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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 16:07

 

Par Marc Cohen, sur l'excellent site causeur.fr, le 26 09 2011...

 

Faut-il croire, comme Jean-Pierre Bel, actuel président du groupe socialiste à la Chambre haute, et futur Président probable de cette assemblée, que « ce 25 septembre restera dans l’Histoire de France » ? Disons-le tout net, cet enthousiasme du sénateur de l’Ariège, quoique bien compréhensible, mérite d’être tempéré.

 

Certes, il s’agit d’une mauvaise nouvelle pour l’UMP et pour Nicolas Sarkozy. Mais il ne faudrait pas confondre mauvaise nouvelle et mauvaise surprise : le vrai scoop aurait été que la droite maintienne ses positions, alors que depuis 2007 la gauche a raflé les cantonales, municipales et régionales, et que ce sont justement les grands électeurs issus de ces trois scrutins qui étaient appelés aux urnes hier.

 

Pour autant, cette poussée aux élections locales n’explique pas entièrement ce basculement à gauche, pas plus que les divisions de la droite, qui bien souvent ne changent pas grand chose à la donne. Ainsi, à Paris, le siège perdu par l’UMP va directement à… Pierre Charon, désormais « divers droite », et ne profite donc pas à la gauche.

En revanche, il est fort possible qu’un certain nombre de grands électeurs des communes rurales, non affiliés à un camp ou à l’autre, ait choisi, après hésitations, de voter pour la gauche, et ce pour des raisons diverses : mécontentement politique « généraliste » vis-à-vis du président et de l’UMP, mécontentement politique, plus catégoriel cette fois, vis-à-vis de la réforme des collectivités locales menée à marche forcée par Nicolas Sarkozy, et peut-être aussi, prudence légendaire des notables qui font l’élection et qui, anticipant, au vu des sondages, une défaite du président sortant en 2012, préfèrent ne pas insulter l’avenir.

 

Cela dit, ce résultat désagréable ne signe pas plus la fin des haricots pour les perdants qu’il ne présage de mois cauchemardesques à venir pour l’Elysée. D’ores et déjà, le PS a laissé entendre que tout en jouant son rôle d’opposant, la nouvelle majorité ne ferait pas d’«obstruction» sur les deux textes stratégiques à venir, à savoir le Budget et la Loi de financement de la Sécu.

Cette stratégie est marquée au sceau du bon sens : en période de crise mondiale, la gauche n’a pas du tout intérêt à apparaître comme voulant bloquer, ou même affaiblir, les institutions. En attendant, cette posture raisonnable pourrait bien faire les affaires du président-candidat Sarkozy.

 

Quant à la Règle d’or, n’en déplaise à François Hollande, qui juge que la victoire d’hier l’a rendue caduque, elle était déjà enterrée depuis plusieurs semaines, faute de majorité des deux tiers pour la voter en Congrès. On ne le répétera d’ailleurs jamais assez, il est assez plaisant de voir le favori des sondages socialistes se réjouir de ce résultat, alors qu’il a nommément approuvé le principe de cette même Règle d’or. S’il est finalement candidat à la présidentielle, un mot d’esprit, ou deux ou trois, ne suffiront pas à le dégager des dents du piège à loups où Nicolas Sarkozy l’a coincé…

 

Le Sénat sera donc à gauche, sauf hold-up, pas totalement impossible de Gérard Larcher sur le « troisième tour » de samedi prochain, mais il nous semble que le cœur n’est plus aux exercices de haute voltige.

Non seulement « ce changement historique » ne dit pour ainsi dire rien de la vraie élection, celle de l’an prochain, mais en plus, il ne l’influencera pas, le PS n’ayant ni les moyens, ni le souhait de faire dans les mois qui viennent du Luxembourg un bunker de résistance au sarkozysme, un peu à la façon de ce qu’il fut sous le premier septennat mitterrandien. En fait une telle conjecture ne pourrait advenir que si le Président actuel (celui de la République) était réélu. Jean-Pierre Bel, Catherine Tasca et David Assouline auraient alors cinq ans pour faire de leur boutique un lieu nettement plus ambiancé que le Palais-Bourbon.

