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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 09:04

Editorial du Figaro du 18 juin, par Gaëtan de Capèle...

 

 

La prochaine fois qu'il ira défendre un plan d'économies devant ses camarades frondeurs, Manuel Valls devrait emmener avec lui le gardien des comptes de la nation, Didier Migaud.

Cet ancien député socialiste, désormais libéré de toute contingence politique et dont le métier consiste à éplucher les recettes et les dépenses publiques sous toutes les coutures, pourrait utilement leur décrire dans quelle situation nous nous trouvons.

Celle d'un pays en déroute financière, qui accumule des déficits sans fin et pousse devant lui une montagne de dettes, vouée à grossir encore et encore. 

 

Voilà qui ramènerait peut-être à la raison - mais existe-t-elle encore dans les rangs de la vieille gauche française? - ceux qui protestent contre une austérité fantasmée et réclament la distribution de chèques sans provision. 

 

Il n'est pourtant pas certain que le Premier ministre soit tenté par un tel exercice de pédagogie. Car, dans son langage châtié mais sans équivoque, le sourcilleux président de la Cour des comptes a aussi beaucoup à dire sur les balivernes que François Hollande raconte aux Français depuis deux ans. Sur cette croissance qui revient, ceretournement qui arrive, ces déficits qui sont sous contrôle, ces économies gigantesques que l'on engage, cette compétitivité que l'on redresse...

 

A l'épreuve des chiffres et des faits, rien, absolument rien de tout cela n'existe, ni de près ni de loin.

En guise de plan de redressement, la France n'a eu droit pour l'instant qu'à une rossée fiscale, et rien d'autre. La réductionde la dépense publique, elle, n'a toujours pas été sérieusement entamée: les 50 milliards qui effraient tant demeurent à ce jour largement virtuels.

Ils le resteront d'ailleurs, dixit la Cour des comptes, tant que les administrations n'auront pas taillé sévèrementdans leurs effectifs, ce qui n'apparaît pas comme une priorité absolue de la gauche.

 

En deux ans, la France n'a avancé qu'à la vitesse d'un escargot sur le chemin de la vert budgétaire et des réformes. Le message de Didier Migaud, que partagent tous ceux qui nous observent, est sobre, mais ferme: si rien ne change, elle va droit dans le mur.

 

Gaëtan de Capèle, pour Le Figaro du 18 juin

 

 

 

 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 06:20

 

Chers amis,

 

Je vous propose la 21ème tribune que je publie sur le site du Nouvel Obs +.

 

Voir: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1213792-sarkozy-derniere-cartouche-pour-sauver-l-ump-oui-a-condition-qu-il-ait-change.html

 

Amitié.

 

Marc d'Héré

Animateur de RECONQUÊTE

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:51

 

Propos recueillis par Jean-Baptiste Garat...

 

 

Le Figaro: Que préconisez-vous pour sortir l'UMP de l'impasse?

 

Bruno Le Maire:  Le renouveau. En2012 j'avais été candidat à la présidence de l'UMP pour porter ce projet. Cette canidature n'a pas abouti mais ma détermination est totale. Car le renouveau est la condition de notre victoire en2017 et le seul moyen de notre redressement national. Moi ou un autre, peu importe: nous devons installer le renoveau à la tête de l'UMP en octobre.

 

Quelles sont les qualités nécessaires pour remplir cette tâche?

 

Le renouveau ce n'est pas une question d'âge mais une question de pratiques politiques. Depuis 2012, j'ai entrepris un tour de France auprès de toutes les fédérations et de tous les Français et le message est clair. Nous avons besoin de nouvelles pratiques politiques, de visages neufs, d'idées nouvelles, de comportement exemplaires, d'écoute, de transparence, de respect, de dignité...Ce renouveau je le porte depuis 2012 et je me l'applique à moi-même. Je refuse le cumul des mandats, c'est pourquoi je ne me suis pas présenté à la mairie d'Evreux aux municipales. Je refuse que l'on puisse rester fonctionnaire quand on est parlementaire et donc j'ai démissionné de la fonction publique. Il faut en terminer avec le vieux système politique et les doubles discours.

