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PRESENTATION

 

 

Contact: marcdhere.mdh@gmail.com 

 RECONQUÊTE est un  mouvement en construction. Ce n'est pas un parti politique, mais un Cercle de Réflexion et d'Action, ouvert à tous ceux, à quelque parti qu'ils appartiennent, ou sans parti, qui se reconnaissent dans ses valeurs et  principes. La Responsabilité et l'équivalence entre droits et devoirs à tous les niveaux,  le libéralisme économique,  la solidarité,  le choix d'une évolution réaliste et progressive dans le social et le sociétal,  l'Europe... 

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:06

 

J'ai, ces derniers jours, publié sur le site du Nouvel Observateur, nouvelobs.com,  deux articles relatifs à La Gauche Moderne et au "Cercle des Libertés Egales"...Certains n'ont peut-être pas eu le loisir ou la possibilité de lire ces articles.

 

Je les publie sur ce blog, en commençant aujourd'hui par " La Gauche Moderne dans le piège de la confédération des centres".

 

 

La Gauche Moderne, mouvement fondé par Jean- Marie Bockel, pour soutenir la politique de réformes du président de la République,  a choisi  de rejoindre "l’Alliance Républicaine Ecologique et Sociale", nouvelle appellation de la "confédération des centres". Je le regrette.

 

Je persiste, en effet, à penser que La Gauche Moderne n’est pas centriste, ne souhaite pas le devenir, et que sa place n’était pas dans ce regroupement qui ne lui correspond ni culturellement, ni politiquement et dont tous les dirigeants (sauf Jean-Marie Bockel) ont été membres de l’ancienne UDF. Malgré les différences de choix politiques, nous sommes, en réalité, plus proches idéologiquement du MRG ou de certains courants du PS, que des centristes, plus proches de Manuel Valls ou de Gérard Collomb que d’Hervé Morin ou d’Hervé de Charrette.


Je pense aussi que le ralliement à ce conglomérat de centristes, marqué par l’anti-sarkozysme et qui va diviser et affaiblir la majorité présidentielle, représente moralement, politiquement, stratégiquement, électoralement, une erreur.

 

 

Si La Gauche Moderne a rejoint, en 2007, la majorité présidentielle, c’est pour soutenir l’action réformatrice du président de la République; cette action courageuse se poursuit, notre soutien n’a donc aucune raison de cesser.

 

Au nom de quoi, devrions-nous emboîter le pas d’anciens ministres qui approuvaient totalement l’action et les projets du gouvernement quand ils en faisaient partie (bouclier fiscal et discours de Grenoble compris),  pour devenir critiques lorsqu'ils ont cessé d’y appartenir ? Sur quelles bases rejoint-on cette confédération centriste, alors qu’elle n’a, à ce jour, ni objectif clair, ni projet politique, ni programme (une commission y travaille toujours…).

Et comment ne pas être troublé quand on constate que Jean-Louis Borloo fait état de "convergences" avec Nicolas Hulot et Dominique de Villepin ! Avons-nous voulu cela ?

 

J’aurais préféré que La Gauche Moderne ne s’engage pas dans cette démarche ambigüe qui ressemble à s’y méprendre à une opposition qui n’ose pas dire clairement son nom.

 

Cette "Alliance Républicaine" veut, en effet, construire "une autre majorité présidentielle" et Jean-Louis Borloo prétend être une "alternative à Nicolas Sarkozy". Croit-on que Jean-Louis Borloo aurait, s’il avait été nommé Premier ministre en novembre dernier, fait une politique si différente de celle mise en œuvre par François Fillon…On a du mal à distinguer en quoi…Et croit-on qu’il aurait été candidat à la présidentielle, si le Président l’avait nommé Premier ministre ?  Cette nouvelle opposition, à une politique et à un Président, parait avoir une raison bien… conjoncturelle.

 

 

Quand Jean-Marie Bockel déclare souhaiter la candidature de Jean-Louis Borloo à la présidentielle, et surtout souhaiter son succès, (donc la défaite de Sarkozy !), est-ce parce qu’il considère qu’il serait un Président plus déterminé, plus réformateur, plus efficace que Nicolas Sarkozy. J’en doute… Alors pourquoi le soutenir ?

 

L’adhésion à ce regroupement de centristes, va, progressivement, faire perdre à La Gauche Moderne sa spécificité de gauche sociale libérale et  son indépendance, pour la recherche d’un intérêt électoral, d’ailleurs illusoire. Les parlementaires radicaux qui ont une vive sensibilité à tout ce qui pourrait menacer leur réélection - comment leur en vouloir - ne se précipitent pas dans les bras de cette "alliance", sachant que ce serait le meilleur moyen de se faire battre, l’UMP étant très tentée de présenter contre eux des candidats. Alors, pourquoi ce qui serait un handicap électoral pour les radicaux, se transformerait-il en avantage pour La  Gauche Moderne ?

 

Enfin, comme tout parti membre d’une Confédération, surtout petit,  le risque de disparition est  immense. Viendra très vite le temps, où on ne parlera plus des partis constitutifs de la confédération, Convention démocrate, ou  La Gauche Moderne, mais uniquement de "l’Alliance Républicaine", comme en son temps on n’avait plus parlé que de l’UDF, oubliant jusqu’au nom des partis qui la constituaient.

 

Il aurait été préférable de ne pas nous précipiter dans cette démarche dangereuse pour l’indépendance et le développement de "La Gauche Moderne", qui, avant de  mourir, y perdra, en outre, son capital essentiel, c’est à dire  son orientation et son positionnement à gauche, dont elle ne pourra plus se prévaloir.

 

Mais, la décision est prise, elle s’impose à tous les membres de La Gauche Moderne, et j’en fais partie, qui inscriront leur action militante dans le cadre de cette alliance. À eux de faire en sorte que leur parti  conserve le plus longtemps possible, la capacité de défendre ses idées et d’avancer librement ses propositions.

 

Pourtant, d’ores et déjà, La Gauche Moderne s’éloigne de ce qui faisait son originalité et son utilité dans le paysage politique français, "être une organisation de gauche, sociale et libérale, soutenant l’action réformatrice du Président de la République". 