 

En revanche, si comme le souhaitent les vainqueurs de ce dimanche, la gauche emporte la présidentielle et les législatives qui vont avec, personne n’entendra plus jamais parler du Sénat, sauf pour la prochaine expo de peinture au Musée du Luxembourg…

 

Marc Cohen

causeur.fr

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:47

 

Je publie, sur le site du Nouvel Obs +, un   article  invitant le Président à passer à l'offensive,  à la suite de la défaite de la majorité à l'élection sénatoriale:

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/196669;quelle-strategie-pour-le-president-apres-la-victoire-de-la-gauche-au-senat.html

 

Marc d'Héré

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 16:24

 

Par Elie Arié, Marianne 2, le 20 septembre...

 

Un premier point rend d’emblée perplexe : la multiplicité des « Centres », en France : Bayrou, Morin, Borloo, Arthuis, de Charette, Bockel, chacun à la tête de son petit parti centriste, j’en oublie sûrement...Pourtant, à l’école, j’avais appris qu’une circonférence n’avait qu’un seul centre... Essayons de déchiffrer ces nouvelles mathématiques modernes.

 

Sous les IIIème et IVème Républiques, c’était clair : face à la multiplicité des partis politiques, le « Centre » se confondait avec la notion de parti-charnière : celui qui, par son positionnement politique,  était indispensable pour constituer une majorité parlementaire, qu’elle soit de droite ou de gauche, et qui vendait sa participation au prix de nombreux postes ministériels, aussi peu nombreux que fût son groupe ; stratégie astucieuse, résultant de l’impossibilité de constituer une majorité nette de droite ou de gauche après les législatives ; l’illustration en fut le parti radical-socialiste, pas plus radical que socialiste, comptant de moins en moins d’élus à mesure que les années passaient, mais dont rares furent les députés qui ne devinrent pas Ministres un jour ou l’autre.

Mais le système électoral de la Vè République, fait pour constituer une majorité après chaque législative, a mieux mis en évidence l’inanité idéologique de la notion de « Centre », l’objectif étant resté le même.

Les « Centres » attendent, pour exister, une législative dans laquelle ni la gauche, ni la droite, n’obtiendraient la majorité à l’Assemblée, et auraient besoin de leur appoint ; le cas ne s’est produit qu’une seule fois, en 1988, mais de justesse, et Rocard a pu le résoudre avec quelques débauchages individuels, sans avoir à passer un accord avec l’ensemble d’un parti centriste. 

 

Disposés à venir au secours aussi bien de la droite que de la gauche, ils ne peuvent donc avoir de vraie doctrine politique ; ils se disent « humanistes », mais quel est l’homme ou la femme politique qui se prétendent « non-humanistes » ? Ils se disent « européens », ce qui ne mange pas de pain lorsqu’on se positionne entre un PS et une UMP qui ne le sont pas moins ; ils se disent « modérés », mais quel est le parti qui se prétend « immodéré » ? Du point de vue de leur définition « positive », c’est à peu près tout... c’est-à-dire, en somme, rien.

Ne restent donc que le discours et la pratique politiques, et qui sont, eux, franchement originaux.

Les « centristes » présentent cette particularité d’être tout à fait fidèles à la droite lorsqu’ils font partie du gouvernement, dont ils vantent sans réserves l’action, en bonne solidarité ministérielle ; mais, à l’approche des élections, de s’en séparer pour en dire tout le mal qu’ils en pensaient, dans un étonnant exercice de masochisme et d’auto-dénigrement rétrospectif ; ils pourront ainsi monnayer plus cher leur participation au futur gouvernement que le député ou le Ministre UMP lambda, nullement assurés, eux, de retrouver leurs postes après les législatives.