 

Vous pouvez donc être candidat?

 

Tout est ouvert.

 

Les appels à un retour de Nicolas Sarkozy se multiplient. Est-il le candidat idéal pour diriger l'UMP

 

Il me semble que Nicolas Sarkozy ne nous a jamais quittés. Mais ne parlons pas à sa place. C'est à lui de dire son choix.

 

Le président de l'UMP doit-il s'engager à ne pas se présenter à la primaire

 

Je ne crois pas que ce soit la question capitale aujourd'hui. Le prochain président de l'UMP doit s'engager à organiser une primaire transparente, une primaire ouverte, en toute neutralité. La primaire a été prévue dans nos statuts: elle est le meilleur moyen pour choisir sereinement note candidat à l'Elysée en 2017 et pour battre la gauche. Je demande donc le respect de nos statuts et des militants qui ont voté à 90% pour leur application. C'est nécessaire pour préserver la cohésion et l'unité de notre famille politique.

 

...

 

Voir la suite de cet entretien, sur le blog du Cercle des Libertés Egales: http://libertesegales.canalblog.com/archives/2014/06/03/30002612.html

 

 

L'entretien complet est publié dans Le Figaro du 3 juin 2014...

 

 

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 14:21

 

L'enjeu de l'élection à la présidence du Parti Radical n'est rien moins que la renaissance de ce parti, son "retour" dans la vie politique de notre pays. Et ce retour, c'est pour nous, Rama Yade qui le symbolise le mieux et peut le mieux le permettre.

 

Il s'agit d'abord pour le Parti Radical de retrouver un fonctionnement efficace, et, dans le respect de ses valeurs, d'enrichir sa réflexion, de renouveler ses idées, ses propositions, son projet et de les faire connaître. Sur ce chapitre, nous ne voulons nullement mettre en cause la bonne volonté de Laurent Hénart, mais force est d'admettre que son action en tant que secrétaire général ne plaide pas pour lui, et que les lourdes tâches qui seront les siennes à la Mairie de Nancy risquent de ne lui laisser que peu de temps à consacrer à la rénovation et à la redynamisation de notre parti.

 

Au contraire, on peut penser que Rama Yade aura, elle, la disponibilité et surtout la capacité de mettre en œuvre son programme de renouvellement du Parti et de ses propositions. Le talent et la ténacité qu'elle a montrés au gouvernement et ailleurs pour défendre ses idées, faire avancer ses projet et mettre en œuvre des principes, qui sont nos principes fondateurs, tels que les droits de l'Homme et la laïcité, plaident en sa faveur.

 

C'est aussi au sein de l'UDI que le Parti Radical doit, dans le cadre d'une unité nécessaire, trouver à s'exprimer, à défendre sa spécificité, à peser suffisamment...Rama Yade qui a su quand elle était ministre, s'affirmer en allant jusqu'à tenir tête au Président Sarkozy, à une époque où, souvenons-nous, bien peu en étaient capables, paraît là encore la mieux à même d'affirmer, dans le cadre de l'UDI, l'identité et le poids du Parti Radical.

 

Plus ancien parti de France, le Parti Radical a aujourd'hui perdu quasiment toute visibilité. Le fait qu'il soit un des partis constitutifs de l'UDI ne justifie pas son effacement et sa disparition du débat politique. Il est nécessaire et urgent que sa voix se fasse entendre à nouveau, qu'un leader puisse porter les idées et les propositions qu'élaboreront ses militants, et sache les faire relayer par les médias.

 

Le Parti Radical est l'oublié de la politique française, et quand certains s'en souviennent ou l'évoquent, l'image qu'ils en ont, et celle qu'ils répandent n'est malheureusement pas liée à la modernité, à la jeunesse, au dynamisme...