 

Il faudra qu’un mouvement  vienne remplir le vide que sa nouvelle orientation et ses nouveaux choix vont laisser. Pas un parti politique - La Gauche Moderne continue pour l’instant à exister et nous y militons toujours -   mais un mouvement d’une autre nature, un cercle de réflexion, un club politique, qui puisse publiquement s’affirmer social-libéral, fidèle aux idées et aux idéaux de la gauche et soutien loyal - mais exigeant- du Président, dans la mesure où celui-ci poursuivra sa politique de réforme.

 

Il faudra, sereinement, sans agressivité vis-à-vis de quiconque, faire émerger ce mouvement nécessaire,  largement ouvert au débat avec des mouvements appartenant à la majorité, comme avec d’autres organisations de gauche et du centre gauche. S’il fallait d’ores et déjà envisager un nom, je proposerais, reprenant une belle formule du philosophe social libéral américain John Rawls,  de l’appeler le "Cercle des Libertés Egales".

Nous aurons l’occasion d’en reparler…

 

Marc d'Héré

 

 Pour retrouver cet article sur le site du Nouvel Observateur     

voir: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/2312;la-gauche-moderne-dans-le-piege-de-la-confederation-des-centres.html





 

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 10:15

 

Voir cet article, que je publie   sur " leplus.nouvel obs.com   "  à l'adresse suivante:

 

 http://leplus.nouvelobs.com/contribution/89183;le-cercle-des-libertes-egales-soutien-de-gauche-au-president-de-la-republique.html

 

 

Résumé de l'article:

 

Jean-Marie Bockel et La Gauche Moderne  abandonnent leur positionnement de gauche, social-libéral, pour rejoindre les centristes  et  entrent dans une quasi opposition à Nicolas Sarkozy (souhaitant la victoire de Jean-Louis Borloo, à la présidentielle, et donc la défaite du Président). 

 

Face à cette situation, le "Cercle des Libertés Egales", veut s'affirmer comme un lieu de réflexion ouvert au débat,  de sensibilité de gauche et  soutenant l'action réformatrice du Président d la République.  

 

Il permettra, sans formalisme et sans aucune obligation,   dans un premier temps,  échange d’informations et de réflexions.  Puis, nous travaillerons à l’élaboration de propositions et nous nous manifesterons, notamment à partir d’un  site, de réunions publiques et de colloques,  dans le débat politique.

Que ceux qui peuvent être intéressés par ce cercle de réflexion, me le fassent savoir... en commentaires de cet article ou, par exemple à ies1@hotmail.fr...

  

 Marc d'Héré

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 19:21

 

Nos amis de La Diagonale, "Sarkozystes de progrès", me prient de communiquer l'invitation suivante, ce que je fais avec d'autant plus de  plaisir, que je m'y rendrai.

 

La Diagonale est de retour !

 

Pour son grand retour au sein du débat politique national, La Diagonale vous invite à son colloque de rentrée :

« Remettre les sujets de société au cœur de la campagne présidentielle ! »

Samedi 18 juin 2011 à 15h00

à l’Espace Cardin – 1 avenue Gabriel 75008 PARIS (M : Concorde)

 

15 H 00 : Introduction par Thierry COUDERT, Président de La Diagonale, Conseiller de Paris.

 

15 H 15 : 1ère table ronde « Les sujets de société, mal aimés de la politique française ?»

Depuis près de trente ans, la droite en a peur et la gauche les traite à la marge. Longtemps modèle, la France prend du retard. Le prochain quinquennat doit être l’occasion d’ouvrir de nouvelles frontières.

Avec notamment la participation de Michel Maffesoli, sociologue, Stéphane Rozès, président de CAP (conseils, analyses et perspectives), enseignant à Sciences Po et HEC et de Sophie Chauveau, écrivain.

 

16 H 30 : 2ème table ronde « Egalité Homosexualité/Hétérosexualité : le retard français ?»

De nombreux pays alignent les droits des homosexuels sur ceux des hétérosexuels, à une époque où la famille traditionnelle  connait des mutations profondes. La France doit elle maintenir un régime différencié ou aligner les statuts ?

Avec notamment la participation de Joseph Macé-Scaron, journaliste, auteur de « Ticket d’entrée » (Grasset), de Louis-Georges TIN, universitaire et président du Comité IDAHO et d’Olivier Boileau Descamps, président délégué de Gay Lib.

 

Les tables rondes sont animées par Emmanuel Lemieux, journaliste.

Les participants dédicaceront leurs livres.

 

 

Inscription (nombre de places limité) : coudertthierry@yahoo.fr

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 13:56

 

Voir sur le nouvelobs.com un article que je viens d'y publier sous le titre "La Gauche Moderne" dans le piège de la Confédération des centres.

 

voir: http://leplus.nouvelobs.com/contribution/2312;la-gauche-moderne-dans-le-piege-de-la-confederation-des-centres.html

 

Après une analyse du piège que représente cette confédération des centres, qui  cache mal son antisarkozysme,  j'appelle à la consitution d'un "Cercle des Libertés Egales" club politique de centre gauche,  clairement social et libéral, soutien de la politique de réforme du Président de la République.

 

Que ceux qui peuvent être interessés par ce cercle de réflexion, ouvert à des membres comme à des non membres de La Gauche Moderne , me le fassent savoir... en commentaires de cet article ou à mon adresse mail...

 

Marc d'Héré

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 07:44

 

Claude Imbert, Le Point du 17 mai...

 

La sidérante inculpation de DSK dynamite, dit-on, notre compétition présidentielle. Si ce n'était que cela ! Hélas, elle tétanise toute une nation. Et, selon les heures, l'indigne ou l'humilie. Tous nos cafés du commerce dissertent sur les "trous noirs" de la nature humaine. Ils daubent sur les folies des hommes que le pouvoir tourneboule. Sur ces sorcières du Sexe et de l'Argent qui font vaciller les princes. Et devant l'extraordinaire, on voit s'envoler l'ordinaire essaim des complots.

 

On devrait d'abord, par hygiène mentale, accepter une évidence : à douze mois d'une compétition nationale, il est absurde de proscrire l'imprévu. Voici donc le favori sondagier de l'élection favorite de la France, sinon foudroyé, du moins dans l'incapacité physique de concourir à l'Elysée. Mais songeons qu'en quelques mois notre village, informé et informatisé, fut électrisé par un séisme japonais avec son incidence nucléaire ; une crise financière inachevée qui peut naufrager des monnaies ; le haut risque terroriste après la mort de Ben Laden... L'imprévu est dans l'air du temps !