Reste une difficulté : avec les promesses très à la mode (mais jamais longtemps tenues) d’un « gouvernement resserré », les places deviennent moins nombreuses, surtout si on y ajoute la nécessité d’en réserver quelques unes aux femmes et aux « minorités visibles » (difficulté qu’on peut contourner en partie en cherchant des gens qui appartiennent aux deux catégories : Rama Yade, Rachida Dati...) ; il convient donc d’être non seulement membre d’un groupe centriste, mais aussi son chef, souvent le seul qui décrochera un maroquin : d’où la multiplication des Centres et de leurs candidats aux présidentielles (« le chef du MoDem est Ministre, mais moi aussi, je suis chef de mon parti ! Alors, si vous voulez qu’il vote les projets de loi que vous présenterez, il faut que je sois au moins Secrétaire d’ Etat»).

 

Au fond, la logique du « Centre », poussée à l’extrême, serait que chacun de ses membres soit chef d’un parti dont il serait l’unique adhérent : et on n’en est plus très loin...


Elie Arié

Marianne 2

Lire aussi: Le Cercle des Libertés Egales face à l'alliance des centres: http://libertesegales.canalblog.com/archives/2011/09/04/21934363.html

 

et, un article qui n'a rien à voir mais qui répond à l'actualité: communiqué du Cercle des Libertés Egales sur le discours de Nicolas Sarkozy à l'ONU: http://libertesegales.canalblog.com/archives/2011/09/21/22114073.html

 

 

 

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 14:04

 

Par Jacqueline Nizet...

 

Dans la conjoncture internationale difficile que nous traversons Nicolas Sarkozy est le seul à pouvoir tenir la barre. Il vient d’ailleurs de le démontrer à l’occasion de la crise de l’euro. C’est la raison pour laquelle je souhaite qu’il se représente en 2012. Car son expérience est sécurisante pour notre pays.

Nicolas Sarkozy m’inspire totalement confiance au regard de son action au cours de son premier mandat. Il est un excellent urgentiste. Il s’est appliqué avec une grande réactivité à résoudre seul, ou avec nos partenaires de l’Union Européenne notamment, toutes les crises auxquelles nous avons été confrontés. Et elles ont été nombreuses. (Crise économique et financière, crise de l’euro et crise Grecque, crise en Géorgie, aide au mouvement de libération de la Lybie etc.)

 

Mais il n’est pas seulement un excellent urgentiste c’est également un visionnaire :

-         En créant l’Union pour la Méditerranée Nicolas Sarkozy a fait preuve d’une vrai vision pour l’harmonie des civilisations du Nord et du Sud.

-         En plaçant le combat pour les Droits de l’Homme au cœur de son action, il a rendu espoir aux populations opprimées.

-         En créant le G20, il a consacré l’avènement des pays émergents, et ainsi  tenu compte d’une réalité internationale nouvelle.

 

Je partage son idée de la France puissante et respectée.

Même si nous ne sommes pas encore à l’heure du bilan de son action il faut combattre en permanence l’amnésie de ses détracteurs et je vous engage avec moi auprès de tous ceux qui vous entourent à répéter sans relâche les éléments incontournables d’un quinquennat qui aura replacé la France en pôle position de l’action internationale.

-         Avec la loi sur l’autonomie des Universités, il a redoré  l’image de nos Universités et a permis à la France de rayonner, et à la Francophonie de s’affirmer en multipliant par 5 le nombre d’étudiants accueillis.

En tant qu’impliquée dans le combat pour la Francophonie, je le félicite pour toutes ses actions qui ont faits que la France, partout dans le monde, est un Etat qui compte  et qui est même devenu incontournable. Je citerai par exemple les nombreux drapeaux français agités par les manifestants des pays maghrébins lors de leurs mouvements de libération, ou encore le revirement du chanteur ivoirien Alpha Blondy, qui remercie aujourd'hui l'armée française, alors qu'il y a un peu plus de 10 ans, il demandait son départ dans un tube resté célèbre. 

