeunes et casseurs ont été  interpellés à la mi-journée.

Les grèves et les manifestations devraient être, en toute logique, très, très importantes demain, ou alors c’est la Bérézina pour Thibault et Chérèque. Les grèves devraient être dans tous les secteurs les plus suivies depuis début septembre, et  on peut penser qu’il y aura nettement  plus d’1,2 millions de manifestants (chiffres officiels du gouvernement pour le  12 octobre)…Un million serait très médiocre et moins du million marquerait un grave échec.

Cela dit dans les informations qui nous sont données cela n’apparaît pas encore vraiment. Les prévisions de grève dans l’éducation, la RATP et la SNCF sont ridiculement basses. Il semble y avoir une quarantaine de préavis de grève dans les transports urbains de province contre environ 80 les autres jours. Restera bien sûr pour camoufler une éventuelle défaite (mais je n’y crois pas, c’est impossible), les blocages en tous genres,  et la venue massive dans les cortèges des étudiants, lycéens, collégiens et casseurs.

Le CAC 40 termine en hausse. Il est depuis plusieurs jours au dessus de 3.800 points.

A suivre…A suivre…Prochains points vers 22 heures et demain matin 10 heures

 

Point à 22 heures.

C’et finalement 290 casseurs ou lycéens casseurs qui ont été interpellés aujourd’hui. Ils risquent de manquer à la manifestation de demain.

 

 

MARDI 19 0CTOBRE

 

Point à 10 heures.

Un collège a été incendié au Mans, cette nuit. "Le collège est entièrement brûlé. L'hypothèse la plus probable est une origine criminelle", a déclaré Jean-Claude Boulard, maire (PS) du Mans.
Les grilles d'accès à l'établissement étaient bloquées par des poubelles et des chariots de supermarché à l'arrivée des secours. L'incendie est survenu dans un contexte de tension sociale et de violences autour du projet gouvernemental de réforme des retraites.

 

Un dépôt de carburant ré ouvert, dans l’Hérault.

 

En cette journée de « grandes grèves », à la RATP le trafic est quasiment normal et  la SNCF, il est légèrement meilleur que la veille. On n’a pas encore les chiffres de grévistes, mais ils ne seront sans doute pas très élevés. Reste pour les syndicats les manifestations qui devraient être très importantes (et sans violences !) pour limiter leur échec. Elles devraient largement dépasser le million de manifestants…Ce serait logique.

 

Europe : la commissaire européenne Viviane Reding, renonce, évidemment, à lancer une procédure d’infraction contre la France. Elle aurait mieux fait de s’abstenir de lancer cette stupide et malveillante attaque contre nous.

 

A suivre…A suivre…Prochain point vers 12 heures 30 

 

Point à 12 heures 30

Nouveaux incidents,  nouveaux chahuts, des lycéens.  Mais aussi nouvelles dégradations, nouvelles violences, notamment à Nanterre et à Lyon de la part de ceux que les médias appellent des « casseurs » et qui sont tout simplement des « manifestants ».  Ceux et celles qui ont appelé les adolescents à descendre dans la rue portent une lourde responsabilité.

Poursuite des blocages, ici ou là.

 

Grèves : les chiffres qui parviennent sont faibles et en baisse par rapport aux journées de grève nationale passées :

10, 2 % à la poste. 10% à l’éducation nationale,  30% à la SNCF, 9% à la RATP,  tous chiffres nettement plus bas que pour les autres journées de grève nationale.

 

Grosse mobilisation à Toulouse : 35.000 manifestants ce qui représente le record des mois de septembre et octobre : les étudiants et lycéens ont bien aidé les syndicats, mais il faut reconnaître que c’est une bonne mobilisation.

 

Nicolas Sarkozy  annonce que des mesures seront prises pour répondre aux blocages, notamment des raffineries et limiter les débordements. Il en appelle au sang froid et  à la « responsabilité ».

 

A suivre…A suivre…Prochain point vers 15 heures.

  

 

Point à 15 heures.

Chiffres de grévistes toujours en baisse : 15% à France Telecom, 11,6% pour les fonctionnaires d’Etat.

 

Côté manifestations, grâce au grand nombre de lycéens participants, le nombre de manifestants atteint 480.000 à midi, pour plus de 500.000 le 12 octobre. C’est donc assez fort, sans doute inférieur à ce qu’espéraient les syndicats, mais représente, pour l’instant, un beau baroud d’honneur.

 

Record à Bordeaux, mais pas à Marseille malgré une participation accrue des lycéens et de  très jeunes. Dans la manifestation parisienne, les observateurs note une présence beaucoup plus importante que la dernière fois de lycéens et de collégiens même, disait une journaliste de BFM TV. Quelques heurts signalés entre jeunes…

 

Une réunion à 16 heures à Matignon pour aborder les blocages inadmissibles et  les questions d’approvisionnement en carburant.

 

A suivre…A suivre…Nouveau point vers 17 ou 18 heures

 

Point à 17 heures 30.

A EDF 15% seulement de grévistes, alors que les journées précédentes, ce nombre avait atteint 17, 18 et 21%.