 

Image terrible : le grand seigneur de notre intelligentsia politique, le candidat le plus populaire à la plus populaire des élections, le patron aux mérites reconnus du FMI, le polyglotte flamboyant, le surdoué de l'informatique se voit exhibé, menotté, mâchoires serrées, sur tous les écrans de la planète. La France y découvre, et mieux que dans les feuilletons télé de Hollywood, les rigueurs de la procédure américaine. Elle apprend que les "experts" vont explorer la peau et l'ADN des deux protagonistes. Elle suppute quel miracle peut concocter, en faveur de DSK, l'avocat choisi, celui des grands bonnets et des causes désespérées.

Mais, au-delà, elle comprend qu'avec le Sexe et l'Argent, l'Amérique et la France jouent à fronts renversés.

En France, on cancane à l'envi sur la contamination de DSK par l'argent, sur la fortune de sa femme et sur une Porsche où il s'engouffre. Et, de même, on cancane encore sur le Fouquet's de Sarkozy. L'Amérique, elle, ne respire aucun soufre ni dans la Porsche ni dans le Fouquet's. Elle ne voit dans cette mauvaise fièvre française que l'héritage catholique d'un argent peccamineux. Et dans l'égalitarisme français, le noble habillage de l'envie.

En revanche, le sexe, lui, sent là-bas le fagot. L'adultère le plus fugace est interdit à tout responsable public. On se souvient du torrent d'anathèmes et d'insanités brandi contre le président Clinton. De l'acharnement contre le cinéaste Polanski. Et on ne compte plus les carrières de parlementaires tranchées par un coup de canif libertin. En France, au contraire, la tolérance sexuelle a fait les beaux jours de notre vie publique. Des "éléphants" respectés de la IIIe et de la IVe République fanfaronnaient dans des maisons fort peu closes. Et si un scandale, celui des ballets roses de Le Troquer, connut un épilogue judiciaire, on aura vu s'étouffer la plainte d'une servante d'hôtel contre un Antoine Pinay entreprenant. La France, comme l'Italie de Berlusconi et de ses séances de bunga-bunga, ne s'effarouche pas à l'excès d'une liberté sexuelle affichée.

 

Ces approches opposées font qu'aux Etats-Unis et en France les Codes ne traitent pas avec les mêmes imputations l'attouchement, l'agression, le harcèlement et le viol. Et la culture populaire découvre des enfers où nous ne voyons que des licences. Mais c'est aux Etats-Unis, dans les filets de la justice américaine, que DSK est tombé...

 

Depuis une à deux décennies, les femmes françaises réagissent avec une légitime exigence contre les complaisances machistes de nos moeurs. Mais l'onde de choc de l'affaire Strauss-Kahn gagnera aussi les prétentions nouvelles que la sacro-sainte "transparence" imposera. La "transparence" est partout, derrière l'oeil de chaque portable. Et le soupçon partout, derrière les foules détectives du Net. De l'homme public on exigera plus qu'une vocation, une "sainteté laïque" sous l'inquisition de Big Brother. Progrès ? On peut en douter.

 

Quel que soit le sort judiciaire de DSK, il est d'ores et déjà acquis que sa chute fragilise l'atout français au FMI. Et que la notoriété de sa disgrâce pèsera, dans l'outrance habituelle des réputations, sur celle de la France. Ce mauvais nuage passera.

Il pèsera en revanche plus longtemps, et avec l'exploitation démagogique des extrêmes, sur l'image de nos gouvernants. Il fait perdre au Parti socialiste son meilleur atout électoral. Par le jeu des contrastes, François Hollande, qui se présentait, avant l'épisode hors normes de l'affaire DSK, comme "un homme normal", s'en trouve fortifié. Sa Corrèze pondérée fait un marchepied rassurant face au Capitole new-yorkais et à sa roche Tarpéienne. Mais, une fois encore, trêve de pronostics !

 

La déflagration DSK est trop proche. Et la stupeur rend stupide.

 

Claude Imbert,

Le Point

 

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 13:21

 

Présomption d’innocence. Dans l’affaire DSK, la majorité, à un Debré près, se comporte bien, et affirme le principe de la présomption d’innocence. Il n’y a même pas à la féliciter, c’est normal, et j’aurais été très gêné d’appartenir à une majorité qui ne respecte pas ce principe. Une majorité qui se serait livrée à un lynchage indigne, comme l’ont fait, dans un passé récent,  les socialistes et les médias d’opposition (du Monde à Marianne), vis-à-vis d’Eric  Woerth ou de  MAM…Eric Seydoux, dans un article joint à celui-ci revient sur ce sujet.

Croissance. La croissance française a progressé de 1% au premier trimestre, ce qui représente le double de ce qui était prévu et  le meilleur résultat depuis le 2ème trimestre 2006.  Ce résultat rend tout à fait réalisable la prévision gouvernementale d’une croissance de 2% sur l’année 2011 (alors que les mêmes politiques et médias que ci-dessus, la prétendaient inatteignable !). Cette progression de la croissance, est d’autant plus remarquable et encourageante que l’on constate que dans le même temps près de 60.000 emplois nouveaux ont été créés, que le chômage a baissé pour le troisième mois consécutif et que l’investissement des entreprises repart à la hausse. L’UMP s’est félicité de ces résultats, La Gauche Moderne aussi, en revanche, si les amis de Jean-Louis  Borloo s’en sont réjouis, c’est de manière très discrète.  Serait-ce parce que ces résultats sont ceux d’un gouvernement où ils ne figurent plus, ce qui ne semble pas trop le pénaliser ?

