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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 22:19



Nouvelle publication. Article modifié...


Le premier semestre 2009 ne sera pas facile
. On sera alors au coeur de la crise internationale, financière et économique, qui risque de  se prolonger en  crise sociale . Certes, la situation particulière de notre pays, la politique du gouvernement et notamment le très ambitieux plan de relance qui sera sans doute  complété en mars, permettront à la France et aux Français de continuer à être mieux préservés que d’autres.  Malgré tout on ne pourra éviter un ralentissement de l’activité, une montée du chômage,  et peut-être une érosion du  pouvoir d’achat (qui pour l’instant se maintient grâce au ralentissement de la hausse des prix).

 

 Même moins atteints  que la plupart des  autres Européens, les Français traverseront durant les 5 ou 6 mois qui viennent, des moments difficiles, qui ne peuvent que favoriser  leur inquiétude et alimenter un mécontentement qui sera attisé par la gauche et particulièrement  par un parti socialiste, qui court après l’extrême gauche et veut faire oublier la persistance de ses divisions et  l’inexistence de ses propositions, en se lançant dans une opposition systématique et brutale. Cette opposition se traduit par  des critiques et des polémiques empreintes de démagogie et un soutien à toutes les grèves et toutes les manifestations, aussi violentes ou infondées soient-elles,  à commencer par celles des lycéens, bientôt suivies par celles des personnels du  « public » qui pourtant sont largement préservés des conséquences de la crise.  Toutes manifestations et grèves, qui loin d’amortir les effets de la crise, auront bien évidemment pour conséquence de les aggraver, particulièrement pour les plus faibles et les plus vulnérables.

 

En complément à cette action négative, les socialistes ont entrepris en fin d’année et reprendront certainement en janvier, soutenus comme il se doit  par Bayrou et la droite conservatrice chiraco-villepiniste, une obstruction systématique à l’Assemblée, visant à empêcher ou au moins retarder les réformes pourtant plus  nécessaires encore aujourd’hui, notamment pour accélérer la sortie de la crise et nous faire bénéficier le plus complètement possible des bienfaits de la reprise.

 

Oui, la situation sera difficile durant cette période et le soutien au gouvernement et au Président de la République sera donc   plus nécessaire que jamais.  Peut-être faudra-t-il aller au-delà du soutien habituel. Face aux blocages, face aux manifestations, aux grèves, aux violences  attisées par la gauche, peut-être sera-t-il nécessaire que notre soutien à la politique de « réforme juste » du Président de la République, s’exprime de manière plus concrète et plus active. Signer des  pétitions pour soutenir les projets ou les réformes en cours comme celle du lycée;   participer à des manifestations de rue pour montrer l’assentiment populaire à la politique suivie et rendre évident que les contestations diverses et bruyantes sont loin de représenter la majorité.

 

Sans doute devrons-nous nous préparer à intervenir de la sorte si cela était nécessaire et je souhaite que La Gauche Moderne soit capable de prendre à cette occasion toutes ses responsabilités.

 

Marc d’Héré

 

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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 08:27
Charles Jaigu, Le Figaro du 24 10 08....(EXTRAITS)...

En déplacement à Argonay (Haute-Savoie), Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi deux mesures phares : la suppression partielle de la taxe professionnelle et la création d'un fonds souverain à la française.

«Dire la vérité», une deuxième fois, aux Français. Un mois après le discours de Toulon qui traitait de la crise financière, Nicolas Sarkozy s'est exprimé, jeudi, pour dire comment il voulait faire face à «la crise de confiance qui frappe l'économie mondiale».....

 Cette fois-ci, il était à Argonay, en Haute-Savoie, petite ville dans les environs d'Annecy...... 

Devant environ sept cents personnes, militants pour partie, Nicolas Sarkozy a dressé le bilan de son action à la tête du conseil européen. Il a salué «une Europe qui change». «L'Europe technocratique est en passe de céder la place à une Europe plus politique, qui débat, qui décide, qui agit», s'est-il félicité. «C'est l'Europe qui a apporté la réponse la plus forte à la crise financière, qui a proposé le sommet mondial pour refonder le capitalisme», a martelé Sarkozy. «Le nouvel ordre mondial, c'est autour des propositions de l'Europe qu'il se construira !», s'est-il même enthousiasmé…

En attendant cette hypothétique refondation de la finance mondiale, le chef de l'État a pressé ses collaborateurs ainsi que les services de Bercy de mettre au point deux mesures phares :
la
suppression partielle de la taxe professionnelle et
la création d'
un fonds souverain à la française. .....

