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Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 07:40

 

Un article stupide  sur Bockel…normal c’est sur Marianne 2 !

 

 

Sur Marianne 2, un article "mariannesque", c'est à dire, injuste, caricatural  et stupide!

Les commentaires qui l'accompagnent et qui approuvent évidemment cette prose, montrent le niveau de ceux qui écrivent sur ce site (!) et de ceux qui le lisent... et l'apprécient. Juste pour cette raison, cela mérite d'aller voir...On se sent heureux et  fiers de ne pas être dans leur camp!

Je vous propose un  aperçu  de cet article, dans les DNA concernant Bockel:

Jean-Marie Bockel n'est pas épargné dans un article de Marianne 2, intitulé "Remaniement : ces ministres qui ne seront plus rien si..."

Le cas de l'ancien maire de Mulhouse y est évoqué aux côtés de ceux d'Eric Besson et Fadela Amara, qui risquent de tomber dans l'oubli s'ils perdent leurs fonctions ministérielles.

Marianne 2 décrit Jean-Marie Bockel comme "le président de la Gauche Moderne, un groupuscule de quelques intellos sans intellect" et "la version soft des bessoneries sarkoyennes".

Rappelant qu'il "n'a pas franchi le pas de prendre sa carte à l'UMP", le journal pronostisque que "quand Bockel quittera le gouvernement UMP - car il le quittera bien évidemment un jour - il ne sera plus rien".

"Jusque-là, poursuit Marianne 2, le secrétaire d'Etat à la Justice tente de faire entendre sa petite voix sur la prévention de la délinquance. En plein dérapage sécuritaire depuis juillet, cette démarche ressemble davantage à un alibi personnel avancé pour justifier sa présence aux côtés du plus régressif gouvernement de la Vème République qu'autre chose".

 

A vous de juger !

 

 

 

 

 

Les rencontres de Mulhouse : Borloo et Bockel

 

Alors que la situation politique française dérape parfois dans l’invective, les fausses interprétations, les provocations et les procès d’intention, les membres de La Gauche Moderne ont voulu faire le point sur les questions de l’heure.

Elles ne sont pas toujours celles que les médias, parfois avides de sensationnel, mettent en une, mais tous les sujets ont été abordés franchement et librement par les participants de ces Journées de Mulhouse, édition 2010.

Cette année, La Gauche Moderne accueillait Jean-Louis Borloo, dans le cadre des débats nécessaires à la création d’un pôle qui pourrait regrouper, dans la majorité, les radicaux, les centristes et l’aile gauche que représente La Gauche Moderne. La grande qualité et la hauteur de vue de son intervention ont permis d’aller plus loin dans la réflexion sur ce que devrait être un programme politique moderne pour les années qui viennent, enjeu majeur de l’échéance de 2012.

Jean-Marie Bockel, dans un discours très complet, a tracé les horizons et les perspective de La Gauche Moderne pour l’année qui vient et au delà, jusqu’à l’élection présidentielle.
Aussi bien en séance plénière que dans les commissions qui se sont tenue dans l’après-midi, les participants ont pu largement, dans un climat de grande liberté et de franchise, développer leur point de vue ou leur ressenti face aux évolutions politiques de ces derniers mois et aux problèmes concrets que se posent nos concitoyens.

Enfin un Conseil Politique national a conclu cette journée, prenant les décisions nécessaires pour passer immédiatement à l’action, pour défendre les intérêts de nos concitoyens, pour renforcer la majorité, pour servir notre pays, pour construire et développer La Gauche Moderne.

Gilles Casanova

 

 

Journée revendicative du 23 septembre

 

Communiqué de La Gauche Moderne

 

La Gauche Moderne a pris acte de la capacité de mobilisation des organisations syndicales à l’occasion de la nouvelle journée d’action du 23 septembre.

Pour l’aile gauche de la majorité, il est légitime que les salariés témoignent de leurs interrogations face à cette réforme fondamentale de notre système de retraite répartition.
Le besoin de dialogue social exprimé par l’opinion publique est essentiel et LGM est déterminée à mettre cette aspiration au cœur du débat public.

La Gauche Moderne considère que la poursuite du débat parlementaire au Sénat
permettra d’apporter des réponses sur quelques points fondamentaux encore en
discussion.

S’agissant en particulier de la retraite des femmes, souvent victimes du temps partiel ou de carrières discontinues et de la précarité, il paraît nécessaire de satisfaire à une
double exigence d’égalité et de lutte contre les discriminations qui les pénalisent.
La situation des femmes requiert une réponse fondée sur une exigence d’équité.
LGM demande au gouvernement d’accorder à cet égard une attention particulière
aux recommandations exprimées par la Halde préconisant des mesures spécifiques visant à corriger cette inégalité de fait.

La Gauche Moderne

 

P.S. Malek Boutih, membre du bureau national du Parti socialiste, a estimé ce matin 28 septembre sur RTL que Martine Aubry avait "un problème avec la vérité politique", soulignant qu'"il n'y a qu'à voir la manière dont elle slalome sur le dossier des retraites".

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 08:07

 

Samedi 18 septembre avaient lieu à Mulhouse les 3èmes journées nationales de La Gauche Moderne.

 

Je vous propose le texte de mon ntervention... 

 

 

Dans les premières pages des Mémoires de Tony Blair, je relève deux phrases, dans lesquelles il évoque  ses adversaires: « Ils dénaturent vos intentions, ils se moquent de votre sincérité, de vos protestations de bonne foi, et du bien public. …Vos adversaires transforment vos envies de changement en atteintes aux libertés fondamentales… » 

 

Comme on le voit, c’est partout la même chose…Le problème c’est quand nos adversaires parviennent à convaincre l’opinion, à lui faire croire que c’est leur interprétation biaisée et trompeuse  de la politique menée  qui est la vraie.    Et aujourd’hui j’ai peur qu’on soit dans cette situation.   

 

En cette fin d’été, la  situation économique est en phase d'amélioration, comme le démontrent les chiffres de la croissance et de l’emploi,   les déclarations sur l'insécurité ont été plutôt bien accueillies par les Français, et pourtant Nicolas Sarkozy ne progresse pas dans les sondages d’opinion. Il stagne à un niveau très bas.  

 

Quelles sont les  raisons de cette désaffection prolongée …de cette « cassure » entre le Président et les Français ?  Elles sont multiples bien sûr :

-         la politique de réforme qui dérange et bouscule des intérêts corporatistes, des habitudes, des privilèges

-         la crise avec les difficultés sur l’emploi et le pouvoir d’achat

-         le comportement du Président qui surprend ou choque…

 

Tout cela joue, mais ce n’est pas l’essentiel, à mon sens.

 

La crise a fait évoluer l’électorat qui n’a plus les mêmes préoccupations qu’en 2007. Déçu, inquiet, désorienté, il  a une préoccupation prioritaire: la justice sociale, ou ce qu'il considère comme tel.

 

Il sait que des réformes sont nécessaires, mais il ne les accepte que s’il a le sentiment qu’elles sont justes et que tous y participent.   

Il sait qu’il y a des difficultés dues à la crise, mais il n’accepte d’en payer une partie du prix que s’il a le sentiment que tous prennent leur part de l’effort indispensable.

 

Or il y a dans l’opinion le sentiment très fort que Sarkozy agit « en faveur de riches », qu’il en est  proche, que sa politique est foncièrement injuste et que seuls les « petits », les faibles,  sont mis à contribution.   C’est faux, ou c’est en tous cas terriblement exagéré, caricatural.

Mais ce sentiment est installé, incrusté habilement dans l’esprit des gens, par l’opposition (politiques et journalistes  mêlés).