 

Jacqueline Nizet

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 22:20

 

Déjà plus de mille lecteurs...

 

Allez voir sur le site du Nouvel Obs, l'article exprimant la position du "Cercle des Libertés Egales", sur la confédération des centres, dénommée l'Alliance, et sur l'éventuelle candidature de J.L. Borloo à l'élection présidentielle...

 

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/190600;la-gauche-moderne-ne-peut-soutenir-jean-louis-borloo.html

 

L'université d'été de l'Alliance n'a pas été un succès et n'a pas modifié notre sentiment sur ce rassemblement de centristes sans projet, et sur un  Jean-louis Borloo, plus hésitant et plus vague que jamais.

 

Marc d'Héré

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:39

Cercle des Libertés Egales

Paris, le 09 septembre 2011

 

COMMUNIQUE

L’Alliance ne nous convient pas

 

Si La Gauche Moderne et Jean-Marie Bockel ont rejoint, en 2007, la majorité, c’est pour soutenir l’action réformatrice du Président de la République; cette action courageuse se poursuit, notre soutien n’a donc aucune raison de cesser.

 

C’est pourquoi le choix fait par la majorité de La Gauche Moderne de rejoindre « l’Alliance républicaine » ne peut nous convenir. 

 

Ce regroupement centriste, sans projet, mais marqué par l’anti-sarkozysme  divise et affaiblit la majorité et   fragilise la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle. En s’y fondant, La Gauche Moderne va, pour un intérêt électoral, d’ailleurs illusoire,  perdre sa spécificité de gauche sociale libérale, son indépendance, et mettre en cause son existence même.

 

Le Cercle des Libertés Egales, que nous créons, agira, en réaction à cette dérive, à deux niveaux :

 

- en interne, il aura  comme objectif de faire revenir La Gauche Moderne sur sa décision de se fondre dans l’Alliance Républicaine comme sur son soutien à la candidature de Jean-Louis Borloo, et de reprendre place au sein de la majorité présidentielle.

- vis-à-vis de l’extérieur, il agira pour favoriser la coopération des  mouvements, clubs, associations, de sensibilité de  gauche et  progressiste, dans le soutien à la politique et à la candidature de Nicolas Sarkozy.  Il fera, dans ce cadre, des propositions visant à enrichir le projet présidentiel : son premier thème de réflexion sera consacré à « une politique pour la jeunesse ».

 

Marc d’Héré, Patricia Larnaudie, Pierre Recco,

Membres du Conseil National de La Gauche Moderne et animateurs du Cercle des Libertés Egales

 

Contact : marcdhere@gmail.com

  blog :       http://libertesegales.canalblog.com

 

Voir aussi l’article sur le site du Nouvel Obs:

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/190600;la-gauche-moderne-ne-peut-soutenir-jean-louis-borloo.html        

 

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6 septembre 2011 2 06 /09 /septembre /2011 11:26

 

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

Les chiraquiens sont de retour

 

On croyait qu’ils avaient disparus avec la fin du deuxième mandat de Jacques CHIRAC, Alain JUPPE avait annoncé la fin de sa carrière politique nationale après son rude échec aux législatives de 2007, Jean-Pierre RAFFARIN ne rêvait que de devenir président de la Haute Assemblée, Jean-Louis DEBRE avait été casé au Conseil Constitutionnel, on sait ce qu’il advint de Michèle ALLIOT- MARIE, quant à Dominique de VILLEPIN toujours en procès, il se trouvait isolé au sein même de ses partisans, plus préoccupés par leur carrière que par le devenir de leur ancien leader.