 

Qui mieux que Rama Yade pourrait permettre à notre parti de retrouver une voix qui porte et que l'on puisse entendre, une image jeune et positive à nouveau visible. Sans vouloir dénigrer son concurrent, tout à fait estimable et compétent, force est de reconnaître qu'il n'aura pas la même capacité que Rama Yade à donner à notre parti l'éclat et la visibilité qui lui sont aujourd'hui tellement nécessaires.
 

Voilà quelques unes des raisons qui nous poussent à souhaiter vivement l'élection de Rama Yade à la présidence de notre parti et à vouloir en convaincre le plus grand nombre de militants.

Pour nous l'élection de Rama Yade c'est la certitude de vivre, dans les prochains mois et les prochaines années, le "retour" du Parti Radical.

Marc d'Héré, Membre du bureau de la fédération de Paris du Parti Radical et de l'UDI

Avec Emmanuel Dupuy, President de l'Union des Republicains-Radicaux (U2R) Paul Baquiast, President de l'association des amis d'Eugene et Camille Pelletan (AECP)

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 06:32

 

François Hollande n’a plus beaucoup d’illusion sur ses chances d’être réélu en 2017, ni même  peut-être sur celles de figurer au 2ème tour au cas où il serait à nouveau candidat. Il a  donc mis au point et lancé un plan B, dont l’application a commencé à se dérouler sous nos yeux, véritable pièce de théâtre,  avec comme acteurs principaux tous les  candidats socialistes des dernières primaires, et dont nous avons déjà assisté aux 5 premières scènes…  

1-     La cuisante défaite des municipales a  contraint François Hollande à nommer Manuel Valls Premier ministre, chose qu’il ne souhaitait pas, car il devinait que celui-ci avait toute chance de devenir pour lui un concurrent redoutable. Le risque existait même que ce Premier ministre apparaisse, s’il réussissait,  comme le seul candidat capable, dans trois ans, d’éviter aux socialiste la défaite et l’humiliation. N’ayant donc pu éviter de nommer Manuel Valls, François Hollande s’est employé, dans le même temps à lui susciter  un rival…

2-     Pour rester « en famille »  ce rival, capable de disputer à Valls la place de « candidat naturel » pour aller jusqu’à devenir, si le Président ne parvenait pas à remonter la pente,  le candidat socialiste en 2017,  c’est Ségolène Royal.  Redevenue très proche de lui, elle est  nommée numéro 3 du gouvernement – véritable numéro 2 plutôt, Fabius se trouvant  mis à l’écart aux Affaires Etrangères.

  

3-     Manuel Valls, qui avait senti très tôt d’où viendrait le danger, s’était rapproché d’un autre ancien candidat aux primaires, Arnaud Montebourg. Par ailleurs,  pour tenter d’étouffer toute concurrence, il s’était, dès sa nomination, lancé  avec vigueur et dynamisme  dans sa fonction de Premier ministre.  Présent sur tous les médias, utilisant abondamment le « je », il parle beaucoup, fort et vrai.  Plus rapidement encore qu’on ne s’y attendait,  il a fait de l’ombre à un Président qu’il ringardise!

 

4-     Ségolène Royal ne perd pas de temps non plus et   se manifeste elle aussi bruyamment, affichant clairement sa position de « ministre à part », insistant sur sa compétence et mettant en avant le rapport particulier qui la lie aux Français…L’article de Paris-Match montre une accélération dans cette voie, avec une attaque frontale contre Montebourg, l’allié principal de Valls, et la claire volonté de saper l’autorité du Premier ministre…Hollande se tait et on peut imaginer que Ségolène Royal bénéficie au moins de son accord tacite.

 

5-     Dernière scène ou dernier tableau de ce premier acte,  le rapprochement de Manuel  Valls et de Martine Aubry, autre ancienne candidate aux primaires, qui vient de se manifester avec le voyage de Valls dans le Nord et la réunion commune (très médiatisée) qu’il a tenue avec la Maire de Lille.