 

Aidée, il faut le dire,  par des erreurs de comportement du pouvoir, l’opposition  est parvenue à imposer cette idée de « tout pour les riches, rien pour les gens comme nous ». Et le symbole de cette politique c’est, bien sûr, le bouclier fiscal et l’application concrète, actuelle,  de cette injustice c’est le financement des retraites qui reposerait essentiellement sur les salariés les plus faibles.  

 

Voilà ce dont les électeurs (y compris une partie de  ceux qui votent pour la majorité) sont persuadés.

 

Quelle que soit la  politique économique et sociale du gouvernement, rien ne les  fera changer d’avis, tant que le bouclier fiscal demeurera en l’état. Toutes les  déclarations, tous les efforts, toutes les mesures, ne serviront à rien tant que ce bouclier demeurera et que, subsidiairement, le financement des retraites n’aura pas été revu. C'est la condition d'un retour à la crédibilité du pouvoir. 

 

Alors la politique à suivre est simple :

 

Il faut, compte tenu de la crise, suspendre, pour quelques années, le bouclier fiscal,

 

Il faut faire participer davantage financièrement les hauts revenus et les revenus du capital à la réforme des retraites.

 

La victoire en 2012 s’avèrerait très incertaine si ces deux  mesures n’étaient pas prises. Et n’en prendre qu’une ne serait que de peu d’utilité.  

 

Voilà ce que « La Gauche Moderne » devrait dire publiquement. Parce qu’elle représente le pilier gauche, l’aile sociale de la majorité c’est à elle de faire ces  propositions.

 

Si je comprends que Jean-Marie Bockel soit tenu à un certain devoir de réserve,  un devoir de solidarité gouvernementale, nous pouvons, nous,  parler plus librement et je souhaite que notre Parti puisse faire publiquement ces propositions, puisse   dire cela et le dire avec force.

 

Marc d’Héré

 

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 17:03

 

J’ai grandi et même muri bercé par la musique tzigane. Dans ma vie de débauché, j’ai écumé les cabarets russes jusqu’au petit jour bien avant la fin du communisme, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. A chacun ses grands soirs, les miens étaient très exaltés et imprégnés de vodka russe servie dans des petits verres glacés. .
J’ai toujours ressenti une forte connivence à l’égard de cette culture qui a propagé ses chants dans toute l’Europe de l’est et qui constitue un trait d’union entre les peuples slaves Je m’en sens très proche, par tempérament, par affinité.
 

Les chants du Yddishland n’en ont jamais été fortement éloignés.
Je sais le lourd tribut payé par les tziganes dans les camps d’extermination.
Serait-ce une raison pour laisser accroire que la politique de reconduite actuelle des populations roumaines nomades souvent désignées par l’épithète de « roms  puisse présenter une quelconque analogie avec les abominations de Vichy.

Les français de confession israélite préalablement déchus de la fonction publique et même de la citoyenneté se voyaient-ils remettre 200 euros par personne et 100 euros par enfant à Drancy avant d’être conduits dans les camps de la mort ?
 

Qui peut accepter sans sourciller que l’on débite pareille infamie comparatrice?
 

Les dirigeants de l’opposition et Dominique de Villepin lui-même se déshonorent en osant procéder à cette analogie pestilentielle qui est une offense pour la mémoire des déportés et de leurs descendants.
 

Cette reductio ad hitlerum que nous subissons depuis des décennies est inqualifiable et insupportable, elle tient du chantage idéologique permanent et latent et justifie des excommunications qui ont un relent de totalitarisme. Beaucoup en ont fait les frais, et beaucoup sont visés de Finkielkraut à Claude Allègre, de Renaud Camus à Michèle Tribalat, de Robert Redeker à Eric Zemmour il ne fait pas bon de s’écarter de la ligne du bien,. Chaque fois que quelqu’un a signifié la moindre critique l’égard du catéchisme de cette regrettable gauche morale, il a subi la fièvre imprécatrice ce clergé d’inquisiteurs toujours prêts à leur signifier un prompt bannissement.

Adieu Régis Debray, et chassons le Chevènement qui est dans nos têtes s’exclamait l’immense  Bernard-Henri Lévy quand les républicains des deux rives osaient mettre en doute la légitimité de la guerre du Kossovo.

Qui peut oublier les philippiques de Philippe Sollers contre les nostalgiques de la France moisie permettant de jeter la même opprobre grossière sur des auteurs aussi divergents que Péguy, Barrès ou Maurras. C’est toute l’élite de la gauche établie tapie derrière ces hussards gris de la repentance qui reniait le patriotisme républicain de Jaurès et des grands hommes de la gauche républicaine du 19ème siècle. .Ils oubliaient dans le même temps face à la montée de la délinquance et des violences urbaines le sens profondément républicain de la formule d’Auguste Compte, père du positivisme : Ordre et progrès. Ils bradaient leur héritage au nom de quelques sornettes soixante-huitardes frappées d’obsolescence.

 

Quand Sarkozy invoquait Jaurès, il avait raison, il renvoyait les amnésiques à la crudité de leur refoulement.
Cette descente aux enfers de l’ignorance et de la manipulation des esprits est hélas loin d’être terminée. C ' est le terreau fertile d’un antisarkozysme pavlovien qui balaye très large de Besancenot à Villepin. L’esprit Canal fait flores. Il n’a pour seul carburant que une haine déversée par tombereaux en direction de la personne de Nicolas Sarkozy. Cette meute des hommes du ressentiment n’a aucune gêne à mettre à mal la fonction présidentielle qui est une pièce maîtresse de notre édifice symbolique en Vème République. Mais les apprentis sorciers n’en ont cure, ils considèrent la république soit comme une pièce de musée, soit comme une construction juridique. Ils n’en ont jamais perçue la dimension transcendantale qui a permis au peuple français en dépit des épreuves de rester debout et uni par une communauté de destin. Ils ont perdu le sens de l’histoire, ce point d’articulation subtil entre la nation française et la Répuiblique qui lui est postérieure. Car la nation française celle du sacre de Reims perdure dans la République de Valmy et du au Mont-Valérien.

Mais un saut supplémentaire dans l’ignominie a été franchi après les insinuations scabreuses de Madame Reding, commissaire européen à la justice, comparant le traitement des Roms en France à celui des juifs durant la seconde guerre mondiale.

Qu’il y ait eu une maladresse dans la rédaction d’une circulaire est une chose, mais cette débauche d’idéologie compassionnelle ne peut dissimuler la démagogie qui l’inspire.
Les Roms bénéficieraient donc d’un droit collectif à émigrer de leur pays d’origine –entré dans l’Union européenne- pour échapper à une condition trop indigne, mais les pays d’accueil se verraient interdits d’appréhender ce phénomène migratoire de manière collective, sous peine de se rendre coupable de stigmatisation, de discrimination à l’encontre de cette minorité. Une telle asymétrie est insupportable.

La commission européenne serait bien inspirée de modérer ses propos contre la France, car cet épisode révèle la complexité d’une situation imputable à une entrée précipitée et mal négociée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’union européenne en 2007.
La France au nom de la libre-circulation intra-européenne devrait-elle se résoudre à accepter la renaissance de bidonvilles aux portes de ses villes et à prendre en charge une population miséreuse instrumentalisée par les organisations maffieuses qui les programment pour la délinquance.

La circulaire du Ministère de l’intérieur tant décriée était peut être maladroite dans sa rédaction, mais elle a sa logique. Ce n’est pas sombrer dans les « heures les plus noires de notre histoire » que d’organiser le démantèlement des campements sauvages et d’effectuer des reconduites à la frontière à l’égard d’une population difficilement intégrable et susceptible de porter atteinte à l’ordre public. La bienveillance sans limite et sans frontière est l’apanage des belles âmes qui ne seront jamais confrontées à la dure réalité du terrain. Ce n’est pas suffisant pour couvrir la France de tous les péchés ni la traîner devant le TPI.