 

Croire que l’heure de la fin des chiraquiens avait sonné eut été mal connaître la politique et une pareille dynastie qui depuis un demi-siècle avait su montrer de quoi elle était capable. Et puis qu’ils me pardonnent, mais on n’a pas à faire là à des centristes ou à des radicaux. Les chiraquiens sont de vrai combattants de la politique, des guerriers de l’extrême, ils attaquent là où on les attend le moins, leurs coups sont terribles, tous de grands professionnels, les guignols de l’info nous ont montré avec une très grande pertinence un Jacques CHIRAC en tueur froid, sa filiation est assurée par des  stratèges de premier ordre, l’élite de l’élite.

 

Voilà Alain JUPPE, le successeur désigné de Jacques CHIRAC qui revient discrètement aux affaires dans la prestigieuse case affaires étrangères, après un passage furtif aux armées, un Dominique de VILLEPIN, qui tout en semblant ces derniers temps le ménager, n’en finit pas de saper en sourdine l’autorité du président de la République et de se poser en candidat déterminé à la présidence, tandis que Jean-Pierre RAFFARIN  tapis dans l’ombre, dégoupille benoitement, grenade après grenade, dès lors que la moindre occasion se présente.

 

Point d’orgue de cette montée en puissance, Jacques CHIRAC déclare qu’il votera pour François HOLLANDE, sauf bien évidemment si Alain JUPPE se présente. Humour corrézien a-t-on dit ? Rien de moins sûr, cette bête politique est d’une parfaite cohérence.

 

Jacques CHIRAC fit battre le leader de son parti Jacques CHABAN-DELMAS au profit de Valérie GISCARD d’ESTAING, Il fit ensuite battre ce dernier, candidat de la majorité, au profit du candidat de l’opposition, François MITTERAND lui rendit la pareille à la fin de ses deux septennats en en faisant son favori. La certitude de l’élection de Nicolas SARKOZY donna un répit à ce jeu pervers.

 

Mais ce n’était qu’un répit. L’incertitude étant à nouveau de mise, il n’est pas étonnant que les chiraquiens se remettent à l’ouvrage, leur prise de pouvoir étant toujours passée par une défaite de leurs adversaires au sein de la majorité.

 

A l’ouverture des universités d’été de l’UMP voila que les avocats de Jacques CHIRAC exhibent un rapport d’un collège de médecins experts qu’ils détenaient depuis le mois de juillet, affirmant que l’ancien président « est dans un état de vulnérabilité qui ne lui permettait pas de parler de son passé » et qu’il ne pourra donc pas être présent à son procès. Les médias ne parlent plus que de cela, les universités d’été sont passées au compte pertes et profits. Faux départ pour la majorité.  

 

Ces universités serviront juste, à donner à Jean-Pierre RAFFARIN un plateau médiatique exceptionnel pour sommer de la façon la plus ferme qui soit, Nicolas SARKOZY de se montrer plus mesuré dans ses paroles. Prenant comme dérisoire prétexte une discussion sur la TVA à propos des parcs de loisir, au cours de la quelle Jean-Pierre RAFFARIN ou la position qu’il prenait sur cette affaire fut qualifiée d’irresponsable, l’ancien Premier ministre a mis en demeure publiquement Nicolas SARKOZY de « clarifier ses propos ». Le défiant même au-delà de l’acceptable, il montera cet incident en épingle, comme l’aurait fait un membre de l’opposition la plus radicale. Il lui fit la leçon sur la notion de responsabilité, stigmatisant avec virulence un tel débordement, ne démentant pas les journalistes qui lui demandaient s’il exigeait des excuses du chef de l’Etat,  prenant un malin plaisir à expliquer que le président lui avait longuement téléphoné pour lui dire qu’il retirait son projet, faisant observer que ce n’était pas lui Jean-Pierre RAFFARIN qui était l’agresseur dans cette affaire, laissant déduire à ses auditeurs que Nicolas SARKOZY l’avait été. On peut penser que Jean-Pierre RAFFARIN figurera dans la prochaine édition de « SARKO m’a tuer ».