Confédération des centres. La « confédération des centres », commence à s’organiser. Le Nouveau Centre et le Parti radical ont déjà voté leur entrée dans cette UDF reconstituée.   La Gauche Moderne, se prépare à le faire, ce qui signifiera sa disparition à plus ou moins long terme (le long terme étant septembre 2012…). Je souhaiterai que La Gauche Moderne se donne le temps de la réflexion, au lieu de se précipiter aveuglément dans ce regroupement ambigu et flou  de centristes (ce qu’elle n’est pas, et ne veut pas devenir), dans cette « Alliance Républicaine », toujours sans le moindre projet (une commission y travaille mais semble loin de remettre ses conclusions), et dont les sentiments anti-sarkozystes, s’ils n’osent encore s’avouer clairement,  suintent de toutes parts…

Assistanat. Laurent Wauquiez a été très  maladroit, et sa proposition de modification du RSA ne tombait pas au bon moment…L’opposition, parce qu’elle est favorable à l’assistanat, et la partie centriste de la majorité, parce qu’elle n’a pas compris,  l’ont brutalement condamnée. Dans leur très grande majorité, les Français, eux, approuvent les deux principes qui étaient au centre de la proposition de Laurent  Wauquiez : il ne faut pas que l’on gagne quasiment autant sans travailler qu’en travaillant, et, deuxième principe,  l’assistanat, ou le fait de bénéficier de droits sans les devoirs correspondants, n’est pas une bonne solution. Alors, bien sûr, il aurait était souhaitable que, dans le même temps il dénonce les privilèges ou les avantages indus  de certains, notamment des plus aisés et qu’il propose les moyens d’y remédier, sans limiter son discours au RSA…Mais les principes qu’il a mis en avant méritent d’être étudiés.

Programme du PS. Je vous renvoie à mon analyse de ce projet : http://marcdhere.over-blog.com/article-ps-un-projet-archaique-qui-sera-vite-oublie-73990640.html Ce mauvais projet reprend de l’importance. En effet, jusque-là certains socialistes disaient « n’en tenez pas compte…De toutes façons, DSK  présentera son propre projet qui n’aura rien à voir avec ce texte… » Mais aujourd’hui il est possible que ce soit Martine Aubry qui représente le PS à la présidentielle, et dans ce cas, c’est bien ce projet qui sera avancé et défendu par les socialistes, car c’est en grande partie celui de Martine Aubry elle-même ! Ça promet ! 

Ambiance. Les sondages récents le montrent, Nicolas Sarkozy entre dans une phase plus favorable. Son action internationale efficace, les résultats économiques qu’il obtient, les réformes nécessaires qu’il envisage (dépendance, fiscalité, emploi des jeunes), ses contacts simples et répétés avec les Français, son attitude nouvelle, plus « présidentielle »…tout cela fait que la haine dont il faisait l’objet dans certains milieux semble s’estomper, et qu’il retrouve progressivement,  auprès de son électorat, la popularité et l’estime qu’il avait en partie perdues. Le chemin vers une victoire possible  à l’élection présidentielle, s’ouvre devant lui. Il  sera certainement encore bien long, mais cette fois-ci il semble s’y être vraiment engagé… Mais il ne peut plus se permettre le moindre écart.  Il n’a plus droit à l’erreur.

Marc d’Héré

 

Je publie aussi ci-dessous un article d’Eric Seydoux :

Deux poids, Deux mesures.

Toute la classe politique unanime, une fois n’est pas coutume, -exceptions faites de Clémentine AUTAIN et de Marine LE PEN- invoque la présomption d’innocence, plaide l’absence de preuve, refuse la curée, prêche la plus extrême prudence, recommande  d’attendre la version du mis en cause, prescrit d’exclure tout jugement hâtif, demande de ne rien précipiter avant qu’une décision de justice ne soit rendue.

Il faut sauver le soldat STRAUSS KAHN ! Pour  Christine Boutin c’est un coup monté. Pour Dominique PAILLE c’est une peau de banane glissée par on ne sait qui. Pour beaucoup d’autres encore, le mot complot revient sans cesse. C’est la suite logique de la PORSHE et du tailleur à 3000 € minimum le costume, affirme-t-on ! Pour Jean-Marie Le GUEN et  François PUPPONI qui le connaissent bien, l’homme est à des années- lumière des faits qui lui sont reprochés. Anne SINCLAIR le confirme dans un communiqué. Bernard TAPIE n’y croit pas non plus. Alain DUHAMEL lui-même, tance sévèrement une Marine LE PEN qui a osé déclarer  « n’être pas étonnée par cette affaire ». Une contre- enquête, est diligentée dans l’urgence depuis Paris par des communicants. Il en résulte que l’avion avait été réservé à l’avance, qu’il possède sept portables, qu’un seul a été oublié, qu’il a d’ailleurs demandé à son chauffeur d’aller le récupérer, qu’en toute hypothèse il nie les faits. Alors ? Alors, mille Bravos pour cet appel de la classe politique et médiatique au respect des grands principes de justice! Et que cette grande modération dont la presse a fait la preuve en ce triste jour, se retrouve pour des tas d’autres affaires à propos desquelles elle s’est montrée jusqu’alors si intransigeante, si intraitable, si implacable, sans la moindre hésitation pour « jeter aux chiens » l’honneur d’hommes et de femmes, sans avoir besoin d’un  délit, d’une infraction, ou même d’un début de manquement à la loi.

Un seul mot, une seule boutade, une seule virgule mal placée suffisait.  Suffisait pour prononcer des condamnations sans appel, sans droits de la défense, sans procédure, pour les relayer sans répit, pour les répercuter de radios en télé, de quotidiens en magazines, pour les dupliquer à l’infini, le jour et la nuit, pour clouer les ignobles condamnés au pilori, pour les lyncher jusqu’à ce que mort s’en suive, mort professionnelle, mort civile, mort politique, quand ce ne sera pas mort tout court, sans vergogne, sans scrupule, sans pitié.

Oserais-je ? Mais si la même chose était arrivée à …. ? Non ! Pas d’inutile polémique en ce jour de grâce, tenons nous en à ce fameux proverbe Corse, « les morts sont morts, sauvons les vivants. »

Eric SEYDOUX

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:46

 

L’Express : Les évènements au sud de la Méditerranée inquiètent l’Europe : comment renforcer l’Union ?

Nicolas Sarkozy : Plus le temps passe, plus je me sens engagé dans l’idéal européen…J’ai appris qu’on ne peut pas faire les choses seul, quelle que soit la force de la France. La défense et la pérennité de notre modèle de société passe par le renforcement de l’Europe. Le principal danger pour l’Europe : l’immobilisme…Il faut poursuivre l’intégration économique  de la zone Euro. Le débat entre fédéral et confédéral n’a plus de sens, car il faut les deux : du fédéral dans la zone Euro, avec le gouvernement économique que nous avons mis en place ; du confédéral pour ceux qui ne sont pas dans la zone Euro, car plus nous serons nombreux en Europe, plus il faudra de la souplesse.