Je ferai remarquer qu’il paraît essentiel de mettre les autorités roumaines devant leurs responsabilités pour trouver une solution afin d’endiguer un flux de migration générateur de grandes difficultés pour l’ensemble des pays d’accueil au sein de l’Union européenne.
Enfin pour conclure, il est consternant de voir les dirigeants de l’opposition serrer les rangs derrière Madame Reding pour stigmatiser à travers la personne de Nicolas Sarkozy leur propre pays. On est droit d’analyser ce zèle européen comme un manque de loyauté à l’égard de la France. Les électeurs en jugeront le temps venu par eux-mêmes.

Je sais disant cela que certains au sein de la Gauche Moderne ont ressenti un trouble tout au long de cette polémique estivale délétère.
Je veux seulement leur dire de serrer les rangs et de ne pas se laisser intimider par les outrances et la stratégie de culpabilisation ourdie à tout propos par une opposition qui invoque la morale en permanence pour mieux s’en débarrasser.
Ainsi la gauche des années 80 a joué avec l’antiracisme et le droit à la différence sans se rendre compte qu’elle faisait le lit du communautarisme. Ainsi se refusait-elle à adopter un principe clair sur le port du voile à l’école, au risque de faciliter la propagation d’un islamisme spirituellement appauvri, hostile aux lois de la République et animé par un désir de prosélytisme conscient et assumé. Ainsi, pouvait-on voire le Parti Socialiste organiser d’une main les grandes messes de l’antifascisme et de l’autre introduire une dose de proportionnelle qui permit au Front National de siéger à l’Assemblée.

Etait-ce là la manifestation d’une exigence morale inflexible et irréfutable ?
Il est bien temps de refonder une gauche honnête, sérieuse émancipée de cette hypocrisie qui masque la vacuité politique et intellectuelle de l’opposition.
La France ne peut être mise sous tutelle par les professionnels des bons sentiments qui n’ont de cesse de pratiquer le déni du réel.
Elle doit pouvoir écrire librement son histoire, celle du 21ème siècle.

 

 

Gérard Delahaye

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 21:27

 

Vote de la loi sur le voile intégral. La loi sur l’interdiction du voile intégral, dans l'espace public a été votée au Sénat et devient donc définitive (sauf censure du Conseil Constitutionnel). La majorité des sénateurs socialistes, comme cela avait été le cas des députés ont refusé de participer au vote. Toujours aussi courageux et aussi clairs dans leurs convictions les socialistes. Il faudra le leur rappeler (et à leurs électeurs !) au moment opportun.

 

 

Le PS et la réforme des retraites. Les socialistes qui répètent à l’envi qu’ils ont un projet alternatif et sérieux pour les retraites se gardent bien de le présenter autrement que de manière très vague. Pendant le long débat à l’Assemblée Nationale ils ont surtout critiqué le projet du gouvernement et cherché toutes les diversions possibles, y compris la rocambolesque « plainte » du Monde, pour éviter de s’avancer à découvert. Ségolène Royal, l’autre soir à l’émission « A vous de Juger », s’est lancée à corps perdu dans la critique et la caricature du projet gouvernemental, a montré son ignorance des autres systèmes européens,  nous a annoncé que le PS reviendrait sur la loi s’il revenait au pouvoir, nous a fait part de son admiration pour Mitterrand, de sa haine pour le Medef et les entreprises privées, mais rien de précis sur le « projet » socialiste…A se demander s’il existe vraiment !

 

Guerre interne au PS. Cette intervention a eu tout de même un intérêt : celui de relancer « la guerre des dames » au PS. Martine Aubry qui n’est pas très à l’aise sur ce sujet des retraites pour avoir tenu des propos contradictoires et ambigus, avait renoncé à venir « répondre » au Premier ministre dans l’émission d’Arlette Chabot. Ségolène Royal l’a remplacée et a fait un véritable show.  Populiste, démagogique, excessive et assez indifférente à la vérité, elle a défendu sa position avec une passion qui ne pouvait que séduire, voire enthousiasmer les militants de gauche…Et la voilà relancée face à une Martine Aubry qui ne parvient pas à s’imposer vraiment. Cela nous promet quelques belles empoignades, impitoyables mais …amicales forcément, comme on le dit rue Solférino !

 

Polémiques…suite. On dirait, (mais c’est peut-être provisoire), que l’on se calme côté « affaire  Woerth », il sort moins d’affaires bidons le concernant  … Les Roms, cela n’a pas trop nui   au Président.  Alors le quotidien Le Monde se hâte de lancer une nouvelle polémique anti Sarkozy…Elle semble tout aussi ridicule que les précédentes, mais cela durera quelques jours et permettra d’attendre la prochaine, que sans aucun doute le trio  « Médiapart, Le Monde et Marianne »  est en train de préparer…Avant la suivante etc…etc…Il faudrait un jour qu’un journaliste fasse le compte de toutes les pseudos affaires lancées contre le Président ou ses proches, à commencer par l’affaire ridicule de son appartement pendant la campagne de 2007, et montre, qu’à quelques exceptions près (Blanc, Joyandet…) elle ont toutes fait Pschitt…Mais évidemment de toute calomnie il reste « quelque chose », c’est sur cela que comptent ces opposants, militants et  journalistes !

Cette manière d’agir d’une partie de la presse française,  commence à devenir un danger pour la démocratie !  

 

Résultats économiques. Il n’y a pas que la réforme des retraites et les polémiques dans l’actualité, il y a aussi quelques bonnes nouvelles économiques…dont on parle infiniment moins, allez savoir pourquoi ! La croissance du PIB a été bien supérieure à ce que l’on attendait au deuxième trimestre, ce qui a permis au gouvernement de modifier l’objectif 2010 en le faisant varier de à la hausse. Confirmation aussi par le gouvernement que le déficit public serait en 2010 inférieur aux 8% objectivés. Le chômage a baissé pour l’ensemble  du  deuxième trimestre, et pour le deuxième mois consécutif en juillet. L’inflation ralentit également. Et à la bourse, le CAC 40,  après un mois d’août un peu difficile, commence remarquablement bien le mois de septembre.  Alors tout cela ne mérite pas des cris de joie, mais tous ces chiffres qui vont dans le bon sens devraient contribuer à faire renaître un peu de confiance…condition nécessaire d’une vraie reprise.

 

Sécurité. Les socialistes et Le Monde le disent, alors tout le monde répète cette fable « Sarkozy a échoué sur la sécurité ». Même s’il est vrai que l’on attendait de sa part des résultats encore meilleurs, prétendre qu’il a échoué sur ce plan est absurde et faux. Le Figaro publie ce matin quelques chiffres officiels et éclairants concernant l’agglomération parisienne :

Délinquance générale : de 1996 à 2001 + 16,4% ; de 2001 à 2009 : - 16,5%.

Atteinte aux biens : de 1996 à 2001 + 29, 3% ; de 2001 à 2009 -23,4%

Atteintes à l’intégrité physique : de 1996 à 2001 + 93,6% ; de 2001 à 2009 + 6,9%

Taux d’élucidation de 1996 à 2001 -2,9 ; de 2001 à 2009 + 15,4

 

Voilà qui remet les choses en perspective…Et les résultats  2010 seront sans doute meilleurs que ceux de 2009 !

 

Marc d’Héré

 

  P.S. La réforme des retraites a été votée à l'Assemblée Nationale à une forte majorité.  C'est une étape importante de franchie.

Le Parti socialiste s'est livré à une  farce grand guignolesque: imaginez, près de 200 individus, debouts, gonflés de solennité,  ceints de leur écharpe tricolore, appelant à la "défense de la République", parce que, après 70 heures de débat, le Président de l'Assemblée a interrompu leur tentative d'obstruction!   C'est digne  de figurer dans le betisier du Parlement!