 

Aucun doute que la défense de l’ancien Premier ministre était disproportionnée par rapport à l’incident. Aucun doute que Jean Pierre RAFFARIN a eu un comportement qui a nui gravement à l’image nouvelle que cherche à avoir Nicolas SARKOZY. Aucun doute non plus que Jean-Pierre RAFFARIN, n’étant pas un novice en politique, n’a pu feindre d’ignorer le préjudice qu’il occasionnait ainsi au président, à quelques mois des élections présidentielles et à un moment de la campagne où le président est dans une position de bascule sur sa remontée dans l’opinion.

 

Aucun doute aussi que ce n’est pas le fruit du pur hasard si les proches de Jacques CHIRAC ont sorti ce rapport médical à l’ouverture de l’université d’été de l’UMP qui devait lancer la pré campagne.

 

La campagne électorale a été lancée, mais pas par ceux que l’on attendait. Elle sera rude. Les chiraquiens sont de retour. Ils n’aiment toujours pas Nicolas SARKOZY, ils ne l’ont pas pris en traitre, Jacques CHIRAC l’a clairement dit dans ses mémoires qu’il vient de publier. A bon entendeur salut.

 

 gpancrazi.over-blog.com/

 

Eric SEYDOUX

 

 

.    

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 10:38

 

Evolution des opinions positives concernant Nicolas Sarkozy.  La moyenne est établie à partir de la publication régulière de  plusieurs  enquêtes. 

 

 

 

    2010                       AVRIL    MAI   JUIN   JU/AO   SEPT   OCT   NOV       DEC 

Sofres Figaro                      30        28        26      30          26         26         24        24

 Opinion Way Metro            31        36        32      30          34        30        32        33

Ipsos Le Point                      32        36        35      34          34        31        30         35    

BVA Orange Express           40        36        36      33         32        30        34          33    

IFOP JDD                           31        33        34      36          32        29        32          31    

LH2 Nouvel Obs                 38        36        37       33         34         34        35         35

IFOP, Paris Match               33        34        35       35         38       35        36           36

Via voice Libération              35        38        34       34         34        34        32          35  

CSA Le Parisien                   34        37        34       34          32      31         32          34              

 

 

Moyenne                               33,8     34,9     33,7     33,2       32,9  31,1      31,9        32,9

 

                                              

2011                                   JANV  FEV  MARS  AVRIL  MAI  JUIN  JUIL-AOU  SEPT               

 

Sofres Figaro                         27        24        22        23        20        22       25        

Opinion Way Metro               30        34        28       27        32        34        32

Ipsos Le Point                        33        34        31        29        31        30       35       

BVA Orange Express             34        30        32        32        35        37       (37)

IFOP JDD                              30        31        29        28        29        30        33                                          

LH2 Nouvel Obs                   36        38        32        30        34        36        36                   

IFOP, Paris Match                 34        34        31        30        32        34        34                  

Via Voice Libération              34       30        30        29        32        30         36

CSA Les Echos                                             30        31        32        35        36

 

Moyenne                                32,3     31,9     29,4     28,8     30,8     32       33,7

 

 

La progression se confirme. Près  de 5 points gagnés par rapport au plus bas constaté au  mois d’avril. Nicolas Sarkozy se retrouve au niveau de juin 2010. Une année de baisse est effacée. Septembre, comme toujours à la rentrée, et compte tenu des résultats médiocres en terme de croissance et d’emploi pourrait être plus difficile…Mais la fin d’année devrait permettre une nouvelle avancée…

 

Marc d’Héré

 

Voir aussi « Sondages… ça bouge »… http://marcdhere.over-blog.com/article-sondages-a-bouge-79297861.html

 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 18:11

 

Le billet d’Eric SEYDOUX

 

« L’affaire » GARELLI

 