Et Schengen ?

Je crois en Schengen, mais le système doit évoluer, il est aujourd’hui en bout de course. Avec les perspectives démocratiques en Afrique du Nord, nous devons être prêts à former des étudiants, accueillir des hommes d’affaires ; mais accepter tout le monde, comme le disent les socialistes français, non, c’est tout l’équilibre de notre système social qui serait mis en cause…Qui gère Schengen à Bruxelles ? Personne.  Qui évalue Schengen aux frontières ? Personne. Qui évalue les bonnes pratiques dans Schengen ? Personne. Sangatte, en 2002, c’était comme Vintimille aujourd’hui : des Kurdes, des Irakiens, des Somaliens qui voulaient aller en Angleterre. Nous avons mis cinq ans à régler le problème. L’Europe doit aider l’Italie à faire de même avec les Tunisiens. La France, le pays le plus généreux en matière de droit d’asile, fera des propositions au Conseil européen de juin. Après les premières élections dans les nouvelles démocraties d’Afrique du Nord, il faudra des règles d’immigration concertées et un développement économique partagé. Si un pays ne peut garder ses frontières, la question de la suspension provisoire de Schengen doit être posée sans tabou.

La poussée du populisme en Europe est-elle la conséquence de cet immobilisme ?

Pourquoi dites-vous « en Europe » ? Que sont les Tea Parties ? Et Sarah Palin ? Et Hugo Chavez ? Plus le monde est un village, plus les peuples prennent conscience que leur sort dépend de ce qui se passe à l’autre bout du monde, et plus ils sont attachés viscéralement à leur territoire…L’un des plus grands intellectuels français du XXème siècle, Levi-Strauss a dit : "L’identité n’est pas une pathologie. " C’est la clef. Les citoyens du monde comprennent qu’ils sont interdépendants, mais ne veulent pas d’une culture aplatie. Or, l’interdépendance crée une identité, une culture moyenne, ce qui nourrit une crainte et donne des mouvements comme « les vrais Finlandais ». Plutôt que de dire "que c’est immoral, que c’est laid, le populisme ", confortablement installés dans le sentiment d’appartenance à une élite si arrogante, comprenons ces craintes et apportons des réponses concrètes : réforme de Schengen, régulation de la mondialisation, gouvernement économique, taxe sur les mouvements financiers…La réponse à la souffrance des peuples et aux peurs doit être concrète, pragmatique, en prise avec la réalité, en aucun cas moralisatrice et donneuse de leçons.

Une cure d’austérité attend-elle immanquablement la France dans les années à venir ?

Pourquoi le mot « austérité » ? Pourquoi ne faudrait-il choisir qu’entre l’austérité et le laxisme ? Et s’il fallait simplement suivre le chemin de la raison ? La France a créé 1 million de postes de fonctionnaires depuis le début des années 1990 : c’est déraisonnable. Nous en avons supprimé 150.000 depuis 2007 et il faudra poursuivre cette politique, parce que la France a un montant de dépenses publiques trop élevé. Le problème, notamment dans l’éducation, n’est plus la quantité de fonctionnaires, mais la qualité de leur  rémunération et de leur formation, ainsi que la redéfinition de leur mission : ce sera un beau débat pour la prochaine présidentielle…La France a 1590 milliards d’Euros de dette et paie 45 milliards d’euros d’intérêts par an. Si l’on n’avait pas fait la réforme des retraites et le « un sur deux » dans la fonction publique, la France ne serait plus notée « triple A », ce qui nous permet d’emprunter à 3,6% quand la Grèce emprunte, elle, à 16% à échéance de 10 ans. Ceux qui disent qu’ils reviendront sur la réforme des retraites mentent aux Français. Ceux qui disent qu’il faut embaucher des fonctionnaires et augmenter nos dépenses, mentent aux Français. Nous avons réduit cette année notre déficit de 14 milliards d’euros de plus que prévu : il faut continuer. Ce n’est pas de l’austérité, c’est de la raison. Et il est temps pour la France d’être raisonnable après trente- cinq années de budget présenté en déficit.

Avec le Premier ministre François Fillon, nous n’avons reculé sur aucune des réformes difficiles : service minimum, autonomie des universités, retraites…Même en matière de pouvoir d’achat, au risque de vous surprendre, les résultats sont encourageants : la France est  l’un des seuls pays du monde développé où, selon l’INSEE, il a progressé pendant la crise, y compris dans la fonction publique avec une hausse de 3,6% en 2009 et de 2% en 2010.

Etes-vous un Président « normal », pour reprendre le mot de François Hollande ?

C’est une fonction qui ne l’est pas. J’imagine que François Hollande a voulu être désagréable. C’est son droit. C’est le mien d’essayer d’élever le débat. Il y a tant de gens pour l’abaisser.

Nicolas Sarkozy

Interrogé par Christophe Barbier, Christian Makarian et Eric Mandonnet pour L’Express, du 4 mai 2011.

Voir aussi sur le blog: 4 ans d'action Mai 2007- Mai 2011: http://marcdhere.over-blog.com/article-quatre-ans-d-action-mai-2007--mai-2011-72304956.html

 

 

 

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Published by Nicolas Sarkozy, interrogé dans l'Express - dans Réflexion politique
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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 20:48

 

Claude Imbert, Le Point du 28 04 

 

 

Et maintenant, la Finlande ! La Cendrillon du Nord court, elle aussi, le guilledou populiste. Ses soeurs ne sont plus seules à valser, enjouées comme notre Marine Le Pen, dans les bras du grand séducteur des temps de crise. Il tourne aussi la tête aux jeunes filles modèles de l'Europe démocratique, le Danemark ou les Pays-Bas. Et même la chaste Suisse croque la pomme de Guillaume Tell. Toutes craquent, un peu ou beaucoup, pour l'enchanteur nationaliste. Alors, les vieux de la vieille Europe s'alarment de voir l'Histoire bégayer avec ces coups de sang qui firent les malheurs du siècle passé.