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 17:12

 

Entretien de Jean-Louis Borloo, avec Carl Meeus, dans le Figaro Magazine du 03 09...

 

...EXTRAIT...

 

 

Il est dans la - courte - liste de ceux qui peuvent succéder à François Fillon. Et, contrairement au Premier ministre, Jean-Louis Borloo ne tient pas à faire entendre sa «différence» avec Nicolas Sarkozy. Sur la sécurité comme sur les réformes, le numéro 2 du gouvernement se dit totalement en phase avec l'Elysée...  

L e Figaro Magazine - La polémique sur la fermeture des campements illégaux et les expulsions de Roms a pris une ampleur considérable en France. Vous ne vous êtes pas encore exprimé sur ce sujet. Qu'en pensez-vous ?

Jean-Louis Borloo - Il s'agit d'un sujet délicat et difficile, à traiter bien évidemment avec la plus grande humanité, qui ne concerne pas moins de six pays européens et qui nécessite l'implication de l'Europe. Quelle est la situation ? Tout le monde reconnaît qu'il existe un problème, la multiplication de camps insalubres, invivables, illégaux et où les Roms vivent dans des conditions absolument intolérables, notamment pour les enfants. C'est un problème que connaissent tous les maires de France, de droite comme de gauche. Il s'agit d'appliquer des décisions de justice prises à la requête de propriétaires publics - souvent des municipalités - ou privés. Ces décisions de justice peuvent ordonner l'évacuation avec le concours de la force publique...la France est un Etat de droit.

 

Comprenez-vous l'émotion suscitée par les images d'évacuation de ces camps ?

Mais qu'est-ce qui est le plus humain? Laisser les campements se réinstaller quelques kilomètres plus loin, au risque de créer de nouveaux Sangatte, même si ce n'est pas le même phénomène? Ou appliquer ce qu'on appelle l'aide au retour humanitaire, avec accueil, suivi social et réinsertion dans le pays d'origine, en accord avec celui-ci. C'est une procédure qui avait été mise en place par le ministère de la Cohésion sociale et saluée en son temps. Y a-t-il une proposition alternative? Le problème, ce ne sont pas les Roms, qui sont européens, mais les camps insalubres et illégaux....

J'ai été choqué par nombre de commentaires faciles, approximatifs, faits d'amalgames, alors que sur des sujets aussi humains et sensibles, la vérité exige la précision.

 

.....

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 Au-delà du cas des Roms, c'est l'accent mis par Nicolas Sarkozy cet été sur la sécurité qui a soulevé la polémique...

Il faut relire le discours de Grenoble, là aussi, plutôt que faire des commentaires. Que dit-il ? La délinquance a diminué dans notre pays, mais elle a changé de forme. On a à faire face maintenant à quelques dizaines d'individus hors de toutes les règles sociales et républicaines dans certaines agglomérations. A Grenoble, les policiers ont été menacés de mort. Les policiers et les gendarmes font un métier difficile et dangereux pour assurer la sécurité de nos concitoyens et de leurs enfants. L'an dernier, 24 d'entre eux sont morts dans l'exercice de leur fonction et 13.200 ont été blessés. Que le président de la République, avec son ministre de l'Intérieur, prenne ce sujet à bras-le-corps, me paraît quand même la moindre des choses.

 

Faut-il aller jusqu'à évoquer la déchéance de la nationalité pour les délinquants multirécidivistes ?

La déchéance de la nationalité existe déjà. Je l'ai moi-même appliquée ! C'était au ministère de la Cohésion sociale quand un individu, qui venait d'acquérir, en plus de sa nationalité d'origine, la nationalité française, a été reconnu coupable de l'organisation de l'attentat contre le commandant Massoud. J'ai signé le décret ! A l'époque, personne n'a critiqué cette décision. Que l'application de cette mesure soit étendue dans le cadre d'un acte équivalent touchant un policier de la République me paraît légitime.

 

.....

......

 

Après trois ans au ministère de l'Ecologie, considérez-vous votre mission achevée ?

C'est un travail fascinant et continu. En trois ans, la mutation écologique de notre pays a été lancée, et elle est irréversible. Les résultats sont déjà là : hausse de 600% en deux ans de la production d'électricité photovoltaïque, hausse de 9 % de l'éolien, construction en cours de 265 kilomètres de lignes de transports urbains dans nos villes, soit plus qu'au cours des 34 dernières années, lancement de cinq nouvelles lignes de TGV, conversion de 17.000 exploitations à l'agriculture biologique... J'ajoute que grâce au Grenelle de l'environnement, 20.000 exploitants agricoles tirent déjà un revenu complémentaire des énergies renouvelables. D'ores et déjà, la France a le parc de voitures neuves le plus sobre en carbone d'Europe, et un rapport du Parlement canadien classe notre pays en tête du G8 pour ses résultats en matière d'environnement. Il y a de quoi être fier de la mutation engagée par tous les acteurs du pays et par les Français.

 

Votre nom est cité parmi les successeurs possibles de François Fillon...

La démocratie, ce n'est pas le jeu des pronostics. Le Président a annoncé une nouvelle étape. Il peut le faire avec la même équipe ou avec une autre. C'est lui qui choisit les hommes et les femmes qu'il estime être le plus en harmonie avec lui et capables de mettre en place cette nouvelle étape en s'appuyant sur les réformes conduites avec courage depuis 2007.

 

Mais à quel poste ?

J'aime les missions difficiles! J'ai follement aimé ce que j'ai fait à Valenciennes, l'agglomération la plus sinistrée d'Europe, qui avait perdu toute confiance en l'avenir. Ça a été difficile, parfois douloureux, mais tellement enthousiasmant. On m'a confié ensuite le plan de rénovation urbaine, ce plan de 40 milliards d'euros concernant 500 quartiers et qui a amélioré la vie quotidienne des plus fragiles de nos compatriotes. Ensuite, on m'a confié la lutte en faveur de la cohésion sociale. A l'époque, le chômage était à plus de 10%. Je me suis attelé à cette tâche. J'ai peut-être eu de la chance, mais enfin on a presque doublé la production de logements en France, et le chômage est passé de 10,2 à 7,2%. Ensuite il y a eu le Grenelle de l'environnement. A chaque étape, cela a été le résultat d'une méthode, concertation, mobilisation de toutes les énergies, et le travail de toute une équipe.

 

En quoi doit consister la nouvelle étape annoncée par le Président cet automne ?

Le monde de 2010 est très différent de celui de 2007. Et très différent de celui de 2012. La crise a failli emporter le modèle occidental - nous sommes passés très près du chaos économique et social - et nous avons pu compter sur le président de la République, président en exercice de l'Europe, ce que personne ne conteste....

  En France, des réformes inévitables et difficiles ont été menées - carte militaire et judiciaire -, et maintenant celle des retraites. De nouveaux équilibres ont été trouvés - droit de grève mais droit au transport, autonomie des universités et moyens considérables pour les campus -, et les premiers signes encourageants en matière d'emploi. Le cap doit être mis sur l'accentuation de la compétitivité, l'emploi, notamment des jeunes. Croissance et cohésion sociale sont donc les priorités, ainsi bien entendu que le déficit des comptes publics, auquel il faut s'atteler avec la plus grande fermeté. Tous nos référents économiques et sociaux sont à réinventer. C'est un sujet technique .... mais  c'est aussi un sujet moral : peut-on laisser aux générations suivantes des dettes gigantesques ? Ce n'est pas concevable.

 

Peut-on réduire les déficits sans augmenter les impôts ?

Pas forcément. Il y a toute une palette de choses à faire. Je crois qu'il faut aller vers une convergence de la fiscalité du travail et des revenus financiers. C'est un sujet d'équité fiscale. Il y aura un effort collectif de la nation. Mais ce sera un effort productif, généreux, pour les enfants de la nation.