Les personnages, les cinq candidats aux dernières primaires socialistes, sont maintenant en place, chacun a un rôle bien précis à jouer et les alliances sont clairement affichées Hollande/Royal contre Valls/Montebourg/Aubry…Seul changement possible, au lieu du combat Hollande- Aubry,  c’est Ségolène Royal qui pourrait affronter Manuel Valls…Avec de fortes chances de l’emporter, le poste de Premier ministre étant par définition quelque peu usant.

Pour renforcer l’impression que l’on joue à nouveau  ces primaires de 2011, l’ombre maléfique de DSK,  quoique sur la touche, refait ces derniers jours surface, et la possibilité de voir Nicolas Sarkozy devenir l’adversaire du gagnant, ou de la gagnante,  devient de plus en plus crédible…

Ironie de l’histoire, le « remake » de ces primaires de 2011 pourrait donc connaître un épilogue surprenant, celui de voir s’opposer en 2017 les adversaires de 2007 !  

Marc d’Héré

Animateur de RECONQUÊTE

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 09:39
Par

Alain Juppé, après son triomphe à Bordeaux, conserve logiquement la tête du classement de notre baromètre Ipsos-Le Point avec 56 % d'opinions favorables (+ 4 points). Curieusement, il accuse une baisse de 4 points chez les sympathisants UMP où il demeure, avec 72 % de bonnes opinions, le deuxième derrière un Nicolas Sarkozy au pinacle (89 %, + 10 points). Mais c'est toute la droite qui profite, dans son ensemble, de sa victoire aux municipales.

 

Au classement général, Sarkozy se hausse à 46 % de popularité (+ 6 points), comme François Fillon (42 %, + 3 points). François Bayrou, élu à Pau, connaît une embellie exceptionnelle : 48 % de bonnes opinions, en hausse de 10 points ! Voilà qui permet au leader du MoDem de se hisser à la cinquième place du classement général. Son partenaire, Jean-Louis Borloo, bénéficie quant à lui d'un mouvement de sympathie à la suite de son retrait de la vie politique pour raisons de santé : 52 % de bonnes opinions (+ 11 points). Nous retirerons Jean-Louis Borloo de notre baromètre le mois prochain.

Même Jean-François Copé fait partie des belles hausses. Le président de l'UMP sort de la nuit dans laquelle l'avaient plongé les derniers remous sur les comptes du parti : 27 % de popularité, un bond de 9 points. Ce regain provient de ceux qui avaient une mauvaise opinion de lui (61 %, en recul de 9 points). Chez les sympathisants UMP, Copé reste cependant loin du peloton de tête : sa 11e place, avec 51 % de soutien, fait toujours de lui un leader fragile de l'opposition.

François Hollande humilié

Le grand perdant demeure le chef de l'État. François Hollande se doutait-il, en prenant ses fonctions en mai 2012, qu'il tomberait à des niveaux d'impopularité humiliants : 18 % d'opinions favorables (en recul de 4 points) près de deux ans après son élection. Du jamais-vu !

François Hollande apparaît, aux yeux des sondés, comme le seul coupable de l'échec gouvernemental et de l'échec électoral aux municipales. Les sondés sympathisants de la gauche lui en veulent, comme en témoigne son recul de 7 points (37 % de bonnes opinions) sur cette frange de l'électorat. Il connaît désormais plus de détracteurs chez les sympathisants PS (48 %) que de soutiens (46 %, en recul de 6 points). Chez les employés, qui devraient être le coeur de son électorat, le président est tombé à 14 % de bonnes opinions.