 

La CGC demande de suspendre les actions.  Il était temps ! Elle a trop longtemps  cédé à l’intersyndicale. Cela devrait inspirer la CFDT, qui agit depuis le début de cette contestation de manière incompréhensible.

 

Dans la manifestation parisienne, Ségolène Royal, revenue de Venise, côtoyait (ou marquait) son amie chère Martine Aubry. Malgré ce renfort, et malgré un afflux considérable d’adolescents, il n’y a eu que 67.000 manifestants, à Paris, très loin du record de 89.000 du 12 octobre. La démobilisation syndicale est très nette.

 

Le Premier ministre a rappelé tout à l’heure à l’Assemblée Nationale deux principes de notre démocratie, que certains syndicats ou partis politiques ont tendance à oublier ou à contester.

Le  Parlement a dans sa responsabilité le vote des lois et  c’est ce qu’il fera, démocratiquement,  dans les jours à venir, pour le projet de réforme des retraites.

La Constitution garantit le droit de grève et de manifestation, mais pas celui de blocage de l’économie du pays, ni la violence. C’est pourquoi, les dépôts de carburant seront débloqués.

 

Le dépôt de Bassens a été débloqué, dans le calme.

 

A suivre…A suivre…Prochain point vers 20 heures.

 

  

 

Point à 20 heures.

1, 1 million de manifestants aujourd’hui c’est moins que le 12 octobre et c’est exactement le même nombre que le 7 septembre, mais avec un afflux considérable d’adolescents alors qu’il n’y en avait pas le 7 septembre. En un moins et demi la mobilisation stagne, et plus précisément celle des adultes diminue. Dans le même temps le nombre de grévistes est quasiment divisé par deux !  Seule la violence augmente,  ainsi que  les blocages.

A l’évidence le mouvement s’effrite et s’ils s’obstinent, les syndicats vont vers l’échec.

 

Comment Chérèque a-t-il pu s’enferrer à ce point ? Va-t-il se ressaisir ou se lancer dans la fuite en avant de nouvelles manifestations ?

A suivre…A suivre…Prochain point, demain mercredi 20 vers 10 heures 

  

MERCREDI 20 OCTOBRE

 

Point à 10 heures 30.

 

La mobilisation des salariés a été nettement en baisse hier. De plus en plus les adultes salariés et responsables sont remplacés dans les manifestations par des adolescents, manipulés par l’extrême gauche et certains socialistes, et infiltrés par les casseurs. Les actions, ultra minoritaires, de blocage, menées par des extrémistes qui débordent les syndicats, remplacent les manifestations légitimes d’opposition.

Les syndicats sont à la fois lâchés  par certains et débordés par d’autres. La CFDT , entrainée par un Chérèque inconscient, se trouve dans une situation impossible !

 

Quelques dépôts de carburants libérés dans le calme. C’est trop peu. Je comprends la volonté du gouvernement d’éviter tout incident et ce qui pourrait être ressenti comme de la provocation, mais il faut sans doute aller plus vite et plus fort.

 

 Début d’évolution dans les sentiments des Français, comme le montre un sondage BVA du 16 octobre.

59% restent favorables à ce que les syndicats poursuivent leur mouvement contre le projet de loi sur les retraites après le vote du Sénat cette semaine, 40% y sont opposés. Lentement cela se rééquilibre. Les sondages qui seront faits à compter d’aujourd’hui devraient confirmer cette évolution raisonnable et positive.

 68%, (- 3 points par rapport à septembre) jugent que la politique économique du gouvernement est mauvaise, 31% (+ 5 points) sont d'un avis inverse.
 

 

Point à 13 heures.

Malgré l’obstruction antidémocratique des socialistes, le débat continue au Sénat, et la loi, sans doute encore amendée, sera votée.



Nouvelles violences à Lyon et Nanterre.

 

 Déclaration du Président de la République en Conseil des Ministres.

Je mènerai à son terme la réforme des retraites car mon devoir en tant que chef de l'Etat est de garantir aux Français qu'eux-mêmes et leurs enfants pourront compter sur leur retraite et que le niveau des pensions sera maintenu.

Cette réforme, j'ai voulu qu'elle soit la plus juste possible. Avec le gouvernement, j'ai donc été attentif à toutes les propositions, notamment celles des partenaires sociaux, qui permettaient de progresser dans cette voie sans mettre en péril l'équilibre de nos retraites. Ainsi, ceux qui ont commencé leur vie professionnelle très jeunes ou qui ont eu des travaux pénibles pourront continuer à prendre leur retraite à 60 ans, voire avant. Des protections spécifiques sont prévues pour la retraite des mères de famille et de nouveaux prélèvements de solidarité, sur le capital et les plus hauts revenus, participeront au financement de la réforme.

C'est une réforme difficile, j'en suis le premier conscient. Et il est normal que dans une démocratie chacun puisse exprimer son inquiétude ou son opposition. Mais certaines limites ne doivent pas être franchies et mon devoir est de garantir le respect de l'ordre républicain au service de tous les Français.