 

Supprimer le bouclier fiscal et l'ISF, est-ce une bonne solution ?

L'effort partagé doit être frappé au coin de l'équité. Quelle solution le Président choisira-t-il après avoir écouté les idées des uns et des autres ? Je réserve les miennes au Président...  

 

Vous ne tenez pas, comme François Fillon, à montrer votre « différence » avec le Président ?

Moi aussi, je suis différent du Président et du Premier ministre. C'est une évidence. Heureusement qu'il y a des gens différents qui travaillent ensemble. L'important, c'est que cette différence s'exprime dans le débat interne pour l'enrichir.

 

Faudra-t-il en 2012 un candidat du centre à côté de Nicolas Sarkozy ?

....Un candidat incarne un rêve et un projet de société, soutenu par des familles de pensée. Aujourd'hui, les radicaux, les démocrates chrétiens, la gauche sociale- démocrate qui ne se retrouvent pas forcément dans le PS, les écologistes modernes qui ne se retrouvent pas dans le parti écologiste français, tous ces gens-là ne se parlaient plus, n'échangeaient plus. Je veux rétablir le courant au centre, entre ces familles...  C'est pour cela que samedi à Lyon, à l'invitation du Parti radical, la plupart d'entre eux seront là ou représentés: les centristes de l'UMP, ceux du Nouveau Centre, les chrétiens-démocrates, les gaullistes sociaux, mais aussi La Gauche moderne, Génération Ecologie... Ils ne viennent pas pour créer une écurie Borloo, mais pour recréer cette famille de pensée et apporter cette richesse-là à la majorité. Il faut réinventer notre modèle. Il faut rebâtir les grands rêves de la France et de l'Europe. Je crois à une France compétitive, industrielle, à une France solidaire et humaniste. Le rêve européen doit aussi évoluer. Je le trouve trop figé. C'est de tout cela dont nous parlerons.

 

Et vous porterez les couleurs de ce mouvement en 2012 ?

Je ne le fais pas pour ça, ni pour moi. Je veux bien en être l'animateur, le porteur, le rêveur, mais pas forcément le dirigeant. Avant de savoir s'il faut un candidat, construisons. Je ne suis pas dans une logique de scission ou de division. Chacun peut rester dans son port d'attache. Je fais cela pour enrichir la majorité. Sur l'essentiel, nous sommes d'accord et nous sommes dans le même camp. Mais nous sommes différents et c'est une force.

 

Vous n'êtes donc pas favorable à un candidat à côté de celui de l'UMP ?

Je suis prudent car responsable. Il ne faut pas un 21 avril à l'envers, où le candidat de la droite ne serait pas qualifié pour le second tour à cause d'une multiplicité de candidatures dans son camp....

 Elaborons d'abord ensemble les 10 propositions, axes stratégiques d'action, qui répondent aux enjeux de notre pays et aux attentes des Français, dans un monde en mutation accélérée. Les autres questions viendront après.

 

Voulez-vous être l'inspirateur d'un programme pour Nicolas Sarkozy ?

Le Président, s'il est candidat, aura besoin de se nourrir aussi de nos idées et de toutes les sensibilités.

 

Extrait d'un article du Figaro Magazine du 3 septembre

 

 

 

 

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 09:35

 

Baisse du chômage.

Le chômage a baissé de 0,2% en France au 2ème trimestre, pour s'établir à 9,3% , avec notamment une baisse sensible du chômage des « seniors »

Ce résultat très positif confirme et amplifie la baisse qui avait été constatée au premier trimestre, et on sait par ailleurs que le nombre de demandeurs d’emplois a encore baissé en juillet.

Ces bons chiffres viennent s’ajouter à ceux  de la croissance du PIB, qui après 0,2% au premier trimestre a atteint  0,6% au 2ème trimestre (alors que les « experts » et les médias tablaient sur 0,4). 

Tout n'est pas gagné, et nous aurons encore ça et là quelques déceptions, mais cela montre une tendance, et vient justifier la politique économique et sociale menée par le gouvernement sous l'autorité du Président de la République.

 

Peu à peu la confiance va revenir, (confortée par  l’annonce qu’il n’y aurait pas de hausse des impôts en 2011)…Ce qui aura un effet bénéfique pour la croissance et l’emploi.

 

Popularité de Sarkozy.

Elle était au plus bas au début de l’été. Un sondage SOFRES, publié aujourd’hui, montre une esquisse de rétablissement pour le Président qui gagne 4 points à 30% de satisfaits. C’est toujours faible, mais là encore cela indique peut-être une tendance favorable…

 

Prévention de la délinquance.

Les Français ont besoin de sécurité, c’est légitimement une de leur préoccupation essentielle (après le chômage). Les mesures préconisées début août par le Président, avaient été approuvées mais on sentait bien que l’opinion ne pouvait se satisfaire totalement de la mise en évidence de cette seule politique de répression.

La mission sur la « prévention de la délinquance juvénile », confiée par Nicolas Sarkozy à Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Justice et président de La Gauche Moderne,  va dans le sens de l’attente générale et ne peut qu’améliorer l’efficacité de la lutte contre l’insécurité et la violence.

Au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 1er septembre, pour faire le point sur cette mission,  Jean-Marie Bockel a indiqué les axes et les premières pistes du travail important qu’il a déjà entrepris   et confirmé de la manière la plus claire que la volonté du Président était bien, ce que lui-même avait toujours considéré comme essentiel,   de tenir les deux bouts de la chaîne en combinant « prévention et répression ». C’est le chemin de l’efficacité et de la justice.

 

Sur la voie de la paix au Moyen-Orient.

Barack Obama, dont la présidence est assez décevante pour l’instant, tente de relancer le processus de paix au Moyen-Orient. Les négociations directes entre Israéliens et Palestiniens qui s’ouvrent aujourd’hui à Washington, sous son égide, en présence du président Egyptien et du Roi de Jordanie, font renaître l’espoir…

 

Marc d’Héré

 

P.S., (qui n’a rien à voir…) Martine Aubry, change d'avis et décide de ne plus demander l'expulsion de roms s'installant à Lille. On peut espérer que les roms seront nombreux à entendre ce message et à se diriger vers Lille où ils sont assurés de pouvoir s'installer où ils le désireront, avec l’accord de Madame la Maire et, n’en doutons pas, la bénédiction de Monseigneur l’Evêque.

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 15:01

 

Si je devais élaborer un "Projet" pour 2012, je proposerais ce qui suit...

 

A- Affronter la crise – retrouver la croissance – se donner les moyens de la justice

- Diminution des dépenses publiques de fonctionnement, allègement  des coûts des administrations et des  services publics,  coupe dans les aides de l’Etat, sauf  celles véritablement utiles à la recherche, à  l'investissement et à l’emploi :  

Coupe dans les dépenses des collectivités locales.  Suppression des doublons et clarification des compétences entre Etat, Régions, départements.

Fin de la « politique du guichet »,  les aides et soutiens doivent être sélectifs et conditionnels

- Les économies liées à la  limitation des dépenses publiques seraient utilisées pour moitié à la réduction des déficits et pour moitié aux investissements et à la  politique industrielle.

- Réforme et simplification de la fiscalité : suppression de l’ISF, du bouclier fiscal, limitation des niches fiscales : mise en place d’un impôt sur le capital remplaçant l'impôt sur les sociétés (ne pas faire payer ceux qui réussissent !),  d’une TVA sociale (qui permettrait de baisser les charges sociales pesant sur le travail et de faire en partie contribuer les importations)

- Adapter le SMIC aux réalités du coût de la vie : 75% SMIC uniforme et 25% tenant compte des coûts réels  liés à la résidence (loyers, transports…), dans chaque région.