Heureusement, la solidité des institutions le protège encore, ainsi que la popularité, toujours robuste, de son nouveau Premier ministre. Manuel Valls, en effet, entame son mandat avec 44 % d'opinions favorables et 34 % de défiance. Chez les sondés, 22 % ne se prononcent pas. Pour l'instant, on voit bien ici qu'une partie de l'opinion attend de voir. Lors du précédent baromètre, Manuel Valls, encore ministre de l'Intérieur, bénéficiait de 46 % d'opinions favorables et de 42 % de mauvaises opinions. Donc, il perd deux points - que l'on peut mettre sur le compte du scepticisme -, et une partie des mauvaises opinions a basculé dans la neutralité. Quand on détaille les scores, on relève que le Premier ministre compte 63 % de soutiens au PS, 44 % au Front de gauche et 42 % chez les écologistes.

Le remaniement redonne de l'oxygène aux ministres

Un mot de l'ancien Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, que nous avons, pour l'instant, maintenu dans ce baromètre. Il est amusant de constater que, du jour où il n'est plus aux affaires, sa popularité remonte en flèche à 28 % (+ 6 points). Il pointe tout de même assez loin dans notre classement et se trouve devancé par bon nombre de ses ministres qui, à la faveur du remaniement, retrouvent des couleurs.

 

Et c'est ainsi que Benoît Hamon, désormais ministre de l'Éducation nationale et au 4e rang protocolaire, atteint 34 % de bonnes opinions, bondissant de 8 points. À la faveur de son retour, Ségolène Royal (46 %, + 8 points) retrouve un niveau de popularité qu'elle n'avait plus effleuré depuis sa défaite à la présidentielle de 2007. Chez les sympathisants PS, c'est un plébiscite : 71 % de bonnes opinions, un bond de 10 points. Stéphane Le Foll, devenu porte-parole, est sorti de l'ombre et convertit en bonnes opinions ceux qui jusqu'ici ne se prononçaient pas sur son cas. Il gagne donc 8 points (28 %). Même Michel Sapin, pourtant affublé de l'étiquette "ministre du chômage", bénéficie d'une bouffée d'oxygène en passant du ministère du Travail à Bercy (30 %, + 7). En revanche, les sondés n'ont pas apprécié la "promotion-sanction" d'Harlem Désir, exfiltré du PS pour entrer au gouvernement : 19 % (- 2 points).

Hidalgo a le vent en poupe

Toujours à gauche, Anne Hidalgo engrange les bénéfices de sa victoire à Paris : 38 % de bonnes opinions, un sursaut de 9 points. C'est son record. Au PS, elle obtient 64 % de soutiens (+ 14 points), ce qui en fait la 6e personnalité politique dans le coeur des sympathisants socialistes. De son côté, Nathalie Kosciusko-Morizet, bien que perdante, s'en tire plutôt bien : 33 % de bonnes opinions, en hausse de deux points. Les sympathisants UMP lui font une sorte d'ovation finale avec 64 % de bonnes opinions, en hausse de 8 points.

 

La vague Bleu Marine observée lors des municipales se traduit également par un bon score de la leader du Front national : 32 % de bonnes opinions (+ 4 %). Cependant, Marine Le Pen est encore loin de ses records dans notre baromètre. Enfin, la stratégie de Cécile Duflot semble lui profiter : une hausse de 4 % (27 %) et surtout une place confortée chez les sympathisants écologistes : + 16 points avec 54 % de bonnes opinions. N'était-ce pas le but recherché de sa sortie du gouvernement en attendant les européennes ?

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 11:16

 

Par Gilles Norroy

 

C’est le privilège du « militant de toujours » que d’avoir croisé le chemin de nombres de personnages.

Connaître leur histoire, explique leur présent et rend leur futur, hélas, prévisible.

 

Cambadélis qui devient Premier Secrétaire du Parti Socialiste est rentré à l’université en 1971, il avait 20 ans.

J’étais à cette époque le secrétaire général de l’UNEF de Nancy et un des dirigeants nationaux de l’Union des Grandes Ecoles.

Cambadelis qui se faisait appeler Kostas selon la tradition trotskyste était rapidement devenu un des responsables de l’Alliance des Jeunes pour le Socialisme, puis de l’Unef dont il avait organisé une scission.