 

Le populisme d'aujourd'hui ne gigote plus dans les mêmes cauchemars. Sinon, bien sûr, celui de la crise financière et de la détresse économique. Chez nous, contre les vertiges de l'endettement d'Etat, le coup de frein asphyxie des libéralités que le bon peuple tenait pour éternelles. Depuis trois décennies, la démagogie masquait leur pente fatale. La crise découvre des gouffres. Nulle surprise donc à voir refleurir les recettes protectionnistes, champignons des temps de crise et qui repoussent avec elle tout comme la hausse de l'or ! Nulle surprise à voir cloués au pilori populiste les mêmes boucs émissaires : la classe politique ; l'Europe et son euro ; l'immigré, "étranger" proche ; et les étrangers lointains dont l'inépuisable réserve de pauvres vient battre l'Europe aux anciens parapets. La mondialisation, cet univers des "autres", généralise l'angoisse d'une dépossession nationale.

La nouveauté, c'est que le populisme ne se déchaîne plus seulement dans l'angoisse du patrimoine matériel menacé, celui du niveau de vie. Il se dresse aussi en gardien du patrimoine immatériel, celui du style de vie, celui de l'identité nationale. Dominique Reynié (1) montre très bien que le populisme peut compter - et durablement - sur le chambardement de nos pénates. C'est, en Europe, l'immigration qui les dérange. C'est elle qui tourneboule les démocraties les plus paisibles.

 

La classe politique aura longtemps rechigné pour affronter ses quatre vérités. Rechigné pour méditer l'épuisement démographique du Vieux Continent. Rechigné pour admettre que le vieillissement de nos peuples aura "aspiré" une immigration légale et illégale qui contribue, quoi qu'on raconte, à leur équilibre démographique. Rechigné, enfin, sous les interdits d'une bien-pensance imbécile pour assumer les conséquences d'une immigration devenue, en Europe, aux deux tiers extraeuropéenne.

 

Car c'est évidemment cette immigration-là qui change et changera le paysage national. C'est elle qui nourrit le populisme répulsif. Il est absurde d'en espérer l'intégration aisée qui fut celle des immigrés européens du temps jadis. Et d'abord parce que, chez les immigrés de l'après-guerre, la forte affiliation musulmane importe, dans nos sociétés déchristianisées et laïcisées, sa religion d'hommes pieux et ses traditions vivaces.

 

L'humeur populiste ignore la réalité statistique. Elle ne réagit qu'à ce qu'elle perçoit de l'altérité ethnique et culturelle. Elle ne voit que minarets, mosquées, burqas, coups de canif dans la laïcité scolaire et hospitalière. Elle n'entend que les échos d'un fondamentalisme en réalité très minoritaire, voire combattu, dans l'islam européen. Elle constate, chez nous, dans la concentration des ghettos, le concentré d'échec avéré de l'intégration. Et elle en exagère les dommages nationaux.

 

La veulerie intellectuelle et politique des classes dirigeantes, dans leur manie d'évitement, laisse le champ libre à l'exploitation passionnelle de vérités cachées. En France, le cercle de la raison est suspecté d'"islamophobie" quand il dénonce les prétentions séculières du Coran, les entorses à la laïcité républicaine, les mariages forcés et la soumission des femmes. Mais, sur l'autre bord, il est suspecté d'islamophilie naïve quand il parie, à long terme, sur le lent et patient apaisement de l'islam de France. Délires polémiques d'un trouble fatal !

 

Les effets politiques de la réaction populiste ne sont pas marginaux. Elle a d'ores et déjà dévalué partout la tentation communautariste, et jusque dans une Angleterre qui réalise tardivement sa coupable incurie. Au-delà, elle "droitise" les équilibres politiques où l'électoralisme ménage, dans les urnes, les forces nouvelles nées de la crispation populaire. Plus grave, elle infecte le pacifisme écologique allemand. Elle mine le consensus européen de Schengen. Pis : en répandant son venin, elle attise et grossit les non à l'Europe.

En ce siècle, de ce mal résistible du populisme aucune de nos démocraties n'est morte, ni en péril de l'être. Mais toutes en sont frappées.

 

 

Claude Imbert, Le Point

 

1. "Populismes : la pente fatale", de Dominique Reynié (Plon).

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 09:09

 

Laïcité 

Après l’hystérie collective « anti-débat  laïcité » qui a enflammé les opposants socialistes et les médias qui les soutiennent, mais aussi le Front National (qui ne veut surtout pas que des solutions soient apportées aux problèmes qu’il soulève), les centristes (qui ne veulent parler de rien) et les responsables religieux (qui voulaient interdire à un parti politique de débattre !), on s’aperçoit que ce débat interne à l’UMP a été serein et républicain. Il a surtout été utile,  les principales conclusions ayant été reprises par le gouvernement dans le cadre d’une réunion dont les organisations de musulmans, notamment, ont salué l’esprit positif et l’importance.

Citons, rapidement, parmi ces conclusions utiles : 

-         Le code de la laïcité, précédé d’une solennelle résolution parlementaire,  qui aura l’avantage d’organiser les normes existantes, de les rendre plus claires  et mieux comprises, de consacrer et de pérenniser des  solutions jurisprudentielles, de proposer des solutions à quelques contentieux non tranchés, de donner une valeur réglementaire à certaines circulaires.

-         L’enseignement du principe de laïcité à l’école et une formation à la laïcité des agents des services publics, l’extension  des exigences de neutralité aux collaborateurs occasionnels du service public, l’interdiction de récuser un agent du service public en raison de son sexe ou de sa religion supposée (exemple à l’hôpital). 

-         Le rappel que, dans le cadre d’un service public, les convictions religieuses, politiques ou philosophiques n’autorisent pas à invoquer un traitement spécifique de nature à mettre en cause son bon fonctionnement, mais que, dans cette limite, des aménagements peuvent être trouvés, par exemple concernant les prescriptions alimentaires et les fêtes religieuses.     L’interdiction de se soustraire aux programmes scolaires obligatoires tels que les enseignements de « sciences de la vie et de la terre », d’« éducation physique et sportive » et d’éducation civique.

-         L’ouverture de concertations pour faire en sorte que  l’exercice du culte n’ait pas lieu dans la rue.

Ces propositions et quelques autres qui ont suivi le débat de l’UMP, qui n’est pas mon parti et dont beaucoup de choses me séparent,  me paraissent de bon sens et non dénuées d’intérêt, j’aurais souhaité que La Gauche Moderne les approuve au lieu de garder un silence un peu…gêné ! Dommage !