  
B- Entreprise- Travail –Emploi

   

-Favoriser l’augmentation des salaires par la possibilité  donnée aux entreprises de sortir progressivement des 35 heures. Les économies partielles réalisées sur les aides à la réduction du temps de travail et sur la défiscalisation des heures supplémentaires (au total plus de 10 milliards d’Euros annuels) seront utilisées à la réduction du déficit et au soutien à l’emploi. Développer les possibilités de temps partiel choisi.

- Liberté et responsabilité pour les entreprises, favoriser les initiatives, le développement des grosses PME-PMI,  assouplissement de certaines  réglementations, concurrence loyale et régulée. - Développement de l’intéressement, de la « participation au capital ».  

Entreprise « acteur économique et  social », charte de l’entreprise citoyenne

- Flexisécurité : droit du travail simplifié (notamment procédures d'embauche et de licenciement) avec en contrepartie formation et garanties financières développées pour les salariés. Indemnisation contractuelle du chômage.

- Plan de lutte contre la « pénibilité » : prévention et  contrepartieséventuelles en réduction du temps de travail.


 
C- Justice sociale et cohésion sociale

 - Mise à plat du système des retraites pour application en  2017: système unifié d’une retraite par points, prenant en compte notamment la pénibilité ; durée de cotisation liée à l’espérance de vie ;  liberté de choix entre durée de cotisation et niveau de pension ;   favoriser une part d’épargne retraite en complément ; participation accrue des hauts revenus et des revenus du capital au financement.

-Incitations à l’emploi des « seniors ».

- Santé, protection sociale:

Hôpitaux : autonomie plus grande avec direction bicéphale (un gestionnaire et un  médecin), rationalisation des coûts par une politique de transparence, d’évaluation comparée. Aller progressivement vers le tarif unique (application par la S.S. d’un même tarif pour un même soin à tous hôpitaux ou  cliniques, publics ou privés.)  

Médecine de ville : politique de prévention ; évaluation des bonnes pratiques ; responsabilisation des acteurs.  

- Droit d’insertion de la jeunesse : pour tout jeune de 16, 17 et 18 ans : soit formation, soit emploi, soit service civique (élargi en missions et en nombre de volontaires) : financement par organismes de formation et unedic.  

-  Maîtrise de l’immigration et politique d’intégration. Lutte contre les   filières d’immigration illégale et l’emploi de clandestins ;  accords avec les pays sources pour limitation des départs et acceptation des retours. On doit parvenir à une situation où sont ramenés au minimum les clandestins « connus, tolérés, exploités ».  Maîtrise concertée de l’immigration professionnelle.   Politique d’intégration et d’insertion. Lutte contre toutes les discriminations (à l’école, dans le logement, dans l’emploi, dans l’espace public…)

- Plan banlieues 2015 : concernera  les banlieues et  les grandes banlieues.

Trois types d’interventions publiques au financement égal :

1-  Rendre plus « vivable » le  territoire : sécurité, désenclavement (transports, présence de services publics), dé densification, rénovation immobilière.

2- Soutenir le    développement économique et l’emploi : zones franches pour installations d’entreprises, aide aux initiatives locales individuelles ou collectives, éco quartiers.

3- Aider les « parcours » individuels. Soutien personnalisé, contractualisé et suivi.  

 

D- Préparer l’avenir

 

- Education: autonomie accrue des académies et des établissements,  suivi individualisé des élèves en difficulté, collège diversifié,  véritable service d’orientation, ouverture de l’école sur la  société et l’entreprise.
 - Universités:  autonomie accrue, financement propre avec en contrepartie accroissement des bourses et prêts étudiants.

- Formation : plus largement ouverte, contrôle de l’utilisation des fonds de la formation.  Formation tout au long de la vie.
 - Recherche et innovation, incitations supplémentaires à investir dans la recherche,  adoption d'une culture de "projets" versus "chercheurs fonctionnaires", partenariats public/privé, coopération européenne.

- Ecologie responsable : écologie de la croissance et non de la décroissance, écologie incitative et non punitive, écologie de la responsabilité et non de la contrainte. Priorités aux secteurs des  transports et  de l’énergie : voiture « sans essence », développement des énergies alternatives, péage urbain (recettes utilisées pour  le développement de  transports en commun urbains non polluants), ferroutage.
  
E- Démocratie élargie et droits nouveaux
 

- Part de proportionnelle aux élections législatives, vote des immigrés aux élections locales, limitation des mandats.

- Rôle accru des associations, de la politique contractuelle entre acteurs sociaux et du paritarisme.

- Revoir les règles de  nomination dans l’audiovisuel public,

- Egalité concrète des chances : faire plus pour ceux qui partent avec un handicap (« inégalités compensatrices »).

- Réforme de la politique pénitentiaire: limitation de l'enfermement, formation...

- Réformes sociétales : PACS en Mairie, homoparentalité, dignité de la fin de vie… 

 

F- Une France acteur dans le monde
 

- Plus et mieux d’Europe:

Vers un gouvernement économique de la zone Euro. 

Substituer un pacte de développement et d’investissement au pacte de stabilité : création d’une Agence Européenne d’investissements (projet d’un grand emprunt européen de 1.000 milliards, pour grands travaux), et d’une Agence européenne de l’énergie ; développer la recherche et l’innovation. Protections légitimes et ciblées.

- Relancer l'Union pour la Méditerranée en la limitant aux pays riverains (U.E et OUA seraient observateurs)

- Pour un service « civique » européen.
 - Une France utile au monde : Action en faveur de la  régulation du capitalisme.  Contribution internationale sur les transactions financières, destinée au développement durable.

- Prôner un rôle accru des organismes de coopération internationale ; une réforme de l’ONU, en élargissant le Conseil de sécurité et en inscrivant dans les faits le « devoir d’ingérence ».

 

Marc d'Héré

 

 

 

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 15:53

 

Le 23 janvier 2010,  La Gauche Moderne organisait un colloque sur "les gauches face à la crise".  Ci-dessous, le verbatim de mon intervention, qui, je le crois garde une certaine actualité.

Je suis désolé de ne pas rester dans le même registre, parce que les interventions précédentes sur la situation de pays étrangers et cette vision de géopolitique étaient très intéressantes. Je  vais pour ma part nous ramener  à la France et à la crise de la  gauche en France.

 

     On s’est un peu étonné que la  crise financière internationale n’ait pas profité à la gauche, elle qui a toujours condamné la finance internationale et qui voyait d'une certaine manière justifier ses craintes et ses critiques. Je crois qu’il y a en fait deux raisons essentielles à cela.
 

La première vient d’une erreur d’analyse.  On a prétendu que cette crise était une crise du libéralisme et que dans ces conditions il aurait été normal de faire appel à la gauche, à ses idées et ses propositions pour y répondre. Or je ne crois pas qu’il se soit agi  d’une crise du libéralisme, mais plutôt du développement d’une forme d’ultralibéralisme sans règle, alors que le libéralisme, lui, a toujours appelé des règles.  Parce que ce n’était pas une crise du libéralisme, ce n’était donc pas dans les proclamations anti libérales de la gauche que l’on pouvait trouver les solutions.  C’est la première raison qui explique que la crise n’ait pas, finalement, profité à la gauche socialiste.


La deuxième raison c’est que pour répondre à cette crise il fallait bien évidemment apporter des solutions nouvelles et que la gauche, en France, et particulièrement le Parti Socialiste, n’en proposent pas. Et c’est là-dessus que je voudrais insister.