Il restera responsable du syndicat étudiant jusqu’en 1984, il avait alors 33 ans…

 

Le coup de génie de Cambadélis aura été de s’emparer de la Mutuelle des étudiants la MNEF en usant de méthodes musclées.

Il transforma cette organisation en « open Bar » pour sa formation trotskyste puis par la suite pour le Parti Socialiste, ce qu’elle restera pendant près de 30 ans.

Nombre de cadres socialistes y trouvèrent des postes généreux de chargé de mission (comme Laurence Rossignol qui vient d’être nommée Secrétaire d’Etat à la famille et aux personnes âgées) ou des missions de consultant comme DSK.

 

Comme Julien Dray et d’autres dirigeants trotskystes, Cambadélis rejoint le Parti Socialiste au milieu des années 80.

Le PS d’alors était pour l’essentiel dirigé par les « profs barbus de la génération de 1981 », il manquait d’hommes de main énergiques.

Camba et ses anciens camarades firent merveille dans ce domaine. François Mitterrand le remarqua.

En 1988, il évince le député PS du 19 eme arrondissement en trouvant de nombreux militants d’un soir, désintéressés ?, dans quelques foyers pour travailleurs immigrés pour voter son investiture.

 

Elu député, sa carrière prend de l’ampleur.

En 1997 dans la période Jospin, il devient le numéro 2 du PS et se rapproche à partir de 2002 de DSK dont il devient le lieutenant.

En 2012, il essaie de devenir Premier Secrétaire mais les caciques lui préfèrent un militant moins encombrant Harlem Désir qui ne mettra pas beaucoup de temps à sortir des écrans radars.. La suite est connue.

 

Il faudrait trop de place pour évoquer le riche passé judiciaire de Cambadélis, ceux qui ont cette curiosité, se rendront avec intérêt sur le site de Wikipedia.

 

Cambadélis pour le résumer, est un aventurier de la politique. Avec ses costumes noirs, ses cheveux plaqués, son sourire carnassier et son regard trouble, il cultive d’ailleurs cette image qui convoque des souvenirs cinématographiques du Chicago des années 20.

Homme des coups tordus, il complète bien le dispositif voulu par le Président de la République pour essayer de sauver une situation rendue difficile par l’échec gouvernemental et le séisme des municipales.

 

Avec Manuel Valls Premier Ministre de la communication, Edwy Penel (lui aussi ancien trotskyste) pour mettre quelques.. saletés dans le ventilateur, et pourquoi pas quelques magistrats syndiqués, on voit que l’on se dirige vers la République du coup bas permanent.

Les Français ont montré en mars qu’il n’était pas si facile de les manipuler.

Il relève de la responsabilité des dirigeants qui veulent conduire le changement si attendu de prendre la mesure de ce qui les attend.

Cambadélis poursuit la tradition mitterrandienne de la politique florentine.

Cela n’a sans doute rien à voir avec ce que l’on pourrait attendre d’un débat politique républicain.

 

Au moment où l’on s’apprête à célébrer le souvenir de Jean-Jaurès mort en 1914 pour avoir porté avec génie des idées généreuses, il me prend l’envie de dire : « Jaurès réveille-toi, ils vont gâcher ton centenaire ! »

 

Gilles NORROY

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 06:10

RECONQUÊTE 

Liberté - Responsabilité - Solidarité 

 

Un club politique Libéral, Social et Européen.

 

Un club qui refuse de se situer dans la classification dépassée Gauche/Droite, mais se positionne dans l’opposition à la majorité actuelle, ainsi que plus largement dans l'opposition à l’idéologie  socialiste.

 

Un club trans-partisan,  permettant à ceux qui souhaitent réfléchir et travailler ensemble, par delà les frontières des partis et des étiquettes, de le faire. Ce club pourra donc regrouper  des membres de l’UMP, de l’UDI, d’autres partis éventuellement, mais aussi des membres de la société civile  n’appartenant à aucun parti,  désireux d’agir activement pour la reconquête en 2017.