Gilbert GARELLI vient d’être suspendu de l’UMP par Christian ESTROSI avec l’accord de Lionel LUCAS. C’est l’évènement de l’été. Vous ne connaissez pas Gilbert GARELLI ? Vraiment ? Moi non plus. Nous ne disposons à l’heure où je vous parle d’aucune photo de lui faute d’archives le concernant. C’est dire son déficit de notoriété à l’ère d’internet et de tous les réseaux sociaux. Et bien c’est fait, Gilbert GARELLI ne sera plus l’illustre inconnu qu’il était jusqu’alors (697000 résultats sur Google). Et désormais lorsque sa femme ira faire ses courses au super marché du coin, on entendra les gens chuchoter dans son dos « c’est la femme de Gilbert GARELLI, vous savez, celle dont le mari… » Le rêve de nombre de nos semblables, comme de moi-même puis-je vous l’avouer,  sortir enfin de l’anonymat.

 

L’affaire a vraiment pris de l’ampleur, son acte a même été qualifié « d’ignominie » par le parti socialiste, via sa section locale qui s’est fendue d’un communiqué. Ignominie ? Vite mon petit Larousse : « action de quelqu’un qui a perdu son honneur pour avoir commis une action infamante » Ouh là là, je n’aimerais pas être à la place de Gilbert GARELLI, une notoriété pareille très peu pour moi. Perdre son honneur, je vois ce que cela veut dire, j’ai un doute sur infamant « d’une saleté repoussante » selon le même dictionnaire « qui provoque le dégout, sale répugnant ». Bon, je crois que là son compte et bon.

 

Mais quelle mouche a donc piqué ce conseiller municipal de La Colle Sur Loup, homme de bien s’il en est, qui a consacré sa vie à l’intérêt commun, pour en être arrivé au point de craquer à ce point. Il a dû selon l’expression également consacrée, péter un câble. C’est sûr.  

 

Ce qu’il a fait ? Figurez vous qu’il s’est amusé, si l’on peut dire, à adresser un mail à ses amis politiques pour on ne sait quelle obscure réunion du parti, en remplaçant les « e » des pronoms personnels et des articles par des « i », donnant ainsi une connotation raciste à ses propos, qui se voulaient imiter l’accent arabe. Et puis il leur a donné rendez vous à la mosquée de Strasbourg pour le 15 août, invitant les femmes à mettre un foulard... La totale quoi.

 

Ce n’est pourtant pas les accents qui manquent dans ce bas monde, des juifs aux corses en passant par les chtis, les alsaciens et les lorrains, bon sang, ça passait tout seul ! Et bien non, le seul qu’il ne fallait pas prendre il l’a pris. Pareil pour la religion.

 

Et que l’on ne vienne pas me dire que plus il y a d’interdit plus c’est amusant, tout ça n’est que sornettes. Il y a des choses auxquelles on ne doit pas toucher un point c’est tout même dans des courriers privés. Il a été dénoncé par l’un des dits amis, bravo, il y a encore de nos jours d’honnêtes gens, cela rassure, vraiment.

 

Pas vraiment ? Alors, excusez l’expression triviale, à moi, on ne me la fait pas, et n’allez pas essayer de me faire croire qu’il a choisi  par pur hasard les musulmans, et c’est même à se demander en définitive s’il ne l’a pas fait exprès.

 

Enfin, tout de même, Gilbert GARELLI serait-il le seul en France à ignorer que se moquer de n’importe quel accent c’est de l’humour, mais que de l’accent arabe,  c’est raciste. Pareil pour la religion. Allez allez, ne me faites pas rire, c’est voulu, tout cela est cousu de fil blanc, j’en suis convaincu. De plus, et si par impossible le moindre doute subsistait, son appartenance à l’UMP établit surabondamment les faits. S’il avait été socialiste ou écolo, on aurait pu avoir un doute, mais un élu UMP…

 

ESTROSI a bien fait de le suspendre immédiatement, il a coupé court à toute polémique. Il a fait preuve d’un grand courage politique. Il devrait maintenant l’exclure et demander sa démission, n’est ce pas la sanction requise pour ce type d’affaire ? Et puis je m’excuse, les lois qui répriment le racisme cela existe, une petite poursuite correctionnelle cela donnerait à réfléchir à certains, ne croyez vous pas ? Moi si, vraiment.                      