 

     Je  reprendrais d’abord ce que disait tout à l’heure Jean-Hervé Lorenzi, quand il prétendait  que parler de « modernes » ou d’ « archaïques », cela n’avait pas grand intérêt.. Je pense en réalité que cela a du sens.  La pensée de la gauche française aujourd'hui est une pensée archaïque dans la mesure où, si  elle pouvait être valable il y a 30 ans, cette pensée n’a pas suivi l’évolution du monde et de la société. Ce n’est pas le fait d’être ancienne qui la rend archaïque mais le fait qu’elle soit restée  figée, alors que le monde qui  se transformait si rapidement, exigeait des analyses et des solutions nouvelles.    Ce qui rend moderne la pensée de la Gauche Moderne, ce n’est pas le fait qu’elle soit récente ou nouvelle, mais c’est qu’elle sait  s’adapter au monde qui change. Ce que n’a pas fait, je crois et je vais vous donner quelques exemples, le Parti socialiste qui est  resté accroché à ses dogmes.

 

Premier dogme, celui de l’omnipotence de l’Etat. Il n’est pas question de nier l’importance de l’Etat, notamment en tant qu’investisseur en tant que celui qui montre l’avenir. Mais on est à un moment où – du fait de la mondialisation,  des changements dans  la société devenue plus individualiste,  de la nécessité d’intervenir de manière beaucoup plus rapide, beaucoup plus réactive dans l’économie, etc…- cette conception de l’Etat omniscient, omnipotent et interventionniste n’est plus acceptable, plus opérationnelle.


Autre dogme, celui de la dépense publique et donc de l’accroissement de la fiscalité d’une manière ou d’une autre. Je crois là aussi que la modernité, c’est l’inverse, c'est-à-dire la limitation des dépenses publiques, des dépenses publiques improductives, pour limiter la pression fiscale permettant de  libérer les énergies et pour  retrouver des marges de manœuvre budgétaires et notamment des marges de manœuvre sur le plan social.

C’est aussi un dogme de mettre en avant la priorité de  la redistribution en oubliant qu’avant de redistribuer il faut produire et il y a tout un aspect de soutien à la production qui est  oublié ou nié par le Parti Socialiste.


C’est aussi, Linda nous en parlait tout à l’heure,  le maintien des avantages acquis, cette volonté de conservation, de refus de remettre en cause, d’adapter,  alors que l’on est dans un monde où l’on a besoin au contraire de réformes de structures, de davantage d’autonomie, où l’on a besoin, face à cet égalitarisme qui fait partie aussi des dogmes de la gauche, de répondre au contraire par des interventions ciblées, par ce que l’on a appelé –malheureusement le mot est horrible - la discrimination positive. A l’inverse de cette espèce d’égalitarisme de grande masse il faut au contraire faire plus pour ceux qui partent avec moins, intervenir de manière ciblée pour permettre à ceux qui partent avec des handicaps au départ, de les rattraper.  Quand une inégalité existe à l’origine, l’égalité de traitement est une manière de prolonger cette inégalité, alors qu’une forme d’inégalité compensatrice peut l’atténuer…

 

Donc, la gauche est restée accrochée à tous ces dogmes, il y en a d’autre comme un certain angélisme sur la sécurité etc.…, et elle  le reconnaît d’ailleurs puisque tous les responsables de gauche vous diront : «  la gauche doit se rénover » « la rénovation du Parti Socialiste est urgente ». Donc c’est une chose certaine avec laquelle ils sont d’accord : le Parti Socialiste doit se rénover.

Mais, c’est mon sentiment, il est dans l’incapacité de le faire. Non pas qu’il ne sache pas ce qu’il faudrait faire. Mais il ne pourra pas le faire. Et c’est en cela que la situation de la gauche, de la gauche institutionnelle, m’apparaît particulièrement désespérée. Les socialistes ne  pourront  pas se rénover pour plusieurs raisons.

 

S’ils veulent se rénover, ce n’est évidement pas pour aller vers d’avantage de radicalité, vers les altermondialistes ou la gauche extrême. Le Parti Socialiste est un parti de gouvernement, il se veut un parti de gouvernement, donc s’il allait vers une rénovation ce ne pourrait être que pour aller vers le sérieux, le réalisme, disons vers le réformisme…Et ce chemin ils ne pourront pas le prendre.

 

 D’abord du fait de leurs alliances. Ni le parti communiste ni  la gauche radicale n’accepteront d’aller vers le réformisme. Or, pour les socialistes, l’ alliance avec ces forces, au moins au second tour des élections, est une nécessité absolue  qu’ils ne voudront pas remettre en cause, car cela leur ferait perdre toute chance d’arriver au pouvoir !.

 

Deuxième raison, plus  importante encore, c’est que l’espace du réformisme est aujourd’hui occupé par Sarkozy. Si  le Parti Socialiste voulait aller vers ce réformisme, alors il lui faudrait dire qu’il faut alléger l’Etat, qu’il faut l’autonomie des universités, qu’il faut réformer les retraites dans le sens où  nous voulons le faire, il devrait dire qu’il faut d’avantage de sécurité... L’ensemble des mesures qu’ils pourraient préconiser sont, grosso modo, celles prises par Sarkozy. Ils n’ont pas d’espace. Celui-ci  est presque entièrement  occupé par Nicolas Sarkozy.  Donc ils n’ont pas la possibilité d’aller dans ce sens, sauf à dire, comme nous, qu’effectivement on adopte cette manière de voir mais qu’en contrepartie on n’est pas dans l’opposition à Sarkozy. Il n’y a pas de place si on veut à la fois prôner une politique réformiste et être dans l’opposition brutale et fondamentale à Sarkozy. Alors, comme ils voudront conserver cette posture d’opposition frontale, ils seront dans l’incapacité d’aller vers la modernisation.  

 

Croire à la rénovation du PS  est illusoire. C’est pourquoi la gauche institutionnelle  ne sortira pas de la crise profonde qui est la sienne.   Nous en sommes persuadés, c’est  en réalité autour de La Gauche Moderne et sur la base de ses valeurs, de ses analyses,  de sa vision de l’avenir et de ses propositions que la rénovation de la gauche aura une chance de se faire…C’est dire à quel point est grande notre responsabilité.

Marc d'Héré

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 11:31

 

 

Si l'on en croit les sondages la rentrée se traduit par une aggravation de la  "fracture" entre Sarkozy et l'opinion. Pourtant, la situation économique est en phase d'amélioration (comme le démontrent les chiffres de la croissance et de l’emploi)  et les déclarations fermes et justes de Sarkozy sur l'insécurité ont été plutôt bien acceptées par les Français.

Il me semble y avoir à cette désaffection renouvelée une raison conjoncturelle et une raison de fond.

Raison conjoncturelle: la surenchère à laquelle se sont livrés certains ministres comme Estrosi, et quelques membres de la majorité. Surenchère inutile et maladroite dont l'effet s'est trouvé aggravé par les déclarations en sens contraire de plusieurs membres, plutôt anti- sarkozystes, de l'UMP comme Juppé, Boutin, Villepin ou Raffarin qui, en voulant se faire un peu de "pub" et
 se poser, à bon compte, en « humanistes »,  ont donné le sentiment d'une division de la majorité. Ces surenchères, sources de polémique, ont été bientôt assimilées aux déclarations du  Président, et leur rejet a entraîné celui des prises de position présidentielles.

A cette raison conjoncturelle s'ajoute une autre raison de fond : la crise a fait évoluer la société française et donc l'électorat. Aujourd'hui celui-ci attend deux choses complémentaires: la justice sociale, ou ce qu'il considère comme tel,  et une certaine union nationale autour d'une politique favorable à tous...

Or les déclarations de Sarkozy, ou attribuées à Sarkozy,  et surtout la manière dont elles ont été traduites et commentées ont été ressenties comme facteur de division sociale, avec des attaques contre les  faibles et les défavorisés. Cela venait renforcer le  sentiment d’injustice déjà répandu,  sentiment que les "gros" ne participent pas suffisamment à l'effort commun, et  que seuls les "petits" ou les "moyens" trinquent. C'est très largement faux mais ce sentiment existe et les évènements de l’été ont eu tendance à le renforcer.