 

 Regroupement des Centres

 Cette « confédération des centres » en gestation me rend quelque peu mal à l’aise, me faisant craindre que La Gauche Moderne, qui n’est pas centriste,  n’y perde son identité, et son utilité. Y suis-je opposé ? Je ne sais pas trop encore, et j’en discute très ouvertement et très librement avec mes amis de La Gauche Moderne, mais j’ai du mal à l’accepter totalement, même si je reconnais bien volontiers une certaine proximité avec  le parti radical, et une véritable amitié avec les radicaux des deux bords que je connais. D’ailleurs, pour aller au bout de ce que je pense, c’est sans doute une alliance – pas une confédération- entre les radicaux valoisiens, les radicaux de gauche,  La Gauche Moderne et quelques écologistes - mais pas les centristes, sauf exceptions- qui m’aurait parue la plus intéressante et la plus porteuse d’avenir…Encore difficile à envisager, je le sais bien… 

Et puis, disons-le, l’éventuelle candidature de Jean-Louis Borloo, qui est  l’aboutissement, plus ou moins logique,  de ce regroupement centriste, m’inquiète. Quel est l’objectif de cette candidature ? Pas une simple candidature de témoignage, nous a dit Borloo,  l’autre soir, mais  une candidature pour gagner !  Comment croire sérieusement qu’il pourrait figurer au second tour, alors que sa candidature sera directement en concurrence avec celle de Bayrou, de Villepin, de Hulot (un sondage CSA d’hier lui accorde dans cette hypothèse 4% au 1er tour !) Alors pourquoi prétend-t-il pouvoir gagner alors que c’est inimaginable ? Pour mobiliser les troupes ? C’est bien possible et ce serait normal…Pourtant je ne peux m’empêcher d’avoir une autre interrogation.

 Si l’on en croit les sondages, les trois forces principales aujourd’hui, UMP, PS, FN, représentent chacune autour de 20- 22%. Cela évoluera certainement dans les mois qui viennent mais sans doute pas de manière très importante. Si Borloo fait un bon score au premier tour, entre 10 et 12%, il est vraisemblable que plus de la moitié de ses voix viendront d’électeurs de la majorité, et que cela peut suffire à éliminer le candidat UMP, quel qu’il soit. C’est un grand risque, or Jean-Louis Borloo semble prêt à le courir. C’est là que se pose la question la plus gênante : et si le but était au fond d’éliminer le candidat UMP,  et donc  de faire élire le candidat PS, et, dans la foulée,  d’opérer un renversement d’alliance… Pourquoi pas, ce ne serait pas indigne et les centristes ont déjà été alliés à la gauche et au Parti socialiste. Ce n’est pas inconcevable, mais ce serait bien de  le savoir.

Voilà…Sans doute cela n’est-il qu’une construction intellectuelle, et n’a rien à voir avec la réalité des objectifs de Jean-Louis Borloo…Je crois en effet que mon hypothèse n’est pas la plus probable, mais pourquoi m’est-elle venue à l’esprit ? …J’espère, et je pense d’ailleurs, que les mois, peut-être les semaines à venir, me permettront de voir ce point éclairci et les arrière-pensées effacées.

Justice, réforme de la garde à vue.

Les avocats qui étaient fortement demandeurs de la réforme de la garde à vue, pour des raisons humanistes et tenant à la  défense des droits de l’Homme – bien sûr-  s’y opposent tout à coup estimant qu’ils sont insuffisamment payés !  Serait-ce que, pour ces humanistes,   une avancée des droits de l’homme qui ne se traduirait pas par une hausse de leur rémunération,  n’en serait  pas une véritable ?  Je plaisante, évidemment…  

 

Interventions extérieures

La France, en accord avec l’ONU, a permis au président élu en Côte d’Ivoire, d’accéder enfin au pouvoir, et à Laurent Gbagbo, ami- pas si ancien que ça-  des socialistes, d’en être chassé et  d’être arrêté. Nous pouvons en savoir gré au gouvernement français et au Président de la République.

En Libye, le Président a su convaincre ses principaux partenaires  et l’ONU d’intervenir et ainsi d’éviter le massacre des populations civiles. La poursuite des frappes et l’intensification de l’aide apportée aux rebelles, devraient permettre la victoire des forces démocratiques. Là encore, on ne peut que se féliciter de l’action du Président de la République.

Emploi

 Pour le troisième mois consécutif, le chômage a baissé en France, au mois de mars. Il a reculé de manière importante (0,8%, 21.000 chômeurs de moins) et notamment pour les jeunes. Nous sommes revenus aux chiffres d’avril 2010. Même si il y aura encore des mois plus difficiles, nous sommes véritablement entrés dans une période de décrue du chômage. C’est une excellente nouvelle qui vient confirmer les derniers chiffres encourageants sur   la croissance (dont les chiffres du 4ème trimestre 2010 ont été revus à la hausse et qui devraient être bons pour le 1er trimestre 2011) et  le déficit qui a été très sensiblement inférieur aux prévisions sur l’année 2010, et s’annonce meilleur que prévu en 2011.

J’évoquerai prochainement les sujets du pouvoir d’achat et de la sécurité, qui devraient aller dans le bon sens.

Programme du PS

J’écrivais, sur ce blog, à propos du projet PS « un programme archaïque, qui sera vite oublié »…Je ne pensais pas que cela arriverait si vite….

 

Marc d’Héré  

 

Sur le même blog:  

Quatre ans d'action mai 2007- mai 2011    http://marcdhere.over-blog.com/article-quatre-ans-d-action-mai-2007--mai-2011-72304956.html 

 

Le  chemin vers la paix:  http://marcdhere.over-blog.com/article-le-chemin-vers-la-paix-71771114.html

 

 

 

  

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 12:41

 

La France avance

A l'automne 2008, la crise économique frappait le monde. La France et les Français ont fait face.Ensemble, nous avons lutté pour que notre pays continue à se réformer et à progresser au milieu des difficultés. Aujourd'hui, la croissance française repart et le chômage commence à baisser.

 

Depuis quatre ans et malgré la crise, la France avance. Notre pays change, se modernise et se transforme. Il le fait grâce aux efforts de chacun des Français, grâce au courage de tous. Depuis quatre ans, la France s'est remise en mouvement. Les lignes ont bougé. La France, grâce aux efforts des Français a montré qu'elle pouvait se réformer. Notre pays n'est pas condamné à l'immobilisme, ni au déclin.