Pour des millions de nos concitoyens, les transports constituent une question vitale. Il s'agit là d'une liberté fondamentale. Ces derniers jours beaucoup de Français ont vu leur vie quotidienne perturbée par des problèmes d'approvisionnement qui ont touché une partie des stations services. J'ai donné hier des instructions pour débloquer la totalité des dépôts de carburants afin de rétablir au plus tôt une situation normale. Le désordre qui a été provoqué par ces blocages produit de nombreuses injustices. D'abord à l'égard de la majorité des Français qui souhaitent pouvoir continuer à travailler et à circuler librement. Ensuite, s'il n'y est pas mis un terme rapidement, ces désordres qui cherchent à créer la paralysie du pays pourraient avoir des conséquences en termes d'emploi en détériorant le déroulement normal de l'activité économique. J'ajoute enfin que ces désordres pénalisent à la fois les plus vulnérables des Français et ceux dont la responsabilité est d'assurer les missions de sécurité et de santé, au service du bien commun.

J'en appelle à la responsabilité de chacun.


...A suivre...

 

Point à 17 heures.

Le préfet des Bouches-du-Rhône Michel Sappin a annoncé mercredi qu'il allait faire intervenir la sécurité civile pour que les ordures soient ramassées à Marseille, suite à un mouvement social. Une équipe de 150 personnes interviendra dès cet après-midi, selon les informations du journal La Provence.  C’est une bonne chose, un pas dans la résistance au sabotage de Marseille entrepris par quelques centaines de syndicalistes exaltés. Il faudra vite intervenir sur les raffineries.

Le déblocage ou la libération des dépôts de carburant est encore bien lent. La libération des raffineries n’a pas commencé. Le gouvernement devrait être un peu plus actif.

EN CONCLUSION PROVISOIRE JEUDI  21, au matin

Le gouvernement commence à desserrer le blocage du pays. Il ne reste que 14 dépôts de carburant bloqués l’essence devrait progressivement revenir. Mais c'est beaucoup trop lent et aucune raffinerie n'a encore été débloquée. L'incompétence et la mollesse de Fillon et Borloo vont coûter de nombreux emplois.

Un geste important au Sénat.  Les sénateurs ont voté dans la nuit de mercredi à jeudi un amendement de la majorité sénatoriale prévoyant en 2013 de "réfléchir" à "une réforme systémique" c'est-à-dire à une retraite par points. Les centristes la demandent depuis longtemps la CFDT également. Eric Woerth, s'est dit favorable à cette réflexion notamment dans le but le but de "renforcer la lisibilité" du système, une fois que la réforme actuelle ait permis de   "garantir l'équilibre de notre système de retraites".

Cela n’empêche pas Thibault de continuer à proclamer que le gouvernement est intransigeant qu’il ne propose aucune avancée. Alors que c’est faux et mensonger. En plus de ces derniers amendements,  le texte d’origine,  aussi bien à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat,  a été largement modifié, dans le sens d’une plus grande équité (pénibilité, carrières longues, cas particuliers des femmes, handicapés, participation accrue des hauts revenus au financement…). Aujourd’hui sur les quelques 700 .000 personnes partant chaque année en retraite, plus de 200.000, continueront à pouvoir partir à 60 ans ou à 65 ans sans décote.

 

Alors que les étudiants et les adolescents s’en donnent à cœur joie, sans éviter les violences et le vandalisme, Thibault et les syndicats extrémistes veulent une 7ème journée de grèves et de manifestations.

La CFDT reviendra-t-elle à la raison ?...Les heures qui viennent nous le diront.

 

En tous cas, ces trois journées, n’auront certainement pas été les « trois glorieuses » attendues par les syndicats. Pas les « trois piteuses » non plus.

Parlons plutôt de « trois fumeuses »…Quelques jours seront sans doute encore nécessaires, pour dissiper cette fumée, mais on commence à entrevoir l’arrivée de jours plus lumineux.     

 

Marc d'Héré

 

 

Voir sur le même blog:

 

Et maintenant...Que vont-ils faire? http://marcdhere.over-blog.com/article-et-maintenant-que-vont-ils-faire-59278625.html

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 18:48

 

Evolution des opinions positives concernant Nicolas Sarkozy.  La moyenne est établie à partir de la publication régulière de  9  enquêtes. 

 

 

 

                                       AVRIL    MAI   JUIN   JU/AO   SEPT   OCT   NOV  DEC 

Sofres Figaro                          30        28        26      30          26      

Opinion Way Metro               31        36        32      30          34

Ipsos Le Point                        32        36        35      34          34                   

BVA Orange Express             40        36        36      33         32       

IFOP JDD                              31        33        34      36          32                              

LH2 Nouvel Obs                    38        36        37       33         34

IFOP, Paris Match                 33        34        35       35         38                  

Via Voice Libération               35        38        34       34         34                  

CSA Le Parisien                    34        37        34       34          32                 

 

 

Moyenne                               33,8     34,9     33,7     33,2       32,9 

 

 

 Le pire résultat pour Nicolas Sarkozy. Consolation (?), les principaux leaders de gauche et de droite baissent dans  des proportions identiques, parfois davantage même.

 

Octobre sera sans doute aussi mauvais, on ne peut pas attendre d'amélioration avant novembre, voire décembre, avec la fin du débat sur la réforme des retraites, le remaniement ministériel, la confirmation de la reprise et la présidence du G20.