Il a également rappelé le vaste programme d'investissements directs de l'État. Un «New Deal» de 175 milliards d'euros, correspondant à la somme que l'État compte injecter sur trois ans, notamment dans la recherche et les transports. En outre, canaux, voies ferrées, énergies renouvelables, taux préférentiels pour l'isolation des maisons, plan en faveur de l'économie numérique, travail le dimanche… sont désormais sur la table du gouvernement.

 «C'est le volontarisme qui sera le meilleur antidote à la dangereuse tentation du protectionnisme, de l'anticapitalisme et du dirigisme bureaucratique», a prévenu Nicolas Sarkozy en promettant de ne ralentir à aucun prix le train des réformes.

Il a, au passage, répondu à ceux qui jugent caduc le projet de budget 2009, qui repose sur une hypothèse de croissance de 1 %. «La croissance, nul ne peut dire aujourd'hui ce qu'elle sera», observe le chef de l'État. Et à ceux qui lui reprochent «d'aller trop vite», il s'est contenté de répondre «tout dépend par rapport à qui on me compare !».....

 

Les principales mesures annoncées par le chef de l'État

 

• Exonération totale et définitive de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements réalisés entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009. L'opération ne coûtera rien à l'État en 2009 et 2010 et pèsera pour 1,1 milliard en 2011.

• Création d'un fonds d'investissement stratégique géré par la Caisse des dépôts pour apporter des fonds propres supplémentaires aux PME, développer de petites entreprises très innovantes, ou pour stabiliser le capital d'entreprises qui seraient la proie de prédateurs.

• Intervention de la Caisse centrale de réassurance pour prendre le relais des assureurs crédits.

• Nomination de René Ricol comme médiateur entre les banques et leurs clients.

Charles Jaigu
Le Figaro, 24 10 08

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 06:31
Par Michel Godet, professeur au CNAM et membre du Conseil d'Analyses Economiques

Propos recueillis par Sylvie-Pierre Brossolette, Le Point du 03 07 08
...

Le président Sarkozy a été élu il y a un an pour réformer le pays et mettre un coup d'arrêt à son déclin relatif : notre niveau de vie est inférieur de 10 % à celui des Anglais alors qu'il était de 10 % supérieur en 1980 ! Après plusieurs décennies d'immobilisme, d'accumulation de dettes et dix ans de ruineuses RTT, il était temps de siffler la fin de la récréation et de remettre le pays sur les rails du travail car, plus les fourmis s'activent, mieux les cigales vivent.

Un an après, le bilan des réformes est pour le moins surprenant : les Français sont plutôt déçus et moroses, et la crise internationale ne leur donne guère le moral, car elle affecte leur porte-monnaie. Pourtant, ils comptent toujours majoritairement sur Nicolas Sarkozy pour sortir la France des sables de l'immobilisme. Les opposants n'ont plus la force de résister au changement. Il est vrai que la gauche est divisée entre les tenants d'un libéralisme social confiant dans l'économie de marché régulée et les orphelins des utopies étatiques et révolutionnaires. Ajoutons que l'enchaînement des vacances de Pâques d'une région à l'autre, des ponts du mois de mai et des récupérations de RTT ont réduit les fenêtres de mobilisation nationale de ce printemps. Pendant l'été, les cigales vont chanter et à la rentrée le Parlement aura légiféré sur plusieurs lois essentielles concernant la modernisation de l'économie, la représentativité syndicale, le temps de travail et sans doute les institutions. On n'avait pas entrepris autant de réformes à la fois depuis le général de Gaulle.

Les médias comme l'opposition et les partenaires sociaux ont peine à suivre un président qui est sur tous les fronts à la fois et en ouvre sans cesse de nouveaux (régimes spéciaux, statut des fonctionnaires, loi de modernisation de l'économie, réforme judiciaire, livre blanc sur la défense, réforme de la représentativité syndicale...), surtout quand la volonté de réforme rencontre un obstacle. Saluons la tactique gagnante qui rappelle celle du stratège chinois Sun Tzu dans « L'art de la guerre », cinq siècles avant notre ère. Les partenaires sociaux ont dû embaucher et n'ont jamais autant travaillé !