 

Pour œuvrer à la reconquête, ce club sera organisé au niveau national et agira selon quatre axes :

-          La réflexion et la participation au débat d’idées.

-          La riposte au gouvernement et aux socialistes et la mise en évidence de leurs hésitations, de leurs contradictions et de leurs erreurs.

-          L’élaboration d’un projet et de mesures à proposer dès 2016 au candidat que nous soutiendrons pour l’élection présidentielle de 2017. Ce candidat, libéral assumé qui se tiendra éloigné des jeux politiciens, devra être capable de  donner un cap clair à la France.  

-          La mobilisation de tous ceux qui voudront, dans le cadre défini plus haut, aider activement à la reconquête.

 

 15 propositions qui pourraient  guider notre action.

 

 -         Nouvelles privatisations totales ou partielles.

-          Politique de croissance par l’investissement.

-          Diminution des dépenses publiques, de l’ordre de 1% du PIB par année pendant 5 ans. 500.000 agents publics en moins sur 5 ans. Révision du statut de la fonction publique.

-          Autonomie réelle et responsabilisation des Services Publics (Universités, Lycées et Collèges, Hôpitaux…)

-          Une semi  Flat Tax (deux niveaux) et une réduction de l’IS.

-          Un système de retraite unifié  (fin des régimes spéciaux) avec introduction d’une part de retraite par capitalisation.

-          Immigration contrôlée et limitée. Intégration facilitée pour les immigrés acceptés.

-          Libéralisation du temps de travail (fin des 35 heures…).

-          Assouplissement du droit du travail, avec notamment un contrat de travail plus facile à conclure et à rompre.

-          Fléxi-sécurité, permettant souplesse pour les entreprises et garanties pour les salariés.

-          Développement de l’intéressement et de la participation au capital.

-          SMIC régionalisé.

-          Politique sociale ciblée sur les plus vulnérables,  refusant l’assistanat, visant une égalité des chances en compensant les handicaps de départ et en appliquant le principe de correspondance entre droits et devoirs.

-          Evolution maîtrisée, prudente et largement débattue du « sociétal »

-          Une Europe réorientée: un Euro groupe très intégré notamment pour l’économie et la fiscalité, une Union à 28 plus souple qu’actuellement… Politiques communes de l’Energie et de la Recherche…

 

Ceux ou celles qui seraient intéressés peuvent prendre contact avec moi: marc_dhere@hotmail.com ou laisser un commentaire...

 

Marc d'Héré

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 08:00

 

Dans une très belle tribune du Figaro, Nicolas Baverez écrit " En moins de deux ans, François Hollande a non seulement ruiné l'économie et paupérisé durablement les Français mais aussi compromis la paix civile, dégradé l'Etat de droit par la violation systématique des droits de la défense qui sont aussi importants pour les libertés que l'indépendance des magistrats, aliéné la souveraineté de la nation, ravalé la France en objet universel de rire et de mépris. Or, les Français peuvent beaucoup pardonner à leurs dirigeants, mais pas l'humiliation de la France."

 

Et de manière très naturelle, les Français ont donc signifié à Hollande leur rejet, et lui ont crié leur colère.

 

Ce résultat électoral est très important car il marque le début de la fin du pouvoir absolu du président socialiste.

 

A compter d'aujourd'hui, la capacité de nuisance de Hollande, si elle reste encore forte, se trouve limitée, grignotée.

 

A compter d'aujourdhui,  des centaines de villes ne relaieront plus sa   politique inefficace et injuste et leurs maires agiront pour en protéger les citoyens.

 

Et cette grande victoire annonce de nouvelles et proches défaites de Hollande et de ses amis:  

aux européennes de mai, ce qui limitera l'influence des socialistes français en Europe et marginalisera un peu plus "moi président" et le rôle néfaste qu'il y joue,

 

aux sénatoriales de septembre qui permettront au Sénat de basculer dans l'opposition, ce qui rendra plus difficile le vote des lois proposées par le gouvernement,

 

aux régionales de 2015,  ce qui permettra de  "libérer" une majorité de régions de la mauvaise politique hollandienne et leur permettra de commencer à mettre en oeuvre une "autre politique", contraire à celle des socialistes...