 

Marc d'Héré

 

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 11:47

 

….Certainement pas le Président. Martine Aubry représenterait l’adversaire idéale de Nicolas Sarkozy à l’élection  présidentielle, où  on voit mal comment elle pourrait l’emporter.

 

Martine Aubry manque de crédibilité. Deux éléments, dont elle ne parviendra pas à se défaire, la plombent : les 35 heures qu’elle a imposées, et continué à défendre, même après qu’une  majorité des Français ait été convaincu de leur nocivité. Elle restera la « dame des 35 heures » ! Et puis la manière indigne dont elle a pris le pouvoir au PS, avec les tricheries et les fraudes, dans sa propre fédération, celle du Nord, sans lesquelles Ségolène Royal aurait été élue première secrétaire. On en parle moins, mais ce n’est pas oublié et, dans une campagne, elle  ne manquerait pas de voir ressurgir cette faute contre l’éthique,  particulièrement inadmissible et impardonnable pour la fille d’un Jacques Delors, unanimement respecté.

 

Elle manque aussi de crédibilité car son discours est tout sauf clair. Sur les retraites, elle a changé plusieurs fois de langage, et de position. Le  socialiste Malek Boutih vient de déclarer : « Martine Aubry a un problème avec la vérité politique…Il n’y a qu’à voir la manière dont elle a slalomé sur le dossier des retraites ». Le Figaro rappelle qu’il avait déjà déclaré au mois de juin dernier : « Jacques Delors a souhaité ne pas prendre le pouvoir pour ne pas mentir. Sa fille, elle, ment en permanence pour avoir le pouvoir. »  Toujours cette comparaison avec son père, honnête homme s’il en fût, comparaison qui l’écrase et l’accuse !

 

Manque de crédibilité encore pour une première secrétaire incapable de trancher, de choisir, ou de faire choisir son parti sur les sujets de fond. Le PS d’Aubry n’a aucun projet, ni l’ombre d’un programme, et lorsqu’il prétend, par la voix de sa première secrétaire,  revenir, au cas où il reprendrait le pouvoir, sur l’âge légal de départ à la retraite à  62 ans, près de 65% des Français n’y croient pas ! Seule avancée de Martine Aubry cette fameuse et fumeuse société du « care » qu’elle nous annonce et qui laisse abasourdis ses camarades,  sceptiques ou franchement rigolards les Français, ceux du moins qui comprennent ce qu’elle a voulu dire !

 

Manque de crédibilité encore du fait des oppositions qu’elle provoque dans son parti, de la part des « réalistes » ou des sociaux démocrates sincères, à commencer par François Hollande,  qui la voient jour après jour se rapprocher de l’extrême gauche radicale, et se cantonner, par manque d’idées,  dans un « anti sarkozysme » systématique et parfois injurieux. Et elle a le talent de faire revivre une opposition qui avait quasiment disparue, quand, par manque de courage, elle a refusé de débattre des retraites à la télévision, laissant Ségolène Royal y aller à sa place, faire un show remarquable et s’affirmer de nouveau comme sa grande rivale !

 

Enfin, Martine Aubry manque totalement du charisme nécessaire pour une campagne aussi personnalisée que la campagne présidentielle. Susciter l’enthousiasme est nécessaire si l’on veut pouvoir mobiliser ses partisans et empiéter  sur le terrain de l’adversaire. Malgré ses faiblesses, malgré ses foucades, malgré sa solitude, Ségolène Royal est parvenue à réaliser un score honorable en 2007, car elle a su susciter l’enthousiasme !  Qui pourrait s’enthousiasmer pour Martine Aubry ?

 

 

 Article de Marc d’Héré

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 15:12

 

Des chiffres encourageants.  L’amélioration de la situation économique de la France se poursuit. L'INSEE nous donne aujourd'hui 3 bonnes nouvelles qui viennent contredire le pessimisme volontairement entretenu par de nombreux médias.

 

D’abord, concernant la croissance, on apprend qu’au 2ème trimestre celle-ci a été encore plus forte que précédemment  annoncée : 0,7%, au lieu de 0,6%...L’objectif de 1,4% initialement fixé pour 2010, que les socialistes et certains organes de presse comme Le Monde estimaient irréalisable, sera largement dépassé. Cela permettra d’avoir en fin d’année un déficit public inférieur aux prévisions, autour de 150 milliards d’Euros et de descendre en 2011 à 91 milliards.

 

On apprend aussi que, toujours durant le 2ème trimestre, le pouvoir d’achat, loin de baisser comme on nous le répète à longueur de colonnes, a augmenté de 0,3% et que la consommation a fait un bond de 0,6% !

 

Quand au chômage, il a poursuivi et amplifié au 2ème trimestre, la baisse constatée au premier, (60.000 emplois ont été créés sur les 6 premiers mois). Il a aussi baissé au mois de  Juillet, et même si les chiffres d’août seront sans doute  plus difficiles, la tendance à la  baisse est certaine.

 

A l’évidence, la France est sortie de la crise et elle en sort plus vite que prévu.

 

 

Réforme des retraites. La  journée de revendication du 23 septembre  a pu être ressentie comme  une déception  par les syndicats :   nette baisse du nombre de grévistes, dans tous les secteurs, et baisse  aussi du nombre de manifestants qui atteint, si l’on en croit les chiffres officiels, le million, ce qui est important mais loin d’être exceptionnel.