Aucune politique économique et sociale du gouvernement ne sera acceptée tant qu'un acte fort ne sera pas intervenu pour montrer que  les plus riches participent aux efforts communs et faire disparaître ce sentiment que la « France d'en haut » s'éloigne de celle « d'en bas » et que seule, elle intéresse le Président et la majorité.

Il faut supprimer ou suspendre le bouclier fiscal, il faut faire participer davantage financièrement les hauts revenus à la réforme des retraites, il faut s'adresser à la nation toute entière en montrant que la politique suivie va dans le sens d'une union nationale.

Mai 2012 est encore loin, mais c'est sûrement avant la fin de cette année que ces décisions doivent se prendre.

 

Marc d’Héré

  P.S. Une déclaration de Frédéric Lefebvre:

Le nombre de chômeurs a diminué en juillet de – 14 400, après avoir déjà baissé en juinde - 8 600. Cette excellente nouvelle fait suite à la publication récente du nombre de créationsd’emploi au 2ème semestre (+ 35 000) qui démontre que la France est entrée dans l’après-crise.

 

La politique économique du Gouvernement porte ses fruits, tout particulièrement pour lesjeunes, dont le chômage diminue depuis mai 2009. Pour les seniors, le prochain projet de loisur les retraites prévoit la mise en place d’une aide spécifique à l’embauche bénéficiant auxseniors à la recherche d’un emploi.

 

Plus d’emploi, c’est plus de pouvoir d’achat pour les Français, plus de lien social.

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 07:53

 

Une tribune de Max Gallo, dans Le Figaro du 5 août 2010...

 

Est-elle entraînée par la « dérive antirépublicaine » d’un « président aux abois » qui « donne un coup de poignard dans le dos de la République », qui annonce des lois qui nous renverraient « aux heures les plus sombres de notre histoire » (le régime de Vichy) ? L’opposition le clame après les déclarations du président de la République sur les problèmes de sécurité.

 

La France dirigée par ce président qui « abîme la fonction présidentielle » est-elle désormais vouée, par le pouvoir politique, à ce « populisme xénophobe » et de surcroît soumise au règne injuste et indécent de l’argent ? L’opposition l’affirme.

 

L’opposition oublie qu’elle a salué les dernières décisions du Conseil constitutionnel comme un progrès important du droit qui protège les libertés. Or, c’est ce même président de la République qui a proposé la réforme constitutionnelle – refusée par l’opposition – qui a ouvert ce nouveau champ au droit. Quant à l’argent, au libéralisme, au capitalisme financier, faut-il rappeler que le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce sont présidés par d’éminents socialistes ? Et personne n’ose dire que le FMI et l’OMC dénoncent le pouvoir de l’Argent dans la mondialisation et sont deux redoutables machines de guerre anticapitalistes ! Il est vrai qu’il y a quelques décennies les opposants qualifiaient de Gaulle de fasciste, maître d’oeuvre d’un « coup d’État permanent », selon la formule de François Mitterrand.

 

Entre l’homme du 18 Juin et le vichysto-résistant, l’histoire a tranché. Réduisons donc les outrances polémiques à leur objet : délégitimer le président et son gouvernement, engranger des suffrages de républicains inquiets pour les droits de l’homme, et attiser le feu social afin de créer une fin de quinquennat chaotique et de permettre en 2012 l’élection d’un leader de l’opposition.

 

Mais conduite de cette manière, la confrontation politique n’aide pas à éclairer la question majeure du moment : où va la France ?

 

Pour en dégager les enjeux, il faut changer de perspective, rappeler que le XXe siècle a été pour la France une crise nationale de longue durée (saignée de 1914-1918, crise des années 1930, fascisme, nazisme, abîme de 1940, collaboration, guerres coloniales). Pour s’en tenir à la deuxième moitié du siècle, on peut distinguer le temps des années pleines (1945-1980) – restauration de l’État par de Gaulle, reconstruction du pays après la guerre, grands projets, énergie, nucléaire, etc. – et le temps des années creuses (1980-2007), où aucune grande réforme n’est entreprise – sinon la décentralisation, dont le bilan doit être discuté.

 

Mais, de 1945 à 2000, les élites françaises qui sont aux affaires ont en commun d’avoir joué la carte européenne. Vision juste, grand projet français, mais qui s’est bâti sur la conviction que la forme nationale était un archaïsme, et qu’il fallait dissoudre les souverainetés nationales dans une Europe fédérale. Or, cette grande utopie européenne se brise à la fin du siècle. L’Union soviétique s’effondre. Le carcan qui tenait l’Europe centrale saute. La révolution démocratique se double d’une révolution « nationale ». C’est le début du retour des nations, symbolisé par la réunification de l’Allemagne, qui désormais trace son « chemin »en fonction de ses intérêts, de son identité, de sa souveraineté.

 

Il n’est pas un pays d’Europe – et, au-delà, des autres continents – qui ne soit concerné par ce mouvement qui désagrège, recompose. Nos « élites » avaient parié sur l’effacement des nations. Elles ressurgissent partout. Comment la France pourraitelle échapper à ce courant ? Mais nous n’osons pas aborder les problèmes que cette nouvelle donne comporte. Parler de l’identité nationale est tabou. Parler de civilisation française est une incongruité. On évite même de parler « France ». On préfère, quand un problème se pose, invoquer la « République » comme un « ensoi », oubliant qu’elle est française ! C’est-à-dire issue de cet Ancien Régime qui a fait la France durant plusieurs siècles. Car la France commence à naître au Moyen Âge – Clovis, roi des Francs… –, la République française est fille naturelle de la monarchie. Et ce millénaire est présent dans chacun de nos villages et de nos villes. Il est abbaye, cathédrale, château, modeste église, il est notre langue façonnée au fil des siècles comme notre paysage et l’implantation de notre habitat.

 

Faire surgir cette histoire, la rappeler, c’est s’interroger sur ce que signifie être, devenir français. Dire seulement République c’est répondre qu’il suffit d’une carte d’identité. Dire France, c’est reconnaître qu’il existe une identité nationale, en permanente évolution, certes, mais selon des lignes de forces que notre histoire millénaire a commencé de tracer bien avant le 14 juillet 1789 ou le 20 septembre 1792. La Bastille et Valmy sont des événements décisifs de notre histoire, mais la France ne commence pas avec eux.

 

Quand on employait jadis le mot assimilation, on osait penser et dire que devenir français, pour un émigré – et la France a toujours été une terre d’immigration –, c’était assimiler les éléments de cette civilisation française. Poser le problème de la nationalité française en ces termes est difficile, ambitieux, et soulève de lourds problèmes juridiques. Mais rester dans le non-dit, c’est comme marcher dans un champ de mines. Nous y piétinons depuis près d’un demi-siècle.

 

Il faut ouvrir le débat. Importer le concept de « care » – prendre soin de l’autre – pour éviter l’émiettement communautaire est illusoire.

 

Le ciment d’une communauté nationale, c’est le patriotisme, c’est-à-dire l’amour de la France qui relègue à l’arrière-plan les choix politiques. Parmi les premiers Français libres qui ont rejoint de Gaulle, il y avait des républicains et des monarchistes adversaires de la Gueuse. Mais ils venaient tous donner leur vie pour la patrie, pour la France. Ce patriotisme français n’est pas un patriotisme d’exclusion. Il est, dans sa genèse même, partie prenante de la civilisation européenne, qui n’efface pas les nations mais les célèbre, les reconnaît comme fondatrices, créatrices de cette civilisation. Où va la France ? Vers les autres, à condition qu’ils en respectent et assimilent l’histoire, la civilisation et les lois.

 

 

Max Gallo

dans Le Figaro du 5  août

 

 

 

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Published by Max Gallo - dans Réflexion politique
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