 

Le chemin parcouru, ensemble, depuis 2007, n'a pas toujours été facile, mais il est considérable. Au cours de ces quatre dernières années, la liste des réformes engagées et des changements opérés n'a cessé de s'allonger. Avec une seule obsession : protéger les Français dans un monde de plus en plus dur. Avec un seul but : garder la France au premier rang à l'heure où les équilibres d'hier sont remis en cause. Cette période de réforme compte certainement parmi les plus fécondes depuis les trois dernières décennies.

Ces réformes, les Français les ont attendues longtemps. Ils les ont choisies sans ambiguïté lors de la dernière élection présidentielle de 2007 car le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy a été élu par les Français sur une seule promesse : celle du changement.

 

Dès les premiers jours du quinquennat, le chef de l'État, le Premier ministre François Fillon, le gouvernement et l'ensemble de la majorité parlementaire ont concentré leur action sur les sujets fondamentaux de l'emploi, de la sécurité, de l'autorité et du pouvoir d'achat.

À partir de l'été 2008, à la suite d'une crise financière née aux États-Unis, la crise économique la plus grave depuis la Grande Dépression des années 1930 a ébranlé le monde sans épargner notre pays.
Sans renoncer à mettre en œuvre les engagements pris pendant la campagne, Nicolas Sarkozy et le gouvernement ont dû faire face à l'urgence des faillites bancaires, à la chute de l'activité et à la hausse du chômage. Alors qu'il présidait l'Union européenne, c'est au chef de l'État français qu'il est revenu d'organiser la réponse internationale à cette crise sans précédent dans le cadre du G20.

 

Cette crise a rendu le besoin de réforme encore plus pressant, encore plus urgent à l'instar de la réforme des retraites. Trop longtemps retardée, ou partiellement engagée, elle ne pouvait plus attendre. À cela il faut ajouter que les turbulences monétaires qui ont submergé la Grèce, l'Irlande et maintenant le Portugal, ont fait de la maîtrise de nos finances publiques un impératif catégorique. C'est donc à coût quasi constant qu'il a fallu engager et poursuivre les réformes.Dans cette période difficile, les principes d'action fixés par le chef de l'Etat n'ont jamais varié : encourager le travail plutôt que l'assistanat, protéger les victimes d'agression plutôt que les délinquants, réduire la dépense publique plutôt qu'augmenter les impôts des Français, réaffirmer les valeurs de la République contre le communautarisme, miser sur un développement durable plutôt que sur la décroissance.

 

Cette volonté de réforme de la majorité présidentielle reste plus que jamais au cœur du travail du gouver-nement. En effet, après quatre ans d'activité continue, quatre années de volontarisme politique, l'action du président de la République, du Premier ministre et du gouvernement n'est pas encore arrivée à son terme.

En quatre ans tout n'a pas encore pu être entrepris, tout n'a pas été réussi, mais tout sera mis en œuvre pour apporter aux Français les résultats promis et attendus. C'est pour cette raison que le chef de l'État entend demeurer au service des Français jusqu'à la dernière minute de son mandat. C'est alors, et alors seulement, qu'un bilan de son action, complet et juste, pourra être dressé. Comme chaque année, il s'agit ici de présenter un point d'étape, une photographie aussi exacte que possible de l'action du président de la République et du gouvernement, de présenter des faits et uniquement des faits au jugement des Français.

Il s'agit aussi de rendre hommage au courage dont les Français ont fait preuve au cours des quatre dernières années. Changer n'est jamais facile et forcément- toujours risqué. Mais au cours de ces quatre dernières années, marquées par tant d'événements imprévus, les Français ont démontré qu'ils étaient un grand peuple, capable d'affronter les urgences du présent, aussi bien que de relever les défis de l'avenir.
Un peuple à la hauteur de son Histoire.

PROTEGER LES FRANCAIS

Depuis 2007, le gouvernement a eu à faire face à des menaces de tous ordres pour protéger les Français : aux défis anciens de la lutte contre la délinquance, du terrorisme ou de l'immigration clandestine, se sont ajoutées des menaces plus récentes sur l'épargne des Français et sur leur niveau de vie...(LIRE LA SUITE)

 

BATIR UNE FRANCE PLUS JUSTE


La justice est au cœur du projet présidentiel. Mais la justice que nous défendons, ce n'est pas celle des politiques sociales qui versent dans l'assistanat, de l'égalitarisme qui n'aboutit qu'au nivellement par le bas ou à la fraude aux prestations. La justice que nous défendons, c'est celle de la récompense du travail, de l'effort et du mérite, de l'égalité des chances pour tous, et de la juste compensation des difficultés de chacun...(LIRE LA SUITE)

 

CONSTRUIRE UNE FRANCE MODERNE

Dans le projet présidentiel, Nicolas Sarkozy a souscrit à plusieurs engagements destinés à faire de la France «une démocratie irréprochable». D'emblée, le gouvernement a été limité à 15 membres : il y a toujours 15 ministres pleins dont 5 femmes auxquels- s'ajoutent autant de « ministres auprès » et de secrétaires d'État. Par ailleurs, une révision constitutionnelle a été votée le 23 juillet 2008. Elle est l'une des plus importantes qu'ait connue la Ve République...(LIRE LA SUITE)

 

PREPARER L'AVENIR

Dans un domaine aussi essentiel du pacte social que celui des retraites, le président de la République s'est placé d'emblée sous le signe de la justice et de la responsabilité. Sujet considérable pour nos concitoyens, la question des retraites n'a commencé à être traitée qu'en 2003, à l'époque par François Fillon, aujourd'hui Premier ministre. Pour garantir l'avenir et la justice de notre système de retraites, il fallait agir de nouveau...(LIRE LA SUITE)

 

FAIRE RESPECTER LA VOIX DE LA FRANCE


La politique étrangère menée depuis quatre ans a permis de rendre la France plus forte et plus influente sur la scène internationale. La France s'engage pleinement au service de la paix et de la sécurité du monde. Elle est à la tête du combat pour une mondialisation mieux régulée, plus juste et plus protectrice des citoyens. Elle joue un rôle moteur face aux grands défis globaux. Partout, elle défend les intérêts de la France et des Français...(LIRE LA SUITE)

 

 

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