Après  ce relatif échec, les syndicats ont choisi de tenter d’améliorer la mobilisation en décidant de manifester un samedi, le 2 octobre, puis, si nécessaire, de faire un dernier baroud d’honneur  le 12 octobre.     

 

 En réponse, le gouvernement, soutenu par la majorité, doit amplifier son travail de pédagogie, tout en   continuant à discuter avec la CGT et la CFDT. Cela devrait conduire à de nouvelles avancées, qui, sans dénaturer le projet de réforme et sans remettre en cause son équilibre financier, permettraient de l’améliorer en  le rendant plus juste. Ces concertations, auxquelles devra s’ajouter une concertation  avec les sénateurs,   pourraient permettre  quelques amendements significatifs sur les trois points de la pénibilité, des carrières longues et particulièrement sur le  cas des personnes ayant subi de longues interruptions dans leur vie professionnelle,  et qui pour la plupart sont des femmes. Je souhaiterais aussi qu’il décide de faire davantage participer au financement de cette réforme,  les hauts revenus et les revenus du capital.

 

Quoi qu’il en soit, il est assez clair aujourd’hui que,  sauf catastrophe imprévisible ou maladresse insigne et malgré quelques difficultés qui ne manqueront pas d’apparaître,  le projet de réforme des retraites sera  voté et appliqué.

 

 

 

Martine Aubry, ça ne s’arrange pas. Martine Aubry qui voit à nouveau poindre la concurrence d’une Ségolène Royal, plus brillante et plus offensive, se laisse aller à la surenchère. Se rapprochant toujours davantage de la gauche radicale elle appelle à des manifestations de rues « même après que la loi ait été votée (!) ». Hier, elle a traité  carrément le Président de menteur, faisant comme s’il évoquait la baisse des manifestants alors qu’il parlait de celle, incontestée, des grévistes. De la part de celle qui a grossièrement triché pour prendre le pouvoir au PS, c'est cocasse! Qui peut la croire ou lui faire confiance?
D'ailleurs 63% des Français pensent qu'elle ment (avec ses amis) quand elle dit qu'elle rétablira la retraite à 60 ans si elle arrivait au pouvoir! Martine Aubry n'a rien à proposer de sérieux sur le fond, pas davantage sur les retraites que sur le reste, alors elle utilise l'injure et le mensonge!

Et puis ce matin on apprend que les « primaires » du parti socialiste se transformeraient en « comédie », des arrangements ayant lieu pour décider, « entre amis » et loin des militants, du nom du candidat. Les militants n’étant invités à se déplacer que pour  « confirmer » le choix fait en coulisses. Difficile à faire accepter, à mon avis…Cette fois-ci il  va falloir qu’elle…démente !

 

 

L’insoutenable rancœur de Viviane Reding. Luc Ferry, dans un article récent du  Figaro, où il écrit que « l’anti sarkozysme tourne au délire » rappelle,  en citant les termes exacts employés par Viviane Reding, qu'à la différence de ce que disaient certains, elle a bien fait une comparaison "aussi stupide historiquement qu'insultante" entre la politique de la France et celle des nazis "C'est une honte...Nous avons de sinistre mémoire les déportations pendant la deuxième guerre mondiale, alors recommencer cela!"...

Cette pasionaria en tous cas,  veut à toute force mettre officiellement la France en accusation...Ce que  José Barroso, vexé d’avoir été contraint de « lâcher » sa commissaire et rancunier, risque effectivement d'accepter...Nicolas Sarkozy devra alors s’opposer clairement à la Commission, ce qui ne le rendra pas forcément impopulaire !

 

Pour sa part, intervenant courageusement dans cette polémique stupide et artificielle, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Zapatero, a affirmé, à un grand journal financier américain que les expulsions de Roms par le gouvernement français n'avaient pas été ordonnées pour des raisons ethniques.

"Les mesures ont été adoptées dans le cadre de la loi. Les principes d'intégration doivent fonctionner, mais l'ordre public doit également être respecté dans les camps qui n'ont pas les conditions sanitaires ou sécuritaires adéquates", a-t-il ajouté.

 

Le socialiste espagnol  Zapatero défend mieux la France que les socialistes Français!

 

 

Marc d’Héré

 

 P.S. Comme on s'y attendait le chômage a  augmenté en août. Sur les trois derniers 3 mois, il a très légèrement baissé...La tendance reste favorable, même si l'on sait que la croissance doit encore s'améliorer pour permettre une véritable décrue du chômage.

 

 P.S. 2 L'INSEE annonce, aujourd'hui 29,  que le moral des ménages français s'est amélioré en septembre,avec une hausse de  trois points.  
 

 

  

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 17:13

 

Deux articles récents que j’ai laissés, pour des raisons tenant à l’actualité, très peu de temps en « une ». Cette nouvelle publication permettra à ceux qui ne les avaient pas lus de le faire

 

Bockel respire grâce au discours de Grenoble

Un article de Philippe Cohen dans Marianne 2, du 07 septembre...