 

 Eric SEYDOUX

 

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 18:34

 

 

Chevènement interrogé par Albert Zennou et Sophie de Ravinel dans Le Figaro du 08 juillet...

 

Candidat en 2002, l'ancien ministre défend l'énergie nucléaire et soupçonne les écologistes de vouloir faire marcher les socialistes «à la baguette». 

Président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement dira à l'automne s'il est vraiment candidat en 2012. 

 

LE FIGARO. - Quel regard portez-vous sur l'affaire Strauss-Kahn et ses suites ?

Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. - Dès le premier jour, j'ai défendu le principe de la présomption d'innocence. J'ai été choqué par le système accusatoire à l'américaine qui fonctionne uniquement à charge. Je suis choqué de l'image donnée hier de Dominique Strauss-Kahn et aujourd'hui de la jeune femme guinéenne. Je regrette encore plus que la campagne présidentielle se perde dans l'embrouillamini new-yorkais, peu susceptible de nous entraîner à parler du fond, la crise de l'euro par exemple. C'est lamentable…

 

Ségolène Royal ou Arnaud Montebourg, avec sa démondialisation, peuvent-ils porter une partie de votre programme ?

Je n'interviens pas dans la primaire du PS. Le Mouvement républicain et citoyen auquel j'appartiens se tient délibérément en dehors. La plupart des candidats socialistes ne voient d'issue à la crise de l'euro que dans un surcroît d'intégration dans une Europe fédérale. Ce choix est profondément irréaliste. Il saperait encore plus la confiance que la France doit retrouver en elle-même. Arnaud Montebourg pose de bonnes questions. Avec Ségolène Royal, le courant passe, même si nous ne nous approvisionnons pas aux mêmes sources d'électricité. Le nucléaire, à mes yeux, reste un grand atout de la France…

 

Dans votre programme, vous considérez que les antinucléaires font «du terrorisme intellectuel» !

On ne remplacera pas de sitôt, pour des raisons purement économiques, l'électricité tirée du gaz et du nucléaire, bien moins chère que celle provenant des énergies dites renouvelables. Les antinucléaires ont l'esprit de secte. Dans leur vision, l'esprit critique, le doute méthodique n'ont pas leur place. L'accident de Fukushima est d'abord un accident naturel. Tokyo Electricity, l'opérateur nippon, n'a pas pris toutes les précautions nécessaires. L'industrie nucléaire doit rester dans le giron de la puissance publique.

 

Le PS est-il sous la pression des écolos sur ce dossier

C'est incontestable… Les socialistes ont besoin de leurs voix. Ils se croient obligés de leur faire des concessions qui vont au-delà du raisonnable. S'ils leur accordent trop de circonscriptions, ils devront marcher à la baguette !

 

Pensez-vous que Nicolas Sarkozy puisse être réélu en 2012 ?

Je n'ai jamais critiqué Nicolas Sarkozy sur sa personne mais sur le fond : le bouclier fiscal, le traité de Lisbonne, la réintégration des états-majors de l'Otan sans contrepartie. Bien sûr, il peut être réélu, si la gauche n'offre pas une alternative sérieuse.

 

Êtes-vous décidé à vous présenter ?

Fermement. Car je suis le seul à pouvoir offrir à la France, de manière crédible, un programme de salut public. Mai 2012 est encore loin. J'officialiserai ma décision à l'automne. Mais je ne désespère pas tout à fait de pouvoir faire évoluer le discours des autres candidats.

 

 

 

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