 

...Et toutes ces victoires de l'opposition enfin unie, prépareront de la meilleure des façons celles décisives de 2017...

 

Le 30 mars restera comme  un grand jour pour la France et pour les Français car il a manifesté aux yeux de tous le rejet absolu du socialiste  Hollande et marqué le début de la fin de son pouvoir.

 

Marc dHéré

 

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 09:38

 

Editorial d'Yves de Kerdrel pour le numéro de Valeurs actuelles, titré L'INCAPABLE!

EXTRAITS

 

Ce deuxième 14 juillet du quinquennat résumait bien l'état d'esprit du pays. Le président de la République a descendu les Champs-Elysées sous des huées et des sifflets que les commentateurs de la télévision avaient bien du mal à couvrir..

.

...Jamais autant que ces dernières semaines les Français n'ont pris la mesure de l'incompétence de leur président de la République et surtout de son incapacité à exercer le poids de cette fonction. Chacun des prédécesseurs de François Hollande avait ses défauts, mais tous ont su transcender leur esprit partisan pour endosser les habits de chef de l'Etat, de chef des armées et de magistrat suprême...

 

...Quatorze mois après sa prise de fonction, François Hollande...n'a toujours pas compris que les Français ont une vision "capétienne" de leur président. Il n'a pas réalisé qu'être chef de l'Etat ne consiste pas à ne diriger que le parti socialiste et ses multiples courants, mais à s'adresser à tous les Français. Il n'a surtout pas pris conscience de la gravité des évènements qui se déroulent sous nos yeux et du fait que l'Histoire est toujours tragique, comme aimait à le rappeler Raymond Aron.

 

Dire de François Hollande qu'il est "incapable" ne relève ni de l'insulte, ni de la caricature, ni de l'offense. Cela consiste simplement à refléter ce que pensent les Français de tous bords, ceux qui l'ont élu et ceux qui n'on pas voté pour lui. Cela relève du droit d'alerte dévolu aux journalistes, auc éditorialistes et aux intellectuels lorsque la situation est grave à ce point et que celui qui préside aux destinées du pays n'a toujours pas mesuré l'ampleur du drame qui se noue avec l'irrésistible hausse du chômage, le déchaînement de la délinquance, la montée des communautarismes et surtout la flambée des exaspérations.

 

Oui, François Hollande  est incapable de présider une République irréprochable, lorsqu'il instrumentalise "un cabinet noir"  destiné à abattre son prédécesseur.

Oui, François Hollande est incapable de comprendre la réalité lorsqu'il affirme, le 14 juillet que " la reprise économique est là".

Oui, François Hollande est incapable de représenter la sixième puissance mondiale, qu'il isole sur le plan international.

Oui, François Hollande est incapable de gouverner lorsqu'il se fait tacler jour après jour par certains de ses ministres.

Oui, François Hollande est incapable d'être le successeur du général de Gaulle lorsqu'il instaure à la fois un gouvernement des juges et un nouveau régime des partis.

Oui, François Hollande est tellement incapable d'exercer ses fonctions que son opposition ne se construit pas à droite mais chez ses propres amis.

 

C'est pour toutes ces raisons que Valeurs Actuelles consacre ce numéro à l'imposture que représente ce président de la République. Dans la situation économique et sociétale du moment, face à ce mouvement de déconstruction de notre beau pays, de ses racines, de ses valeurs, nos concitoyens méritent mieux qu'un Guy Mollet "au petit pied" ou qu'un Edouard Daladier. Surtout, la France a besoin d'un profond sursaut et non d'un nouveau Munich.

 

Yves de Kerdrel

Texte complet dans "Valeurs Actuelles"...

 

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Published by Yves de Kerdrel - dans Vie Politique
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