 

Jean-Marie Bockel, secrétaire d'état à la Justice, a fait la une avec d'autres sarkozystes de gauche sur le thème : pourquoi restent-ils ? Sous-entendu évident du quotidien : pourquoi les ministres d'ouverture la ferment ? Comment rester au gouvernement quand l'Elysée foule au pied les principes et les valeurs qui vous ont conduit à constituer l'aile gauche du sarkozysme ?

Jean-Marie Bockel n'en a cure. La question est sans doute pertinente pour Fadela Amara ou Bernard Kouchner, droits-de-l'hommistes estampillés. Mais lui, « le premier blairiste français », est tout sauf choqué par ce que la gauche appelle la tendance « sécuritaire » de Nicolas Sarkozy. Il a toujours manifesté son plein accord avec le Président sur la sécurité, loin d'un angélisme de gauche qu'il déplorait déjà au PS. Encore que, sur le plan de l'efficacité, même s'il a choisi de se taire, on devine qu'il n'est pas sûr que le discours de Grenoble - il était sur place et a pu constater de visu les réserves de Claude Guéant sur le discours - ait été profitable au Président.

Aussi, dès le 2 août, il a proposé ses services à Nicolas Sarkozy. Hortefeux et Besson incarnent la trique ? Lui peut représenter la dimension sociale de la sécurité. Une politique de la ville qui s'appellerait autrement. Vingt ans qu'il fait ça à Mulhouse. Surprise : le kaiser l'écoute quelques minutes et se montre même enthousiaste. Il lui concocte vite fait sur le gaz une mission sur « la prévention de la délinquance » que Claude Guéant, présent à l'entretien, s'empresse de lui finaliser.

Et Jean-Marie Bockel part en vacances rasséréné : il s'attendait déjà à rejoindre en octobre le groupe chevènementiste du Sénat et voilà qu'il peut à nouveau s'imaginer un avenir dans le gouvernement remanié. Lequel ? Ce ne sera pas en tout cas à un secrétariat d'Etat dépendant de la place Vendôme. La cohabitation avec Mam s'est avérée difficile et de fait ce ministère régalien n'a pas besoin de secrétariat d'état. Bockel ne demande rien, trop profil bas pour ça. Mais il rêve d'un ministère des transports...

Reste que, même s'il est bizarre de confier une mission à un secrétaire d'état - que faisait-il jusqu'alors ? du bridge ? - Jean-Marie Bockel est heureux d'avoir vu sa feuille de route confirmée à son retour de vacances, Claude Guéant le pressant de déboucher au plus vite sur des états généraux aboutissant à quelques mesures phares en octobre, avant la date annoncée du remaniement (novembre selon Guéant, mais est-ce bien crédible ?). Objectif : montrer que, contrairement à ce que prétend la gauche, le gouvernement tient bien les deux bouts de la chaîne, répression et prévention, même si cette dernière ne saurait se confondre, dans l'esprit de Bockel, avec l'angélisme de la gauche.

Mais au-delà de la lutte des places, il y a la politique. Et finalement, de tous les sarkozystes dits de gauche, Bockel se félicite d'avoir été le seul à avoir construit une force politique, Gauche Moderne. Oh, ce n'est pas un truc énorme, mais, comme avait dit le Che - son mentor - quand il s'est carapaté du PS, « mon royaume est petit mais c'est mon royaume ». Soit 1500 adhérents, une soixantaine de fédérations, un site internet et quelques élus, c'est quand même mieux qu'un parti de poche. Et en tout cas plus indépendant que le club d'un Eric Besson qui a fini par rejoindre l'UMP..

Jean-Marie Bockel joue donc sa partition à deux mains. La première sera, espère-t-il, ministérielle, et la seconde politique. Elle se joue sur la stratégie de l'Elysée pour 2012, à travers le choix entre deux options. La première serait une simple répétition de la séquence 2006-2007 avec, d'abord, la consolidation du socle électoral « à droite toute » et le grignotage des territoires du Front National. C'est la voie empruntée par le discours de Grenoble, sans doute à l'instigation de Patrick Buisson et de Maxime Tandonnet, le conseiller immigration de l'Elysée.
 

Bockel espère que la séquence actuelle, peu convaincante, finira par persuader le Président de ce qu'il faut passer tout de suite à une séquence plus « soft », qui permettrait au Parti Radical et à Gauche Moderne d'aider la majorité à gagner des voix au centre-gauche. Ce n'est pas pour rien que le parti valoisien l'a invité à son université d'été.

 

Philippe Cohen

Marianne 2

 

 

 

 

J’aime les missions difficiles

Entretien de Jean-Louis Borloo, avec Carl Meeus, dans le Figaro Magazine du 03 09...  ...EXTRAIT...

 

 

Il est dans la - courte - liste de ceux qui peuvent succéder à François Fillon. Et, contrairement au Premier ministre, Jean-Louis Borloo ne tient pas à faire entendre sa «différence» avec Nicolas Sarkozy. Sur la sécurité comme sur les réformes, le numéro 2 du gouvernement se dit totalement en phase avec l'Elysée...  

L e Figaro Magazine - La polémique sur la fermeture des campements illégaux et les expulsions de Roms a pris une ampleur considérable en France. Vous ne vous êtes pas encore exprimé sur ce sujet. Qu'en pensez-vous ?