 

Malgré les résistances, les hésitations, le prix à payer, voire les reculs face aux taxis, aux pharmaciens, les succès sont au rendez-vous : alignement des régimes spéciaux sur la fonction publique, service minimum dans les transports, autonomie des universités, réforme des syndicats, relance du dialogue social. Nombre de ces réformes sont en demi-teinte, et on aurait aussi pu faire plus vite et mieux pour réduire la dépense publique et instaurer un service maximum plutôt que minimum dans les écoles, où 20 % d'enfants sont en échec scolaire. Les urnes et l'état de grâce auraient légitimé l'enterrement des 35heures. Le gouvernement aurait ainsi évité les récentes larmes de crocodile des syndicats pour y toucher le moins possible. Il a tenu bon et l'échec de la manifestation du 17juin a montré que sur cette question, comme sur celle des retraites, l'intérêt général devait primer sur un dialogue social trop récent pour ne pas être immature.

 

Faute de réformes, la France a moins bien profité de la croissance récente que ses partenaires, l'Allemagne notamment, qui avec ses excédents extérieurs colossaux compense nos déficits et nous garantit un euro fort. Si nous étions restés avec le franc, le pétrole serait encore plus cher à la pompe et nous aurions à subir l'humiliation des dévaluations et les déchirements des réformes d'urgence. Cette facilité de l'euro n'est pas sans revers. Gardons le vent des réformes en poupe, nous serons mieux à même de profiter du retour de la croissance mondiale et en capacité de distribuer à nouveau du pouvoir d'achat autrement qu'en laissant filer la dette, c'est-à-dire en prenant dans la poche de nos enfants. Alors le président, populaire ou non, pourra être fier d'avoir tenu ses promesses de modernisation et redressé la France !

Michel Godet, professeur au CNAM et membre du Conseil d'Analyses Economiques/
Propos recueillis par Sylvie-Pierre Brossolette pour Le Point du 03 07

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12 novembre 2007 1 12 /11 /novembre /2007 21:07

Des mouvements de grèves et des manifestations vont se déployer, avec plus ou moins d’ampleur,  dans les jours qui viennent. L’objectif affiché sera d’empêcher la mise en application des réformes lancées par le gouvernement, principalement celle des régimes spéciaux de retraite et celle de l’université.

Annoncées pendant la campagne présidentielle, approuvées par une majorité de Français,  ces réformes ont été, avant d’être mises en œuvre, discutées et  largement négociées.  Des concessions très importantes ont été faites par le gouvernement, certaines à la limite de ce qui était acceptable pour ne pas risquer de les vider de leur contenu. Ces réformes  représentent aujourd’hui un pas limité, mais juste, vers la modernisation de notre pays et les possibilités de développement et de croissance que celle-ci permettra.  D’autres devront suivre, dans d’autres domaines, mais elles ne seront possibles que si ces premières sont entérinées et peuvent entrer en application.

 

Un échec ou un recul aujourd’hui, pourrait signifier l’arrêt des réformes nécessaires. C’est pourquoi nous voulonslancer un appel à la raison et à la responsabilité.

 

C’est  tout particulièrement aux  citoyens de gauche que nous nous adressons, qu’ils appartiennent à la majorité présidentielle, ou qu’ils se reconnaissent dans  l’opposition. Nous les appelons à affirmer clairement leur soutien à ces premières réformes, et à le faire précisément parce qu’ils sont de gauche, comme nous le sommes.

 

C’est parce que nous refusions l’immobilisme, que nous nous sommes engagés aux côtés du Président de la République, persuadés qu’il aurait la lucidité et  la volonté de faire enfin bouger les choses. Ces  premières réformes viennent nous conforter dans notre choix.

D’autres,  qui ont fait le choix de l’opposition, partagent pourtant  avec nous ce  même refus du conservatisme, cette même volonté de changement, de mouvement, de progrès qui est consubstantielle à la gauche.  C’est ce qui devrait  les conduire, même si pour eux c’est politiquement plus difficile, à vouloir le succès de ces premières réformes et à le favoriser. Au sein du parti socialiste même, beaucoup n’y sont pas opposés, nous les appelons à le dire et, sans rien renier de leurs convictions, sans abandonner leur combat politique, à les soutenir clairement.

Il est des moments,  où, sur certaines questions essentielles, le rassemblement le plus large  peut et doit,  au moins temporairement, se faire.

 

Marc d’Héré

 

Merci à ceux qui approuvent l’esprit de cet appel, de nous le faire savoir et de le signer (en commentaire de l’article ou par un message à ies1@hotmail.fr )….On pourrait éventuellement en élargir la diffusion…

 

 
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