Jean-Louis Borloo - Il s'agit d'un sujet délicat et difficile, à traiter bien évidemment avec la plus grande humanité, qui ne concerne pas moins de six pays européens et qui nécessite l'implication de l'Europe. Quelle est la situation ? Tout le monde reconnaît qu'il existe un problème, la multiplication de camps insalubres, invivables, illégaux et où les Roms vivent dans des conditions absolument intolérables, notamment pour les enfants. C'est un problème que connaissent tous les maires de France, de droite comme de gauche. Il s'agit d'appliquer des décisions de justice prises à la requête de propriétaires publics - souvent des municipalités - ou privés. Ces décisions de justice peuvent ordonner l'évacuation avec le concours de la force publique...la France est un Etat de droit.

 

Comprenez-vous l'émotion suscitée par les images d'évacuation de ces camps ?

Mais qu'est-ce qui est le plus humain? Laisser les campements se réinstaller quelques kilomètres plus loin, au risque de créer de nouveaux Sangatte, même si ce n'est pas le même phénomène? Ou appliquer ce qu'on appelle l'aide au retour humanitaire, avec accueil, suivi social et réinsertion dans le pays d'origine, en accord avec celui-ci. C'est une procédure qui avait été mise en place par le ministère de la Cohésion sociale et saluée en son temps. Y a-t-il une proposition alternative? Le problème, ce ne sont pas les Roms, qui sont européens, mais les camps insalubres et illégaux....

J'ai été choqué par nombre de commentaires faciles, approximatifs, faits d'amalgames, alors que sur des sujets aussi humains et sensibles, la vérité exige la précision.

 

.....

.....

 Au-delà du cas des Roms, c'est l'accent mis par Nicolas Sarkozy cet été sur la sécurité qui a soulevé la polémique...

Il faut relire le discours de Grenoble, là aussi, plutôt que faire des commentaires. Que dit-il ? La délinquance a diminué dans notre pays, mais elle a changé de forme. On a à faire face maintenant à quelques dizaines d'individus hors de toutes les règles sociales et républicaines dans certaines agglomérations. A Grenoble, les policiers ont été menacés de mort. Les policiers et les gendarmes font un métier difficile et dangereux pour assurer la sécurité de nos concitoyens et de leurs enfants. L'an dernier, 24 d'entre eux sont morts dans l'exercice de leur fonction et 13.200 ont été blessés. Que le président de la République, avec son ministre de l'Intérieur, prenne ce sujet à bras-le-corps, me paraît quand même la moindre des choses.

 

Faut-il aller jusqu'à évoquer la déchéance de la nationalité pour les délinquants multirécidivistes ?

La déchéance de la nationalité existe déjà. Je l'ai moi-même appliquée ! C'était au ministère de la Cohésion sociale quand un individu, qui venait d'acquérir, en plus de sa nationalité d'origine, la nationalité française, a été reconnu coupable de l'organisation de l'attentat contre le commandant Massoud. J'ai signé le décret ! A l'époque, personne n'a critiqué cette décision. Que l'application de cette mesure soit étendue dans le cadre d'un acte équivalent touchant un policier de la République me paraît légitime.

 

.....

......

 

Après trois ans au ministère de l'Ecologie, considérez-vous votre mission achevée ?

C'est un travail fascinant et continu. En trois ans, la mutation écologique de notre pays a été lancée, et elle est irréversible. Les résultats sont déjà là : hausse de 600% en deux ans de la production d'électricité photovoltaïque, hausse de 9 % de l'éolien, construction en cours de 265 kilomètres de lignes de transports urbains dans nos villes, soit plus qu'au cours des 34 dernières années, lancement de cinq nouvelles lignes de TGV, conversion de 17.000 exploitations à l'agriculture biologique... J'ajoute que grâce au Grenelle de l'environnement, 20.000 exploitants agricoles tirent déjà un revenu complémentaire des énergies renouvelables. D'ores et déjà, la France a le parc de voitures neuves le plus sobre en carbone d'Europe, et un rapport du Parlement canadien classe notre pays en tête du G8 pour ses résultats en matière d'environnement. Il y a de quoi être fier de la mutation engagée par tous les acteurs du pays et par les Français.

 

Votre nom est cité parmi les successeurs possibles de François Fillon...

La démocratie, ce n'est pas le jeu des pronostics. Le Président a annoncé une nouvelle étape. Il peut le faire avec la même équipe ou avec une autre. C'est lui qui choisit les hommes et les femmes qu'il estime être le plus en harmonie avec lui et capables de mettre en place cette nouvelle étape en s'appuyant sur les réformes conduites avec courage depuis 2007.

 

Mais à quel poste ?

J'aime les missions difficiles! J'ai follement aimé ce que j'ai fait à Valenciennes, l'agglomération la plus sinistrée d'Europe, qui avait perdu toute confiance en l'avenir. Ça a été difficile, parfois douloureux, mais tellement enthousiasmant. On m'a confié ensuite le plan de rénovation urbaine, ce plan de 40 milliards d'euros concernant 500 quartiers et qui a amélioré la vie quotidienne des plus fragiles de nos compatriotes. Ensuite, on m'a confié la lutte en faveur de la cohésion sociale. A l'époque, le chômage était à plus de 10%. Je me suis attelé à cette tâche. J'ai peut-être eu de la chance, mais enfin on a presque doublé la production de logements en France, et le chômage est passé de 10,2 à 7,2%. Ensuite il y a eu le Grenelle de l'environnement. A chaque étape, cela a été le résultat d'une méthode, concertation, mobilisation de toutes les énergies, et le travail de toute une équipe.

 

En quoi doit consister la nouvelle étape annoncée par le Président cet automne ?

Le monde de 2010 est très différent de celui de 2007. Et très différent de celui de 2012. La crise a failli emporter le modèle occidental - nous sommes passés très près du chaos économique et social - et nous avons pu compter sur le président de la République, président en exercice de l'Europe, ce que personne ne conteste....

  En France, des réformes inévitables et difficiles ont été menées - carte militaire et judiciaire -, et maintenant celle des retraites. De nouveaux équilibres ont été trouvés - droit de grève mais droit au transport, autonomie des universités et moyens considérables pour les campus -, et les premiers signes encourageants en matière d'emploi. Le cap doit être mis sur l'accentuation de la compétitivité, l'emploi, notamment des jeunes. Croissance et cohésion sociale sont donc les priorités, ainsi bien entendu que le déficit des comptes publics, auquel il faut s'atteler avec la plus grande fermeté. Tous nos référents économiques et sociaux sont à réinventer. C'est un sujet technique .... mais  c'est aussi un sujet moral : peut-on laisser aux générations suivantes des dettes gigantesques ? Ce n'est pas concevable.

 

Peut-on réduire les déficits sans augmenter les impôts ?

Pas forcément. Il y a toute une palette de choses à faire. Je crois qu'il faut aller vers une convergence de la fiscalité du travail et des revenus financiers. C'est un sujet d'équité fiscale. Il y aura un effort collectif de la nation. Mais ce sera un effort productif, généreux, pour les enfants de la nation.

 

Supprimer le bouclier fiscal et l'ISF, est-ce une bonne solution ?

L'effort partagé doit être frappé au coin de l'équité. Quelle solution le Président choisira-t-il après avoir écouté les idées des uns et des autres ? Je réserve les miennes au Président...  

 

Vous ne tenez pas, comme François Fillon, à montrer votre « différence » avec le Président ?

Moi aussi, je suis différent du Président et du Premier ministre. C'est une évidence. Heureusement qu'il y a des gens différents qui travaillent ensemble. L'important, c'est que cette différence s'exprime dans le débat interne pour l'enrichir.

 

Faudra-t-il en 2012 un candidat du centre à côté de Nicolas Sarkozy ?

....Un candidat incarne un rêve et un projet de société, soutenu par des familles de pensée. Aujourd'hui, les radicaux, les démocrates chrétiens, la gauche sociale- démocrate qui ne se retrouvent pas forcément dans le PS, les écologistes modernes qui ne se retrouvent pas dans le parti écologiste français, tous ces gens-là ne se parlaient plus, n'échangeaient plus. Je veux rétablir le courant au centre, entre ces familles...  C'est pour cela que samedi à Lyon, à l'invitation du Parti radical, la plupart d'entre eux seront là ou représentés: les centristes de l'UMP, ceux du Nouveau Centre, les chrétiens-démocrates, les gaullistes sociaux, mais aussi La Gauche moderne, Génération Ecologie... Ils ne viennent pas pour créer une écurie Borloo, mais pour recréer cette famille de pensée et apporter cette richesse-là à la majorité. Il faut réinventer notre modèle. Il faut rebâtir les grands rêves de la France et de l'Europe. Je crois à une France compétitive, industrielle, à une France solidaire et humaniste. Le rêve européen doit aussi évoluer. Je le trouve trop figé. C'est de tout cela dont nous parlerons.

 

Et vous porterez les couleurs de ce mouvement en 2012 ?

Je ne le fais pas pour ça, ni pour moi. Je veux bien en être l'animateur, le porteur, le rêveur, mais pas forcément le dirigeant. Avant de savoir s'il faut un candidat, construisons. Je ne suis pas dans une logique de scission ou de division. Chacun peut rester dans son port d'attache. Je fais cela pour enrichir la majorité. Sur l'essentiel, nous sommes d'accord et nous sommes dans le même camp. Mais nous sommes différents et c'est une force.

 

Vous n'êtes donc pas favorable à un candidat à côté de celui de l'UMP ?

Je suis prudent car responsable. Il ne faut pas un 21 avril à l'envers, où le candidat de la droite ne serait pas qualifié pour le second tour à cause d'une multiplicité de candidatures dans son camp....

 Elaborons d'abord ensemble les 10 propositions, axes stratégiques d'action, qui répondent aux enjeux de notre pays et aux attentes des Français, dans un monde en mutation accélérée. Les autres questions viendront après.

 

Voulez-vous être l'inspirateur d'un programme pour Nicolas Sarkozy ?

Le Président, s'il est candidat, aura besoin de se nourrir aussi de nos idées et de toutes les sensibilités.

 

Extrait d'un article du Figaro Magazine du 3 septembre

 

 

 

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Published by Marc d'Here - dans Vie Politique
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